A voir sur Livenet :

Derniers Sujets

Pages : < 1 2 3 4 5 6 >
Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
lundi 29 janvier 2007 à 16:08
Citer +Citer
Oui , c'est ça . Fin de la glaciation de Würm , qui va entraîner une période de précipitation entre -9000 et -8750 selon les sources . Montée des océans , pour arriver à l'ouverture de la mer Noire vers -7500 .

La planète risque de revivre une situation similaire d'ici peu .


Ce message a été modifié par Okomarac - lundi 29 janvier 2007 à 16:21.
lundi 29 janvier 2007 à 19:03
Citer +Citer
QUOTE (Daddy-O @ 29 Jan 2007 à 14:46)
Par contre pour l'arche de Noé, je vois pas comment expliquer ça.

Techniquement, c'est très difficile de construire un bateau de la taille décrite dans la Bible. Rien qu'à notre époque, on a de la peine, alors imagine pour un type seul, avec des outils en pierre et du bois.

Une chose est sure, l'arche de Noé est un mythe.

Cela dit, c'est possible que des gens aient entrepris la construction de bateau en voyant le niveau de la mer monter (si elle n'est pas montée trop vite.)
lundi 29 janvier 2007 à 20:10
Citer +Citer
QUOTE (Heavy Wizard @ 29 Jan 2007 à 18:03)
Techniquement, c'est très difficile de construire un bateau de la taille décrite dans la Bible. Rien qu'à notre époque, on a de la peine, alors imagine pour un type seul, avec des outils en pierre et du bois.

Une chose est sure, l'arche de Noé est un mythe.

Cela dit, c'est possible que des gens aient entrepris la construction de bateau en voyant le niveau de la mer monter (si elle n'est pas montée trop vite.)



Non mais t'imagines . Un bateau de 150 m de long , de 25 m de large et de 15m de haut , comportant 3 étages .

Le bois probablement du cyprès , un bois très dur et difficile à manier , pour le courber , il faut le chauffer . Rien que cela , même s'il avait de l'aide , est presque irréalisable .

A la limite , c'est un travail bien plus gigantesque que la construction des pyramides , voir tout à fait irréalisable .

Il faut savoir que des tests ont été fait sur différents types de bateaux d'époques ,(modèles réduits) , tous ont coulés dès qu'on y a posé des charges ...

Ce message a été modifié par Okomarac - lundi 29 janvier 2007 à 20:12.
lundi 29 janvier 2007 à 21:55
Citer +Citer
QUOTE (Okomarac @ 29 Jan 2007 à 07:04)
QUOTE (_stan01_ @ 29 Jan 2007 à 06:38)
QUOTE (Okomarac @ 28 Jan 2007 à 21:01)
QUOTE (space oddity @ 28 Jan 2007 à 20:32)
QUOTE (_Heavy Wizard_ @ 28 Jan 2007 à 16:22)
Sauf erreur, le déluge est censé recouvrir toute la planète d'eau.

Je pose une seule question: où est elle, actuellement, toute cette flotte?


Les nappes phréatiques bien évidemment. sleep.gif



Tu as tout à fait raison . C'est là que les eaux du déluge seraient retournées ...

Mais c'est aussi de là , qu'elles seraient venues .

Ici un site avec trois modèles de déluges . mellow.gif

http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/hydroplaques/#


De quel déluge parles tu ?



Du déluge biblique bien sur . Toutes les hypothèses citées sont des tentatives d'explications données par des créationnistes afin de justifier celui-ci .

Dans ce cas on parle pas du même déluge.
mardi 30 janvier 2007 à 00:31
Citer +Citer
QUOTE (stan01 @ 29 Jan 2007 à 20:55)
QUOTE (_Okomarac_ @ 29 Jan 2007 à 07:04)
QUOTE (_stan01_ @ 29 Jan 2007 à 06:38)
QUOTE (Okomarac @ 28 Jan 2007 à 21:01)
QUOTE (space oddity @ 28 Jan 2007 à 20:32)
QUOTE (_Heavy Wizard_ @ 28 Jan 2007 à 16:22)
Sauf erreur, le déluge est censé recouvrir toute la planète d'eau.

Je pose une seule question: où est elle, actuellement, toute cette flotte?


Les nappes phréatiques bien évidemment. sleep.gif



Tu as tout à fait raison . C'est là que les eaux du déluge seraient retournées ...

Mais c'est aussi de là , qu'elles seraient venues .

Ici un site avec trois modèles de déluges . mellow.gif

http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/hydroplaques/#


De quel déluge parles tu ?



Du déluge biblique bien sur . Toutes les hypothèses citées sont des tentatives d'explications données par des créationnistes afin de justifier celui-ci .

Dans ce cas on parle pas du même déluge.

Si tu sais pas lire le titre du topic , c'est pas la peine de venir poster des phrases idiotes .
mardi 30 janvier 2007 à 03:38
Citer +Citer
QUOTE (stan01 @ 29 Jan 2007 à 20:55)
QUOTE (_Okomarac_ @ 29 Jan 2007 à 07:04)
QUOTE (_stan01_ @ 29 Jan 2007 à 06:38)
QUOTE (Okomarac @ 28 Jan 2007 à 21:01)
QUOTE (space oddity @ 28 Jan 2007 à 20:32)
QUOTE (_Heavy Wizard_ @ 28 Jan 2007 à 16:22)
Sauf erreur, le déluge est censé recouvrir toute la planète d'eau.

Je pose une seule question: où est elle, actuellement, toute cette flotte?


Les nappes phréatiques bien évidemment. sleep.gif



Tu as tout à fait raison . C'est là que les eaux du déluge seraient retournées ...

Mais c'est aussi de là , qu'elles seraient venues .

Ici un site avec trois modèles de déluges . mellow.gif

http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/hydroplaques/#


De quel déluge parles tu ?



Du déluge biblique bien sur . Toutes les hypothèses citées sont des tentatives d'explications données par des créationnistes afin de justifier celui-ci .

Dans ce cas on parle pas du même déluge.

QUOTE
Tu as tout à fait raison . C'est là que les eaux du déluge seraient retournées ...
Mais c'est aussi de là , qu'elles seraient venues .

C'est ça qui est idiot.

Le déluge biblique est provoqué par l'abondance de pluie.
Et toi tu me parles de nappe phréatique.
Si la cause est differente, cela veut dire qu'on parle plus du déluge biblique.
C'est tout simplement sur ça que j'ai voulu attirer ton attention.
mardi 30 janvier 2007 à 10:42
Citer +Citer
Stan 01

Ok , ne nous fâchons pas .

Pour toi ,



LE DELUGE BIBLIQUE c'est ça :


(Résumé des versets parlant du déluge)

6.17
Et moi, je vais faire venir le déluge d'eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra.

7.4
Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j'ai faits.

7.12
La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.

7.17
Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l'arche, et elle s'éleva au-dessus de la terre.

7.19
Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.

7.20
Les eaux s'élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.

7.24
Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.


http://www.campuslive.ch/lausanne/Bible/Old/01.Genese.html


Sauf erreur ou omission , c'est bien ça le déluge biblique .


Dès lors faut-il croire , oui ou non , au déluge , Stan ?



mardi 30 janvier 2007 à 10:54
Citer +Citer
Le deluge, comme l'a dit Daddy-O est une catastrophe vecue il y a 10000 ans, le debut du mesolithique ( ce qui coïncide avec ce que Okomarac dit de Noé ), cette catastrophe a tellement marqué les esprits qu'elle a été racontée de generation en generation et a finalement été reprise par la Bible
mardi 30 janvier 2007 à 11:27
Citer +Citer
QUOTE (~Laetitia~ @ 30 Jan 2007 à 09:54)
Le deluge, comme l'a dit Daddy-O est une catastrophe vecue il y a 10000 ans, le debut du mesolithique ( ce qui coïncide avec ce que Okomarac dit de Noé ), cette catastrophe a tellement marqué les esprits qu'elle a été racontée de generation en generation et a finalement été reprise par la Bible

Non seulement je partage ton opinion mais ce que tu dit est tellement vrai , qu'il est difficile de trouver une religion ou une mythologie ( j'entends ici mythologie , par religion disparue ) qui ne parle pas du déluge .
mardi 30 janvier 2007 à 12:25
Citer +Citer
A ce titre voici un événement qui explique peut être en partie l'origine du mythe de l'arche de Noé!

"Il y a 8 000 ans, une éruption de l’Etna aurait provoqué un titanesque tsunami, ravageant les côtes jusqu’à l’Afrique et la Turquie."

Pour plus d'infos cliquez sur le lien suivant!

www.futura-sciences.com

Bon je vois déjà certains venir avec l'argument selon lequel il n'est pas question d'un déluge, mais n'oublions pas qu'un événement conté sur plusieurs générations peut au final ne plus avoir grand chose à voir avec l'événement en question, c'est le bon vieux princpe du téléphone arabe!

Ce message a été modifié par uno - mardi 30 janvier 2007 à 12:26.
mardi 30 janvier 2007 à 12:36
Citer +Citer
Lol, oui, d'ailleurs, concernant le volcan de l'ile de Santorin, le tsunami qu'il a provoqué à presque anéanti la civilisation minoéenne, sur l'ile de Crete (le tsunami detruisant le flotte maritime, sterilisant les sols, la riche civilisation s'est effondrée et n'a pas pu resister aux envahisseurs )
mardi 30 janvier 2007 à 12:40
Citer +Citer
QUOTE (~Laetitia~ @ 30 Jan 2007 à 11:36)
Lol, oui, d'ailleurs, concernant le volcan de l'ile de Santorin, le tsunami qu'il a provoqué à presque anéanti la civilisation minoéenne, sur l'ile de Crete (le tsunami detruisant le flotte maritime, sterilisant les sols, la riche civilisation s'est effondrée et n'a pas pu resister aux envahisseurs )

Certains ont même émis l'hypothèse selon laquelle l'explosion du volcan de Santorin aurait pû être la cause des plaies de l'Egypte et même du retrait des eaux permettant le passage de Moïse...... happy.gif
mardi 30 janvier 2007 à 12:44
Citer +Citer
QUOTE (Gilcad @ 30 Jan 2007 à 11:40)
Certains ont même émis l'hypothèse selon laquelle l'explosion du volcan de Santorin aurait pû être la cause des plaies de l'Egypte et même du retrait des eaux permettant le passage de Moïse...... happy.gif

Lol, j'etais pas au courant, je savais qu'on avait fait des allusions au mythe de l'Atlantide, mais pas de ça sm15.gif
mardi 30 janvier 2007 à 12:57
Citer +Citer
Tiens, je l'avais lu là ! happy.gif


QUOTE
Sciences et Vie : MAI 2002 n° 1016

Et si la Bible disait vrai…
LES DIX PLAIES D’EGYPTE EXPLIQUEES PAR LA SCIENCE
    On vient peut-être d’identifier l’un des auteurs de l’Ancien Testament. Il s’agirait d’une figure légendaire de la Méditerranée à qui l’on attribue déjà d’autres chapitres de l’histoire de l’Antiquité. Elle fut par le passé vaguement soupçonnée d’avoir prêté main forte à Moïse, en déclenchant les dix plaies décrites dans le livre de l’Exode, dix fléaux qui persuadèrent Pharaon de laisser les Hébreux sortir d’Egypte. Plusieurs travaux scientifiques semblent aujourd’hui confirmer ces soupçons. Ce n’est pas un exégète de la Bible ou un archéologue sondant les hiéroglyphes qui le disent, mais deux géologues plus promptes à lire le passé dans les sédiments. Car c’est à un volcan que les fils d’Israël devraient la délivrance d’Egypte, plus exactement au Santorin, dont l’éruption au XVIIe siècle avant notre ère est connue par ailleurs pour être à l’origine de la destruction de la civilisation minoenne, en mer Egée.


La Naissance d'un Mythe
    L’histoire commence par un défi que se lancèrent deux amis au sortir d’un colloque voilà quelques années. L’un est un géologue français, Gilles Lericolais, en poste à l’IFREMER, à Brest. L’autre s’appelle William Ryan, et exerce la même profession au Lamont-Doherty Earth Observatory (Etat de New York). Ils ont en commun d’étudier le faciès stratigraphique du bassin de la mer Noire. Chacun de leur côté, ils ont ainsi mis en évidence le remplissage rapide de ce bassin voilà 7500 ans. La Méditerranée y aurait déversé son trop plein en cascade. Réalisant que leurs travaux accréditaient la survenue d’un déluge au Proche-Orient au cours du Néolithique, les chercheurs s’amusèrent à élaborer une explication rationnelle à quelques autres grands mythes fondateurs.
    Très vite ils évoquèrent la possibilité que les dix plaies d’Egypte découlent d’une éruption volcanique. Celle du Santorin était assez exceptionnelle pour faire l’affaire. En passant en revue les effets attendus de l’éruption minoenne, Lericolais et Ryan s’aperçurent avec surprise qu’elle aurait pu engendrer chacune des plaies. Ce qui n’était qu’un jeu d’esprit, une spéculation de scientifiques devint une hypothèse qui prit consistance au fil du temps.

    Car les données concernant les épanchements du Santorin sont éloquentes. Le complexe insulaire éponyme formé de 5 îles appartient à l’arc volcanique de la mer Egée. Il est situé à 700 km au nord-ouest des rivages méditerranéens de l’Egypte. Vers 1600 avant notre ère, le Santorin se réveilla brutalement. Durant les deux jours que dura tout au plus son éruption il éructa une trentaine de km3 de cendres et de lave. Des éruptions explosives de cet acabit, il ne s’en produit que deux ou trois par siècle. La plus importante du XXe siècle fut plus modeste que celle-ci : en 1991, le Pinatubo émit néanmoins des tombereaux de cendres. Le panache du volcan philippin, sensiblement moins replet que « la colonne plinienne » de son ancêtre grec, gagna la haute atmosphère pour accomplir trois rotations autour de la Terre. Car, et c’est là le nœud de l’affaire, l’impact des éruptions explosives sur l’environnement est colossal et ne se limite pas aux abords du volcan.

    Selon les calculs de Tim Druitt , du laboratoire de vulcanologie (ajuster avec article Julie) l’université de Clermont-Ferrand, cendres et particules s’expulsèrent de la bouche du Santorin à la vitesse du son (environ 1000 km à l’heure). Elles formèrent une colonne qui se dressa sur 36 km avant de s’étaler en direction du sud-est , guidée par les vents dominants vers la Crête et l’Egypte. L’effondrement progressif du cratère permit à l’eau de mer de s’engouffrer, provoquant plusieurs explosions violentes qui sculptèrent une caldeira béante de 8 km de diamètre.

    A cette catastrophe naturelle en succèda une autre : l’éruption engendra un raz-de-marée, qui se répandit, en cercles concentriques dans une large partie du bassin méditerranéen, ainsi qu’en témoignent les tsunamites, dépôts sédimentaires « bouleversés » relevés en 1999 par Maria Bianca Cita (de l’université de Milan) et Giovanni Aloisi (université Pierre et Marie Curie, Paris) sur le plancher marin, au voisinage du cratère et à 400 km au sud-est. Nul ne sait si ces vagues d’une quinzaine de mètres ont atteint l’Egypte. En raison de la rotondité de la Terre, l’éruption elle-même n’y fut pas perçue. Mais les populations côtières purent entendre une déflagration (l’explosion du Tambora, qui secoua l’Indonésie en 1815, fut perçue à 1500 km à la ronde), et distinguer le panache à l’horizon. Les travaux de Daniel Stanley (Smithsonian Institution, à Washington) ont établi de façon formelle que les cendres ont bien touché le delta du Nil. Les relevés stratigraphiques du sédimentologue témoignent de la présence de téphras, particules volatiles de nature volcanique, d’âge et de composition chimique identique à celles de Santorin, dans plusieurs lacs résiduels du bras de mer qui s’étendait en lieu et place de l’actuel canal de Suez. Ces téphras seraient responsables de la première des plaies.

    Lorsqu’à la demande de Yahvé, le Dieu des Hébreux, Moïse frappe les eaux du fleuve de son bâton pour les changer en sang, ce sont les cendres qui auraient troublé l’onde du Nil et l’aurait teinté de rouge. « De fait, rapporte Gilles Lericolais, on retrouve autour du Santorin bon nombre d’ignimbrites, des roches formées par l’accumulation de débris de laves acides telles que les rhyolites, qui donnent à certaines plages de l’île une teinte carmin. » Autre explication avancée par Bill Ryan, la teneur élevée des particules volcaniques en acide sulfurique peut aussi avoir oxydé les roches ferreuses du lit du fleuve et donné à l’eau des reflets de rouille. Un hypothèse que Tim Druitt qualifie de peu probable, compte tenu de la distance qui sépare le Santorin du Nil.

    Directement ou non, les particules volcaniques en suspension dans l’atmosphère seraient aussi à l’origine de chacune des autres plaies. Leur destin diffère en effet selon leur altitude. Celles qui atteignent la stratosphère, au-delà de 18 km d’altitude à l’Equateur, sont entraînées par des vents puissants, les jets stream, et s’étalent en nappes. Elles ont formé le plus important nuage de poussières émis par un volcan dans l’est de la Méditerranée durant tout le deuxième millénaire avant notre ère. Daniel Stanleyexplique qu’en opacifiant le ciel, il plongea cette région du monde dans l’obscurité durant plusieurs jours. Le sédimentologue souligne que là réside peut-être l’explication d’une autre plaie, qui veut que des ténèbres « palpables » recouvrent le pays d’Egypte pendant trois jours.

    Les téphras qui restent dans la troposphère, en deçà de 18 km à l’Equateur, n’y séjourneront que peu de temps. « Car la troposphère a dû être lessivée très rapidement, complète Jean-François Royer, ingénieur en recherche sur le climat à Météo France. Ces particules peuvent constituer des noyaux de condensation pluviogènes ou glaciogènes. Dans le premier cas il pleut, dans le second, plus probable selon moi, on assiste à des orages de grêle.» Lors de l’éruption du mont Saint Helens, aux Etats-Unis en 1980, plusieurs témoignages font état d’un orage de grêle concomitant. Il peut arriver que les grêlons ne soient pas constitués de glace mais de lapilli c’est-à-dire de cendres acrétionnées. L’un et l’autre de ces cas de figure expliquent une troisième plaie, celle d’une « grêle très forte, comme il n’y en avait jamais eu au pays des Egyptiens depuis qu’ils formaient une nation. »

    Jean-François Royer reconnaît qu’il n’est pas impossible que l’Egypte ait essuyé des pluies abondantes, en particulier si l’éruption s’est produite en hiver. Or, dans une zone désertique, une pluviosité exceptionnelle peut avoir des effets calamiteux, ainsi que le rapporte Michel Lecoq, du laboratoire d’acridologie opérationnelle au CIRAD (centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Dans cette région du monde, les risques de pullulation du criquet pèlerin sont bien réels. Car la plus importante des aires de regroupement de cette espèce se situe précisément autour de la mer Rouge.

    Ce spécialiste est formel :une perturbation météorologique peut être assez forte pour déclencher quelques mois plus tard une invasion de criquets qui pourra durer vingt ans ! Des pluies exceptionnelles en saison sèche peuvent aussi causer la cessation de la diapause (période d’arrêt du développement) et la reprise d’activité d’espèces non actives, d’où l’impression de densité, complète Christiane Amédégnato, du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Ces nuées d’orthoptères déferlent par milliards sur les cultures, rasent toute végétation sur leur passage, repartent pour revenir quelques mois plus tard. On compte parfois 200 individus au mètre carré, absorbant chaque jour la moitié de leur poids. On conçoit qu’un tel fléau puisse s’être gravé dans les mémoires et ait été rapporté dans l’Ancien Testament plusieurs centaines d’années après les faits. Et de quatre.



Pluie, Criquets et Batraciens
    Les criquets ne sont pas les seuls animaux à tirer bénéfice de l’augmentation des pluies. Chez les batraciens, les effets d’une augmentation de la pluviosité peuvent être presque aussi spectaculaires. « Deux raisons peuvent pousser les amphibiens à se regrouper par milliers, explique Jean Lescure, l’un des grands spécialistes des anoures : la reproduction et l’augmentation soudaine du taux d’humidité de l’air.» Dans les pays semi-désertiques, après une saison sèche particulièrement longue, ils interrompent leur estivation à la première pluie pour aller se reproduire dans les points d’eau. Grenouilles vertes et crapauds sortent des trous du sol où ils s’étaient enfouis plusieurs semaines durant pour trouver un peu d’humidité. Invisibles quelques jours auparavant ils envahissent, en vocalisant à gorge déployée, villages et habitations pour rejoindre leur lieu de reproduction. Après la dernière transformations des tétards, il peut également arriver que les jeunes métamorphosés se répandent en masse hors du milieu aquatique si le taux d’hygrométrie de l’air augmente fortement après une série d’orages. Selon le chercheur du Museum, l’un ou l’autre de ces évènements peuvent tout à fait s’être produits le long du Nil. Sous l’Antiquité, les batraciens y étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui. Le phénomène aurait pu prendre une ampleur exceptionnelle, au point de prendre place parmi les autres plaies. Mouches et moustiques profitent également de cette pluviosité. 
    Leur pullulation allonge la liste de deux autres fléaux. « Dans les pays chauds, le cycle de vie des diptères s’accélère, de manière à s’accomplir durant la période des pluies, aussi courte soit-elle » explique Jeanne Charbonnel, entomologiste au Muséum. Si l’éruption du Santorin avait engendré des pluies exceptionnelles, quelles espèces auraient été les plus rapides à en tirer partie ? Au milieu des années 90, deux épidémiologistes américains de renommée internationale, John Marr et Curtis Malloy, privilégiaient deux espèces très communes, dans un article écrit pour le Medical journal of Australia : Stomoxys calcitrans pour les mouches, et Culex antennatus pour les moustiques. La première peut innoculer au bétail divers microorganismes pathogènes comme le trypanosome. Le second, hématophage lui-aussi, se délecte de la compagnie humaine. « Il est très spéculatif d’imaginer l’expansion brutale d’une espèce de diptère plutôt qu’une autre, » met en garde Dominique Cuisance, du CIRAD.



Du Bétail aux Premiers-Nés
    De même la mort du bétail décrite dans une autre plaie, qui frappe à la fois chevaux, ânes, chameaux, bœufs et le petit bétail (chèvres et moutons) peut être attribuée à de nombreux parasites. Marr et Malloy proposent d’en assigner l’origine à un moucheron, Culicoïdes canithorax, capable de transmettre deux virus vecteurs de la maladie africaine du cheval et de la maladie de la langue bleue qui touchent tous les animaux domestiques mentionnés (à l’exception du chameau). Le Pr Michel Bellac, du laboratoire d’entomologie du Museum, cite aussi les ceratopogonides, diptères susceptibles de véhiculer la peste équine et la fièvre catarrhale du mouton. Là encore, impossible de trancher.

    Quant aux “ulcères bourgeonnant en pustules” qui se développèrent sur les gens et sur les bêtes, selon une neuvième plaie, il pourrait s’agir de n’importe quel myase. Ce terme désigne toutes les maladies externes, tous les désordres des tissus causés par des larves de diptères. Elles s’accompagnent de lésions ayant l’aspect de furoncles. Il existe aussi des maladie parasitaires transmises par les insectes du groupe des phlébotomines, comme la leshmaniose cutanée, qui provoquent de graves lésions de la peau. On n’a que l’embarras du choix… La dixième plaie décrit la mort des premiers-nés des Egyptiens. Au-delà de la perte immense que représente la disparition de tous les héritiers pour cette nation, une hausse brutale de la mortalité humaine peut-elle avoir été causée par une éruption distante de plusieurs centaines de kilomètres ?

    A cette question le Dr Bu-Hakah du département d’urgence et d’action humanitaire de l’Organisation mondiale de la santé répond sans détour : « une éruption volcanique ne cause pas d’épidémie. Mais elle provoque des changements dans la structure d’une société qui en favorisent l’émergence. Les effets néfastes d’une catastrophe naturelle de ce type pousse les gens à se déplacer et à se regrouper. Si les eaux usées ne sont plus collectées, si l’hygiène se dégrade, faute d’eau propre des maladies comme le choléra apparaissent extrêmement vite, parfois deux jours après l’éruption. » En Egypte, les maladies susceptibles de se développer sont le paludisme, la schistosomiase, la leshmaniose, la filariose, la fièvre de la vallée du Rift, l’encéphalite du Nil occidental, le typhus, pour n’en citer que quelques-unes. Maladies favorisées par la pluie et le vent… Les retombées d’un volcan peuvent également nuire à distance de leur lieu d’émission : les pluies chargées d’acide sulfurique peuvent avoir augmenté l’acidité de l’eau potable au point de l’avoir rendue légèrement toxique. Les cendres peuvent être également à l’origine de problèmes gastro-intestinaux en souillant la nourriture. Ces nuisances frappent en particulier les personnes les plus vulnérables, en particulier les enfants en bas âge. Difficile, pour autant, de les associer aux premiers-nés mentionnés dans l'Exode, héritiers et dépositaires symboliques de la culture égyptienne.



Géologie et Religions du Livre
    Il est d’autres « miracles » bibliques que l’éruption Santorin contribue à expliquer : « la colonne de nuée » décrite dans l’Exode et la traversée de la mer des Roseaux par Moïse et les Hébreux. Au début de l’Exode, ces derniers se dirigent vers une étendue d’eau située dans le prolongement de la mer Rouge, que les Egyptiens de l’Antiquité nomment la Grande Noire, et qui se situe à l’emplacement actuel des lacs Menzaleh, Timsah et Amers. 
    Les flots de la mer des Roseaux (et non ceux de la mer Rouge elle-même comme les premières traductions de l’Ancien Testament le donnent à penser) s’ouvrent devant eux et se referment sur Pharaon et ses troupes lancés à leur poursuite. A l’aide d’un modèle reproduisant le bassin de la mer Rouge et la Grande Noire qui englobe la mer des Roseaux, Doron Nof, de l’université  de Floride et Nathan Paldor, de celle de Jérusalem, ont montré que des vents modérés pourraient avoir rendu franchissable cette étendue d’eau de faible profondeur. En soufflant plusieurs heures durant dans le golfe de Suez, ils auraient eu pour effet de repousser les eaux en un mur de 2,5 m de hauteur, qu’un simple changement de direction des vents suffirait à faire effondrer. Sans connaître les travaux de ces océanographes, Bill Ryan et Gilles Lericolais avaient déjà insisté sur le fait qu’une éruption explosive peut favoriser la formation des vents.

    Ainsi il aurait donc fallu un événement exceptionnel comme la colère du Santorin, et un enchaînement extraordinaire de faits et d’effets pour coller au récit des début de l’Exode. Cette conjonction incroyable de facteurs rares, la science a montré qu’elle pouvait exister. Si l’hypothèse de Ryan et Lericolais se confirme, elle signifierait que, après le déluge de la mer Noire, l’éruption du Santorin serait l’événement géologique le plus ancien dont l’humanité et les trois religions du Livre auraient gardé le souvenir. Ce cataclysme a peut-être imprimé sa trace dans le socle du texte fondateur du judaïsme, source du christianisme et révéré par l'islam…



Isabelle Bourdial - Science & Vie (Mai 2002)
mercredi 31 janvier 2007 à 12:39
Citer +Citer
Donc Stan01 nous dit :

« Le déluge biblique est provoqué par l'abondance de pluie.
Si la cause est différente, cela veut dire qu'on parle plus du déluge biblique. »


Dans la question que je lui pose ensuite (à laquelle il n’a pas daigné répondre) et qui cite les versets bibliques parlant du déluge , j’ai omis volontairement de citer le verset 7.11 qui nous dit :

L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent.

Et celui-ci est confirmé par le verset 8.2 (fin du déluge) :

Les sources de l'abîme et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel.

Donc la bible parle bien de deux sources qui provoquent le déluge, l’eau qui jaillit des abîmes et l’eau venant de pluies intenses.

La définition de Stan est donc fausse.





Comme le dit Laetitia : « cette catastrophe a tellement marqué les esprits qu'elle a été racontée de génération en génération et a finalement été reprise par la Bible » parlant du déluge qui marquait la fin de la glaciation de Wurm . Or des scientifiques ont effectués carottages récemment et datent le déluge scientifique vers l’an -8750 av.JC.

Si l’on suit les raisonnements de Laetitia et d’Uno, par rapport à la tradition orale , et que l’on tient compte des différents cataclysmes évoqués, se situant entre -8000 et – 7300 avJC , on se trouve en présence de deux types de phénomènes , qui se sont conjugués en un verset biblique . Mais ceci après avoir transité, par le mazdéisme et les différents récits assyro-babyloniens .

Une simple hypothèse !





Quant à ce qu’a posté Gilcad , l’article m’a appris énormément de choses et justifie peut-être , un fait réel ,emprunté par la bible .

Il ne justifie pourtant pas la présence des Hébreux en Egypte car pour rappel aucun archéologue n'a jamais trouvé la moindre trace des Juifs en Egypte, à cette époque ou à aucune autre .Et la chose est confirmée par Israêl Finkelstein et Neil Asher Silberman, chercheurs juifs , dans « la Bible Dévoîlée ».



mercredi 31 janvier 2007 à 12:59
Citer +Citer
QUOTE (Okomarac @ 31 Jan 2007 à 11:39)
Quant à ce qu’a posté Gilcad , l’article m’a appris énormément de choses et justifie peut-être , un fait réel ,emprunté par la bible .

Il ne justifie pourtant pas la présence des Hébreux en Egypte car pour rappel aucun archéologue n'a jamais trouvé la moindre trace des Juifs en Egypte, à cette époque ou à aucune autre .Et la chose est confirmée par Israêl Finkelstein et Neil Asher Silberman, chercheurs juifs , dans « la Bible Dévoîlée ».

Je n'ai pas dit qu'il justifiait la présence des Hébreux en Egypte....juste que, comme pour le Déluge, certains ont pu s'inspirer de faits réels à l'époque inexpliqués, dûs à une catastrophe sans précédent, pour écrire la Bible, tout comme le Déluge fut certainement inspiré par une catastrophe naturelle de grande ampleur.... original.gif

Mais je pense quand mêem que les Hébreux ont eu des contacts poussés avec les Egyptiens.....allant vraisemblablement jusqu'à adopter un dieu unique en s'inspirant de l'exemple d'Aton ( ça, ce n'est qu'une hypothèse entièrement personnelle ! )
mercredi 31 janvier 2007 à 13:17
Citer +Citer
J'suis une créationniste convaincue, et j'ai beaucoup étudié le passage de l'arche de Noé.
Et tout ce que je peux dire, c'est que vous avez tord.
mercredi 31 janvier 2007 à 13:22
Citer +Citer
QUOTE (systaleaz @ 31 Jan 2007 à 12:17)
J'suis une créationniste convaincue, et j'ai beaucoup étudié le passage de l'arche de Noé.
Et tout ce que je peux dire, c'est que vous avez tord.

Oh.....bravo Systa....quelle justification....je suis ébloui par cette magnifique démonstration.....continue comme ça, c'est bien, on croirait voire du montana qui affirme sans preuve ou démonstration et dit seulement "vous avez tort" en matière de contre-argumentation. siffle.gif


mercredi 31 janvier 2007 à 13:23
Citer +Citer
D'ailleurs, il a déjà été expliqué que le niveau de la mer a monté catastrophiquement du fait du rechauffement du climat, que l'ocean gagnait des centaines de metres chaque année, etc.

Mais on a aussi oublié de parler des glaciers dans les montagnes, qui eux aussi ont fondu, à la fin de l'ère glaciaire. Et cette fonte de ces glaciers ont surement fait gonfler les eaux des fleuves, ce qui a entrainé des innondation beaucoup plus grosses que d'habitude, les gens qui vivaient pres des fleuves et dans les plaines innondables ont surement du essuyer de grandes crues des fleuves, très inhabituelles pour eux et sans qui puissent l'expliquer. Ca aussi, ça a du marquer.

Et puis evidemment, a la fin de l'ere glaciaire, le climat s'est rechauffé, donc l'evaporation a été plus importante, donc les nuages plus volumineux, donc les precipitations plus importantes, ce qui a contribué a innonder les terres et gonfler les eaux des fleuves ( déjà gonflée par la fonte des glaciers de montagne ), il est evident que les fleuves ont debordé d'une manière monumentale, sont sorti de leur lit, ont innondé les basses terres en faisant des milliers de morts parmi les agriculteurs qui cultivaient pres des fleuves, c'etait horrible pour eux : la pluie en abondance, les fleuves qui sortaient de leur lit, la mer qui montait, même moi j'aurais crié à la fin du monde.

J'ai été clair ou je me suis encore embrouillé ?

Ah oui, sinon, je pense aussi que les egyptiens et les juifs ont eu des contacts poussés, sous le regne d'Amenothep IV ( le père d'Akhenaton, je crois ), l'Egypte etait une puissance economique mondiale qui avait des relations diplomatiques avec tous les peuples de la mediterannée, dont les perses, l'Assyrie, etc, il est evident que les Hebreux, peuple geographiquement très proche des Egyptiens ont eu des contacts poussés avec eux.
mercredi 31 janvier 2007 à 13:25
Citer +Citer
Je fais de sacrées repetitions. huh.gif

QUOTE (_Gilcad_ @ 31 Jan 2007 à 12:22)
montana

Sauf que Montana a dragué une forumeuse que je connais et lui a avoué n'avoir fait ça que pour nous faire tourner en bourrique.

C'est un fake, cette histoire de fondamentalisme, en plus il est même plus puceau.

Ps : en plus il raconte que des conneries, fac de sport, chalet en montagne, une grosse bite, etc.

Alors oublions le. mrgreen.gif

Ce message a été modifié par Daddy-O - mercredi 31 janvier 2007 à 13:27.

Pages : < 1 2 3 4 5 6 >


Suggestion de sujets



A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.