Presidentielles Au Liban Et Consequences

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vendredi 23 novembre 2007 à 11:47
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C'est long, mais necessaire:

Face a l'etat incomprehensible qu'a atteint la politique libanaise en cette periode d'election presidentielle, je vais tenter d'expliquer la situation presente, tout en retournant en arriere, pour mettre au clair une fois pour toute les racines du probleme...


Donc tout commence aux elections legistalives de 2005.

Les elections legislatives ont ete organisee selon la loi 2000, laquelle avait ete elaboree par le chef des services de renseignement syrien de l'epoque, Ghazi Kanaan... Elle etait faite sur mesure pour les grands allies de la Syrie de l'epoque, Hariri et Joumblat... Et marginalisait les chretiens, qui ne pouvaient plus elire directement que 21 des 64 deputes qui leurs etaient assignes, tandis que les 43 autres, a cause du partage des circonscriptions injuste, etaient elus par une majorite de musulmans...

Au final, voici la repartition que les elections ont donne: avec 400000 voix, le clan Hariri (14Marc) obtint 72 deputes. Avec egalement 400000 voix, Aoun obtint 21 deputes, et Hezbollah/Amal, avec plus de 450000 voix, obtinrent 32 deputes... Vous voyez donc le desequilibre que cette loi a entraine...

Il est important de note les 21 deputes chertiens "libres" ont tous etes rafles par le partit du General Michel Aoun, le Courant Patriotique Libre (CPL)... Et le cumul des votes chretiens dans toutes les circonscriptions donnent plus de 70% au CPL...

Pour ajouter a l'injustice, des plaintes ont ete deposees a l'encontre de 11 deputes de la "majorite", pour fraude electorale... Mais pour empecher ces plaintes d'etre examinees, le conseil constitutionel a ete bloque par une loi illegale, votee par les 14Marsiens!!

Bref, tout cela donna un parlement deja boiteux, non representatif du peuple, avec une fausse majorite, sur lequel la naissance d'un nouveau Liban etait suppose se produire...


Non contents d'avoir marginalise une bonne partie de la population, les 14Marsiens mirent Aoun de cote, et refuserent de lui donner les postes ministeriels qu'il meritait... Ils formerent alors un gouvernement, en commun avec le Hezbollah, Amal et Lahoud...


Ce gouvernement ne tarda pas a s'effondrer de l'interieur... Des desaccords entre les forces de la "majorite" et Hezbollah/Amal apparurent, et degenererent... Paralellement, le General Aoun et Hassan Nasrallah signerent un document d'entente traitant de points decisifs pour l'avenir du Liban, entre autres, une limite claire pour la redition des armes du Hezbollah, le refus d'ingerence etrangeres, le retours des prisoniers en Syrie, etc...

Ce fut le debut d'une cooperation reussie entre le CPL et le Hezbollah qui se poursuivt durant la guerre de 2006, et il y'a juste un an...

Ainsi, les deputes de HEzbollah et Amal demissionerent du gouvernement, lequel devenait ainsi anti-constitutionel, car ne posedant plus de represantant de la communaute chiite. Malgres tout, le gouvernement resta sur place et poursuivt son mandant sans credibilite constitutionelle...

C'est alors que le Hezbollah et Amal (et toute une serie de petits partit, parfois parasites) se joignirent au General dans l'opposition, revandiquant un nouveau gouvernement d'union nationale, et de nouvelles elections sur une loi electorale juste... Une opposition qui dure jusqu'a maintenant...

Malgres moult manifestations, pacifiques (pres de 1,5 millions de personnes devant le serail!), et moins pacifiques (bloquage de routes), le pouvoir en place ignora totalement les revendications du peuple et continuent a le faire...

Avec l'approche des elections presidentielles, les choses devinrent plus serrees... Et on retomba sur le probleme parlementaire:

Pour pouvoir elire un president, il faut qu'un qorum du 2/3 des deputes soient presents a la session electorale... Or les 14Marsiens ne possedent pas les 2/3, mais tout juste la majorite simple (55% du parlement, contre 45% pour l'opposition)... Pour pouvoir elire leur president, la presence d'au moin un groupe de l'opposition est necessaire...

Or l'opposition est unie, et refuse de se presenter a la session si un accord commun avec ceux de la "majorite" n'est pas atteint... Une decision necessaire, sinon ils pourront elire un president unilateralement, quelque chose d'inacceptable au Liban, surtout avec un parlement dont la majorite ne represente pas le peuple et qui amasse deja touts les pouvoir (gouvernement, majorite, services de renseignements, administrations, etc.)

Donc pour l'instant, pas d'accord = pas d'opposition au parlement = pas de qorum = pas d'elections...

A cause de cela, la tenue des elections a ete reportee a 4 reprises, depuis le debut de la periode presidentielle, il y'a 2 mois exactement...

Durant cette periode, les ingerences etrangeres, atteinrent un niveau sans precedent... Le ballet des ambassadeurs s'intensifia entre les differents politiciens, notament ceux de la France, des USA, de l'Arabie Saoudite... Le soutient inconditionel des USA et de l'Arabie Saoudite a la "majorite" est une des raisons du blocage... LA France a tente de se mettre en mediateur, sans succes...

De son cote, le Patriarche Maronite (Mar Nasrallah Butros Sfeir), qui a toujours penche en faveur de la majorite (et de Samir Geagea en particulier) accepta, sous leurs pression, de donner une liste de candidats qu'il trouve acceptable et de laquelle Hariri et Berri (chef de Amal) devraient choisir un president... Michel Aoun se retrouva aux cotes de candidats sans saveur ni odeur, sans soutient populaire, comme Boutros Harb, Nassib Lahoud, Michel Edde, etc.

Malgres tout, cette initiative echoua, car Berri, toujours soude a l'opposition, ne pouvait accepter un president fantoche a la Nassib Lahoud ou Eddeh, contrairement a Hariri qui voyait en eux des pantins potentiels...

La situation d'incertitude se poursuivit jusqu'a avant hier, quand Hariri se rendit a RAbieh, les deputes Europeens visitairent le General, Sarcozy lui telephona, etc. Et malgres cela, aucun accord ne put etre obtenu...

Hier soir, le General proposa une solution equilibree au conflit:

- Il se desiste de la presidence, mais choisira un president, en dehors de son bloc parlemenaire, qui appuira le document d'entente avec le Hezbollah... Ce president devra donner sa demission suite aux elections presidentielles de 2009...

-Hariri choisira un premier ministre en dehors de son bloc parlementaire, appuyant la tenue du tribunal international...

- Un gouvernement d'union national, dont les postes sont repartis 45% / 55% en faveurs de la "majorite", avec 2 postes cles pour chaque groupe...

- Ce nouveau gouvernement devra travailler sur une nouvelle loi electorale, pour les elections de 2009, garantir la distribution egale de postes administratifs entre chretiens et musulmans, poser le reglement du probleme des refugies de la montagnes en priorite, ainsi que le retablissement du conseil constitutionel etc.


Une solution parfaitement equilibree pour tout le monde, qui sauve le pays du chaos, et la face des deux groupes...

Mais en moins de 2h, ceux de majorite l'avaient deja refusee... Et proclament leur venue au parlement pour les elections d'aujourd'hui...

Le qorum ne sera pas obtenu tres probablement... Et je ne vois aucun accord en vue... Maintenant, il faut voir la reaction du president Emile Lahoud, lequel pourrait deleguer les pouvoirs au chef de l'armee, Michel Sleiman...

Sinon, ce sera le vide constitutionel... Et le gouvenement Siniora sera libre d'agir tel que bon lui semble, ce qui convient bien aux 14Marsiens, et surtout, aux USA, Condy Rice ayant dit il y'a quelques jours que la securite des USA passe par le gouvernement Siniora, et que quoi qu'il arrive, ce gouvernement restera en place...

A moin que les 14Marsiens n'elisent un president avec la majorite simple, sans le qorum des 2/3, tel qu'ils l'ont menace a maintes reprises... Ce qui serait un acte anti-constitutionel par excelence...

Donc que ce soit le vide constitutionel, ou l'election illegale, le chaos et la revolution semblent etre des developpement de plus en plus probables...

Aujourd'hui, ce soir, nous serons fixes...





Je cree ce topic pour tous ceux qui veulent comprendre cette imbroglio politique dans lequel le Liban se trouve, ceux qui veulent en discuter et poser des questions, et pour poster toutes les depeches et/ou articles d'actualites qui traitent du sujet...




Ce message a été modifié par Un Libanais - vendredi 23 novembre 2007 à 11:48.
vendredi 23 novembre 2007 à 12:43
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Merci "Un Libanais" pour l'ouverture de ce topic. Ca vaut la peine de le démarquer du traditionnel topic "Liban" car le sujet est loin d'être banal et attire l'attention de toutes les diplomaties mondiales.

J'aimerais juste ajouter au résumé d'Un Libanais le contexte dans lequel on se situe, au niveau populaire.

Cela fait maintenant 18 ans que les Chrétiens n'ont pas voie au chapitre à chaque élection présidentielle. Or, ce poste consacre un chrétien maronite et les concerne donc au plus haut point.
En manifestant leur soutien sans faille au général Aoun depuis les dernières élections en 2005 (70% des chrétiens le soutiennent) et depuis la fin du retrait syrien, les chrétiens pensaient avoir enfin droit au chapitre.
Or, on remarque qu'un véto international a été fixé sur sa personne. Le poste de président, contrairement à celui de 1er ministre et de chef du parlement, est prié de ne pas être soutenu par sa communauté. Or, les accords de Taef pro-sunnites ont énormément réduit la marge de manoeuvre de tout président n'ayant pas de soutien populaire. C'est pourquoi, le général Aoun est le candidat idéal pour les Chrétiens. Car il sera à même de renverser cette tendance à la marginalisation des chrétiens, entamée par Hariri père en 1989 avec les accords imposés de Taef.


Donc, voilà, la rue chrétienne est en colère et le restera tant qu'on interdira au général Aoun d'avoir son mot à dire sur la présidentielle. Cette élection le concerne en premier lieu et hier, lors du refus catégorique de sa proposition par le clan Hariri... on a bien vu que ce n'est pas seulement sa personne qui est refusée mais surtout son programme et tout ce qu'il représente pour un nouveau Liban, stable et juste.
vendredi 23 novembre 2007 à 20:48
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Le président Emile Lahoud, à quelques heures de l'expiration de son mandat, a décrété l'état d'urgence!! Dès lors, si le général en chef de l'armée libanaise, Michel Sleymane, l'accepte, il va devoir diriger le pays pendant une période qui mènera à de nouvelles élections.

La conséquence majeure de cette mesure de Lahoud, c'est que l'armée libanaise peut désormais agir sans l'accord du gouvernement, et que les Forces de sécurité intérieure (FSI) sont sous l'autorité de l'armée.


On verra à partir de maintenant le véritable visage de ceux qui cherchent leurs propres intérêts dans ce pays! Le Liban appartiendra toujours à son peuple, quoi que fassent les puissances occidentales ou arabes extrémistes!
samedi 24 novembre 2007 à 14:42
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voici une dépêche d'il y a 2h qui résume en gros la situation actuelle de cette crise libanaise dont l'issue parait, pour le moins qu'on puisse dire, invisible dry.gif


Par Par Rana MOUSSAOUI AFP - il y a 2 heures 19 minutesBEYROUTH (AFP) -

Le Liban, qui s'est réveillé samedi sans chef de l'Etat, fait face désormais à un vide présidentiel qui fait redouter une aggravation des tensions provoquées par le bras-de-fer persistant entre un gouvernement soutenu par l'Occident et l'opposition proche de Damas et Téhéran.

"Une République sans président", titrait le quotidien proche de l'opposition, Al-Balad, après le départ à minuit du prosyrien Emile Lahoud, au terme de son mandat, sans que le parlement ne soit parvenu à lui trouver un successeur.

Le journal a choisi de mettre à sa une un encart blanc "en guise de photo du nouveau chef de l'Etat".

Faute de consensus entre majorité et opposition, la séance du Parlement, qui élit le président, a été reportée vendredi -pour la cinquième fois en deux mois- au 30 novembre.

La vacance au sommet de l'Etat suscite l'inquiétude des Libanais et de la communauté internationale sur l'avenir du pays et relance les craintes sur une possible dégradation de la sécurité.

Plusieurs journaux estiment que le Liban est entré dans une période de "vide organisé" et redoutent que cette étape ne se prolonge indéfiniment.

"Il y a désormais un statu quo, les deux camps ayant peur l'un de l'autre", déclare à l'AFP un diplomate arabe à Beyrouth. "Il y a des craintes que la situation ne dégénére en un conflit entre sunnites et chiites ou entre chrétiens, c'est pour cela que tout le monde va faire preuve de retenue".

La majorité des sunnites soutient la coalition antisyrienne au pouvoir, tandis que les chiites appuient pour la plupart l'opposition, menée par le puissant Hezbollah, allié de Damas.

Les chrétiens, et notamment la communauté maronite dont est traditionnellement issu le président de la République, sont divisés entre les deux blocs.

En quittant le palais présidentiel, M. Lahoud, un des présidents les plus controversés de l'histoire du Liban, a confié à l'armée la sécurité du pays.

Cette initiative a immédiatement été rejetée par le gouvernement qui, conformément à la Constitution, est investi dès samedi de tous les pouvoirs exécutifs du fait du vide présidentiel.

Le gouvernement a assuré vendredi soir qu'il continuerait "d'assumer ses responsabilités et d'exercer toutes ses prérogatives" après le départ du président.

Or ce même gouvernement est considéré par l'opposition, comme par l'ex-président, comme "illégitime", depuis la démission il y a un an des ministres chiites de l'opposition.

Depuis ce départ qui a plongé le pays dans une crise politique sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1975-90), la majorité accuse l'opposition de suivre les instructions de Damas et de Téhéran pour permettre à la Syrie, ancienne puissance de tutelle, de regagner son influence.

L'opposition accuse quant à elle le pouvoir d'être inféodé à l'Occident, et notamment aux Etats-Unis, et de vouloir imposer un président soumis au bon vouloir de Washington.

"La Syrie et les Etats-Unis organisent le vide dans le calme", titre le quotidien al-Akhbar, en estimant que les deux pays veulent mettre une sourdine au dossier libanais avant la conférence de paix au Proche-Orient d'Annapolis, près de Washington, la semaine prochaine.

En raison de la tension politique, les mesures de sécurité ont été renforcées, notamment à Beyrouth et ses environs. L'armée, régulièrement chargée du maintien de l'ordre, a été déployée sur les principaux axes de la capitale.

Inquiets de la vacance présidentielle, Les Etats-Unis, l'ONU et l'Union européenne ont exhorté toutes les parties libanaises à faire preuve de retenue et à s'efforcer de trouver un compromis le plus tôt possible.


dimanche 25 novembre 2007 à 09:57
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Par Par Rana MOUSSAOUI AFP - Samedi 24 novembre, 18h42BEYROUTH (AFP) - Le Premier ministre libanais Fouad Siniora, dont le pays se retrouve samedi sans président , a affirmé oeuvrer pour que l'élection d'un nouveau chef de l'Etat ait lieu le plus rapidement possible, afin de mettre un terme à la profonde crise dans laquelle le Liban est plongé.

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M. Siniora , dont le gouvernement est désormais investi de tous les pouvoirs exécutifs comme prévu par la Constitution, a affirmé à la presse que son cabinet allait déployer tous ses efforts "pour que l'élection (présidentielle) ait lieu le plus tôt possible conformément à la Constitution".

Le mandat de l'ancien président prosyrien Emile Lahoud s'est achevé vendredi à minuit, et la majorité parlementaire antisyrienne et l'opposition soutenue par Damas et Téhéran ont été incapables de désigner dans les délais son successeur, qui doit être élu par le Parlement.

"Nous continuerons de faire notre devoir comme prévu par la Constitution", a ajouté M. Siniora après s'être entretenu avec le patriarche de l'Eglise maronite, Nasrallah Sfeir. Le chef de l'Etat libanais doit traditionnellement être issu de la communauté maronite.

Fouad Siniora a rejeté une décision de M. Lahoud, prise quelques heures avant l'expiration de son mandat, de confier la sécurité du pays à l'armée. Le président sortant avait argué qu'il y avait "des conditions et des risques sur le terrain qui pourraient mener à un état d'urgence".

"Un état d'urgence n'est pas nécessaire (...). L'armée fait son devoir", a assuré M. Siniora, dont le gouvernement est considéré comme illégitime par M. Lahoud et l'opposition depuis la démission de six ministres en 2006.

L'armée, qui n'a pas réagi aux derniers développements politiques, est chargée de maintenir l'ordre public depuis l'assassinat en février 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

"La situation est tendue, mais il y a une confiance totale en l'armée libanaise et en sa capacité à maintenir l'ordre dans toutes les régions", a affirmé le député Ali Khreiss, du mouvement chiite Amal.

"Le conflit politique sur la présidence ne s'intensifiera pas", a-t-il ajouté.

Faute de consensus entre majorité et opposition, la séance du Parlement consacrée à l'élection d'un nouveau président a été reportée vendredi, pour la cinquième fois en deux mois, au 30 novembre.

La vacance au sommet de l'Etat suscite l'inquiétude des Libanais et de la communauté internationale sur l'avenir du pays et relance les craintes sur une possible dégradation de la sécurité.

"Il y a désormais un statu quo, les deux camps ayant peur l'un de l'autre", a déclaré à l'AFP un diplomate arabe à Beyrouth. "Il y a des craintes que la situation ne dégénère en un conflit entre sunnites et chiites ou entre chrétiens, c'est pour cela que tout le monde va faire preuve de retenue".

La crise politique dans laquelle le Liban est plongé est la pire depuis la fin de la guerre civile (1975-90). La majorité accuse l'opposition de suivre les instructions de Damas et de Téhéran pour permettre à la Syrie, ancienne puissance de tutelle, de regagner son influence.

L'opposition accuse le pouvoir d'être inféodé à l'Occident, et notamment aux Etats-Unis, et de vouloir imposer un président soumis au bon vouloir de Washington.

Inquiets de la vacance présidentielle, les Etats-Unis, l'ONU et l'Union européenne ont exhorté toutes les parties libanaises à faire preuve de retenue et à s'efforcer de trouver un compromis le plus tôt possible.

L'Espagne a espéré que les acteurs politiques libanais ne commettraient pas "d'actes unilatéraux qui puissent aggraver les différences politiques".

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a exprimé la "profonde inquiétude" de son pays, alors que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dit samedi rester "optimiste".


mardi 27 novembre 2007 à 22:05
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Comme vous pouvez l'imaginer, les Chrétiens sont furieux du vide et pire encore, que ce vide soit banalisé par le patriarche Sfeir. Ce dernier a accueilli le 1er jour du vide le chef du gouvernement Siniora (qui profite de l'absence du président pour être le seul dirigeant du pays désormais) ainsi que le chef de la majorité parlementaire Hariri.

Cette position incompréhensible du patriarche commence à me rappeler que le patriarche a souvent pris des décisions en défaveur des Chrétiens. D'abord en appuyant la milice de Geagea (le plus grand criminel du pays avec Joumblat) dans les années 80 aux dépends d'autres forces moins hostiles à la population chrétienne, ensuite en appuyant les accords de Taef et en s'opposant à la résistance à l'occupation syrienne, représentée par Aoun alors général en chef de l'armée libanaise.

Il est temps que la classe politique chrétienne boycotte Bkerké et ce patriarche qui ne nous a jamais représenté. C'est une honte d'avoir un personnage qui tout au long de son "reigne" encourage la division plutôt que de se soumettre à la décision de "son" peuple. L'histoire se répète encore une fois et j'attends du Vatican qu'il prenne des mesures strictes à son égard. On ne peut plus se permettre une nouvelle banalisation de notre marginalisation sous les auspices de notre cher patriarche!!
jeudi 29 novembre 2007 à 12:57
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Salut les amis!

Vous m'avez manqué!
Ah notre Liban adoré..à quand la paix!?

Voici une info que je viens de lire:
Liban
Sortie de crise avec la candidature de Michel Suleiman ?
( Mercredi, 28 novembre 2007 )
La majorité parlementaire a retiré son veto à la candidature du commandant en chef des armées à la présidence, rendant plus proche la probabilité de voir le général Michel Suleiman prendre la tête de l'Etat et mettre ainsi fin à une crise politique d'un an, a affirmé mercredi un député libanais, Ammar Houry. Cette avancée, annoncée après des semaines d'impasse politique, survient au lendemain de la conférence d'Annapolis sur la paix au Proche-Orient. Michel Suleiman apparaît comme une personnalité consensuelle, pouvant être soutenue à la fois par la majorité parlementaire et par l'opposition. Toutes les parties semblent le considérer, du moins pour le moment, comme un acteur relativement neutre, susceptible de garantir qu'aucun camp ne dominera la scène politique. Ammar Houry, député membre du Mouvement du futur de Saad Hariri, a expliqué que le principal groupe au parlement avait levé son opposition à une modification de la constitution pour autoriser l'élection d'un chef des armées en poste à la tête de l'Etat. "Nous déclarons que nous acceptons l'amendement de la constitution pour parvenir à un consensus sur le nom du chef des armées, le général Michel Suleiman", a-t-il affirmé. Le communiqué d'Ammar Houry décrit Michel Suleiman comme "un symbole de l'unité de l'élite militaire qui a donné des martyrs et son sang pour défendre la nation contre l'ennemi et contre ceux qui ont menacé la paix civile". Michel Suleiman jouit également du respect du Hezbollah, signe qu'après avoir été incapables pendant des mois de s'entendre sur le nom d'un nouveau président, les dirigeants libanais vont peut-être enfin y parvenir. L'incertitude repose sur le soutien de Michel Aoun -qui est dans l'opposition- , ancien chef des armées et candidat à la présidence lui-même. Le parlement ne parvient pas depuis septembre à élire un président, même depuis le départ de la présidence d'Emile Lahoud vendredi. Le nom de Michel Suleiman avait déjà été évoqué, mais nécessitait de modifier la constitution pour permettre aux hauts fonctionnaires de se présenter alors qu'ils sont encore en poste. Agé de 59 ans, le général, nommé commandant en chef des armées il y a neuf ans a rencontré les représentants des différentes communautés pendant la semaine. Le parlement devait se réunir vendredi pour tenter de nouveau d'élire un président, mais selon Ammar Houry, il est peu probable qu'un arrangement soit définitivement trouvé à cette date, reportant d'autant le dénouement de la crise. http://www.aloufok. net/article. php3?id_article= 4285
jeudi 29 novembre 2007 à 13:03
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Vous pensez que ça va se décanter??
Sincèrement, j'étais tellment stressée et lisais tellement de conneries de la part des idiots du gouvernement illégal que je n'avais plus envie de parler politique libanaise!

jeudi 29 novembre 2007 à 20:04
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Je crois bien que c'est ce qui va arriver, du moins, tout le monde semble d'accord là dessus, donc bon! Maintenant, si c'est la meilleure solution, je n'en sais rien, je ne connais pas vraiment Michel Souleiman, Antoine pourrait ptêtre nous éclairer sur lui?
vendredi 30 novembre 2007 à 22:57
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L'ingérence américaine au plus haut...
Nous voilà après la conférence d'Annapolis et voilà que les USA se permettent de fixer des laisser-passer ou vetos en public au sujet de la présidentielle libanaise. Lisez cet article écoeurant à ce sujet et remarquez également le manque d'esprit critique du journaliste qui relate ce fait...

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Les États-Unis n’ont « aucune objection » à une entente sur Michel Sleimane
« Les horizons s’ouvrent », confirment tous les milieux diplomatiques

«Les horizons s’ouvrent », a déclaré le chargé d’affaires français, André Parant, hier, à l’issue de rencontres avec MM. Saad Hariri et Michel Murr. Cette déclaration a été confirmée, en milieu de soirée, par un climat de détente qui s’est reflété à presque tous les échelons politiques et diplomatiques.
Les États-Unis n’ont pas d’objection à une entente entre la majorité et l’opposition sur la candidature à la présidentielle du général Michel Sleimane, a affirmé hier un responsable américain haut placé, qui a ajouté que son pays « n’a passé aucun accord avec la Syrie, à Annapolis, au détriment de la cause libanaise ».
« Le Liban n’est pas pour nous une monnaie d’échange », a ajouté ce haut responsable, qui a requis l’anonymat, dans un entretien accordé à l’agence koweïtienne KUNA. « Il n’existe aucun lien entre le Liban et le processus de paix ; les États-Unis sont parfaitement capables de mener de front plusieurs dossiers à la fois. Washington ne cite le Liban, dans ses rapports avec la Syrie, que pour lui demander de ne pas s’ingérer dans ses affaires », a affirmé la soucie citée. Et d’ajouter que le gouvernement américain « ne cherche pas à rompre l’isolement de la Syrie » et qu’il est demandé à cette dernière « un changement clair de sa conduite » à l’égard de son petit voisin.
Au sujet de l’élection présidentielle, le haut responsable US a affirmé que le général Michel Sleimane sera « un candidat accepté » par les États-Unis « si l’Assemblée nationale l’élit comme président ».
Et de souhaiter que les Libanais s’unissent pour élire un président qui « ait à cœur l’intérêt du Liban d’abord et exclusivement, ainsi que la mise en œuvre des résolutions internationales ».
Le haut responsable américain a cependant admis que certains des candidats à la présidentielle « doivent prendre certaines mesures supplémentaires pour avancer leur candidature ».
Au sujet de l’attitude US à l’égard d’un amendement constitutionnel contre lequel le gouvernement américain était d’abord hostile, le responsable US a affirmé que son gouvernement « ne croyait pas d’abord qu’un amendement était nécessaire ». « Il n’y a pas de démocratie parfaite », a-t-il reconnu.

Échos internes
Les déclarations du haut responsable US ont eu leurs échos au Liban, où la valse des ambassadeurs n’a jamais semblé plus vertigineuse. L’ambassadeur US, Jeffrey Feltman, a répercuté à Meerab et à Bkerké les positions de son gouvernement favorables à la candidature du général Sleimane, tout en refusant de faire une quelconque déclaration au sujet d’un amendement constitutionnel, jugé du seul ressort des députés.
« Nous avons transmis à M. Geagea l’espoir des États-Unis de voir assurer l’élection présidentielle dans les plus brefs délais (...). Le Liban a aujourd’hui besoin d’un président », a affirmé M. Feltman après avoir rencontré le chef des Forces libanaises.
« Nous appuierons un président élu par le Parlement libanais », a affirmé M. Feltman, qui a ajouté : « Nous nous sommes félicités de la présence à Annapolis d’une délégation libanaise, car le Liban est concerné par le confit israélo-palestinien et que les Libanais ont une opinion là-dessus. Mais Annapolis n’a rien à voir avec la politique américaine à l’égard du Liban. »
L’ambassadeur US a attribué le retard dans l’élection d’un président non seulement « aux divisions internes », mais également au fait que le choix d’un président est tributaire de réponses que les Libanais doivent apporter à bien d’autres dossiers, comme celui des armes de la Résistance, du tribunal international, des relations avec la Syrie, etc.
M. Feltman a également jugé « essentiel » le rôle de Bkerké dans la présidentielle et le choix d’un président agréé de tous.
L’ambassadeur US a tenu des propos presque similaires à l’issue d’une visite au siège de la Ligue maronite, dont il a rencontré le directoire, présidé par M. Joseph Torbey.
« Le Liban ne peut supporter une vacance présidentielle », a-t-il notamment affirmé.
Notons que les responsables de la Ligue maronite ont reçu également hier l’ambassadeur d’Allemagne.

Boukine chez Gemayel
Pour sa part, le chef des Kataëb, Amine Gemayel, a reçu hier l’ambassadeur de Russie, Sergueï Boukine, qui a déclaré à l’issue de la rencontre que la position de son pays à l’égard de la crise libanaise « se résume dans le fait que nous appuyons tous les efforts actuels et les consultations en cours au Liban en vue d’une entente réelle entre les différentes parties libanaises pour l’élection d’un président consensuel ».
M. Boukine a par ailleurs exprimé « sa confiance dans la sagesse de la classe politique libanaise », précisant qu’à son avis, « il n’y a aucun rapport entre la conférence d’Annapolis et la crise libanaise ».
De son côté, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a reçu les ambassadeurs du Portugal, Giorgio Cavalho, et d’Espagne, Miguel Benzo Pereya. Ce dernier a affirmé avoir constaté que M. Hariri « est plutôt optimiste » en ce qui concerne un règlement rapide de la crise.
Au sujet de la cause de l’échec de l’initiative du patriarche maronite, le diplomate a affirmé qu’il « n’y a pas eu suffisamment d’accord sur la façon d’utiliser la liste (de présidentiables acceptés par tous) ».
L’ambassadeur d’Espagne a par ailleurs rencontré hier M. Walid Joumblatt.
Notons en outre que M. Hariri a reçu hier le congressman US David Adams, ainsi que l’ambassadeur d’Italie, Gabriele Checcia, qui a également rencontré Mme Nayla Moawad..

Khoja chez Berry
Le président de la Chambre, Nabih Berry, lui, a reçu hier après-midi, à Aïn el-Tiné, l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Abdel-Aziz Khoja, et le chargé d’affaires français, André Parant.
Le diplomate saoudien a rendu hommage au général Sleimane, affirmant : « Nous encourageons l’entente interne. Si l’accord s’est fait sur sa personne, nous l’encourageons. »
Le ministre des AE démissionnaire, Faouzi Salloukh, a pour sa part reçu hier l’ambassadeur du Soudan, Jamal Mohammad Ismaïl, qui a exprimé l’espoir qu’un accord se ferait sur la personne du général Sleimane.
vendredi 30 novembre 2007 à 23:15
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En parlant du sommet d'Annapolis, je me demande pourquoi le Liban y a participé...


samedi 01 décembre 2007 à 02:07
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Sidi
vendredi 30 novembre 2007 à 23:15
En parlant du sommet d'Annapolis, je me demande pourquoi le Liban y a participé...




Ben, nous avons plus de 400000 palestiniens chez nous dont on aimerai bien se debarasser...

Meme si cette conference est probablement inutile...
samedi 01 décembre 2007 à 02:17
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gigaboss
jeudi 29 novembre 2007 à 20:04
Je crois bien que c'est ce qui va arriver, du moins, tout le monde semble d'accord là dessus, donc bon! Maintenant, si c'est la meilleure solution, je n'en sais rien, je ne connais pas vraiment Michel Souleiman, Antoine pourrait ptêtre nous éclairer sur lui?




Michel Sleiman est le chef de l'armee libanaise, depuis que Lahoud l'a nomme en arrivant au pouvoir...

Il a souvent ete accuse d'etre pro-syrien... Mais ce n'est pas le cas, et il l'a prouve quand durant les manifestations de fevrier/mars 2005, il n'a pas empeche les foules de se reunir, et ce, a l'encontre des ordres du pouvoir pro-syrien de l'epoque!

Il a aussi souvent ete qualifie de passif et/ou d'incompetent... Il a fait taire ses rumeurs lors des combats de Nahr el-Bared...

Son plus grand merite a mon avis, c'est d'avoir reussi, a travers son armee, a preserver la paix dans le pays, en ces temps extremement troubles... L'armee est la seule institution non corompue et solide au Liban... Et cela, on le doit en grande partie a Michel Sleiman...

Par contre un petit point noir: Il y'a plus de 6 mois, il a voulu presenter prendre une periode de repos pour 3 mois, face aux pressions qu'il subissait... Mais ca n'a pas grande importance...

Je sais d'un de ses proches qu'il n'apprecie pas Hariri du tout... Et qu'il est proche du General Aoun...

Aoun est d'accord pour sa candidature, il semble... Il l'apprecie beaucoup, ils sont de la meme ecole, et se connaissent donc de longue date... D'ailleurs, quand Aoun avait presente son plan de sauvetage il y'a 2 semaines, c'etait Michel Sleiman qu'il voulait presenter comme candidat pour le poste de president interimaire de 2 ans...

En gros, Michel Sleiman est une option relativement bonne... Mais ce n'est pas le General...
samedi 01 décembre 2007 à 16:35
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Un Libanais
vendredi 23 novembre 2007 à 11:47
Ben, nous avons plus de 400000 palestiniens chez nous dont on aimerai bien se debarasser...




Je te rassure, les Palestiniens aussi ne veulent qu'une chose: quitter ce pays.

Sinon, j'ai entendu sur TV5 plein de ministres libanais parler de la conférence et aucun d'eux n'a évoqué le sort des réfugiés palestiniens...A croire que tu es le seul qui en parle...
samedi 01 décembre 2007 à 17:47
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Sidi
vendredi 30 novembre 2007 à 23:15
Sinon, j'ai entendu sur TV5 plein de ministres libanais parler de la conférence et aucun d'eux n'a évoqué le sort des réfugiés palestiniens...A croire que tu es le seul qui en parle...




Parseque ce sont des incompetents aux ordres de USA, qui ne sortiraient jamais un sujet qui ne plait pas a Bush et a ses proteges israeliens...


samedi 01 décembre 2007 à 22:40
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On dirait que la bataille présidentielle est pliée et que tout le monde pense déjà à se repositionner en vue des élections législatives de 2009.

Aujourd'hui, l'opposition célebrait le 1er anniversaire du lancement de son mouvement... d'opposition au gouvernement Siniora. Quelques milliers de personnes ont participé au rassemblement mais si un consensus sur la formation d'un gouvernement d'union nationale n'est pas trouvé très vite, il se peut que le mouvement s'amplifie dans les prochains jours même si j'ai du mal à y croire.

La moindre des choses, si le général Sleiman est élu président de la république, c'est qu'il nomme un premier ministre qui ne soit pas des rangs de Hariri.
lundi 03 décembre 2007 à 01:04
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Imbroglio pour Baabda



Libnanews - 2 décembre - La proposition visant à élire le Général Michel Souleiman pour en finir avec la crise politique semble être en soi une balle qu'on s'envoie de part et d'autre. Ainsi, tout d'abord proposé par une partie de l'opposition et notamment le Hezbollah au début de l'année, cette candidature a tout d'abord été rejetée par l'intéressée lui-même ayant subit les attaques exacerbées d'une partie de la majorité, les Forces Libanaises et le PSP, préférant l'élection d'un politique, peut être de leur propre parti de préférence, et refusant par conséquence l'amendement en 1990 de l'article 49 de la Constitution :

« Les magistrats et les fonctionnaires de la première catégorie ou son équivalent dans toutes les administrations publiques, établissements publics et toute autre personne morale de droit public ne peuvent être élus au cours de l'exercice de leur fonction et durant les deux années qui suivent la date de leur démission et de la cessation effective de l'exercice de leur fonction ou de la date et leur mise à la retraite. »

Sur le plan interne, cette proposition fut donc écartée jusqu'à ce que la crise soit tellement exacerbée par l'échec des différents scrutins présidentiels et de l'émergence d'un candidat réellement consensuel, malgré les interventions de nos frères, de nos sœurs, de notre mère et ainsi de suite jusqu'à présent reportés au 7 décembre et que le mandat du locataire du Palais de Baabda soit aujourd'hui achevé le 24 novembre. Aujourd'hui poussé dans ses retranchements et faisant face à certaines divisions, notamment suite à l'initiative aouniste que certains voulaient accepter, la majorité veut renvoyer la balle de la discorde dans l'opposition en formulant une proposition que cette dernière avait proposé par le passé. Cependant, cette proposition s'accompagne aujourd'hui de problèmes constitutionnels, comme par exemple le fait qu'un décret d'amendement se doit d'être signé et par le gouvernement considéré comme illégitime aux yeux de l'opposition et un président désormais absent après avoir été voté par le parlement (qui n'existe plus constitutionnellement parlant vu qu'il s'est transformé en collège électorale). L'opposition devra donc accepter en cela la légitimité d'un gouvernement dont elle dénonçait durant plus d'un an l'illégitimité notamment par le sit-in permanent du centre-ville. Verra-t-on une brouille dans l'opposition comme celle qu'on a vue dans la majorité ?

Sur le plan international, le déblocage intervient alors que le Liban fait l'objet d'un marchandage entre la Syrie et les USA au sommet d'Annapolis ou il fallait bien trouver un candidat acceptable pour tous et ainsi isoler un peu plus l'Iran.

Malgré les dénégations des uns et les affirmations des autres, le déblocage de la situation libanaise suite à la conférence israélo-arabe de paix d'Annapolis semble une nouvelle fois démontrer que les acteurs libanais ne sont pas maitres de leur propre jeu mais bel et bien à celui de nos tendres sœurs, frères, mères, ou père, chaque ingérant de nos affaire domestiques pouvant être affublé d'un tel sobriquet.

Exit les exigences d'un candidat bien libanais, bien « made in Lebanon » comme disaient certains, d'un candidat de la majorité ou de l'opposition, au profit d'un candidat de consensus choisi comme un mariage arrangé par notre « famille » qui ne nous laisse être sevré.

Mais est-on en âge justement d'être sevré, d'être indépendant ?

Quel que soit le candidat qui sera nommé par le conseil de famille de l'ONU, celui-ci devra rassembler les libanais pour pouvoir mener une politique réellement dans l'intérêt du Liban et non dans l'intérêt d'un quelconque parti étranger.

Le dossier du général Michel Souleiman semble pouvoir mener à cet objectif, ayant des sympathisants des 2 bords, majorité et opposition, son élection pourrait préfigurer à une recomposition du paysage politique du Liban avec la création d'une 3ème voie à l'image de celle du Chéhabisme en son temps. Son arrivée au poste de commandant de l'armée libanaise durant l'occupation syrienne du Liban n'a pas pour autant restreint sa liberté d'action comme en témoigne l'attitude de nos institution en 2005. La révolution des Cèdres aurait pu être réprimée par le sang mais l'armée libanaise n'a pas vocation à agir contre sa population.

Ce n'était pas une décision politique qui a mené l'armée libanaise à pénétrer dans le camp de Nahr Bared cette année mais avant tout la décision de l'armée elle-même de mener à la justice ceux qui avaient tué ses propres soldats.

Avec un tel dossier, on peut douter dans ce cas d'une possible dérive dictatoriale d'un régime à venir, on peut douter de l'argumentation de certains souhaitant toujours l'élection d'un politique face à ce militaire d'honneur. Les caractéristiques du général Michel Souleiman par son histoire prouvent qu'il a su transcender ses propres affiliations pour agir au mieux d'un pays trop de fois déçu par ses propres politiciens.

Mais aura-t-il assez de prérogatives pour changer l'état de choses actuelles ? La population libanaise a été déçue par son prédécesseur, déçue parce qu'attendant la fin du clientélisme, d'une classe d'affairistes, mais surtout la fin de l'immiscions de nos affaires de notre « grand frère » damasquin.

Le général Michel Souleiman pourra-t-il avoir les prérogatives et l'envergure suffisante pour changer en cela les ingérences étrangères ? Redresser l'économie rappelant la le rôle de son illustre prédécesseur Chéhad ? Pourra-t-il redonner le lustre à une présidence qui a tant pâti d'une part d'une diminution constitutionnelle de ses prérogatives pour n'être plus qu'une représentation bien symbolique d'une communauté ? Le Général Michel Souleiman devra combattre d'une part l'immobilisme des textes quasi-sacrés de la constitution pour avancer dans la direction de la sécularisation de la société libanaise et sera combattu en cela par les partis profitant de la communautarisation de la société libanaise, sans pour autant tomber dans le piège du combat aux armes réelles. Pourra-t-il permettre l'émergence d'un pouvoir fort face à nos 2 voisins, israéliens et syriens qui ne nous veulent pas du bien. Pourra-t-il autrement déconnecter le Liban par rapport aux bruits de bottes des conflits qui résonnent ?

C'est en cela que le prochain locataire du palais de Baabda se devra d'être juger.

Dans tout cela, il est malheureux que le Liban fasse toujours parti d'un jeu étranger et non d'un jeu politique local. En cela, les supporters des uns et des autres qui combattent les ingérences étrangères et des uns et des autres sans toutefois dénoncer leur propre soutien étranger se devront de se rendre à l'évidence. Ils ont été floués et se devront de se rapprocher respectivement, entamer un dialogue et finalement devenir libanais au-delà des communautés respectives.




Source : Libnanews.com (par ailleurs, c'est un édito, on peut donc remercier le rédacteur en chef)

C'est vrai ce qui est dit dans cet article? Qu'il y a un blocage sur le chef de l'armée parce qu'il faudrait un décret signé par le gouvernement?



Ce message a été modifié par gigaboss - lundi 03 décembre 2007 à 01:06.
mardi 04 décembre 2007 à 15:47
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Bon bah c'est presque réglé ce bins. Y'a juste à espérer que chacune des parties laisse Souleiman libre dans ses fonctions de Président, et ne tente pas de le manipuler comme une marionnette.


Ce message a été modifié par Yorgat - mardi 04 décembre 2007 à 15:48.
mardi 04 décembre 2007 à 21:52
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Y a-t-il un risque pour que l' "option" Sulaymàn soit écartée au dernier instant par la majorité ou l'opposition ?
mercredi 05 décembre 2007 à 15:57
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l'option Souleiman dépend maintenant des loyalistes.
Le général Aoun a accepté de retirer sa candidature sous une seule condition, c'est que son programme soit maintenu (président pour 2 ans et nomme le prochain chef de l'armée, 1er ministre d'entente au même titre que président d'entente, nouvelle loi électorale, document d'entente entre CPL et Hezbollah à respecter, retour des déplacés chrétiens de la montagne, égalité chrétiens/musulmans dans les hauts postes de fonctionnaires, gouvernement d'union nationale).

Bref, ce programme n'a rien de méchant et si les loyalistes le refusent, ce sera retour à la case départ à mon avis. Apparemment, les loyalistes refusent déjà la nomination d'un 1er ministre d'entente, ce qui est absurde puisque c'est une conséquence de leur exigence d'un président d'entente.

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