Saturday 03 May 2008 à 21:52
Oh oui alors, je mérite bien d'être enfermé pour des mots!
Non, c'est vrai que ne pas se mettre comme un dingue à la place de la victime (d'ailleurs personne n'y est, à sa place, et ça m'intéresserait de savoir ce qu'elle pense avant que ne rappliquent à elle les spécialistes de la lamentation de cérémonie), essayer de comprendre, d'examiner avant de juger, c'est criminel. On est dans une société qui n'est plus que passion fugace et arbitraire, un coup on se passionne pour les pauvres bonzes du Tibet, un coup pour une sombre affaire de séquestration, de viol et d'inceste, un coup pour les massacres en Afrique, un coup pour une banderole "raciste et xénophobe", etc... C'est du grand n'importe quoi, mais surtout ça évite de se poser la question de la place à donner aux choses, aux priorités d'attention, etc... Parce que pendant qu'on parle de l'affaire Fritzl, on ne sait pas que la finance américaine ne va pas mieux, que dans les banques françaises et européennes ils y a toujours de ces produits financiers merdeux qui risquent de pourrir l'économie. Je ne dis pas que ça n'a pas sa place dans les journaux, mais c'est discuter du sexe des anges alors que les turques sont aux portes. Et personne ne connait rien à l'affaire, pourquoi sa passionner comme ça, a priori, de loin, se dire outré, écoeuré, etc... Je ne juge de rien, moi.