jeudi 17 janvier 2008 à 07:19
Tel que Laplace l'a écrit : "Nous pouvons considérer l’état actuel de l’univers comme l’effet de son passé et la cause de son futur. Une intelligence qui à un instant déterminé devrait connaitre toutes les forces qui mettent en mouvement la nature, et toutes les positions de tous les objets dont la nature est composée, si cette intelligence fut en outre suffisamment ample pour soumettre ces données à analyse, celle-ci renfermerait dans une unique formule les mouvements des corps plus grands de l’univers et des atomes les plus petits ; pour une telle intelligence nul serait incertain et le propre futur comme le passé serait évident à ses yeux", toute chose de l'univers dépends de ce qui la précède. (1)
Baruch Spinoza indique : "Une chose sera dite libre, qui existe sur la seule nécessité de sa nature et est déterminée par soi seule à agir ; une chose sera dite nécessaire, ou plutôt contrainte, qui est déterminée par autre chose à exister et à opérer suivant une loi certaine et déterminée" (Ethique I, déf. VII) (2)
Considérant que nous humains sommes inclus dans l'univers et conséquence nécessaire des états antérieurs de celui-ci (1), ce que nous sommes est nécessaire et contraint, c'est la négation de la liberté. (2)
Par (1) et (2), l'Homme ne possède aucun libre arbitre.
En effet, le principe de causalité implique qu'à partir de conditions initiales découle des faits nécessaires. Ce n'est pas moi qui est impliqué mon existence, mais ce sont ces causes nécessaires, antérieures à moi-même. S'affranchir de ses déterminations ne présente aucune liberté, car le fait de s'affranchir découle également de la nécessité. Mes agissements ou pensées sont déterminées par un ensemble de cause, la plupart des causes pouvant être comprises dans ce que je considère comme moi. Or ce moi découle de la nécessité, ce que je pense découlant du moi, il est indirectement contraint, soit nécessaire.
En fait ce raisonnement repose sur le principe de causalité, mais l'indéterminisme ne permet pas non plus de concevoir la liberté.