dimanche 20 janvier 2008 à 14:29
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Inco et Barberouge : l'âme n'est pas l'input (sensations) ni l'output (volonté) mais ce qu'il y a entre les deux. Je suis d'accord qu'il n'y a rien de "mystique" dans ce concept, mais il n'est pas à mon avis réductible à ce que nous connaissons de la physique des particules ou de la physiologie humaine.
Nuage, qu'est-ce qui, en dehors de la subjectivité, qui n'est rien de plus que la sensation - sensation de plaisir, de penser, de voir, etc - peut bien différencier l'être humain d'un système physique ?
mercredi 16 janvier 2008 à 11:01 Bon, je vais pas te citer barberouge, parce que sinon, ca fairai un texte a rallonge.
Si je comprend bien, voila ce qur tu m'écris (en résumant hein) :
- La percpetion est un fait biologique : la vue, le toucher, etc..
- La volonté n'est qu'un mélange complexe de perception, donc du a la reception de stimulis plus ou moins positif via différents outils perceptifs souvent simultanés.
=> La volonté n'est donc qu'un mécanisme biologique, visant a rechercher ces stimulis +, c'est a dire du plaisir.
Thèse qui se tient quand on sait que le plaisir est une toxine.
Ok, je te rejoins. Cependant, un question : qu'est-ce qui décide que tel ou tel stimulis est positif, entrainant une volonté de faire tel ou tel acte?
Quelqu'un qui aime manger aura envie de frites en croisant un McDo. Un autre aura envie d'aller sur Comlive des qu'il voit un ordinateur. Notez cher collegue que je ne prend que des exemples a UN stimulis, ici visuel.
C'est ca, le point essentiel a mes yeux : nous avons tous un cerveau, des nerfs, des glandes, etc.... Or, nous ne réagissont pas pareil. Certe, ces glandes délivre plus ou moins de toxine celon tel ou tel individu. Cependant nos réactions peuvent etre opposée selon telle ou telle personne, pour un stimulis identique
La perception est un phénomène biologique, que l'on peut étudié scientifiquement mais qui, en tant que tel, en tant que sensation subjective dépasse le domaine de la biologie. Les mécanisme cognitifs s'expliquent, nous pouvons remonter la sensation de l'oeil jusqu'au cerveau, mais nous ne trouverons jamais en aucun endroit de notre cerveau une "représentation subjective", nous ne ferons que trouver sa traduction neuronale.
C'est cette subjectivité mystérieuse que j'appelle âme; cette conception réduite de l'âme est en quelque sorte l'intersection de toutes les autres, de toutes celles qu'a connues l'histoire et qui ont religieusement glissées du mystérieux au mystique.
L'âme perçoit de temps en temps la volonté, mais cela n'arrive que confusément. Il faut bien comprendre que ce que j'appelle volonté, cette force qui nous fait agir, est essentiellement inconscient, et que ce que nous appelons volonté consciente n'est en réalité qu'une conscience de la volonté - la volonté consciente est subjectivement saisie, l'âme la perçoit.
Je ne pense pas que la volonté soit une recherche du plaisir. Je ne crois pas au "principe du plaisir" de la psychanalyse. Bien au contraire, avec Spinoza j'affirme que les choses sont bonnes parce que nous les désirons et non le contraire, c'est-à-dire que les différentes molécules du plaisir sont produites parce que la volonté s'accomplit, mais la volonté n'est pas conditionnée par ces molécules. Il y a antériorité du désir sur le plaisir.
L'objection naïve que l'on pourrait faire à cette inversion de conception est que lorsque nous désirons fortement une chose, c'est le plaisir associé que nous désirons. Mais c'est une erreur, car le plaisir associé à un acte (manger, jouer, forniquer, etc) n'est, en tant que représentation, rien sans cet acte. On ne peut pas vider un plaisir de ce qui le procure; ainsi, nous ne désirons pas exactement un plaisir, mais plutôt un état associé.
Je ne pourrai pas être plus clair sur ma conception des rapports entre l'"âme" et le corps.
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Maintenant, pour en revenir au sujet, tu me dis "qu'est-ce qui décide que tel ou tel stimulis est positif, entrainant une volonté de faire tel ou tel acte?".
Cette question est naïve et ne te fait pas honneur (ou alors tu l'as très mal formulée). Premièrement, le néo-cortex de chaque être humain se développe de manière différente, grâce à la grande plasticité de cette zone cérébrale. Ensuite, ce n'est pas parce que notre cerveau est topologiquement identique d'un être humain à l'autre qu'il le sera du point de vue du réseau synaptique et a fortiori de notre personnalité. Notre cerveau est un système dit complexe, c'est-à-dire qu'une cause élémentaire (l'existence d'un unique synapse par exemple) peut avoir des conséquences à grande échelle, et ainsi modifier l'interprétation d'un stimuli. Or, entre deux être humain, il y a comme tu le sais bien plus d'un synapse de différence.
En bref, les similitudes dans la structure générale du cerveau n'impliquent pas un fonctionnement identique.
En dehors de ça, il est également impossible que deux personnes distinctes reçoivent exactement les mêmes stimulis et dans les mêmes conditions exogènes. Il y a toujours suffisamment de différences pour que "l'effet papillon" fasse son effet, et implique des idiosyncrasies (= personnalité propre).