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Livenet > Forum > Débats d'actualité
Saturday 18 August 2007 à 14:11
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l union arabe n est qu un reve qui pourra jamais etre realisè , les arabes vivent dans le passè



Sidi
Saturday 18 August 2007 à 11:17
Ce n'est pas un mythe mais une réalité que le sionisme mondial et ses vassaux occidentaux nous empêchent d'accomplir.
Etre Arabe aujourd'hui, c'est faire partie d'un peuple, pas d'une ethnie. Arabe, c'est, outre d'avoir du sang arabe, se sentir propriétaire de la culture, de la langue, de la civilisation, de l'histoire...arabe. C'est sentir qu'on a le même passé, le même présent et le même avenir.

Le peuple arabe a toujours englobé d'autres peuples. C'est un fait historique. En commençant par les mythiques "Arabes du Nord" (Grecs, Macédoniens, Assyriens, Coptes, Araméens, Arméniens...) jusqu'au Soudanais aujourd'hui.
Un Arabe aujourd'hui, ça peut être un blond aux yeux bleus (comme mon grand-père maternel), un Noir, un typé italien ou un brozé aux cheveux raides.
Etre Arabe, je le répète, c'est appartenir à un peuple (sa culture, ses savants, ses historiens...), pas à une ethnie.

En Algérie par exemple, certains disent que les Algériens sont des Berbères arabisés. C'est partiellement faux.
Les Arabes ne se sont jamais mélangés massivement aux Berbères. Par contre, plein de Berbères ont embrassé, en plus de l'islam, la culture arabe et se la sont appropriées. Ce sont ces Algériens là qui se sont arabisés.
La thèse du mélange a été écartée par presque tous les historiens.
Les Berbères, à l'exception des Almoravides et des Almohades (qui au passant n'étaient pas Algériens mais Mauritaniens et Marocains) n'ont jamais participé à une mesure très importante à la culture algérienne. La preuve ? Quand la France a définitivement occupé l'Algérie en 1871, la plupart des Kabyles ne parlaient pas un mot d'arabe. Autre preuve ? Comment expliques-tu qu'un Arabe d'Oran, de Tlemcen, de Al-Bayyad ou de 'Annàba n'a rien en commun avec un Kabyle ?

Au VIIIe siècle, une grande partie des Arabes qui vivaient en Algérie étaient des Perses (les Algériens ont donc des origines iraniennes). D'ailleurs, la première principauté algérienne indépendante était la principauté roustémide fondée par Ibn Rustom, un Iranien.
Plus tard, les Hilaliens ont envahi l'Algérie.
Encore plus tard, les Arabes et les Espagnols musulmans se sont installés en Algérie.
Avec les Ottomans, entre 1518 et 1830, l'Algérie recevait des contingents de militaires (dans les périodes de paix au moins 10.000 hommes) originaires d'Anatolie et des Balkans...qui finissaient par s'installer en Algérie. Donc, les Algériens ont autant de sang slave et turc que de sang kabyle.





Saturday 18 August 2007 à 14:22
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elvagabundo
Saturday 18 August 2007 à 14:11
l union arabe n est qu un reve qui pourra jamais etre realisè , les arabes vivent dans le passè




Cette union est déjà pratiquée par le Peuple Arabe dans tous les pays arabes.

Un jour, quand les politiciens corrompus à la solde du sionisme mondial et de ses vassaux occidentaux seront remplacés par de vrais nationalistes, cette union se réalisera.

Saturday 18 August 2007 à 14:24
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tu dis n importe quoi, les arabes echangent des insultes entre eux juste pour un match de foot et toi tu parles d union , mais quelle union?


Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
Cette union est déjà pratiquée par le Peuple Arabe dans tous les pays arabes.

Un jour, quand les politiciens corrompus à la solde du sionisme mondial et de ses vassaux occidentaux seront remplacés par de vrais nationalistes, cette union se réalisera.




Saturday 18 August 2007 à 14:31
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elvagabundo
Saturday 18 August 2007 à 14:11
tu dis n importe quoi, les arabes echangent des insultes entre eux juste pour un match de foot et toi tu parles d union , mais quelle union?




C'est vrai que se qui se passe dans un match de football reflète un peuple...
Saturday 18 August 2007 à 14:33
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il suffit de voir un match de foot entre les arbes et tu verras combien ils s'aiment , la vraie honte!


Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
C'est vrai que se qui se passe dans un match de football reflète un peuple...




Saturday 18 August 2007 à 14:49
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elvagabundo
Saturday 18 August 2007 à 14:11
il suffit de voir un match de foot entre les arbes et tu verras combien ils s'aiment , la vraie honte!




Je crois que tu n'as pas saisi la subtilité de cette phrase : "C'est vrai que se qui se passe dans un match de football reflète un peuple...".
Saturday 18 August 2007 à 15:00
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tu echappes a la realitè frero , rappelle toi du match egypte algerie en algerie , les algeriens ont humilè les egyptiens et aussi lors du match etoile du sahel et la jsk la vraie honte aussi


Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
Je crois que tu n'as pas saisi la subtilité de cette phrase : "C'est vrai que se qui se passe dans un match de football reflète un peuple...".




Saturday 18 August 2007 à 15:09
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elvagabundo
Saturday 18 August 2007 à 14:11
frero




Je ne suis pas ton frère et encore moins ton "fréro".


elvagabundo
Saturday 18 August 2007 à 14:11
rappelle toi du match egypte algerie en algerie , les algeriens ont humilè les egyptiens et aussi lors du match etoile du sahel et la jsk la vraie honte aussi




Qu'est-ce que viens faire l'Algérie dans le sujet ? Tu as vraiment un problème avec ce pays.

Il y a des bagarres dans tous les match de football.

Saturday 18 August 2007 à 15:14
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je crois que le mot frero n'est pas une insulte , t'as un vrai probleme dans la tete toi, tu dis que t'es musulman alors que t'es loin de l etre , n oublie pas que dans l islam tous les musulmans son, il faut qu ils soient du meme pere et mere pour qu ils soient freres , ca d une part , d une autre j'ai aucun bleme avec ton pays c'etait juste un exemple
Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
Je ne suis pas ton frère et encore moins ton "fréro".
Qu'est-ce que viens faire l'Algérie dans le sujet ? Tu as vraiment un problème avec ce pays.

Il y a des bagarres dans tous les match de football.





je crois que le mot frero n'est pas une insulte , t'as un vrai probleme dans la tete toi, tu dis que t'es musulman alors que t'es loin de l etre , n oublie pas que dans l islam tous les musulmans son, il faut qu ils soient du meme pere et mere pour qu ils soient freres , ca d une part , d une autre j'ai aucun bleme avec ton pays c'etait juste un exemple



Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
Je ne suis pas ton frère et encore moins ton "fréro".
Qu'est-ce que viens faire l'Algérie dans le sujet ? Tu as vraiment un problème avec ce pays.

Il y a des bagarres dans tous les match de football.



Saturday 18 August 2007 à 15:15
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je crois que l islam interdit l echange desinsultes non????????????????????????????????????????,,


Saturday 18 August 2007 à 15:26
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Maintenant on revient au sujet.



Comment le monde a enterré la Palestine

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont repris l’aide à l’Autorité palestinienne après l’éviction du Hamas, vainqueur des élections de janvier 2006. La question-clé reste néanmoins la même que celle posée depuis l’enlisement du processus d’Oslo : Israël est-il prêt à se retirer de tous les territoires occupés en 1967 et à permettre la création d’un Etat palestinien indépendant ? La complaisance de la « communauté internationale » à l’égard du gouvernement israélien depuis une dizaine d’années laisse peu de place à l’optimisme.
Par Alain GreshIl faut sauver le président Mahmoud Abbas ! Unanime, la « communauté internationale » le proclame haut et fort. Et elle avance d’audacieuses propositions : débloquer l’aide à l’Autorité palestinienne ; alléger les souffrances des populations civiles ; ouvrir des négociations pour renforcer les « modérés » palestiniens. Même M. Ehoud Olmert découvre soudain en M. Abbas un « partenaire » pour la paix. Sourds durant des années aux rapports accablants sur la situation de la Cisjordanie et de Gaza publiés par des institutions aussi différentes que la Banque mondiale, Amnesty International ou l’Organisation mondiale de la santé, la Maison Blanche et l’Union européenne se seraient-elles enfin sorties de leur profonde léthargie ?

Ce réveil subit a été suscité par la victoire sans appel du Hamas à Gaza. Pourtant, ni les Etats-Unis ni Israël n’avaient lésiné sur les moyens militaires donnés au Fatah pour l’emporter, autorisant à plusieurs reprises le passage d’armes destinées à la garde présidentielle comme à la Sécurité préventive (1). Rien n’y a fait. La désertion de la plupart des responsables militaires du Fatah (MM. Mohammed Dahlan, Rachid Abou Shabak, Samir Masharawi), qui ont préféré se terrer en Cisjordanie ou en Egypte plutôt que d’être aux côtés de leurs troupes, n’est qu’un des éléments d’explication d’une cuisante déroute. L’incapacité du Fatah à se réformer, à abandonner son statut de parti-Etat d’un Etat qui n’existe pas pour celui de force politique « normale » en est un autre : népotisme, corruption, clanisme continuent de gangrener l’organisation fondée par Yasser Arafat.

Mais la férocité injustifiable des affrontements entre le Hamas et le Fatah à Gaza illustre aussi la dislocation de la société palestinienne, accélérée par quinze mois de boycottage international. Exécutions sommaires, vengeances, pillages ont marqué les combats, chacun des deux camps accusant l’autre d’être à la solde de l’étranger. Déjà, le 12 janvier, au cours d’un grand meeting à Gaza avec M. Dahlan, la foule conspuait les « chiites » du Hamas (2) (lire « Les chiites, le nouvel ennemi »). Quant à l’organisation islamiste, elle dénonce ses ennemis comme des agents d’Israël et des Etats-Unis ou, tout simplement, comme des kouffar (« infidèles »). La journaliste israélienne Amira Hass note que « les deux camps transforment les civils en otages et les condamnent à mort dans les combats de rue, sacrifiant la cause palestinienne sur l’autel de leur rivalité (3) ». La Palestine paie la militarisation de la lutte politique – militarisation qui s’accompagne d’un culte de la violence et d’un machisme exacerbé.

Un délitement programmé

Dans un texte désespéré envoyé via Internet le 12 juin, le psychiatre palestinien Eyad Serraj déplore : « Que de haine et d’appels tribaux à la vengeance. Ce n’est pas seulement une lutte politico-militaire pour le pouvoir. (...) Nous avons tous été défaits par Israël, et ce sentiment d’humiliation se retourne contre des ennemis plus petits en notre sein. Israël nous a brutalisés par l’oppression et la torture et a provoqué une douleur et des traumatismes qui montrent maintenant leur vilaine figure à travers une violence toxique et chronique. »

Pour sa part, le journaliste israélien Gideon Levy décrit ainsi le legs de quarante années d’occupation : « Ces jeunes gens que nous avons vus s’entretuer si cruellement sont les enfants de l’hiver 1987, les enfants de la première Intifada. La plupart n’ont jamais quitté Gaza. Ils ont vu, des années durant, leurs frères aînés battus et injuriés, leurs parents emprisonnés dans leur propre maison, sans travail et sans espoir. Ils ont vécu toute leur vie à l’ombre de la violence israélienne (4). »

Ce naufrage de la Palestine peut-il être arrêté ? Peut-être, si les déclarations américaines et européennes étaient, pour une fois, suivies d’effets, si la « communauté internationale » décidait enfin d’imposer la création d’un Etat palestinien. Il y a cinq ans, en juin 2002, le président George W. Bush lui-même se ralliait à une paix fondée sur deux Etats vivant côte à côte. Pourtant, depuis, rien ne s’est passé.

Rappelons-nous. Le gouvernement israélien n’a eu de cesse, durant les années 2003-2004, de proclamer que le seul obstacle à la paix était Arafat. Le vieux leader avait été assiégé dans les quelques mètres carrés de son quartier général de la Mouqata’a à Ramallah. M. Ariel Sharon lançait : « Notre Ben Laden, c’est Yasser Arafat. » La « communauté internationale » laissait faire.

Quand Arafat disparut, le 11 novembre 2004, M. Abbas le remplaça à la tête de l’Autorité palestinienne. Le plus « modéré » des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) était bien décidé à relancer le « processus de paix », mais ses gestes d’ouverture n’aboutirent à rien : la colonisation s’accéléra, la construction du mur de séparation aussi ; les checkpoints transformèrent tout déplacement de quelques kilomètres entre deux villages en une odyssée incertaine. Un terreau fertile pour la victoire du Hamas aux élections du Conseil législatif de janvier 2006.

Le Hamas a su utiliser trois atouts majeurs auprès de la population : sa participation à la résistance à l’occupation ; son réseau d’aide sociale ; le dévouement incontestable de ses cadres. Les électeurs ont-ils, pour autant, voté pour les islamistes parce qu’ils rejetaient l’idée d’une paix avec Israël ? Parce qu’ils souhaitaient plus d’attentats-suicides ? Non, toutes les enquêtes d’opinion le confirmaient, la population aspirait en majorité à une solution fondée sur deux Etats. Le Hamas, d’ailleurs, l’avait bien compris : sa plate-forme politique électorale était bien différente de sa Charte, qui, comme celle de l’OLP des années 1960, prônait la destruction de l’Etat d’Israël. Plusieurs de ses dirigeants affirmaient que, sous certaines conditions, leur mouvement était prêt à se rallier à la création d’un Etat palestinien sur les seuls territoires occupés en 1967.

Immédiatement après les élections au Conseil législatif de janvier 2006 se mettait en place une stratégie orchestrée par les Etats-Unis et Israël, cautionnée par l’Union européenne et relayée par une fraction du Fatah, afin d’inverser par tous les moyens le résultat des urnes. Tandis que le Hamas souhaitait constituer un gouvernement d’union nationale, les pressions américaines empêchèrent un tel accord. Le boycottage économique punissait la population pour avoir « mal voté ». Il n’affectait nullement les capacités financières et militaires du Hamas, comme l’ont prouvé les combats à Gaza, mais il appauvrissait la Palestine ; surtout, il accélérait le délitement des institutions.

La « communauté internationale » a oublié les leçons de l’Irak : une douzaine d’années de sanctions contre le régime de Saddam Hussein n’avait affecté ni la stabilité du régime ni le niveau de vie de ses dirigeants. En revanche, l’embargo avait pénalisé la population et, surtout, avait contribué à vider l’Etat de sa substance : les fonctionnaires désertaient leur bureau pour tenter de gagner leur vie, les institutions de base s’enrayaient, la solidarité tribale se substituait aux services sociaux. Quand les Etats-Unis envahirent le pays, en mars 2003, l’Etat s’effondra comme un château de cartes. Bien sûr, il n’existe pas d’Etat palestinien, mais les quelques structures de l’Autorité difficilement édifiées depuis 1993 n’ont pas résisté davantage au boycottage international.

Une porte de sortie s’offrit en février 2007 avec la signature des accords de La Mecque, entre le Hamas et le Fatah, sous l’égide du roi Abdallah d’Arabie saoudite. Le 12 février, dans un entretien à la télévision saoudienne Al-Ikhbariya, M. Khaled Meshal, chef du bureau politique du Hamas, expliquait le programme du gouvernement d’union nationale. « Ce n’est pas celui d’un groupe particulier. (...) Chaque faction a ses convictions, mais, comme gouvernement d’union nationale, nous nous sommes mis d’accord sur des bases politiques, et celles-ci définissent nos buts nationaux et ce à quoi nous aspirons : un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967. » Cette déclaration, parmi bien d’autres, confirmait une évolution du Hamas (5), qui pouvait être « testée » par la « communauté internationale ». D’autant que cette souplesse était relayée par la relance de l’initiative de paix arabe proposant à Israël une normalisation de ses relations avec son environnement en échange de la création d’un Etat palestinien (6).

M. Robert Malley, directeur du programme Proche-Orient de l’International Crisis Group et ancien conseiller du président William Clinton, écrivait, prémonitoire : « Le succès de La Mecque dépendra (...) pour beaucoup de l’attitude internationale. Déjà s’élèvent des voix qui, tout en saluant hypocritement l’effort saoudien, réclament du gouvernement à venir qu’il respecte les conditions précédemment imposées. De l’administration Bush on ne s’attendait guère à mieux. Mais de l’Europe ? N’aura-t-elle rien appris de cette faillite collective ? Si accord il y a eu en Arabie saoudite, c’est bien parce que le Hamas n’a pas été sommé d’accomplir une révolution idéologique qu’il ne fera pas, mais plutôt encouragé à réaliser une évolution pragmatique qu’il fera peut-être. (...) Le parcours du Hamas est tel qu’il justifie qu’on le mette à l’essai : est-il prêt à accepter et à imposer un cessez-le-feu réciproque ? Est-il disposé à laisser les mains libres au président Abbas, dûment mandaté en tant que dirigeant de l’OLP à négocier avec Israël ? Est-il d’accord pour que soit soumis à référendum tout accord que Mahmoud Abbas aura conclu ? Et s’engage-t-il à en respecter les résultats (7) ? »

Aveugle, la « communauté internationale » s’est enfoncée plus avant dans une impasse. Elle maintint le boycottage, qui ne pouvait que renforcer les éléments les plus radicaux du Hamas. Elle regarda, indifférente, la société palestinienne se déliter. Ce parti pris trouve sa justification dans une logique que vient de dénoncer, dans un rapport confidentiel et accablant, M. Alvaro de Soto, coordinateur pour les Nations unies du processus de paix au Proche-Orient (8). Nous traitons Israël, explique-t-il, « avec une grande considération, presque avec de la tendresse ». Le Quartet (9) s’est transformé en « un organe qui impose des sanctions contre le gouvernement élu d’un peuple vivant sous occupation et qui met des conditions impossibles à remplir pour le dialogue », et il a évité toute pression sur le gouvernement israélien, notamment en ce qui concerne la colonisation et l’avancée du mur.

« Légitime défense » d’Israël ?

Un soldat israélien est-il enlevé en juin 2006 ? La « communauté internationale » ne réagit pratiquement pas à la destruction en représailles de la centrale électrique et de bâtiments civils de Gaza et à une offensive militaire qui fera des centaines de victimes. Deux soldats israéliens sont-ils capturés en juillet 2006 à la frontière libanaise ? Pendant trente-trois jours, la « communauté internationale » laisse détruire le pays du Cèdre et ses infrastructures. Israël exerce ainsi, paraît-il, son droit de « légitime défense ». Et, pendant ce temps, l’extension des colonies rend chaque jour plus improbable la création d’un Etat palestinien.

Pourtant, le chaos qui s’étend ne garantit nullement la sécurité des Israéliens. La guerre du Liban de l’été 2006 avait déjà démontré leur vulnérabilité face à une guérilla déterminée et bien armée. La poursuite de tirs de roquettes sur Sderot et l’incapacité de l’armée israélienne à les faire cesser constituent une sérieuse défaite, comme le concédait Zeev Schiff, chroniqueur militaire de Haaretz (qui vient de décéder), quelques jours avant que la bande de Gaza ne passe sous le contrôle du Hamas : « Israël a été effectivement battu. (...) Israël a vécu à Sderot quelque chose de sans précédent depuis la guerre d’indépendance, et peut-être jamais : l’ennemi est arrivé à réduire au silence une ville entière et y a stoppé toute vie normale (10). » Ce qui se passe à Nahr Al-Bared et dans les autres camps de réfugiés du Liban, ou même à Gaza, c’est-à-dire l’implantation de cellules radicales liées à Al-Qaida, devrait rappeler à tous que le naufrage de la Palestine entraînera une radicalisation incontrôlée et des cataclysmes pour Israël et pour toute la région.

Alain Gresh.

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/07/GRESH/14904




Ce message a été modifié par karim06 - Saturday 18 August 2007 à 15:28.
Saturday 18 August 2007 à 16:12
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fdz
Saturday 18 August 2007 à 12:37
Le HS est déja entamé, c'est domage j'aurais bien aimé lire ta réponse, je te rejoins sur le fait que la nation arabe est un mythe, ...



Créez un topic approprié à ce moment là
Saturday 18 August 2007 à 20:18
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Heavy Wizard
Wednesday 15 August 2007 à 16:36
D'ailleurs, j'ajouterais qu'il y a des communautés mixtes qui vivent pacifiquement.





Il y a un million d'Arabes en Israël.
Ils ont des députés a la Knesset, il y a eu des ministres arabes.
Haïfa, la troisieme ville d'Israël, a un tiers d'habitants arabes, elle a eu un maire arabe, israëliens juifs et arabes y vivent en harmonie totale... Ce n'est pas pour rien que Haïfa fut la cible des fusées du Hezbollah, c'est un symbôle !
Israëliens juifs et arabes travaillent ensemble dans de nombreux projets culturels, sociaux, économiques, sportifs...
Il est exact que les Arabes d'Israël n'ont pas les mêmes droits que les Juifs (logement, service militaire...), mais il existe en Israël un grand mouvement des droits civiques pour abolir cette différence.
Israël n'est pas un Etat juif, c'est devenu un Etat judéo-arabe, et ses habitants se ressentent avant tout comme Israëliens plutôt que comme Juifs ou Arabes. Il y a plus de différence entre un Juif de la diaspora et un Juif israëlien qu'entre un Israëlien juif ou arabe.

Saturday 18 August 2007 à 21:01
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Amstello,
cet Israel que tu décris nous n'avons rien contre...que les peuples coexistent pacifiquement nous ne demandons rien de mieux...
Mais te rends tu comptes que tu ne parles là que d'Israel et des arabes israeliens??
Pour les autres, les palestiniens, ont ils un sort aussi..enviable ( si encore la vie des arabes israeliens est si enviable....)??...
Sunday 19 August 2007 à 07:44
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rimette79
Saturday 18 August 2007 à 21:01
Amstello,
cet Israel que tu décris nous n'avons rien contre...que les peuples coexistent pacifiquement nous ne demandons rien de mieux...
Mais te rends tu comptes que tu ne parles là que d'Israel et des arabes israeliens??
Pour les autres, les palestiniens, ont ils un sort aussi..enviable ( si encore la vie des arabes israeliens est si enviable....)??...




Ma réponse était destinée a illustrer le fait que la coexistence est possible.
Les Palestiniens subissent une occupation étrangere.
Aucune occupation étrangere n'est acceptée.
C'est aussi simple que ça.

Sunday 19 August 2007 à 12:22
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Amstello
Saturday 18 August 2007 à 20:18
Il y a un million d'Arabes en Israël.




1,2 millions précisemment.


Amstello
Saturday 18 August 2007 à 20:18
Haïfa...israëliens juifs et arabes y vivent en harmonie totale... Ce n'est pas pour rien que Haïfa fut la cible des fusées du Hezbollah, c'est un symbôle !




Haïfa a été frappée parce qu'elle abrite des sites militaires et des usines.


Amstello
Saturday 18 August 2007 à 20:18
Il est exact que les Arabes d'Israël n'ont pas les mêmes droits que les Juifs (logement, service militaire...), mais il existe en Israël un grand mouvement des droits civiques pour abolir cette différence.




Un mouvement de droits civiques. ça ne change pas le fait que les non-juifs ne peuvent pas cultiver des tomates...un des droits les plus élementaires...
Monday 20 August 2007 à 04:15
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J'éspére que tu as vue la CEP d'une roquette.
Monday 20 August 2007 à 10:17
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dosbo
Monday 20 August 2007 à 04:15
J'éspére que tu as vue la CEP d'une roquette.




La CEP ?
Monday 20 August 2007 à 13:19
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Sidi
Saturday 18 August 2007 à 14:22
La CEP ?




Certificat d' Etudes Primaires... happy.gif
Monday 20 August 2007 à 13:21
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La "Paix" de l'occupant ...
Gaza: "... et maintenant on nous coupe l'électricité"
La bande de Gaza continuait de souffrir lundi d'importantes coupures de courant après l'arrêt de l'unique centrale électrique du territoire. Dans de nombreuses localités, en particulier dans la ville de Gaza, les générateurs privés fonctionnent à plein régime dans les maisons et commerces pour préserver les stocks de produits frais. Au coucher du soleil, les lampes à gaz et les bougies sont allumées. "Notre vie devient de plus en plus difficile. Les frontières sont fermées, il n'y a plus de travail, et maintenant on nous coupe l'électricité. Demain, on va nous couper les aides", affirme Oum Jaber, 40 ans, habitante de Gaza. Le terminal de Nahal Oz, où transite le fioul alimentant l'unique centrale qui fournit entre 25 et 30% de l'électricité de la bande de Gaza, a été fermé jeudi "pour des raisons de sécurité" par les autorités d'occupation. Trois générateurs ont en conséquence cessé de fonctionner vendredi, et le dernier a été mis à l'arrêt dimanche, a indiqué le directeur de la centrale, Rafik Maliha. L'Union européenne, qui finance l'achat de ce carburant, a cessé ses paiements à la compagnie privée israélienne Dor Alon, qui approvisionnait la bande de Gaza. "Nous avons temporairement suspendu le financement de la fourniture de fioul pour des raisons de sécurité", a déclaré dimanche soir à Bruxelles Antonia Mochan, porte-parole de la Commission européenne. Avant le coup de force du 15 juin, qui a permis au Hamas de prendre le contrôle du territoire de Gaza, les Palestiniens payaient leur facture d'électricité à leur compagnie publique, qui reversait ensuite ces sommes au ministère palestinien des Finances. Depuis cette date, a assuré un haut responsable palestinien du gouvernement de Salam Fayyad, la Hamas a remplacé le directeur de la compagnie, accusé de corruption, et a cessé de reverser cet argent aux autorités de Ramallah Cisjordanie. L'UE, qui considère le Hamas comme une organisation "terroriste" , effectue actuellement une "évaluation sécuritaire" de l'approvisionnement en carburant qui devrait prendre "de 24 à 48 heures", a indiqué Alix De Mauny, porte-parole de la Commission européenne à Jérusalem. "Nous espérons ensuite reprendre le financement de l'approvisionnement , mais cela dépendra du résultat de cette évaluation", a-t-elle ajouté. Pendant ce temps, le Hamas et le gouvernement de Fayyad s'accusent mutuellement d'avoir provoqué les coupures d'électricité, devenues une nouvelle pomme de discorde entre eux. "Durant des semaines nous avions prévenu que Gaza serait plongée dans l'obscurité si le Hamas persistait à conserver les millions collectés auprès de la population et à les distribuer à la Force exécutive", a affirmé le ministre de l'Information Riyad al-Malki, depuis Ramallah. Le Hamas a immédiatement riposté en tenant une conférence de presse à Gaza. "Les fidèles du président palestinien Mahmoud Abbas ont accusé la Force exécutive de récupérer l'argent par la force pour servir ses propres intérêts, et ont accusé le Hamas d'utiliser l'argent de la compagnie d'électricité pour financer la résistance: tout cela vise uniquement à inciter les Européens à interdire l'approvisionnement en carburant", a affirmé Yahya Moussa, un député du Hamas. Depuis le 15 juin, le Hamas accuse régulièrement Abbas et le gouvernement de Salam Fayyad de pousser la communauté internationale à exercer des pressions afin qu'il renonce au pouvoir à Gaza. (Lundi, 20 août 2007 - Avec les agences de presse)

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