Tuesday 05 February 2008 à 20:42
Le gouvernement, a, dans la précipitation créé des centres de détention pour mineur. Cela semble poser un certain nombre de problèmes.
Voir l'article :
Premier suicide dans la première nouvelle prison pour mineursUn certain nombre de dysfonctionnement ont lieu dans cette prison :
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Aberrations. L’établissement cumule aussi les dysfonctionnements. Surveillants et éducateurs sont en sous-effectif, et sont censés travailler en «binôme», ce qui constitue une «révolution culturelle» délicate lorsqu’une partie des éducs découvrent le métier. La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) fait appel à de nombreux jeunes sortant de formation, et à des contractuels. «Il aurait fallu privilégier une montée en puissance très lente, comme nous l’avions préconisé, pour apprendre à travailler ensemble et s’adapter aux dysfonctionnements, estime Alain Dru, secrétaire général de la CGT PJJ. Au lieu de cela, l’ouverture a été très politique et très médiatique. Il fallait montrer vite que cela fonctionnait.» Les professionnels n’avaient pas été concertés avant la construction. Résultat : les aberrations s’accumulent. La psychologue ne dispose d’aucun bureau pour les entretiens en tête-à-tête. Elle s’installe au gré des salles disponibles. «Elle va bientôt pouvoir partager un bureau aux services médicaux», rassure Paul Louchouarn. Les éducateurs, censés préparer la sortie des mineurs, ne disposent pas de téléphone pour joindre les familles et les partenaires censés préparer la sortie. Pour appeler, ils allaient jusqu’à présent dans le bureau de la secrétaire du centre. Une deuxième ligne a été installée dans un bureau à l’écart. Dans les premiers temps, les mineurs de Meyzieu ont fait face à une véritable suractivité. Sport, cours, activités culturelles, comme s’il fallait les occuper en permanence. L’utilisation du temps judiciaire doit aider à préparer la réinsertion, «mais cela les a privé de l’espace de repli, de protection, que peut constituer la cellule, explique un éducateur. Ils étaient constamment en groupe, sous le regard des autres, et cela attisait aussi les tensions».
De plus, ce type de prison semble être une incitation à sombrer encore plus, est-ce un moyen de créer de futur récidivistes ?
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«Des mineurs qui ne bronchaient pas en maison d’arrêt deviennent des caïds à Meyzieu», observe un professionnel.