samedi 08 mars 2008 à 21:42
vendredi 27 juillet 2007 à 14:45 ben alors ma liste ne s'allonge pas vraiment !
Et bien...
Si tu as un petit bois derrière chez toi,
un bon canif,
et une soeur,
ça peut être....
Dans les bois touffus après le pont sur la Drage, je me suis mis entièrement nu, sauf les chaussures, que je conservai, et commençai à courir, comme quand j’étais gamin, à travers les branchages qui me griffaient la peau. Enfin je m’arrêtai contre un arbre et me retournai, les deux mains derrière moi enserrant le tronc, pour frotter lentement mon anus contre l’écorce. Mais cela ne me satisfaisait pas. Un jour, je trouvai un arbre couché de travers, renversé par une tempête, avec une branche cassée sur le haut du tronc, et avec un canif je raccourcis encore cette branche, en ôtai l’écorce et en polis le bois, arrondissant soigneusement le bout. Puis, la trempant soigneusement de salive, je me plaçai à califourchon sur le tronc et, m’appuyant sur mes mains, enfonçait lentement cette branche en moi, jusqu’au bout. Cela me donnait un plaisir immense, et tout ce temps, les yeux clos, ma verge oubliée, j’imaginais ma sœur faisant la même chose, faisant devant moi comme une dryade lubrique l’amour avec les branches de sa forêt, se servant de son vagin comme de son anus pour prendre un plaisir infiniment plus affolant que le mien. Je jouis avec de grands spasmes désordonnés, m’arrachant à la branche tâchée, retombant de côté et en arrière sur une branche morte qui m’entailla profondément le dos, une douleur crue et adorable sur laquelle je restai plusieurs instants appuyé par le poids de mon corps presque évanoui.
(Jonathan Littell - "Les Bienveillantes")