mardi 06 mai 2008 à 15:51
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Je ne confonds pas esclavage et servage : les deux statuts sont distincts ( le serf a le droit de posséder quelque chose, il a également une personnalité juridique, contrairement à l'esclave), mais dans le cadre de l'étymologie, c'est plus vraisemblablement du côté de "esclave" et non de "serviteur" qu'il faut chercher....et lde manière globale, le serf est quand même très proche d'un esclave. En gros, ce serait un esclave intégré à la pyramide sociale : tout en bas, mais intégré ( contrairement à l'esclave....)
d'un point de vue étymologique, esclavage vient de slave.
servus voulait dire serviteur de son maitre car c'était une pratique plutot courante pendant l'antiquité romaine qui a été abolie au fur et mesure avec l'avenement du christianisme (les écrits et les textes entre l'ancien et le nouveau testament attestent)
et vraisemblablement si on prend en compte la logique de l'histoire et les versets bibliques dont il est fait référence dans l'ouvrage que j'ai cité.
servus est percu dans le sens de serviteur de dieu et donc de son seigneur.
Qu'il soit en bas de l'échelle sociale c'est en effet incontestable. mais bien qu'il soit à la merci du bon dieu c'est justement le seigneur qui lui devait protection.
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Je préfère "La Bible, le Coran et l'esclavage" de Guillaume Hervieux, titulaire d'un mastère en science des religions à l’université de Strasbourg....beaucoup plus récent et vraisemblablement moins influencé qu'Augustin Cochin !
comment peut on connaitre ses préférences sans avoir lu un livre?
l'oeuvre de Augustin cochin semble en tout point remarquable (en tout cas des quelques chapitres que j'en ai lu) même si il est vrai que l'auteur manque de partialité autour du christianisme. cependant il ne fait que rétablir certaines des vérités citations à l'appui.
Je me suis d'ailleurs permis de me renseigner sur guillaume Hervieux qui compare le coran et la bible.
Voici deux extraits qui pointent sur les liens suivants: valeur actuelle, magazine de droite et le site france catholique.
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Mais, et c’est ce que montre Mohamed Ennaji, l’esclavage n’est pas que l’héritier d’un monde antérieur. Il imprègne toute la mentalité de l’État musulman, la conception d’un pouvoir présenté comme une image de la relation entre le maître et l’esclave. « L’histoire du monde arabe, écrit-il, est prisonnière du discours religieux et de ses représentations. » Est-ce la raison fondamentale qui expliquerait la lenteur de l’émancipation ? Amorcée en 1846 avec la Tunisie, elle s’achève en 1981 lorsque la Mauritanie promulgue l’abolition officielle de l’esclavage : un siècle et demi plus tard ! Et Malek Chebel affirme que trois millions d’esclaves vivraient encore en terre islamique…
http://www.valeursactuelles.com/public/val...article_id=2127
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Je viens de lire un ouvrage très récent : "La Bible, le Coran et l’esclavage" de Guillaume Hervieux. Je croyais, d’après ce que l’on nous répète dans les médias, que les religions chrétiennes et musulmanes sont identiques dans leur combat pour la tolérance, la fraternité et la paix. Mais, cela ne semble pas avoir été le cas concernant le combat contre l’esclavage. Les discours de Jésus ont porté, in fine, plus de fruits que ceux de Mohammad. Je crois désormais que toute les religions ne se valent pas. Qu’en pensez-vous ?
http://www.france-catholique.fr/Esclavage-et-religion.html