tu n'as pas mis toute la défintion, or il ya une nuance importante entre les différentes conceptions de la lacicité d'une part, et les applications d'autre part:
(source wikipédia)
La conception française est, dans son principe, la plus radicale des conceptions de la laïcité. La justification de ce principe est que, pour que l'État respecte toutes les croyances de manière égale, il ne doit en reconnaître aucune. Selon ce principe, la croyance religieuse relève de l'intimité de l'individu.
Ce principe a été énoncé d'une part, sous la Révolution française; et d'autre part, par la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État, qui introduit les principes de non-ingérence et de séparation (réciproque) avec les institutions religieuses.
Dans les faits, il s’est cependant agi d’un long et périlleux parcours consistant non pas à séparer le pouvoir politique du fait religieux en tant que tel mais bien à le soustraire à l’influence de l’Eglise Catholique.
Les dispositions de loi ont fait l'objet d'une négociation intense entre l'Eglise Catholique et le législateur. Les autres grandes religions monothéistes n’ont pas figuré à la table des négociations, d’où le déséquilibre de traitement qui existe jusqu’à nos jours entre les diverses religions.
[...]
Par principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d'expression et d'opinion. Il est permis à chacun de pratiquer la religion de son choix (ou de n'en pas pratiquer du tout), tant que cette pratique ne va pas à l'encontre des droits d'autrui.
La conception des États-Unis Les États-Unis sont une République fortement imprégnée par les valeurs chrétiennes. Pourtant, dès l'époque de la Révolution américaine, l'idée de laïcité est un concept incontournable en Amérique, hérité des Lumières.
Les pères fondateurs des États-Unis se sont prononcés en faveur de la séparation des Églises et de l'État :
Officiellement, la religion est séparée de l'État par le premier amendement de la constitution de 1787.
Pourtant, les reférences à Dieu sont omniprésentes dans la pratique politique [et introduites après coup].
D'une manière différente de la France, où l'État rassemble par son indifférence aux cultes, l'État américain rassemble en créant un point commun qui est le fait de croire. C'est la conséquence étonnante d'une laïcité tolérante : en se refusant toute ingérence étatique dans la vie religieuse des citoyens, les fondateurs des États-Unis ont attiré dans leur pays de nombreux immigrants très religieux. Dans ce cadre, agnostiques et athées sont mal conceptualisés dans le système, car toute personne se rattache par principe à une religion. Une étude publiée en 2006 montre d'ailleurs que la « communauté » qui inspire la méfiance la plus grande aux États-Unis sont les athées.
La Turquie est un État laïque depuis le 10 novembre 1937 : « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur ", les « six principes d’Atatürk ».
Cependant, la séparation entre les Églises et l'État n'est pas réciproque comme en France ou aux États-Unis. Si les Églises ne peuvent avoir d'influence sur l'État, l'État, au contraire, peut se permettre d'édicter des règles en matière de religion, d'où l'interdiction du port du voile à l'école publique et dans les administrations.
Autre divergence de conceptions, alors qu'en France, la laïcité est une exigence formelle et corollaire, notamment, de la liberté de croyance, elle est en Turquie une exigence d'ordre public.
À la différence du cas français, où par principe aucun membre d'un clergé religieux n'est salarié par l'État, les imams de culte sunnite sont formés dans des écoles d'État. Par conséquent les différentes confessions ne sont pas traités à égalité en Turquie.
À part ça, je n'ai pour ma part pas d'objection à la laicité à la française... mais je suis athée !
Ce message a été modifié par thomasfromparis - Wednesday 29 August 2007 à 17:51.