dimanche 22 avril 2007 à 15:24
Le problème n'est pas réchauffement climatique ou pas, cause CO2 ou pas.
Les scientifiques honnêtes ne se prononcent pas avec précision sur les conséquences du bouleversement de l'équilibre de notre biosphère, c'est parce qu'ils sont sérieux, ils savent que le nombre variables pouvant entrer en jeu, est colossal, qu'ils sont loin de les avoir toutes et que selon le choix des systèmes de modélisation on va obtenir des résultats contradictoires ... ils refusent donc de jouer les mme Irma. Par contre les éléments sont suffisants pour ces mêmes scientifiques pour pour affirmer que l'activité humaine est en train de mettre à mal notre biosphère et que les conséquences vont être entre autre un bouleversement climatique extrêmement rapide, au regard de la vie de la planète, dont les effets commencent tout doucement à se faire sentir, mais qui va être chaotique et donc imprévisible ... parce que comme tout système vivant, et la biosphère en est un, elle a un mouvement en équilibre, mais ce mouvement en équilibre qui peut paraître cyclique, se reproduisant à l'identique par cycle, est cyclique sans reproduction à l'identique et est constitué lui-même d'un ensemble de systèmes vivants, de taille diverses et variées, en interelation et imbrication les uns avec les autres est fonctionnant sur les même lois de ce mouvement à l'équilibre perpétuellement changeant. Conséquence la modification ou la rupture de l'équilibre d'un tout petit système peut éventuellement entraîner mais par forcément des modifications des sytèmes auxquels il est le plus en interelation, et peut entraîner un effet boule de neige ou domino, ayant un impact sur la globalité du système. Tout système dont l'équilibre est pertubé va tenter de retourner à l'équilibre ou tenter de trouver un nouvel équilibre tout dépend de la perturbation. La théorie du chaos, qui est né des observations et travaux d'un météorologiste des 70 Lorenz, a une approche de ce type. L'effet papillon « Le battement des ailes d’un papillon au Brésil déclenche-t-il une tornade au Texas ? » est une image qui n'est pas à prendre au pied de la lettre, c'est comme l'image de la goutte d'eau qui va faire déborder le vase. Les détracteurs de la théorie du chaos, qui j'espère va une théorie évolutive suffisament légère pour se remettre elle-même en cause et non se scléroser comme le font en général les théories scientifiques, ne sont pas très sérieux parce qu'ils portent leur critique uniquement sur les travaux de Lorenz et non sur la théorie elle-même et la manière dont elle a évolué, et sur l'interprétation presque au pied de la lettre qui ont été faites dans différents domaines de l'effet papillon, et lui fait dire ce qu'il ne disait pas, c'est à tout événement infime a de très grande répercussion totalement imprévisible.
Le problème n'est CO2 ou pas CO2, les émissions de gaz à effet de serre sont seulement un aspect du problème, les agressions que nous portons à notre biosphère sont nombreux produits toxiques répandus un peu partout, pollution de l'eau, nappes phréatiques et océans, de l'air, déforestation intensive, destruction entraînant la disparition d'un nombre d'espèces animales et végétales croissantes et proliférations de certaines espèces sur la mise à mal d'écosystèmes spécifiques et contribuant à le modifier complétement, éparpillement de plantes et bientôt d'espèces génétiquement modifiées ... au vu la multiplicité et les différents niveaux des systèmes attaqués ... on ne prend aucun risque de se tromper en disant qu'on s'achemine vers une série de catastrophes imprévisibles de part leur nature, parce qu'on est pas en train de bousculer la biosphère qui se remettra en place si on cesse de l'agiter, nous modifions les ingrédients qui la compose et en supprimons un certain nombre ... et que ce n'est pas étudiable en labo. Il ne faut pas se focaliser sur le CO2, je pense que le fait de le mettre en exergue c'est un moyen d'éluder et d'empêcher le débat sur le mode de fonctionnement de notre société libérale et consumériste, les valeurs réelles qu'elle véhicule (si on peut parler de valeur, j'ai pas trouvé d'autre terme) et le mode vie qu'elle engendre, la responsabilité d'une science sans conscience au service de cette société ... en faisant porter la responsabilité uniquement sur l'individu "l'automobiliste" et des pratiques individuelles, la société se dégageant de toute responsabilité. Il n'empêche que l'automobile est un problème, mais qui ne sera réglé que par une volonté politique et de service public de transport en commun, or service public c'est un gros mot pour le libéralisme et les constructeurs automobiles sont des lobbys puissants.
Le bio-carburant c'est pas une solution, ça porte le masque de l'écologie et sous le masque ça va à l'encontre de l'écologie, autant pour la quantité de pétrole qu'il faut pour produire le bio-carburant selon les espèces végétales que l'on utilise, que par les surfaces agricoles qu'il faudrait mobiliser pour la production des végétaux en question, et ça ne réduira pas sensiblement le CO2 si l'utilisation des automobiles et camions restent aussi massive voire croit, puisque la chine et l'inde qui représentent 1/3 de la population mondiale sont en train de s'aligner sur notre mode de vie destructeur.
ça fait 30 ans que je vois qu'on va vers là et que j'assiste impuissante à l'aggravation de la situation. Je n'en parlais depuis de longues années, mais quand je vois qu'actuellement malgré qu'une partie de la communauté scientifique, qui ne découvre pas le problème maintenant, se mobilise pour essayer se faire entendre et tire la sonnette d'alarme, parce qu'il y a réellement urgence ... et que la majorité des gens tout en jouant à se faire peur, préfère écouter ces pantins médiatisés et qui n'ont de scientifique ou experts que le nom prétendre qu'il y a pas de raison de s'inquiéter, ou de changer quoique ce soit à nos habitude, d'abord parce que rien de grave ne peut arriver, la science veille et trouvera les solutions ... j'ai envie de hurler !
Quand un soi-disant expert, sur lors d'une émission sérieuse sur l'après-pétrole ou un truc comme ça sur arte déclare que la disparition de certaines ressources naturelles n'a pas grande importance, parce qu'il y en a plein sur jupiter et que nous irons les extraire là-bas ... et que personne sur le plateau ne lui demande ne serait-ce qu'en plaisantant, de chiffrer le délai nécessaire à la mise en oeuvre d'une exploitation minière sur jupiter ... vous pensez qu'il n'y a pas matière à s'inquiéter ? Dans ces moments là j'ai l'impression d'avoir basculé dans un cauchemar de Philip K. Dick ...