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Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
samedi 03 février 2007 à 00:38
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C'est tout à fait H.S.

C'est pas la question du topic et en plus je te concocte un autre topic qui prouvera que l'histoire de Moïse , c'est aussi du pipeau .

Quant aux athées qui ignorent que le déluge est un mythe UNIVERSEL !!


Ce message a été modifié par Okomarac - samedi 03 février 2007 à 00:40.
samedi 03 février 2007 à 00:39
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QUOTE (Immortel95 @ 02 Feb 2007 à 22:57)
Quelqu'un aurait-il un passage ?

Dieu a demandé a Moïse de frapper la mer avec son baton, la mer rouge se separa en deux, ils sont passés et quand les armées du pharaon s'engagerent dans le couloir, Dieu demanda a Moise de frapper une nouvelle fois la mer avec son baton et les eaux se referemerent et le pharaon et son armée ont perit noyés, c'est comme ça que c'est dit dans la Bibie, il me semble, dites le moi si je me trompe, j'ai pas de passage dessus sous la main.
samedi 03 février 2007 à 00:44
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QUOTE (Daddy-O @ 02 Feb 2007 à 23:39)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:57)
Quelqu'un aurait-il un passage ?

Dieu a demandé a Moïse de frapper la mer avec son baton, la mer rouge se separa en deux, ils sont passés et quand les armées du pharaon s'engagerent dans le couloir, Dieu demanda a Moise de frapper une nouvelle fois la mer avec son baton et les eaux se referemerent et le pharaon et son armée ont perit noyés, c'est comme ça que c'est dit dans la Bibie, il me semble, dites le moi si je me trompe, j'ai pas de passage dessus sous la main.

Exode 14.16
samedi 03 février 2007 à 00:55
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QUOTE (Okomarac @ 02 Feb 2007 à 23:38)
C'est tout à fait H.S.

C'est pas la question du topic et en plus je te concocte un autre topic qui prouvera que l'histoire de Moïse , c'est aussi du pipeau .

Quant aux athées qui ignorent que le déluge est un mythe UNIVERSEL !!

Pourquoi s'encombrer d'un autre topic? Il suffit de recentrer le débat sur la véracité des mythes bibliques et tout le monde est content. Enfin, tu fais comme tu veux, mais moi je trouve ca plus judicieux.
samedi 03 février 2007 à 00:58
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QUOTE (stan01 @ 02 Feb 2007 à 23:12)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:57)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 22:48)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:33)
QUOTE (_petitCalimero_ @ 02 Feb 2007 à 22:30)
Ouais, enfin dans la bible c'est pas d'un simple geste qu'il se fraye un chemin. Si je me souviens bien ils glandent un bon moment avant qu'elle s'ouvre c'te mer.

Et puis je sais pas moi je trouve ca joli le fait qu'un homme ayant eu acces au divin et donc a la verité divine puisse en déduire dès lors qu'a tel moment en un tel lieu la mer allait s'ouvrir en deux.

Enfin, la bible dit ( et là il faut me corriger si j'ai tort ) que c'est Moïse qui a réussi cela, pour permettre à un peuple de s'échapper, c'est joli je te l'accorde mais peu crédible pour que l'on y croie réellement.

C'est plutot Dieu qui a ouvert la mer.

Quelqu'un aurait-il un passage ?
Qu'en est-il de cette arche ?

Immortel
Pour quoi ouvrir la mer serait un probleme pour lui ?

Bien évidemment, lorsque l'on croit à cela, on peut dire que rien n'est impossible. Ni même qu'un homme a ressuscité, qu'il a multiplié des pains, etc..

Maintenant, je n'y crois pas une seconde, donc je ne crois pas en dieu.
samedi 03 février 2007 à 01:04
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QUOTE (Immortel95 @ 02 Feb 2007 à 23:58)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 23:12)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:57)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 22:48)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:33)
QUOTE (_petitCalimero_ @ 02 Feb 2007 à 22:30)
Ouais, enfin dans la bible c'est pas d'un simple geste qu'il se fraye un chemin. Si je me souviens bien ils glandent un bon moment avant qu'elle s'ouvre c'te mer.

Et puis je sais pas moi je trouve ca joli le fait qu'un homme ayant eu acces au divin et donc a la verité divine puisse en déduire dès lors qu'a tel moment en un tel lieu la mer allait s'ouvrir en deux.

Enfin, la bible dit ( et là il faut me corriger si j'ai tort ) que c'est Moïse qui a réussi cela, pour permettre à un peuple de s'échapper, c'est joli je te l'accorde mais peu crédible pour que l'on y croie réellement.

C'est plutot Dieu qui a ouvert la mer.

Quelqu'un aurait-il un passage ?
Qu'en est-il de cette arche ?

Immortel
Pour quoi ouvrir la mer serait un probleme pour lui ?

Bien évidemment, lorsque l'on croit à cela, on peut dire que rien n'est impossible. Ni même qu'un homme a ressuscité, qu'il a multiplié des pains, etc..

Maintenant, je n'y crois pas une seconde, donc je ne crois pas en dieu.

Non, tu n'adhères pas a la conception divine déduite d'une lecture des ecrits bibliques au premier degré, c'est différent.
samedi 03 février 2007 à 01:09
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QUOTE (petitCalimero @ 03 Feb 2007 à 00:04)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 23:58)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 23:12)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:57)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 22:48)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:33)
QUOTE (_petitCalimero_ @ 02 Feb 2007 à 22:30)
Ouais, enfin dans la bible c'est pas d'un simple geste qu'il se fraye un chemin. Si je me souviens bien ils glandent un bon moment avant qu'elle s'ouvre c'te mer.

Et puis je sais pas moi je trouve ca joli le fait qu'un homme ayant eu acces au divin et donc a la verité divine puisse en déduire dès lors qu'a tel moment en un tel lieu la mer allait s'ouvrir en deux.

Enfin, la bible dit ( et là il faut me corriger si j'ai tort ) que c'est Moïse qui a réussi cela, pour permettre à un peuple de s'échapper, c'est joli je te l'accorde mais peu crédible pour que l'on y croie réellement.

C'est plutot Dieu qui a ouvert la mer.

Quelqu'un aurait-il un passage ?
Qu'en est-il de cette arche ?

Immortel
Pour quoi ouvrir la mer serait un probleme pour lui ?

Bien évidemment, lorsque l'on croit à cela, on peut dire que rien n'est impossible. Ni même qu'un homme a ressuscité, qu'il a multiplié des pains, etc..

Maintenant, je n'y crois pas une seconde, donc je ne crois pas en dieu.

Non, tu n'adhères pas a la conception divine déduite d'une lecture des ecrits bibliques au premier degré, c'est différent.

J'entends bien évidemment du dieu décrit dans ces religions.
samedi 03 février 2007 à 01:14
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QUOTE (Immortel95 @ 02 Feb 2007 à 23:58)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 23:12)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:57)
QUOTE (_stan01_ @ 02 Feb 2007 à 22:48)
QUOTE (_Immortel95_ @ 02 Feb 2007 à 22:33)
QUOTE (_petitCalimero_ @ 02 Feb 2007 à 22:30)
Ouais, enfin dans la bible c'est pas d'un simple geste qu'il se fraye un chemin. Si je me souviens bien ils glandent un bon moment avant qu'elle s'ouvre c'te mer.

Et puis je sais pas moi je trouve ca joli le fait qu'un homme ayant eu acces au divin et donc a la verité divine puisse en déduire dès lors qu'a tel moment en un tel lieu la mer allait s'ouvrir en deux.

Enfin, la bible dit ( et là il faut me corriger si j'ai tort ) que c'est Moïse qui a réussi cela, pour permettre à un peuple de s'échapper, c'est joli je te l'accorde mais peu crédible pour que l'on y croie réellement.

C'est plutot Dieu qui a ouvert la mer.

Quelqu'un aurait-il un passage ?
Qu'en est-il de cette arche ?

Immortel
Pour quoi ouvrir la mer serait un probleme pour lui ?

Bien évidemment, lorsque l'on croit à cela, on peut dire que rien n'est impossible. Ni même qu'un homme a ressuscité, qu'il a multiplié des pains, etc..

Maintenant, je n'y crois pas une seconde, donc je ne crois pas en dieu.

Donc il n'y a pas de probleme.
Chacun croit à ce qu'il veut.
samedi 03 février 2007 à 01:58
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Pour ma part, il n'y a jamais eu de problème hein wink.gif
samedi 03 février 2007 à 02:54
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QUOTE (_Okomarac_ @ 28 Jan 2007 à 11:24)
PROBLEMES


1 - Quel est le volume de l’arche ? (simple)



2 - Sachant que l’on compte 4629 sortes de mammifères , 9776 sortes d’oiseaux , 7712 sortes de reptiles , 4680 espèces de batraciens , et qu’il  y a 24 618 espèces de poissons dont ne ne tiendrons pas compte vu qu’ils évoluaient dans leur élément . (Chiffres de 1990 à 2000 – Institut Virtuel de Cryptozoologie)

Calculez le poids de la cargaison ?

(N’oubliez pas Noé et sa famille). biggrin.gif



3 - Combien de temps , Noé a mis pour récolter et sauvegarder tout ça :
http://perso.orange.fr/cryptozoo/biodiversite/biodiver.htmmellow.gif



4 – Sachant que Noé et sa famille, ne pouvant travailler à l’époque qu’avec des outils en pierre (Chalcolithique) évaluez le temps qu’a pris la construction de l’arche ?


5 – Quelle forme avait ce bateau pour contenir un tel poids ?


6 – Répartissez la hauteur de chaque étage de l’arche sachant qu’il ne pouvaient être égaux, vu que la girafe mesure 5.80 m ?



Trouvez d’autres problèmes et ne riez pas, des créationnistes pseudos scientifiques américains tentent de répondre à ce genre de questions.

Pour rappel les questions du sujet sont celles-ci .

Pas une fois , il n'en est fait mention sur le topic .

Et puis un seul point de la genèse a été abordé . Il y en a d'autres bien plus absurdes . Donc procédons chronologiquement ?

En ce qui concerne l'Exode (second livre du pentateuque) et le passage de la mer rouge , j'ai une foule de question à poser à des gens qui ne répondront jamais .




Ce message a été modifié par Okomarac - samedi 03 février 2007 à 02:54.
samedi 03 février 2007 à 03:42
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Pour en finir avec le mythe déluge biblique , histoire du déluge universel .



EXTRAITS:


Cependant, on sait aujourd’ hui que cette histoire est largement répandue dans d’ autres Traditions et que même celle-ci, celle de la Bible, est à l’ évidence la fusion de deux versions indépendantes.

Les Hébreux ont, en effet, très probablement, emprunté le mythe aux Babyloniens. Mais le thème du Déluge est encore plus ancien puisqu’ il est déjà attesté chez les Sumériens. Le nom du Noé sumérien est Ziusudra; et dans la version babylonienne, il est appelé Utnapishtim. Le Déluge est raconté dans la 11ème tablette de l’ Épopée de Gilgamesh: les Dieux décident d’ anéantir le genre humain, mais le dieu Ea prévient Utnapishtim et lui conseille de construire un bateau pour sauver sa famille et un certain nombre d’ animaux. Le Déluge est provoqué par une pluie torrentielle qui dure sept jours. Le huitième, Utnapishtim lâche une colombe et, peu après, une hirondelle, mais les oiseaux reviennent. Finalement, il lâche un corbeau qui ne revient plus. Alors Utnapishtim débarque sur le mont Nishir et offre un sacrifice aux Dieux. Mais ici eux-ci découvrent avec surprise que le genre humain n’ a pas été anéanti. Ils décident pourtant que, désormais, Utnapishtim ne sera pas mortel et le transportent, avec sa femme, dans un pays fabuleux et inaccessible, « aux bouches des fleuves ». C’est là que, longtemps après, Gilgamesh, en quête de l’ immortalité, lui rend visite et apprend l’ histoire du Déluge.

Il est évident que ce mythe est à l’ identique celui développé par la Bible, avec cette seule exception – de taille ! – c’est que les hommes ne sont pas anéantis. Il est vrai que le Dieu juif est particulièrement violent et vindicatif, et cette destruction totale de sa création n’ est pas étonnante compte tenu de la mentalité du bonhomme, même si beaucoup, depuis la nuit des temps, s’ interrogent sur ce Dieu qui a d’ une part créé des hommes à son image mais mauvais, et qui ensuite détruit sa créature.

Nous sommes évidemment loin d’ un Dieu bon et parfait, et les Gnostiques ont largement, en leur temps, développé leurs théories pour justifier l’ injustifiable.



Un mythe similaire est connu dans l’Inde.

Absent dans le Véda, le mythe du Déluge est attesté pour la première fois dans le Satapatha Brahmana (I, VIII, 1), rituel rédigé probablement au VIIe siècle avant notre ère.: un poisson avertit Manu de l’ imminence du déluge et lui conseille de construire un bateau. Lorsque la catastrophe éclate, le poisson tire le bateau vers le nord et l’ arrête près d’une montagne. C’est là que Manu attend l’ écoulement des eaux. À la suite d’ un sacrifice, il obtient une fille, et de leur union descend le genre humain.

Dans la version transmise par le Mahabharata, Manu est un ascète. Dans le Bhagavata Purana (VIII, XXIV, 7 sq.), le roi-ascète Satyavrata est averti de l’ approche du Déluge par Hari (Vishnu) qui a pris la forme d’un poisson.

En tous les cas rien ne semble relier ici cette catastrophe avec un quelconque ressentiment des Dieux vis à vis des hommes.

On peut juste s’ interroger sur leur incapacité à sauver ces hommes qui sont leur création et qui ont un rôle essentiel à jouer, celui d’ être leur miroir, celui dans lequel ils peuvent voir leur beauté et leur puissance.

Sans création les Dieux restent inconnus et inutiles !

En Iran, la fin du monde est consécutive à un déluge résultant de la fonte des neiges accumulées pendant un terrible hiver. Ahura Mazdâ conseille à Yima, le premier homme, qui est aussi le premier roi, de se retirer dans une forteresse..

Yima prend avec lui les meilleurs parmi les hommes et les différentes espèces d’ animaux et de plantes. Le déluge met fin à l’ âge d’or, qui ne connaissait ni la vieillesse ni la mort.

Dans l’ état actuel de nos connaissances de ces textes nous n’ avons pas non plus de traces d’ une quelconque décision divine de grand nettoyage même si ici le retour à une situation normale voit la disparition d’ un monde ancien, celui de l’ âge d’ or.

On peut ici s’ interroger sur le pourquoi de la fin de cet âge…

En Grèce, c’ est Prométhée qui avertit son fils, Deucalion, que Zeus a décidé l’anéantissement des hommes de l’âge du bronze. Deucalion s’échappe avec sa femme dans une arche.

A nouveau une décision divine de tout recommencer.

Le mythe du Déluge se rencontre aussi chez certaines peuplades autochtones de l’Inde ( Bhils, Mundas, Santals, etc.), chez les Lepchas de Sikkim et en Assam. Il est encore plus répandu dans l’Asie du Sud-Est, en Mélanésie et en Polynésie. Les versions recueillies en Australie parlent d’une grenouille géante qui avait absorbé toutes les eaux. Souffrant de la soif, les animaux décidèrent de faire rire la grenouille. En voyant l’ anguille se tordre, la grenouille éclata de rire et les eaux s’ écoulèrent de sa bouche, provoquant le déluge. La grenouille est une des images mythiques de la Lune. Et puisque la Lune est, par excellence le symbole de la mort et de la résurrection, elle gouverne aussi les eaux, les inondations et les marées.

Chez les peuples de l’ Amérique du Sud, le déluge est provoqué généralement par un des jumeaux mythiques qui, frappant la terre de son talon, fait jaillir les eaux souterraines.

En Amérique centrale et en Amérique du Nord, les versions du déluge sont assez nombreuses: la catastrophe est produite soit par des inondations soit par des pluies.

Il est à noter qu’ en comparaison avec les mythes narrant la fin du monde dans le passé, les mythes se référant à une fin à venir sont assez peu nombreux chez les primitifs, au contraire de nos Sociétés méditerranéennes ou indo-européennes. Mais cette rareté est peut-être due au fait que les ethnologues n’ ont pas posé cette question dans leurs enquêtes.


En outre, il est parfois difficile de préciser si le mythe concerne une catastrophe passée ou à venir. Ainsi, par exemple, selon E.H. Man, les Andamanais, un peuple en voie de disparition qui vit aux confins de la Birmanie et de la Thaïlande, croient qu’ après la fin du monde une nouvelle humanité, jouissant d’ une condition paradisiaque, fera son apparition: il n’y aura plus ni maladies, ni vieillesse, ni mort. Mais un autre anthropologue, A. Radcliffe Brown, estime que son collègue Man a en fait combiné plusieurs versions, recueillies d’ informateurs différents.

En réalité, précise Radcliffe Brown, il s’agit bien d’ un mythe relatant la fin et la re-création du monde; mais le mythe se rapporte au passé et non pas à l’ avenir. Mais comme, suivant la remarque de F. F. Lehmann, la langue andamanaise ne possède pas de temps futur, il n’ est pas facile de décider s’il s’agit d’un événement passé ou d’ une fin à venir.

Nous sommes donc ici passés du mythe du déluge, celui de la fin d’ une époque pour entrer dans une nouvelle, plutôt inscrite dans le passé, à la possibilité que ces évènements se rencontrent aussi dans le futur.

Parmi les mythes primitifs de la fin, très rares sont ceux qui ne présentent pas d’ indications précises concernant l’ éventuelle re-création du monde.

Ainsi, dans une des îles Carolines, Aurepik, c’ est le fils du Créateur qui est responsable de la catastrophe. Lorsqu’ il s’ apercevra que le chef ne s’ occupe plus de ses sujets, il submergera l’ île au moyen d’ un cyclone. Il n’e st pas certain qu’ il s’agisse d’une fin définitive: et l’ idée d’ une punition des « péchés » implique généralement la création ultérieure d’ une nouvelle humanité, instruite de ce qui s’ est passé avant elle et devant, en principe, en tirer les conclusions.

On peut penser qu’ en ce qui concerne le texte biblique notre bonhomme IAWEH s’ est largement fourvoyé et que probablement les hommes d’ après le déluge n’ ont rien à envier à ceux d’ avant dans le domaine de la méchanceté.

Plus difficiles à interpréter sont les croyances des Négritos de la péninsule de Malacca. Les Négritos savent qu’ un jour Karei mettra fin au monde parce que les humains ne respectent plus ses préceptes. Aussi, pendant l’ orage, s’ efforcent-ils de prévenir la catastrophe en faisant des offrandes expiatoires de sang. La catastrophe sera universelle, elle frappera sans distinction pécheurs et non-pécheurs, et ne préludera pas, semble-t-il, à une nouvelle création. C’est pourquoi les Négritos appellent Karei « mauvais », et voient en lui l ’ adversaire qui leur a « volé le Paradis ».

Un exemple singulièrement frappant est celui des Guaranis du Mato Grosso.

Sachant que la Terre sera détruite par le feu et par l’ au, ils partirent à la recherche du « Pays sans péché », sorte de paradis terrestre, situé au-delà de l’ Océan. Ces longs voyages, inspirés par les chamans, et effectués sous leur direction, ont commencé au 16ème siècle et ont duré jusqu’ en 1912.


Certaines tribus croyaient que la catastrophe serait suivie d’un renouvellement du monde et du retour des morts. D’ autres tribus attendaient et désiraient la fin définitive du monde.

La majorité des mythes amérindiens de la fin impliquent soit une théorie cyclique (comme chez les Aztèques), soit la croyance que la catastrophe sera suivie par une nouvelle création, soit, enfin, dans certaines régions de l’ Amérique du Nord, la croyance à une régénération universelle effectuée sans cataclysme.

Dans ce processus de régénération, seuls les pécheurs périront.

Selon les traditions aztèques, il y a eu déjà trois ou quatre destructions du monde, et la quatrième ( ou la cinquième ) est attendue pour l’ avenir. Chacun de ces mondes est régi par un « Soleil », dont la chute ou la disparition marque la Fin.

La croyance que la catastrophe est la conséquence fatale de la « vieillesse » et de la décrépitude du monde semble assez répandue dans les deux Amériques.

Selon les Cherokees, quand le monde sera vieux et usé, les hommes mourront, les cordes se casseront, et la Terre s’ abîmera dans l’Océan, la Terre étant imaginée comme étant une grande île suspendue à la voûte céleste par quatre cordes.

Dans un mythe Maidu, le Créateur assure au couple qu’ il avait créé : « Lorsque ce monde sera trop usé, je le referai entièrement; et quand je l’ aurai refait, vous connaîtrez une nouvelle naissance.»

En somme, ces mythes primitifs de la fin du monde, par déluge ou incendie, car l’ élément eau n’ est pas le seul à être utilisé, le feu est également largement employé et je voudrais y revenir, impliquent plus ou moins clairement la re-création d’ un univers nouveau, expriment la même idée archaïque, et extrêmement répandue, de la « dégradation » progressive du cosmos, ou de la chute pour retrouver une idée largement répandue sur nos Colonnes, nécessitant sa destruction et sa re-création périodiques. C’ est de ces mythes d’ une catastrophe finale, qui sera en même temps le signe annonciateur de l’ imminente re-création du monde, que sont sortis et se sont développés les mouvements prophétiques modernes et les mouvements millénaristes des sociétés primitives.

La théorie de la création et de la destruction cycliques du monde a été largement développée dans l’Inde, à partir des Brahmanas et surtout dans les Puranas. C’ est la doctrine des quatre yugas, les quatre âges du monde. Le cycle complet, le kalpa, se termine par une « dissolution », un pralaya, qui se répète d’ une manière plus radicale ( mahapralaya, la « grande dissolution ») à la fin du millième cycle. Selon le Mahabharata et les Purana, l’ horizon s’ enflammera, sept ou douze soleils apparaîtront au firmament et dessécheront les mers, brûleront la Terre. Ensuite, une pluie diluvienne tombera sans arrêt pendant douze ans, la Terre sera submergée et l’ humanité détruite (Vishnu Purana, 24, 25).

Puis tout recommencera ad infinitum.

Cette théorie des quatre Yugas, avec son premier, celui de l’ âge d’ or, et son dernier, celui du fer, appartient à la doctrine traditionnelle et se retrouve dans beaucoup de traditions.


Il semblerait que ce nouveau cycle, ce kalpa, ait débuté vers environ 63000 ans avant notre ère, et l’ âge d’ or, le Krita-Yuga, a duré 26000 ans.

L’ âge suivant, le Trêta-Yuga, ou âge d’ argent, qui a correspondu à l’ apparition des continent s de l’ Atlantide au Nord, et de la Lémurie, au Sud, s’ est terminé par le déluge biblique, vers 11000 ans avant notre ère.

Puis vint le Dvapara-Yuga, l’ âge d’ airain.

La fin de ce cycle , et nous sommes en plein dans le Kali-Yuga, l’âge du fer, est annoncée pour le 21ème siècle….

En Grèce, la doctrine cyclique fait son apparition avec Héraclite qui aura une grande influence sur la doctrine stoïcienne de l’ Éternel Retour.

Au 3ème siècle avant notre ère., Bérose vulgarisait dans tout le monde hellénistique la doctrine chaldéenne de la « grande année ». L’ Univers y est considéré comme éternel, mais il est anéanti et reconstitué périodiquement chaque « grande année » - le nombre correspondant de millénaires varie d’ une école à l’ autre - lorsque les sept planètes se réuniront dans le signe du Cancer ou « grand hiver », un déluge se produira.

Quand elles se rencontreront dans le signe du Capricorne, au solstice d’ été de la « grande année », l’ Univers entier sera consumé par le feu. Selon un texte perdu d’ Aristote, les deux catastrophes avaient lieu aux deux solstices: la conflagration au solstice d’ été, le diluvium au solstice d’ hiver.

On le voit, le mythe du déluge participe largement de deux théories :

L’ une qui voudrait que le Dieu créateur, excédé par sa création, ait un jour envie de tout détruire.

L’ autre qui exprime le principe d’ une création cyclique, d’ un retour indispensable au néant avant que de repartir. En Inde cela est clairement symbolisé par le souffle de Brâhma, celui qui crée en expirant et qui à la fin du cycle reprend sa création en inspirant, et ainsi de suite.

Cette théorie est du reste parallèle à celle des astrophysiciens modernes qui parlent d’ un monde en expansion puis en contraction, du big bang au big crash.

Il est évident que si nous voulons retrouver derrière les mythes la réalité des évènements, cette seconde théorie semble plus proche de ce qui s’ est passé, puisqu’ aussi bien elle peut être exprimée d’ une façon scientifique.

Mais la première peut aussi révéler des évènements réels, enfouis dans la mémoire des hommes et traduits avec les mots et les symboles à la disposition d’ autres hommes, longtemps après, et qui ne pouvaient qu’ être interprétés à cette aune.

Du strict point de vue scientifique, l'historicité du Déluge a longtemps été niée.

Actuellement, un grand nombre de savants de toutes disciplines envisagent sérieusement que la dernière transgression, c’ est-à-dire l' ennoyage des plates-formes continentales à la suite des déglaciations, pourrait être en connexion avec ces mythes.

Et il est vrai que cet épisode géologique a entraîné une augmentation du niveau de la mer, mais de 100 mètres environ sur une durée de 10.000 ans, même! Si certaines estimations sont de 130 m sur 8.000 ans, soit, en gros, 2 mètres par siècle ou encore pour se plus de la durée de vie humaine de un mètre tous les 50 ans !

Personne ne peut raisonnablement affirmer qu' une telle élévation du niveau de la mer ( 2 cm par an !!! même si localement on a pu avoir une élévation de quelques dizaines de cm par an à certaines périodes ) peut être assimilée à ce que toutes les traditions, d'un bout à l'autre de la planète, décrivent comme un événement ayant été brutal, rapide, limité dans le temps, excessivement destructeur, etc.


Article complet :
http://misraim.free.fr/deluge.html


A noter que l'on parle du déluge dans toutes les zones habitées vers l'an -9000 .
(Océanie comprise) .


Ce message a été modifié par Okomarac - samedi 03 février 2007 à 03:48.
dimanche 04 février 2007 à 02:50
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Ce qu'en dit l'association Fabula :


Aussi surprenant que cela puisse paraître, le mythe du Déluge et de l'arche de Noé, commun aux 3 religions monothéistes, revêt une importance capitale pour les défenseurs des religions.
Cette page sera utile autant aux fondamentalistes faisant une lecture littérale des écritures qu'à ceux cherchant désespérément une concordance historique entre les mythes bibliques et l'histoire.



Le Déluge de Noé, ou les Sciences face au Mythe

Le Déluge biblique

L'histoire biblique du déluge a beaucoup influencé les travaux des premiers géologues jusqu'à l'avènement des nouvelles théories sur l'âge de la terre et la dérive des continents. Jusque-là, les traces d'organismes marins et de coquillages trouvés en montagne étaient perçus comme autant de résidus du déluge universel... Un déluge ordonné par Dieu qui aurait submergé la terre toute entière, éradiquant toute la faune sauf les couples embarqués par un certain Noé dans son arche. Ce récit propose aussi que les humains actuels seraient tous les descendants des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Mais avec l'avènement de la géologie moderne, ce récit doit bien entendu être écarté du domaine de la science pour rejoindre celui des mythes. Un mythe qui se retrouve aussi dans le Coran.

Lire le Déluge selon la Bible (Genèse 6 à 9)

Le Déluge coranique

Voici le mythe de Noé tel qu'il est raconté par le Coran, mythe disséminé sur différentes sourates :

71. Sourate Noé (Nuh) .
1. Nous avons envoyé Noé vers son peuple:
2. Il [leur] dit: « Ô mon peuple, je suis vraiment pour vous, un avertisseur clair,
3. Adorez Allah, craignez-Le et obéissez-moi, [...] »
5. Il dit: « Seigneur ! J'ai appelé mon peuple, nuit et jour. 6. Mais mon appel n'a fait qu'accroître leur fuite.
21. Noé dit: « Seigneur, ils m'ont désobéi [..] »
25. « A cause de leurs fautes, ils ont été noyés, puis on les a fait entrer au Feu, et ils n'ont pas trouvé en dehors d'Allah, de secoureurs ».
26. Et Noé dit: « Seigneur, ne laisse sur la terre aucun infidèle. 27. Si Tu les laisses [en vie], ils égareront Tes serviteurs et n'engendreront que des pécheurs infidèles ».
28. « Seigneur! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyante, ainsi qu'aux croyants et croyantes; et ne fait croître les injustes qu'en perdition ».


29. Sourate L'araignée (Al-Ankabut).
14. Et en effet, Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années. Puis le déluge les emporta alors qu'ils étaient injustes.
15. Puis Nous les sauvâmes, lui et les gens de l'arche; et Nous en fîmes un avertissement pour l'univers.


26. Sourate Les poètes (As-Shuaraa)
105. Le peuple de Noé traita de menteurs les Messagers,
117. Il dit: « Mon Seigneur, mon peuple me traite de menteur.
118. Tranche donc clairement entre eux et moi: et sauve-moi ainsi que ceux des croyants qui sont avec moi ».
119. Nous le sauvâmes donc, de même que ceux qui étaient avec lui dans l'arche, pleinement chargée.
120. Et ensuite nous noyâmes le reste (les infidèles).


11. Sourate Hud.
36. Et il fut révélé à Noé: 37. « Et construis l'arche sous Nos yeux et d'après Notre révélation. Et ne M'interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés ».
38. Et il construisait l'arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit: 39. Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l'humiliera, et sur qui s'abattra un châtiment durable! »
40. Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner [d'eau], Nous dîmes: « Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux. [...]
42. Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l'arche): « Mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants ».
43. [...] Et les vagues s'interposèrent entre les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés ».
44. Et il fut dit: « Terre, absorbe ton eau! Et toi, ciel, cesse [de pleuvoir]! ». L'eau baissa, l'ordre fut exécuté, et l'arche s'installa sur le Joudi [...]
48. Il fut dit: « Noé, débarque avec Notre sécurité et Nos bénédictions sur toi et sur des communautés [issues] de ceux qui sont avec toi. Et il y (en) aura des communautés auxquelles Nous accorderons une jouissance temporaire; puis un châtiment douloureux venant de Nous les toucheras ».
49. Voilà quelques nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela. Sois patient. La fin heureuse se sera aux pieux.


17. Sourate Le voyage nocturne (Al-Isra)
3. [Ô vous], les descendants de ceux que Nous avons transportés dans l'arche avec Noé. Celui-ci était vraiment un serviteur fort reconnaissant.


Vous l'avez observé : si la science et le bon sens contredisent la Bible, ils contredisent aussi le Coran. La lecture minutieuse du Coran et des livres de célèbres exégètes tels Ibn Kathir et Attabari montre que les versions islamique et chrétienne du déluge ne différent guère... Et certains démagogues musulmans cherchent désespérément une issue de secours pour leur religion :

En prétendant que le déluge de Noé, selon la version Coranique, ne fut pas universel, concernant uniquement une partie du monde, là où vivait le peuple de Noé.
En expliquant qu'il ne concerne que quelques animaux domestiques (et non pas un couple de chaque espèce) dont Noé aura besoin à la fin de son voyage...
En proposant que les transgressions marines survenues dans les plaines mésopotamiennes, il y a 7000 ans, sont les preuves "scientifiques" et "archéologiques " du déluge.
Pour ce qui concerne les phénomènes géologiques survenus en Mésopotamie [ lire l'aticle ], cela pourrait démontrer que les mythes ont souvent pour origine des phénomènes réels, mais qu'avec le temps ils seront enrichis et nourris par l'imaginaire.
Quelques remarques concernant des contradictions sur le sujet en Islam : Selon Ibn Hicham dans la Sirah (biographie du prophète Mohammed), Mohammed serait approximativement le cinquantième descendant d' Adam ; soit qu'il y aurait cinquante générations séparant Adam (le premier homme !) et Mohammed. D'autre part, Ibn Abbas d'après Ibn Kathir affirme qu'il y aurait dix siècles entre Adam et Noé. Si Noé avait vécu il y a 7000 ans, d'après ceux qui parlent des preuves archéologiques, Adam aurait ainsi vécu il y a 8000 ans... Comparons cette date avec l'apparition des premiers Homo sapiens sapiens il y a plus de 50 000 ans, sans compter neanderthal et leurs prédécesseurs.
Concluons provisoirement pour nos amis croyants : pour mieux comprendre les écritures dites sacrées, il faut les voir comme un produit de la culture humaine, et non pas comme parole d'un quelconque dieu.

Ali Hajouji

[ Consulter le Mémento chronologique ]



Les Mythes de Déluge originels

De nos jours, il faut être particulièrement endoctriné et illettré pour ignorer les autres mythes de déluge ayant précédé ceux proposés par le Coran et la Bible.... Et dont ces derniers se sont inspirés, pour ne pas dire "ont généreusement pompé". En voici un échantillon, parmi les plus célèbres et explicites.

Inspiré par les inondations dévastatrices du Tigre et de l'Euphrate, le mythe du Déluge trouve sa version la plus complète et la plus ancienne dans la "Genèse" paléo-babylonienne de l'humanité, le Poème d'Atrahasis, apparu vers l'an 1700 avant J.C., copié ou transposé ensuite pendant plus de mille ans.

Un des plus anciens, le Poème d'Atrahasis.
Créés afin d'épargner aux dieux tout travail et de les servir, les hommes se multiplièrent au point que leur tapage incommoda le dieu-souverain Enlil. Celui-ci voulut leur envoyer Epidémies et Pestilence puis Sécheresse et Famine mais, instruit par son dieu protecteur Enki/Ea, le Supersage Atrahasis, roi de Shuruppak (Fâra aujourd'hui), se concilia les dieux responsables des fléaux. Enlil décida décida donc de déchaîner un déluge. Enki révéla le projet d'Enlil non pas au Supersage en personne mais à la paroi de sa hutte de roseaux. Sur ses conseils, Atrahasis construisit alors le bateaux hermétiquement clos, Sauve-vie, et y embarqua les siens et tous les animaux envoyés par le dieu bienveillant. Le cataclysme dira sept jours et sept nuits. Les dieux réalisèrent alors qu'en détruisant l'humanité ils s'étaient privés de toute subsistance. A la fin du déluge, le bateau ayant échoué sur une montagne, Atrahasis libéra les animaux et offrit un grand sacrifice aux dieux affamés. Bien que rassasié lui aussi, Enlil entra en fureur car on avait, une fois encore, désobéi à sa volonté. Pour le calmer, Enki et la déesse-mère Nintu proposèrent de limiter la prolifération des hommes en introduisant la mort naturelle, la stérilité féminine, la mortalité infantile, et en interdisant aux prêtresses de procréer.


On constatera à la lecture du Déluge ci-dessous, celui de l'Épopée de Gilgamesh, combien il est proche du récit de la Bible... Mis à part qu'il a précédé la rédaction de celle-ci de plus de mille ans :

Le Déluge dans l'Épopée de Gilgamesh
Sauvé du Déluge et devenu immortel, Utanapishti décrit en détail à Gilgamesh comment il bâtit un bateau en forme de cube parfait où il rassembla les siens et les animaux. Quand les pluies eurent cessé et la décrue commencé, il envoya successivement, en reconnaissance au-dessus des flots, une colombe, une hirondelle puis un corbeau qui, lui, ne revint pas. Ayant échoué sur une montagne, il fit un sacrifice aux dieux affamés qui, "humant la bonne odeur, s'attroupèrent comme des mouches".
Ayant décidé d'enrayer la prolifération des hommes par l'envoi de famines, d'épidémies et de bêtes sauvages, le grand dieu Enlil accorda cependant l'immortalité à Utanapishti et à sa femme et les envoya " là où tous les fleuves se rejoignent", par-delà la mer de Mort, où Gilgamesh finit par le trouver.


Les différents versions du Déluge lues jusqu'ici ont toutes un même prototype, dont témoigne aussi le seul récit de cette catastrophe écrit en sumérien qui nous soit parvenu : une tablette incomplète découverte à Nippur, datant d'environ 1700 av. J.-C.

Le mythe du Déluge en Sumérien, sur tablette (texte incomplet)
(Lorsque le texte devient intelligible) Le dieu Enki décide de protéger les hommes et de les aider à atteindre leur plein développement en les encourageant à construire des sanctuaires, des villes des systèmes de canalisations et d'irrigation, en instaurant la royauté et des lois sociales, en leur assignant des capitales (Eridu, Badtibira, Sippar, Shuruppak…)
Ayant dû, de toute évidence, jurer de ne pas révéler le Déluge projeté par les dieux An et Enlil (une cassure de la tablette ne permet pas d'en connaître la cause), Enki parvient néanmoins à en avertir son dévot, le pieux roi Ziusudra, "vie de jours prolongés", en s'adressant à la paroi du temple où celui-ci se recueille ; (après une nouvelle cassure de la tablette), on retrouve Ziusudra dans son bateau balloté sur les eaux pendant sept jours et sept nuits. Puis Utu, le soleil, réapparaît, illuminant l'intérieur de l'embarcation grâce à une ouverture pratiquée par le roi qui se prosterne devant lui et lui offre un sacrifice. (Après une nouvelle cassure), on voit An et Enlil, ayant pris Ziusudra en affection, lui accorder l'immortalité et l'installer "là où se lève le soleil".


Cela vous paraît-il plus évident maintenant ? Le Déluge des 3 grandes religions dites "monothéistes" est directement copié de mythes suméro-babyloniens polythéistes l'ayant précédé... De la simple retrancription.

Mais voici d'autres exemples de déluges, très ressemblants pour certains, et très différents pour d'autres, avec d'autant plus de similitudes si la culture dont ils sont l'origine est géographiquement proche l'une de l'autre :

Récit de déluge dans le Satapatha Brahmana, le Mythe de Manu ou Satyaavrata (le 1er homme). En Inde, Manu est sauvé du déluge par un poisson, ce poisson tire le bateau de Manu jusqu’à une montagne ou prévenu de l'imminence d'un déluge par Vichnou, qui a pris la forme d'un poisson, selon d'autres récits. Sur les conseils du dieu, l'ascète construit un bateau pour abriter les espèces vivant à la surface du monde ; il échoue sur une montagne après le reflux des eaux. Dans certaines versions, l'ascète lâche un oiseau, qui revient branchage au bec...

Au total, 13 récits différents viennent d'Asie, et neuf d'Océanie, surtout d'Australie... Le déluge australien est provoqué par un dieu grenouille (lunaire) qui, ayant bu les eaux de la terre, les recrache brusquement.

Récits de Déluge en Amérique. 14 versions en Amérique du Sud donnent comme origine du cataclysme la brouille entre les deux dieux jumeaux fondateurs du monde ; l'un d'eux, frappant du pied sur le sol, fait jaillir les eaux qui viennent recouvrir le monde entier.
7 autres d'Amérique centrale, et 16 récits d'Amérique du nord donnent pour origine au déluge universel de fortes pluies...

Une dernière curieuse tradition des méso-américains : Selon eux, ils descendraient d'un autre peuple, les hommes artisans, disparus il y a longtemps dans un déluge. Les méso-américains étaient sensibilisés par la fragilité du monde. Selon eux, celui-ci n'était qu'une suite de constructions et de destructions, dont notre monde serait le cinquième épisode. Leur tradition expliquait qu'il y avait eu cinq mondes. Le premier avait été détruit par les jaguars, le second avait été détruit par un souffle transformant tous les hommes en singes, le troisième avait été détruit par une pluie de feu. Le quatrième avait été détruit par un déluge qui a duré 52 ans ...


Une question se pose maintenant, tous ces déluges mythiques ont-ils été inspirés d'inondations bien réelles, comme celles que subissait la Mésopotamie par des débordements du Tigre et de l'Euphrate, par ex.? Ou de cataclysmes plus violents, tel celui décrit par la récente hypothèse des géologues William Ryan et Walter Pitman ?
Bien sûr que non, ils ont été inventés indépendamment dans au moins trois continents, alors que d'autres ont de nettes concordances les uns les autres, mais toujours en relation avec une parenté géographique.
Mais quelles "inondations diluviennes" les aborigènes d'Australie auraient-ils connues ? Et par quel moyen de communication magique, ou radio-émetteur d'ondes longues, ces mêmes aborigènes, qui entrèrent en Australie il y a environ 40'000 ans, auraient-ils eu vent du déluge universel entre le Tigre et l'Euphrate survenu il y a quelques millénaires, derrière la colline, dont ils relatent une version par ailleurs totalement différente ?
Rappellons-nous que les Aborigènes ne parlent pas aux mêmes dieux, ni ne dansent sur les mêmes musiques...
Si l'on en croit l'archéologie et la géologie, les mésoaméricains, descendants d'Asiatiques qui rejoignirent le Nouveau Monde par le détroit de Behring, avaient eux aussi coupé le contact avec l'Ancien Monde bien avant le supposé déluge mésopotamien, à l'origine des "mythes diluviens"... Et pourtant, ils parlent eux aussi de déluge, d'un déluge très différent des autres...


Le Déluge et la Mer Noire

Des preuves de plus en plus convaincantes semblent indiquer qu'il y eut un "déluge" localisé au niveau de la Mer Noire, mais pas n'importe quelle inondation comme il pouvait s'en passer si souvent en Mésopotamie, aussi violentes fussent-elles. Ici, l'échelle de l'inondation est sans commune mesure avec une inondation causée par l'Euphrate ou le Nil, et, c'est précisément pour cette raison que l'on peut effectivement parler de déluge.

Mais de quoi s'agit-il au juste ?
Il y a environ 7500 ans un cataclysme submergea la Mer Noire et ses bords. Or, 7500 ans, ce n'est pas si loin des temps dits historiques (= apparition de l'écriture, env. 3500av J.C), suffisamment proche en tous cas pour que l'on s'en souvienne et qu'on en fasse un mythe.

Alors que l'ère glacière touchait à sa fin il y a de cela 12000 ans, la Mer Noire n'était alors qu'un lac d'eau douce, moins grand d'ailleurs que la Mer Noire actuelle. Tandis que les glaciers fondaient durant les millénaires suivants, le niveau global des mers montaient progressivement mais sûrement ; on pensait jusqu'à maintenant que le niveau de la Mer Noire était monté de la même manière. Il semblerait qu'en fait ce soit un barrage naturel à l'endroit actuel du Bosphore qui ait retenu les eaux montantes de la Mer de Marmara jusqu'au jour où le barrage céda, laissant se déverser dans la Mer Noire, alors 150 mètres en contrebas, de un à deux mille mètres cubes d'eau de mer par jour !! La mer aurait donc progressé dans les terres de 1 à 2 kilomètres par jour, et ce, pendant des mois, forçant ainsi les habitants à fuir.

Cette théorie fut présentée pour la première fois en 1993 par les géologues des fonds marins William Ryan et Walter Pitman, suite à leur découverte, au large des côtes nord de la Mer Noire, de sédiments et de faunes marines tendant à suggérer l'existence d'un tel déluge. A l'appui de cette théorie, durant l'été 1999, l'explorateur des fonds marins Bob Ballard découvrit une plage sous 150 mètres d'eau à proximité des côtes sud de la Mer Noire. Les sédiments contenaient des roches et des coquillages qui indiquaient que l'eau douce du lac avait été submergée par de l'eau de mer. En effet, dans les sédiments se trouvaient à la fois des coquillages d'eau douce vieux de 7800 ans et des coquillages d'eau de mer datant seulement de 7300 ans. Il y avait donc bien eu un lac avant la mer.

Encouragé par cette découverte, Ballard projette de monter une expédition pour trouver des traces de présence humaine le long des bords inondés de la Mer Noire...
[ extrait de http://home.nordnet.fr/~caparisot/html/mernoir.html ]


Il est tout à fait raisonnable d'imaginer que cette invasion - par l'eau de mer - d'un lac d'eau douce, puisse être à l'origine de mythes diluviens de cette région du monde. Mais il est tout aussi raisonnable d'imaginer que l'inondation d'un village, la noyade d'un enfant, ou un rêve de vieil ivrogne ait pu fleurir l'imaginaire de nos ancêtres d'où le début d'un mythe a pu germer, car un "cataclysme originel" ne pourra pas être un dénominateur commun à tous les mythes de déluges si différents pour certains, dont le seul point commun entre eux est la matière première, l'eau...
Tenter de remplacer la version littérale d'un "déluge universel divin" par un fait historique géologique déterminé est une démarche tendancieuse, voire quelque peu dogmatique.
Deux questions pour conclure d'un point de vue rationnel : Est-il vraiment indispensable de trouver une cause originelle historique pour expliquer LE mythe diluvien unique qui, en réalité, n'a jamais existé ? Les groupes d'hommes seraient-ils incapables d'inventer un mythe de déluge inspiré par un événement local, une mare ou un ruisseau, chacun dans sa région, et indépendamment les uns des autres ?
Certes non, un enfant en est très capable, les enfants ont de l'imagination... Mais les adultes aussi : qu'en est-il de l'Atlantide, le continent disparu ? Combien de livres, de films, d'oeuvres poétiques et artistiques, ce mythe du continent englouti - dont un seul et bref paragraphe de Platon en suggère l'existence par l'affirmation de sa disparition - n'a-t-il pas inspirés ?
Et pourtant, la chaîne de l'Atlas (Maroc) se nomme ainsi suite à ce murmure d'une célébrité grecque ; les Touaregs se prétendent descendants des Atlantes, suite à cette phrase de Platon. Et ainsi de suite depuis plus de 2000 ans.
R.T & S.K.



Sûryâ Krishnan
Rafael Terrón

Sources :
Roy Willis - Mythologies du monde entier. Bordas 1994
H. H. Hofstätter & H. Pixa - Histoire Comparée des Civilisations. Tome I, R.Laffont, 1962
A. Pasquel & F. Guevara - Subconsciente colectivo, mitos y sueños. Ediciones del H.U.P. Cienfuegos, 1977

http://www.rationalisme.org/french/sciences_deluges.htm#




Je ne vois pas pourquoi l'auteur du sujet , ne pose pas la question aux musulmans ?
dimanche 04 février 2007 à 11:59
Citer +Citer
Je connaissais , le texte de l'Association Fabula .

Mais la question est ouverte à tous les créationnistes . J'ai cité la genèse parce que je la connais mieux que le Coran .

Les questions portent sur l'arche et non sur le déluge (50ème édition) .
samedi 10 février 2007 à 08:02
Citer +Citer
QUOTE (_Okomarac_ @ 28 Jan 2007 à 11:24)
PROBLEMES


1 - Quel est le volume de l’arche ? (simple)



2 - Sachant que l’on compte 4629 sortes de mammifères , 9776 sortes d’oiseaux , 7712 sortes de reptiles , 4680 espèces de batraciens , et qu’il  y a 24 618 espèces de poissons dont ne ne tiendrons pas compte vu qu’ils évoluaient dans leur élément . (Chiffres de 1990 à 2000 – Institut Virtuel de Cryptozoologie)

Calculez le poids de la cargaison ?

(N’oubliez pas Noé et sa famille). biggrin.gif



3 - Combien de temps , Noé a mis pour récolter et sauvegarder tout ça :
http://perso.orange.fr/cryptozoo/biodiversite/biodiver.htmmellow.gif



4 – Sachant que Noé et sa famille, ne pouvant travailler à l’époque qu’avec des outils en pierre (Chalcolithique) évaluez le temps qu’a pris la construction de l’arche ?


5 – Quelle forme avait ce bateau pour contenir un tel poids ?


6 – Répartissez la hauteur de chaque étage de l’arche sachant qu’il ne pouvaient être égaux, vu que la girafe mesure 5.80 m ?



Trouvez d’autres problèmes et ne riez pas, des créationnistes pseudos scientifiques américains tentent de répondre à ce genre de questions.

Je crois pouvoir répondre a la question .

Avant de commencer mes calculs , je voudrais savoir si les dinosaures avaient déjà disparus , à l'époque de Noé .

A moins que Noé a oublié de charger ces espèces dans l'arche . Dans ce cas , ça résoud le problème de leur disparation .



Ce message a été modifié par Increvable_99 - samedi 10 février 2007 à 08:05.
samedi 10 février 2007 à 14:25
Citer +Citer
QUOTE (Immortel95 @ 28 Jan 2007 à 14:52)
C'est un mythe de toute façon sleep.gif

La Bible est pleine de ce genre de récit ajoutés a posteriori et généralement repris d'autre cultures.
Ainsi les Israëlites n'ont jamais été exilés en Egypte. Ils ont repris le sujet de l'Exode de Hyksôs
qui ont fui l'Egypte lors de la premiere explosion du volcan Théra (les dix plaies de l'Egypte sont clairement des phénomenes observables lors d'une éruption gigantesque)
De même, les Israëlites n'ont jamais assiégé les villes de Canaan. Jericho était abandonnée depuis PLUSIEURS MILLÉNAIRES et les autres citadelles canaanéennes mentionnées dans le livre de Josué ont été mises a sac par les Peuples de la Mer un siecle avant l'arrivée présumée des Israëlites.
La liste peut est encore plus longue...
samedi 10 février 2007 à 14:40
Citer +Citer
QUOTE (Amstello @ 10 Feb 2007 à 13:25)
les dix plaies de l'Egypte sont clairement des phénomenes observables lors d'une éruption gigantesque

J'ai des doutes pinch.gif
samedi 10 février 2007 à 16:44
Citer +Citer
QUOTE (Grenouille verte @ 10 Feb 2007 à 13:40)
J'ai des doutes pinch.gif

La grêle de feu : a l'évidence, des cendres volcaniques, l'eaudu Nil transformée en sang : cendres volcaniques dissoutes dans l'eau, l'invasion de grenuoilles ; les bestioles quittent l'eau infectée, La mort des derniers-nés : épidémie qui frappe ceux qui n'ont pas encore d'immunité comme dans tous les cataclysmes naturels... Quant a la mer qui s'ouvre d'abord, pour revenir ensuite et engloutir une armée, c'est tout simplement un tsunami...
dimanche 11 février 2007 à 00:02
Citer +Citer
QUOTE (Amstello @ 10 Feb 2007 à 15:44)
La grêle de feu :  a l'évidence, des cendres volcaniques, l'eaudu Nil transformée en sang :  cendres volcaniques dissoutes dans l'eau, l'invasion de grenuoilles ; les bestioles quittent l'eau infectée, La mort des derniers-nés : épidémie qui frappe ceux qui n'ont pas encore d'immunité comme dans tous les cataclysmes naturels... Quant a la mer qui s'ouvre d'abord, pour revenir ensuite et engloutir une armée, c'est tout simplement un tsunami...


Gilcad a posté un résumé complet d'un texte paru dans Science et Vie , et parlant des dix plaies d'Egypte et de l'éruption du Santorin .

lundi 12 février 2007 à 11:59
Citer +Citer
QUOTE (Okomarac @ 10 Feb 2007 à 23:02)

Gilcad a posté un résumé complet d'un texte paru dans Science et Vie , et parlant des dix plaies d'Egypte et de l'éruption du Santorin .

Oui, en page 2 ou 3, je sais plus happy.gif
Mais ne t'inquiète pas Grenouille, ce n'est pas pour accorder de la crédibilité aux mythes judéo-chrétiens : au contraire, cela tendrait à prouver qu'une fois encore, un phénomène bien naturel a pû être attribué à un Dieu car inexplicable à l'époque....
mardi 24 avril 2007 à 20:49
Citer +Citer
Et up pour Montana .

Pages : < 1 2 3 4 5 6 >


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