Sunday 16 March 2008 à 19:22 la logique israelienne veut que le dialogue se fasse avec une autorité officiellement non liée au terrorisme et non auteur d'un coup d'Etat.
je sais çà peut choquer quelques uns .....
c'est le gouvernement d'israel les terroristes volé un pays puis accusé les autre de terrorisme pratique ........ tien pour te lis ça c'est pour que tu te remmetten les idées sur abbas
POURQUOI ILS AIMENT MAHMOUD ABBAS
par Hasan Abu Nimah
Mahmoud Abbas a été élu récemment Président de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Seul candidat du Fatah, la faction qui domine l'OLP et l'Autorité Palestinienne (AP), il est quasi certain d'être élu le 9 janvier président de l'AP, remplaçant Yasser Arafat au deux positions clé.
Cette "transition en douceur" va être un grand soulagement pour bien des "faiseurs de paix" Occidentaux. A leurs yeux, non seulement le "plus gros" obstacle à la paix a sauté avec le départ de Yasser Arafat, mais l'homme appelé à lui succéder est préparé depuis longtemps à s'emparer des questions finales comme Jérusalem, les réfugiés, les colonies et le caractère d'un Etat palestinien
L'accord secret bien connu entre Abbas et l'ancien ministre de la justice Yossi Belin d'octobre 1995, qui a servi de référence à tous les plans suivants, parmi lesquels l' « offre généreuse » de Camp David, les propositions Clinton et l'initiative de Genève, prévoyait 130 colonies israéliennes restant où elles sont sur les terres palestiniennes occupées, et « retirées » de la terre palestinienne par la seule vertu de leur annexion par Israël.
L'accord Abbas-Beilin envisageait aussi le maintien des forces militaires israéliennes dans la vallée du Jourdain. Pire encore était l'acceptation par Abbas de renommer de manière trompeuse le village d'Abu Dis en « Al Quds » - le nom arabe de Jérusalem - et d'en faire la capitale de l'Etat palestinien, tandis que la vraie ville occupée de Jérusalem serait abandonnée en totalité à Israël.
L'opposition déclarée d'Abbas à toute forme de violence palestinienne contre Israël est une autre cause d'aise pour ses admirateurs occidentaux. Bien avant son bref séjour comme Premier Ministre, il a voyagé de long en large dans la région, faisant campagne contre « l'armement de l'Intifada » et se lamentant sur des grands dégâts que l'Intifada avait causé aux Palestiniens.
C'est sur la base de telles références qu'Arafat a été mis sous une forte pression occidentale pour appointer Abbas Premier Ministre, après qu'Arafat ait été excommunié par le premier ministre israélien Ariel Sharon, et, sous influence directe de Sharon, par les USA. Le fait qu'Abbas n'ait resté à son poste que quatre mois et n'ait récolté qu'un échec a intensifié le blâme sur Arafat pour avoir contré son Premier Ministre, au lieu qu'on pose des questions sur les vraies qualifications d'Abbas, ou sur la sagesse d'exiger et d'attendre des miracles des Palestiniens au moment où Israël leur menait une guerre cruelle et incessante avec le soutien des Américains.
Et pourtant revoici Abbas, tout en haut du royaume, cette fois ci sans obstruction d'Arafat et avec l'approbation enthousiaste de tous ceux qui ont attendu pour sauter sur l'opportunité de faire revivre le processus de paix raté.
Abbas n'a pas perdu de temps pour réitérer sa ferme position contre la violence. Il a dit au Secrétaire aux Affaires Etrangères Jack Straw qu'il espérait que l'AP annoncerait bientôt « une fin de toutes les actions militaires, un calme complet, la fin complète de la violence ». Il a aussi déclaré : « Ce qu'il faut, c'est un calme total et complet sur tous les territoires occupés…que ça refroidisse à Gaza et en Cisjordanie et partout. » (The Independant, 26 novembre 2004).
Personne ne peut désapprouver, mais ce qu'Abbas semble offrir en réalité, c'est la fin complète et inconditionnelle de toute résistance armée et de l'autodéfense contre l'agression israélienne, en échange d'aucun engagement par l'occupant israélien ou par ses soutiens américains et européens, de mettre fin à l'agression d'Israël contre les Palestiniens et leur terre.
Soit, c'est le langage le plus acceptable que puisse prendre un leader Palestinien s'il veut se faire des amis à Washington ou dans les capitales européennes. A présent, l'emploi de la violence pour quoi que ce soit est interdite, quelle qu'en soit la légitimité. C'est un privilège réservé seulement par les Etats-Unis et ses protégés, et à Israël, à ceux dont la force ne peut pas être contestée. Dans le nouvel ordre du monde, le faible n'a même pas le droit de se défendre, même quand ce droit est reconnu et protégé par la loi internationale. Mais il n'y a pas que là que la loi internationale a été mise en miettes.
La violence palestinienne, en particulier, ou le "terrorisme" comme l'appellent Israël et ses allies, apparaît, aux yeux de ceux qui se disent les plus décidés à un règlement de paix, comme le facteur majeur responsable de l'instabilité persistante dans le région et de l'obstruction de la paix. Et comme les Palestiniens sont très faibles, et ne se sont vus offrir aucune protection par la communauté internationale, on les dépouille maintenant de leur droit le plus élémentaire de se battre contre l'occupation pour leur liberté et de se défendre contre un assaut israélien continuel.
Le terrorisme de masse d'Israël, contre une population entière, en quête de vols de terres, de rapines et de pillage d'inspiration religieuse, est tout à fait toléré et excusé sous le nom d' "autodéfense" légitime. Les victimes sont les agresseurs et les terroristes. Juste ou non, c'est la réalité, et nombreux sont ceux qui conseillent que les Palestiniens ne peuvent qu'améliorer leurs chances d'une vie meilleure sous l'occupation, et trouver une solution à leur malheur, s'ils abandonnent toute résistance et reviennent à la table de négociation, même s'ils s'assoient face à un ennemi d'une puissance écrasante qui tient un fusil sur leur tête.
On aimerait seulement que ce soit vrai. Bien sûr, nulle personne saine d'esprit voudrait la violence pour elle-même, contre les Israéliens ou quiconque. Et les Palestiniens non plus ne voudraient pas prolonger leur souffrance et la violence sanglante si l'option d'une paix juste devenait une réalité. Mais jusqu'à présent, ce n'est pas le cas, même de loin.
La vraie question n'est pas la suppression des symptômes pour obtenir un mieux temporaire. Il faut attaquer la source du problème, l'occupation israélienne et l'idéologie raciste d'Israël qui met ses « droits » au dessus de ceux du peuple indigène, et dont la terre a été créée par le nettoyage ethnique et la guerre. Israël vise, avant tout, à empêcher les gens de venir à la conclusion que sa politique est l'obstacle majeur à la paix et à la stabilité dans la région.
Le but d'Israël n'est pas d'obtenir le calme pour négocier un retrait total et en ordre des territoires occupés dans le contexte d'un accord de paix. Israël veut la fin de la résistance palestinienne pour supprimer tout obstacle à la réalisation de son programme expansionniste dans la Palestine entière. Ca inspirerait sans doute Israël, mais ça ne donnera pas la paix et la sécurité, et les Palestiniens n'y gagneront rien.
Et dans le cas d'Abbas, peut être n'a-t-il guère d'autre choix que de répéter les vieux clichés sur la violence et la paix. Sans doute ça améliorera son image et montera son acceptabilité comme joueur dans l'industrie internationale du processus de paix, mais, encore une fois, ça ne rapprochera pas de la paix.
On va bientôt servir à Abbas des listes interminables de demandes impossibles à satisfaire. Les faiseurs de processus de paix lui demanderont simplement de s'incliner parce qu'ils sont trop lâches pour affronter Israël. Abbas ne pourra pas satisfaire les exigences, soit parce qu'il n'en a pas les moyens, soit qu'elles seront si contraires au droits palestiniens que le peuple le stoppera. Et la région reviendra au point de départ tandis que les professionnels de l'industrie de la paix imagineront de nouveaux moyens de retarder le jour inévitable où il faudra se confronter à Israël, comme ils se sont confrontés et ont battu le régime raciste d'Afrique du Sud.
Hasan Abu Nimah
Post-Scriptum :
( Hasan Abu Nimah est un ancien représentant permanent de la Jordanie aux Nations Unies)
The electronic Intifada - 1er décembre 2004 - traduction JPB
http://www.protection-palestine.org/index.htmlSources :
http://electronicIntifada.net/v2/article3386.shtml