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Tuesday 18 March 2008 à 21:07
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Un Libanais
Tuesday 18 March 2008 à 20:49
Maintenant, tu vas me dire que le fait de coloniser, et d'aprouver la colonisation, est meprisant et negationiste... Je suis d'accord avec toi, mais vu l'aspect complexe de ce conflit a la con, empecher des gens de justifier la colonisation revient a occulter une bonne partie des motivations de ce conflit, et se raproche de la censure...

J'espere que tu me comprends...





la colonisation israelienne en cisjordanie n'est pas justifiable.

Tuesday 18 March 2008 à 21:53
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libanaisepower
Tuesday 18 March 2008 à 20:58
je suis de l'autre bord politique d'eirgheiz mais je suis d'accord avec ce qu'il relève.
je ne comprends pas que l'on puisse justifier la colonisation dans n'importe quelle région du monde.

proner la colonisation dans les territoires palestiniens ne reviendrait il pas à nier aux palestiniens le droit à avoir un Etat viable ?





Sans nom
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la colonisation israelienne en cisjordanie n'est pas justifiable.




Nous sommes tous les trois d'accord... La colonisation n'a pas de justificaction acceptables moralement, politiquement, ect.

Malgres tout, je deteste censurer...

Il existe pleins de cas de figures, de facons de s'exprimer a ce sujet... Je ne peux donc pas etablir de regle generale, et je ne peux agir qu'au cas par cas...

Parske la ligne entre soutient, justification et explication est tres floue... Sans compter la dose VARIABLE et POTENTIELLE d'agressivite, de mepris, de rascisme, de mauvaise foi etc. qui peut se trouver dans la salade...

C'est en fonction de ces parametre que je deciderais si je dois sanctionner ou non...

Jusqu'a present, ca n'a pas ete tres complique... Dans ce conflit, les gens ont malheureusement tendance a etre extremistes et tres crus dans leurs paroles...

Bon, le HS devient assez long... Suivant les cas qui se presenteront, je reagirait... Si quiconque a un probleme, une plainte, a besoin d'explication, il suffit de me le faire savoir (ou a n'importe quel autre modo)... Pour maintenant, treve de vagues theories moderales ... original.gif


Ce message a été modifié par Un Libanais - Tuesday 18 March 2008 à 21:59.
Wednesday 19 March 2008 à 21:24
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libanaisepower
Tuesday 18 March 2008 à 21:07
la colonisation israelienne en cisjordanie n'est pas justifiable.



que en Cisjordanie ??? toutes ces terres ne sont pas justifiable ... tu crois qu'ils colonisent et avec le temps leur colonisation de la Palestine est justifiable ??
Wednesday 19 March 2008 à 23:10
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McCain favorable à l'idée que Jérusalem soit reconnue capitale d'Israël
AFP 18.03.08 | 16h51


Le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, John McCain, a déclaré mardi à Amman qu'il était favorable à l'idée que Jérusalem soit reconnue capitale d'Israël.

"Je soutiens Jérusalem comme capitale d'Israël", a déclaré M. McCain lors d'une conférence de presse à Amman, où il effectue une visite dans le cadre d'une tournée régionale.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0...34747830,0.html


Ce message a été modifié par twinsusers - Wednesday 19 March 2008 à 23:15.
Sunday 23 March 2008 à 17:38
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twinsusers
Wednesday 19 March 2008 à 23:10
McCain favorable à l'idée que Jérusalem soit reconnue capitale d'Israël
AFP 18.03.08 | 16h51
Le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, John McCain, a déclaré mardi à Amman qu'il était favorable à l'idée que Jérusalem soit reconnue capitale d'Israël.

"Je soutiens Jérusalem comme capitale d'Israël", a déclaré M. McCain lors d'une conférence de presse à Amman, où il effectue une visite dans le cadre d'une tournée régionale.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0...34747830,0.html





LE CONSEILLER SPIRITUEL DE JOHN MCCAIN VEUT ÉLIMINER TOUS LES MUSULMANS POUR DÉCLENCHER L'APOCALYPSE ET LE RETOUR DU CHRIST


[Tim Carr - IES New Service - 20/03/2008]

Hier jeudi, le pasteur John Hagee, chrétien fondamentaliste, fondateur de l’association sioniste-chrétienne Christians United for Israel et conseiller spirituel du candidat John McCain, a appelé publiquement les “véritables chrétiens de ce pays” à voter pour John McCain, “un homme de principes qui ne fait pas que partager nos valeurs, il en est l’expression courageuse”.

John McCain - qui attendait cet appui depuis le début de sa campagne - a déclaré qu’il était “très honoré par ce soutien public apporté par le pasteur John Hagee, un homme de foi et de droiture.”

Alors que l’amérique continue de commenter les déclarations “radicales” du pasteur Wright, ami de Barack Obama, personne ne s’émeut du soutien apporté par Hagee à McCain. Pourtant, les déclarations de Hagee - dont la paroisse immédiate compte plus de 20 000 fidèles et qui prèche chaque dimanche, via la télévision, à plusieurs millions de personnes - sont bien plus “radicales” (pour ne pas dire totalement cinglées) que celles de Wright.

Ainsi, ces deux dernières années, son mouvement milite ouvertement pour une attaque préventive contre l’Iran, menée conjointement par Israël et les Etats-unis “afin d’accomplir la mission que dieu nous a confiés et déclencher le retour du christ. La bible nous dit clairement que la fin du monde sera déclenchée par une confrontation avec l’Iran. En lançant cette confrontation, nous hâtons le ravissement des justes, la grande tribulation et enfin la deuxième venue du Christ”.

Récemment encore, lors d’un diner organisé par le lobby Pro-Israël AIPAC, le pasteur Hagee a expliqué que “l’Iran c’est l’Allemagne de 1930 et Ahmadinedjad c’est h*****. Nous devons agir vite et de manière préventive, avant qu’il n’ait les moyens de faire ce que les Nazis ont fait”.

Le soutien de Hagee ne fait pas que des heureux dans le camp Républicain. Ainsi un des supporters influents de John McCain, William Donohue, président de l’utraconservative Catholic League a traité Hagee de “bigot,” et rappelé que le pasteur d’extrème droite n’a jamais cessé “de mener une guerre des mots impitoyable contre l’église catholique, l’appelant ‘La Grande Prostituée,’ la traîtant de ‘église d’apostats’, dirigée par un pape qui est ‘anti-Christ,’ et qui a instauré un culte païen, préchant des fausses valeurs’“

Pour Hagee, “les juifs sont le peuple élu et ce n’est qu’en soutenant Israël que les chrétiens peuvent hâter le retour du christ” (qui, ensuite, convertira les juifs au christianisme et brûlera les récalcitrants dans la Géhenne).

C’est la raison pour laquelle - toujours selon Hagee - “il ne peut y avoir d’accord entre les chrétiens et l’islam. L’islam est une religion du diable dont le but est de tuer les juifs pour empécher la venue du christ. Et comme l’Amérique est une nation favorisée par dieu, les musulmans veulent la détruire, parce qu’ils détestent dieu”

En 2006, lors d’un sermon à Lynchburg, Hagee avait expliqué que “la nature même de l’islam est le meutre de ceux qui ne croient pas en lui.”

Le problème que nous avons en Amérique, c’est que le peuple américain n’a pas encore compris que la guerre a commencé. C’est une guerre de religion.

Ils ne nous détestent pas seulement parce que nous sommes libres. Ils nous détestent parce qu’ils ont été élevés dans une religion qui les oblige à nous détester. Ils boivent la haine avec le lait de leur mères.

L’islam est une doctrine de mort. Leur plus grand désir, leur espoir, leur ambition, leur plus grand honeur est de mourrir dans une guerre contre les infidèles. Et les infidèles, c’est vous.

Et vous ne pouvez rien faire pour les amadouer. Ils n’ont pas d’autre ambition que celle de nous tuer. Et c’est pour cela que les musulmans sont si dangereux et doivent être combattus”.


Dimanche 23 Mars 2008

Thursday 27 March 2008 à 18:33
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Yohenn
Monday 17 March 2008 à 11:06
Un etat palestinien , ça aussi c'est qu'une supposition laugh.gif .On accorde pas un Etat à des gens ou plutot une populace qui cherche a en détruire une autre



biggrin.gif On l'a pourtant accordé aux milices juives qui ont déportés 800.000 Palestiniens.
Sunday 30 March 2008 à 15:06
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devinez quel état utilise des snypers pour abattre des filles à la sortie des écoles....

http://www.alterinfo.net/HISTOIRE-CACHEE-D...NISME_a491.html
Sunday 30 March 2008 à 20:35
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Quand le peuple palestinien comprendra-t-il qu’il se fait avoir ?
29 mars 2008 - Betty Dan - Faynsztein

84% de Palestiniens soutiennent l’attentat meurtrier perpétré le 6 mars contre une école talmudique à Jérusalem, selon un sondage publié le 26 mars 2008 par le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PCPSR) , 13% sont contre et 3% sont sans réponse. 67% des personnes interrogées affirment soutenir les attentats contre les civils en Israël, 31% y sont opposés et le reste sans réponse. 64% de Palestiniens soutiennent les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur les localités israéliennes limitrophes contre 33% qui les désapprouvent.

Monday 31 March 2008 à 04:38
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Gaza : l’échec de la dissuasion
publié le mardi 18 mars 2008

Daoud Kuttab


La dissuasion stratégique (prévenir l’attaque d’un ennemi potentiel en lui inspirant la peur des représailles avec à l’appui une puissance militaire supérieure) se trouve mise à l’épreuve quotidiennement dans la bande de Gaza.
La spirale d’escalade de la violence dans laquelle sont enfermés Israël et les activistes de Gaza traduit non seulement l’échec de la dissuasion, mais le fait que son efficacité est liée à des valeurs morales fondamentales.

Certains stratèges en matière de sécurité et des théoriciens de la guerre juste estiment que la dissuasion n’est peut-être pas moralement condamnable si la vie et le bien-être des populations civiles ne s’en trouvent pas directement affectés. La menace de représailles sur laquelle repose la dissuasion reste implicite et hypothétique. Néanmoins, quand la dissuasion devient punition collective – interdite en droit international par l’article 33 de la quatrième convention de Genève –, elle a peu de chances de se révéler efficace.

Israël, qui s’est retiré unilatéralement en périphérie de Gaza en septembre 2005, cherche à empêcher les combattants de la résistance palestinienne de lancer des roquettes sur son territoire. Peu après son redéploiement aux frontières de Gaza, Israël a considérablement limité les déplacements entre Gaza et la Cisjordanie, ainsi que les mouvements de marchandises à l’entrée et à la sortie de Gaza.

Quand, en janvier 2006, un Parlement dominé par le Hamas a été élu à l’issue d’élections libres et équitables, les USA et Israël ont mené une campagne pour que les banques, y compris les banques arabes et islamiques, ne traitent pas avec le nouveau gouvernement. Israël a systématiquement refusé les offres répétées d’un accord de cessez-le-feu du Hamas en échange de la levée de l’état de siège de Gaza. Selon un sondage de la société Dialog publié par le quotidien israélien Haaretz, 64 % des Israéliens sont favorables à un dialogue officiel avec le Hamas. Mais le gouvernement et l’armée israélienne s’y refusent et traitent le Hamas d’organisation « terroriste » de manière à lui enlever toute légitimité. Pourtant au Liban-Sud, ils sont parvenus à un arrangement avec le Hezbollah qu’ils qualifient également d’organisation « terroriste ».

Les Israéliens semblent persuadés que leur seule option est de resserrer leur étau sur Gaza. Au nom de la dissuasion. Malgré cela, la résistance palestinienne a réagi par plus d’attaques à la roquette. La campagne israélienne d’assassinats de certains activistes a simplement renforcé l’escalade du côté palestinien. Chaque fois qu’Israël constate que les mesures de dissuasion échouent, il renforce encore plus le siège dans l’espoir d’infliger un coup final.

Le résultat est une punition collective infligée aux civils dans une zone où la densité de population est l’une des plus élevée de la planète (3 823 habitants par kilomètre carré). Lors de sa visite à Gaza, John Dugard, le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme, a déclaré que « Gaza est une prison dont Israël a jeté la clé. » En janvier par exemple, les Israéliens ont commencé à utiliser leur monopole sur l’approvisionnement en carburant pour punir les Palestiniens, une décision condamnée en février par l’ONG Human Rights Watch. Joe Stork, le directeur pour le Moyen-Orient de l’organisation, a rejeté l’explication donnée par Israël comme quoi l’embargo sur l’essence est un moyen de contraindre les groupes armés palestiniens à arrêter les attaques de roquettes et les attentats-suicides. Selon Storks, « l’embargo touche gravement la population civile qui n’a rien à faire avec les groupes armés et viole un principe fondamental des lois de la guerre ».

De la même manière, après les frappes aériennes d’Israël sur Gaza début mars qui se sont soldées par la mort de plus de 100 Palestiniens, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné « l’usage disproportionné et excessif de la force qui a fait beaucoup de morts et de blessés parmi les civils, notamment des enfants ». Malgré la déclaration du secrétaire général de l’ONU, Israël a prétendu agir en légitime défense, du fait que les frappes aériennes ont suivi une attaque à la roquette partie de Gaza qui a tué un civil israélien dans la ville frontière de Sderot. Pourtant, dans son livre intitulé Crimes of War (Crimes de guerre), Michael Byers, un professeur de droit de l’université de Duke (USA), indique que l’usage de la force en cas de légitime défense « ne doit être ni déraisonnable ni excessif », et utilisée à titre préventif, sa nécessité doit être « instantanée, inévitable, ne laissant ni le choix des moyens ni un temps pour la réflexion ».

En utilisant la punition collective pour parvenir à ses fins, Israël fait constamment l’amalgame entre légitime défense et dissuasion. Sa conception de la dissuasion a échoué au Liban en 2006, car Israël a dû accepter un accord de cessez-le-feu sous les auspices de l’ONU et il va sans doute en être de même à Gaza. Les sondages réalisés à Gaza montrent que la popularité du Hamas est à la hausse après chaque pas supplémentaire dans l’escalade par Israël. La communauté internationale doit agir rapidement pour contraindre Israël à abandonner sa stratégie de dissuasion au profit de la recherche d’un accord qui déboucherait sur l’arrêt des violences de part et d’autre. Seul un tel accord permettrait un travail de terrain en vue d’une solution politique qui mettrait fin de manière permanente au siège de Gaza et à l’occupation des terres palestiniennes.


*Daoud Kuttab est actuellement professeur invité à l’Université de Princeton.

© Project Syndicate, 2008. Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz.

publié par l’Orient le Jour

http://www.lorientlejour.com/page.aspx?pag...e&id=367459


Ce message a été modifié par enis - Monday 31 March 2008 à 04:43.
Monday 31 March 2008 à 06:00
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Démocratiser l’anti-colonialisme
publié le mercredi 19 mars 2008

Bashir Abu-Manneh


Les Palestiniens finissent par reconnaître que ni le nationalisme laïc palestinien, ni le fondamentalisme islamique n’ont été capables de mettre un terme à leur occupation et à leur misère. Pour organiser et mobiliser ce mécontentement croissant, une nouvelle force politique est nécessaire.
Qui aurait imaginé que le nationalisme laïc palestinien en arriverait à une telle dégénérescence : Mahmoud Abbas [président de l’Autorité palestinienne] qui refuse catégoriquement de rencontrer le Hamas démocratiquement élu, alors qu’il continue par ailleurs à rencontrer les occupants militaires de son pays, à courtiser leur approbation et leur soutien.

Or, depuis Oslo [1993] les résultats de cette politique sont inchangés : pas un seul barrage n’a été retiré, pas un centimètre du Mur n’a été stoppé, l’expansion des colonies n’a pas été arrêtée (et encore moins inversée), pas une seule vie palestinienne n’a été sauvée. Pire : le principal parti électoral palestinien (le Hamas) a été banni de la sphère politique, et la Cisjordanie occupée et Gaza sont maintenant dirigées par des autorités séparées et antagoniques. C’est donc désormais un pouvoir double qui règne dans les territoires occupés : d’un côté, à Gaza en état de siège, un gouvernement élu, boycotté et dissous dirigé par Ismaïl Haniyeh [Hamas] ; d’un autre côté, un gouvernement désigné et non constitutionnel, soutenu par l’Occident, dirigé par Salam Fayyad [Premier ministre de l’Autorité palestinienne], qui parle maintenant en "americanese". Voici quelques exemples récents, parmi d’autres, de dégénérescence nationale croissante :

Abbas : accuse à tort le Hamas de faciliter et de nourrir la montée d’al-Qaida à Gaza (au lieu de souligner la responsabilité du siège brutal et désespérant maintenu par Israël et les pays occidentaux) ; il a liquidé tout semblant de système judiciaire indépendant et remplace les tribunaux civils par des tribunaux militaires, et des organisations non-gouvernementales l’accusent de créer une dictature militaire.

Fayyad : appelle à une « coopération intense et active » avec Israël, criminalise la résistance en la désignant de « catastrophique » et prétend que c’est elle (et non pas Israël) qui a « détruit complètement notre projet national » Fayyad réprime la société civile en menaçant les organisations non-gouvernementales du Hamas de révoquer leurs licences et les mosquées subissent la répression politique. Il refuse également de payer le personnel de l’Autorité palestinienne nommé depuis décembre 2005, autrement dit, tous ceux qui ont été nommés depuis la victoire électorale du Hamas en janvier 2006, ce qui - par un seul trait de plume - restreint drastiquement les moyens d’existence de 20’000 familles palestiniennes.

Israël : jubile en observant comment sa politique de division et d’annexion a porté ses fruits empoisonnés. Le rêve de Sharon s’est réalisé : Gaza constitue désormais un Hamastan désengagé, coupé de la Cisjordanie, qui est de son côté fragmentée, entrecroisée de colonies, de routes de contournement réservées aux Juifs et de murs, sans accès à 40% de ses propres terres et sans débouché sur le monde extérieur. Olmert jette un os : 250 prisonniers du Fatah (sur un total de 10 000 prisonniers palestiniens) sont relâchés et 120 millions de dollars des impôts revenant à « l’entité palestinienne » sont retournés (sur un total de 700 millions de dollars), à condition que Abbas continue à boycotter et à étouffer le Hamas.

Il n’y a aucun doute qu’aux origines de l’actuelle crise de la politique palestinienne il y a le refus par le Fatah - avec le soutien des Etats-Unis - d’accepter la victoire électorale du Hamas et de lui permettre la mise en place un gouvernement élu démocratiquement. Depuis janvier 2006, il a tout fait pour le saper et le marginaliser.

Il estdonc évident pour tout le monde que l’appareil de sécurité préventif irresponsable et autoritaire d’Abbas était, tel qu’il était constitué, une pierre d’achoppement à l’unité et à un gouvernement démocratique. Pourquoi alors toutes les factions palestiniennes, y compris le Jihad Islamique, se sont-elles prononcées contre l’action du Hamas, désignée comme étant illégitime et une bavure stratégique ? Ce n’est certainement pas par loyauté envers Abbas, ou par manque de sympathie ou de soutien envers le Hamas.

Prenons, par exemple, le Jihad Islamique, un petit groupe de fondamentalistes à orientation militaire, bien connu pour ses attaques à la fois contre l’occupation militaire israélienne et contre des civils à l’intérieur d’Israël, et qui s’est toujours montré critique du processus d’Oslo. Le Jihad a soutenu que la prise de pouvoir militaire du Hamas était un développement « pénible et tragique », susceptible de diviser l’unité palestinienne, et qu’elle ne pourrait donc être « ni justifiée ni défendue ».

Comme l’a déclaré leur dirigeant exilé, Ramadan Shallah, « Des erreurs ont été commises des deux côtés, ni l’un et l’autre n’ont eu aucune pitié de l’autre ni du peuple palestinien. » Shallah a également accusé Abbas d’exploiter les erreurs du Hamas et de fermer toutes les portes au dialogue et au partage du pouvoir, tout en s’alliant avec Israël contre les besoins et intérêts de son propre peuple. Tout en continuant à prôner la poursuite de la résistance contre l’occupation israélienne, le Jihad Islamique concluait de manière retentissante que le recours à la force ne devrait avoir aucune place dans la politique palestinienne.

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) avait une position analogue. Dans une déclaration faite le 20 juin 06 par rapport la réunion du Conseil national palestinien où Abbas diabolisait le Hamas, le FPLP dénonçait le recours du Hamas à la force militaire, et exigeait l’arrêt de celle-ci. Le FPLP arguait que le recours à la force du Hamas exacerbait la crise intérieure palestinienne au lieu de la résoudre, et détournait les Palestiniens de leur lutte principale contre l’occupation israélienne pour un Etat et pour le droit au retour. Le FPLP appelait à renouer immédiatement le dialogue national et à cesser la lutte entre Palestiniens. Il recommandait également une réactivation de la démocratie palestinienne et la formation d’une nouvelle Organisation de Libération de la Palestine, démocratiquement élue pour sauvegarder la capacité des Palestiniens à prendre des décisions indépendantes et à maintenir une unité politique.

Le 10 juillet 2006, le FPLP a aussi rejoint le Mudabara de Moustafa Barghouti [1]. Le FPLP a préconisé un programme conjoint de Salut national. Cette nouvelle initiative politique réitérait les précédentes prises de positions du FPLP et appelait à la dissolution du gouvernement d’exception de Fayyad et au retour au Document des prisonniers pour une Conciliation nationale datant de 2006 comme base pour résoudre la nouvelle crise palestinienne. Le Document des prisonniers, qui avait reçu un large soutien parmi les Palestiniens lors de sa publication en avril 2006, appelle à l’unité, à la démocratie, à la résistance et à la sauvegarde de tous les droits nationaux palestiniens. Il avait été officiellement amendé et ratifié aussi bien par le Fatah que par le Hamas en juin 2006.

Ce qu’expriment ces différentes voix et initiatives est une réelle inquiétude au sujet de l’état actuel de la politique et de la société palestinienne. Ils avertissent que, sans une action immédiate et drastique de la part des Palestiniens, la lutte nationale palestinienne est menacée d’échouer pour toute une génération à venir, ce qui conduirait à une lutte des factions, une dégénérescence et un désespoir encore plus destructifs. Il faut déjà s’inquiéter, par exemple, sur l’implantation d’un nihilisme de type Al-Qaida à Gaza. L’échec du Hamas à mettre un terme au siège israélien risque juste d’encourager cette tendance.

Entre-temps, le siège et la punition de Gaza et son isolement par rapport au reste du monde ne peut qu’entraîner davantage de pessimisme et de désespoir. Les niveaux de pauvreté dans la Palestine occupée se situe actuellement entre 70 et 80%, avec des taux de chômage extrêmes et sans précédents et une dépendance croissante par rapport à l’aide alimentaire. Comme l’exprimait Patrick Cockburn : « Gaza se meurt. Le siège israélien de l’enclave palestinienne est tellement serré que son peuple se trouve au bord de la famine. Ici, sur les rives de la Méditerranée, une grande tragédie est en train de se jouer, et elle est ignorée parce que l’attention du monde est distraite par les guerres au Liban et en Irak » (The Independent, 8 septembre 2006). Pendant combien de temps un peuple peut-il encore souffrir sous ce que John Dugard, rapporteur spécial aux Nations Unies pour les Droits de l’Homme a appelé « probablement la forme la plus sévère de sanctions internationales imposées à l’époque moderne » (29 janvier 2007) avant d’exploser dans une colère et une rage auto-destructrice ?

De récents sondages montrent que les Palestiniens occupés en ont assez de l’état de siège et du conflit entre les factions. Selon un rapport du Centre palestinien pour la recherche sur la politique et les sondages, 75% des Palestiniens souhaiteraient que de nouvelles élections aient lieu, et 59% déclarent qu’« aussi bien le Hamas que le Fatah sont également responsables pour l’amère lutte entre factions qui a conduit à la mainmise sur Gaza » (Haaretz, 21 juin 2007). Ce qui indique que les Palestiniens finissent par reconnaître que ni le nationalisme laïc palestinien, ni le fondamentalisme islamique n’ont été capables de mettre un terme à leur occupation et à leur misère. Pour organiser et mobiliser ce mécontentement croissant, une nouvelle force politique est nécessaire.

Il vaut la peine de rappeler que les Palestiniens n’ont jamais été si près de décoloniser la Cisjordanie et Gaza que lors de la première Intifada . Toute une nation s’est battue alors ensemble dans ce qu’Edward Saïd a appelé alors : « une des plus extraordinaires insurrections de masse anti-coloniales et non-armées de toute l’histoire moderne ».

Il est clair que les conditions sont beaucoup plus difficiles maintenant que dans les années 1980. Les Palestiniens sont isolés, fragmentés, divisés politiquement et rendus accessoires par la politique israélienne de bouclement, qui a diminué leur force sur le plan politique et leur capacité à forcer la société israélienne à payer le prix de sa brutale occupation. Les bantoustans palestiniens sont clairement le fait d’Oslo, ce qui laisse la plupart des Palestiniens isolés et démobilisés. Seuls 5% des Palestiniens ont participé activement à la résistance contre l’occupation depuis le début de la deuxième Intifada en 2000 jusqu’en 2005, ce qui donne bien la mesure de la crise sévère et du désengagement.

C’est la raison pour laquelle il est depuis longtemps impératif de reconstruire l’auto-capacité palestinienne pour la résistance collective et la mobilisation de masse. Les luttes contre le Mur démontrent l’efficacité politique de la mobilisation populaire, lorsque les Palestiniens demandaient et dirigeaient à la fois la solidarité internationale et le soutien des groupes anti-occupation israéliens, faibles mais néanmoins importants, comme Tayyush [2] et les Anarchistes contre le Mur.

C’est l’organisation de la base qui constitue la meilleure réponse à l’occupation, et c’est seulement elle qui peut aider une nation opprimée à regagner son élan politique perdu. Le Fatah et le Hamas sont tous les deux responsables de la militarisation de la politique palestinienne et d’avoir miné la capacité de leur peuple à s’auto organiser et à devenir des acteurs dans leur propre lutte pour la libération. La situation actuelle ne permet de toute évidence ni la confusion politique ni une défense aveugle de l’une ou l’autre faction palestinienne.

L’objectif des forces progressistes doit être de démocratiser l’anti-colonialisme et de regagner la volonté collective perdue des Palestiniens, et non pas d’enfermer les Palestiniens dans des slogans acritiques ou régressifs. Sans la participation directe des femmes, des travailleurs, des marginalisés et de la diaspora palestinienne, il n’y a aucun avenir pour la Palestine. La Palestine attend ses nouvelles couches capables d’être « radicales ».


[1] le mouvement « La nouvelle initiative palestinienne » est conduit par le médecin Moustafa Barghouti

[2] « Ensemble », groupe qui réunit des militant·e·s juifs et arabes contre la colonisation et le mur

(traduction A l’Encontre)

Bashir Abu-Manneh – originaire d’Haïfa est professeur au Barnard College (associé à l’Université de Columbia). publié par Alternatives-international

http://alternatives-international.net/article1905.html

Monday 31 March 2008 à 13:53
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DE OCASH

Pourquoi les Palestiniens doivent_ils subir l'incursion israelienne sans que personne ne bouge le petit doigt? N'est-ce pas là une guerre mondiale contre les musulmans? Après la 2eme guerre mondiale les arabes n'ont pas le choix de les accueillir! et petit à petit israel a prit du pouvoir avec l'aide international et à pu devenir un puissant pays avec les etats unis comme bras droit!!!!! Ceci est un appel au musulman leur disant d'ouvrir les yeux et de voir qu'on vit ds un monde anti musulman et qu'il faut de nouveau s'unir comme autant du Prophete MAHOMET (que la paix soit sur lui). Pourquoi ne sommes nous pas autant solidaires que les les juifs, les européens et les américains et tous les anti musulmans?






Ce message a été modifié par enis - Monday 31 March 2008 à 13:55.
Monday 31 March 2008 à 13:56
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La plupart des gens ignorent ce qu'ils se passent la bas
CAR LES MEDIAS OCCIDENTAUX NE NOUS DISENT RIEN
EXEMPLE: AUJOURDHUI SUR EURONEWS ILS MONTRENT DES IMAGES DANS
NO COMMENT...MAIS ILS N'EN PARLENT POINT !!!
ILS FONT AUCUN COMMENTAIRE SUR LA VIOLENCE DONT SUBI LES PALESTINIENS AU QUOTIDIEN
comment veut on que le peuple soit au courant si les medias NE NOUS DISENT RIEN ...

On veut des medias VRAIMENT INDEPENDANT !!!


Monday 31 March 2008 à 14:05
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la palestine était juive depuis l'exode de Moise il y a 3000 ans ...
Il y a 2000 ans elle est devenue petit à petit chrétienne
Mahomet c'est 650 après jésus Christ et les arabes musulmans ont envahi cette région après
il faut en tenir compte de ça aussi sm17.gif
Monday 31 March 2008 à 14:10
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et alors meme l'histoire est baffoué crois pas que c'est une erreur occasionel...
ça justifie les crimes...dans leur soidisante "paix" et le spoliage des terre qui était palestinienne sinon rendont l'amerique aux indiens

stou ciaooo
Monday 31 March 2008 à 14:19
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les territoires "occupés" par Israel l'ont été quand et pourquoi ?

les frontières sont dessinées par les guerres. Ca aussi il faut en tenir compte.
Je vois que tu habites en Belgique. Imagine que la France, l'Allemagne, la Hollande veuille rayer la Belgique de la carte ...
c'est exactement la situation d'Israel avec ses voisins.

Tant qu'il y aura des Hamas ou Hezbollah, il n'y aura aucun salut pour ces populations. Et je comprend Israel ... il en va de leur survie.
Que la Palestine commence par se débarrasser du Hamas et de toutes les franges islamistes terrorristes. Ca ira mieux après. Le monde sera derrière eux.

Je préfère soutenir la cause de tibétains pacifiques que d'islamistes qui se font péter à l'explosif au milieu d'enfants ... question de valeurs ...
Monday 31 March 2008 à 15:56
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Quand et pourquoi spy max... fiiiuuu quand on ne connais meme pas un minimum ... on parle pas ... on se renseigne ... a moin que tu essaye a les discrédité...


imagine imagine on peu allé loin avc des imagines... ouai imagine qu'un pays bien armé prennent la France,la remplace par un autre nom,redessine les frontiere et que tous les résistants,les medias du mondes les apelle "térroristes"...

tant qu'il y aura des medias pour discrédité des résistants en les nommant térroriste et ne disant guere la vérité sur ce qu'il ce passe réellement la bas... yaura tjs des gens qui penseront comme toi,qui se feront endoctriné sans recherché,sans voir la vérité ... faut pas croire que le jt est 100pourcent véridique... pense tjs par toi meme...


mais quel survie...vois la chose des deux coté... renseigne toi ... tu fais preuve d'ignorance..

Se débarrassé des résistants du Hamas ... Comme ça il ne lutte plus?
et comme ça le monde sera derriere eux?? tu mfait bien rire...

et comment les medias ou autre savent que quelqu'un sait fait sauté??? l'explosion se passe au ralenti??? Quand un homme explose il reste plus rien.. non??
une bombe placé aurait suffit... réfléchi un peu...
Monday 31 March 2008 à 16:20
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_Spymax_
Monday 31 March 2008 à 14:05
la palestine était juive depuis l'exode de Moise il y a 3000 ans ...
Il y a 2000 ans elle est devenue petit à petit chrétienne
Mahomet c'est 650 après jésus Christ et les arabes musulmans ont envahi cette région après
il faut en tenir compte de ça aussi sm17.gif



C'est bien ce que je disais, on peut prendre n'importe quelle période de l'Histoire pour justifier de ses droits sur une terre.
C'est bien la preuve que ce n'est pas un argument valable puisque chacun peut s'appuyer sur une période de l'Histoire différente !

Ce qui est immoral et illogique, encore une fois, c'est de coloniser une terre à l'heure de la décolonisation ; à croire que ces colonisateurs n'ont pas réfléchis une seule seconde avant de retourner quelques siècles en arrière comme les barbares qu'ils sont !
Monday 31 March 2008 à 16:22
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_Spymax_
Monday 31 March 2008 à 14:05
les territoires "occupés" par Israel l'ont été quand et pourquoi ?

les frontières sont dessinées par les guerres. Ca aussi il faut en tenir compte.
Je vois que tu habites en Belgique. Imagine que la France, l'Allemagne, la Hollande veuille rayer la Belgique de la carte ...
c'est exactement la situation d'Israel avec ses voisins.

Tant qu'il y aura des Hamas ou Hezbollah, il n'y aura aucun salut pour ces populations. Et je comprend Israel ... il en va de leur survie.
Que la Palestine commence par se débarrasser du Hamas et de toutes les franges islamistes terrorristes. Ca ira mieux après. Le monde sera derrière eux.

Je préfère soutenir la cause de tibétains pacifiques que d'islamistes qui se font péter à l'explosif au milieu d'enfants ... question de valeurs ...



Le plan de partage de 1947 de l'ONU ; c'est çà dont on aurait dû tenir compte pour déterminer quelles sont les tyerres israeliennes !!!
Tuesday 01 April 2008 à 08:27
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Fragile réconciliation
publié le vendredi 28 mars 2008

Denis Sieffert - Politis


Les deux principaux mouvements palestiniens, le Fatah et le Hamas, ont repris un difficile dialogue sous l’égide du Yémen.
Est-ce le début d’une fragile réconciliation ou bien une tentative vouée par avance à l’échec ? Tout est affaire d’interprétation. Le texte rédigé dimanche à Sanaa (Yémen) par le chef du groupe parlementaire du Fatah, Azzam al-Ahmad, et par Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, stipule : « Les mouvements Fatah et Hamas sont convenus de considérer l’initiative yéménite comme un cadre pour la reprise du dialogue entre eux en vue de revenir à la situation palestinienne antérieure aux événements de Gaza, afin de confirmer l’unité de la patrie palestinienne en tant que terre, peuple et autorité. » Évidemment, le Fatah s’est empressé de mettre l’accent sur la condition d’un retour à la « situation antérieure » à la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, au mois de juin dernier. Alors que le représentant du mouvement islamiste insistait sur un simple « cadre pour la reprise du dialogue ». L’ambiguïté naît sans aucun doute à cette référence vague à la « situation antérieure ». Car s’il est évident pour tout le monde que l’accord devrait conduire le Hamas à renoncer rapidement à son contrôle sur Gaza, et permettre au Fatah et à l’Autorité palestinienne de reprendre pied dans ce territoire, il est non moins évident que les conditions ne peuvent pas être tout à fait les mêmes que celles qui ont précédé les affrontements de juin 2007. Sauf à déplorer que les mêmes causes n’entraînent les mêmes effets.

À l’origine du conflit entre les deux mouvements, il y avait notamment, on s’en souvient, la question du contrôle des organes de sécurité. À l’époque, Mahmoud Abbas avait souhaité que la police reste sous son contrôle. Le Hamas avait vu dans cette décision un refus du président de l’Autorité palestinienne de reconnaître le résultat des élections de janvier 2006 dans toutes leurs conséquences. Le mouvement islamiste avait répliqué en créant sa propre milice, la Force exécutive. C’est pourquoi, selon le Hamas, le « coup de force » de juin 2007 résultait d’un autre coup de force, antidémocratique, du Fatah. Ce qui rend l’affaire un peu plus complexe que la lecture manichéenne qu’en donnent généralement la plupart des médias occidentaux. Dans le retour à la « situation antérieure », Mahmoud Abbas est-il prêt à céder quelques ministères clés au Hamas avec l’ensemble des attributs qui reviennent au vainqueur des élections ? C’est, à court terme, de la réponse à cette question que peut dépendre le retour à un gouvernement d’union nationale, pourtant indispensable dans la situation présente. Le sommet de la Ligue arabe, prévu dans les prochains jours à Damas, devrait reprendre à son compte la déclaration de Sanaa pour exercer une pression sur les deux protagonistes de la crise inter-palestinienne. L’autre question en suspens demeure la convocation d’élections anticipées. Le Hamas, victorieux du scrutin de janvier 2006, n’y a guère intérêt dans l’immédiat.

Évidemment, responsables israéliens et américains font tout, ces jours-ci, pour faire échouer une réconciliation qu’ils redoutent. Avec sa finesse habituelle, le vice-président américain Dick Cheney, présent dans la région dimanche et lundi dernier, s’est même permis de parler au nom de Mahmoud Abbas : « Il n’y aura pas de réconciliation si le Hamas ne renonce pas au pouvoir à Gaza », a-t-il dit, comme s’il était lui-même partie prenante de la négociation. Or, comme on l’a vu, le « pouvoir à Gaza » n’est pas vraiment le problème. Le Hamas y renoncera évidemment s’il juge équitable le partage du pouvoir au sein d’un gouvernement d’union. Côté israélien, tout est dit et fait pour provoquer l’échec. Plusieurs voix se sont élevées pour menacer Mahmoud Abbas d’une rupture des « discussions de paix » avec Israël s’il renouait avec le Hamas. Le problème est toujours le même : de quelle « discussion de paix » s’agit-il quand Israël ne donne aucune contrepartie au président de l’Autorité palestinienne ? Et surtout pas le gel de la colonisation en Cisjordanie. Partenaire d’Abbas en paroles et ennemi juré du Hamas, le gouvernement israélien fait tout le contraire en actes. Il ne cesse de décrédibiliser le premier et de renforcer le second.

http://www.politis.fr/


Tuesday 01 April 2008 à 08:48
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Snipers avec des enfants dans leurs lignes de mire
http://www.france-palestine.org/article8498.html



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