Tuesday 28 August 2007 à 18:37
Tuesday 28 August 2007 à 16:51 Ca me semble parfaitement résumé à ceci près : les palestiniens (au premier rang desquels les partisans du Hamas) semblent encore moins disposés que les "ultras" juifs à entériner cette proposition de la Ligue Arabe ...
Ce n'est pas vraiment la conclusion que je tire.
Je dirais plutôt que la volonté de négocier pour faire la paix doit passer outre les attardés qui tirent des roquettes sur Israël.
Il y aura toujours des gens pour réclamer qu'Israël disparaisse, comme il y a encore des royalistes en France, des nazis en Allemagne ou des communistes en Russie, et parmi ces gens, il y en aura encore longtemps pour faire le pas de la simple revendication à l'action.
S'il faut recommencer les négociations à zéro à chaque roquette, chaque tentative d'attentat, chaque caillou lancé, on arrivera jamais à la paix. Et ça marche dans les deux sens : si on reprend les armes et qu'on remet sa ceinture d'explosif à chaque fois qu'Israël bombarde la maison d'un activiste, on arrivera jamais à la paix.
On dirait que c'est une excuse à la violence, ce n'en est pas. Tirer une roquette ou bombarder une maison, ce sera toujours une action stupide et contre-productive. Simplement, il n'est absolument pas réaliste d'espérer que la paix se fasse d'un coup, en passant d'un conflit ouvert à une harmonie complète le temps qu'il faut pour le dire.
Si on avait appliquer le critère de la table rase à chaque entorse de la Résolution 1701, le Liban n'aurait pas passé l'hiver. Le Hezbollah existe encore, est encore armé, et Israël viole encore l'espace aérien libanais, mais curieusement, le cessez-le-feu marche. Israël a une vraie frontière sur quelques kilomètres et le Liban peut espérer se construire sans qu'Israël les ramène au Moyen-Age pour récupérer deux soldats.
Pour la Palestine, on devrait suivre le même chemin, peu importe si comme au Liban le gouvernement piétine lamentablement une fois que le calme est instauré.