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Livenet > Forum > Débats d'actualité
Thursday 06 December 2007 à 00:43
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Sidi
Thursday 06 December 2007 à 00:36
No probleme !

Par contre, j'aimerais bien être payé chaque 28 du mois si c'est possible mrgreen.gif

Chochotte ! mrgreen.gif





Oki, pas de probleme... happy.gif

Bon maintenant je m'en vais, je dois continuer a travailler sur ma maquette... Vive les nuits blanches crying.gif

Thursday 06 December 2007 à 00:44
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Bonne nuit blanche ! mrgreen.gif
Thursday 06 December 2007 à 18:45
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A lire absolument l'article dans le courrier international intitulé HONTE D'ËTRE LIBANAIS.

Certain sur ce forum se reconnaîtront biggrin.gif
Friday 07 December 2007 à 20:18
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je l'ai lu, il est nul
Saturday 08 December 2007 à 01:23
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twinsusers
Thursday 06 December 2007 à 18:45
A lire absolument l'article dans le courrier international intitulé HONTE D'ËTRE LIBANAIS.

Certain sur ce forum se reconnaîtront biggrin.gif




Tu fais pitie... Va provoquer ailleurs...

La plupars d'entre nous ne s'accocient pas a des feuilles de choux ecrites par des journaliste en manque de valorisation et essayant d'y remedier en jouant la carte d'une originalite bien banale...

Par contre, j'imagine que toi tu dois te reconnaitre dans cet article:

http://www.courrierinternational.com/artic...sp?obj_id=80295
Saturday 08 December 2007 à 16:44
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sans déconner
3 pages hors sujet lol
vous tentez un record ?
Saturday 08 December 2007 à 19:50
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Un Libanais
Saturday 01 December 2007 à 02:17
Michel Sleiman est le chef de l'armee libanaise, depuis que Lahoud l'a nomme en arrivant au pouvoir...

Il a souvent ete accuse d'etre pro-syrien... Mais ce n'est pas le cas, et il l'a prouve quand durant les manifestations de fevrier/mars 2005, il n'a pas empeche les foules de se reunir, et ce, a l'encontre des ordres du pouvoir pro-syrien de l'epoque!

Il a aussi souvent ete qualifie de passif et/ou d'incompetent... Il a fait taire ses rumeurs lors des combats de Nahr el-Bared...

Son plus grand merite a mon avis, c'est d'avoir reussi, a travers son armee, a preserver la paix dans le pays, en ces temps extremement troubles... L'armee est la seule institution non corompue et solide au Liban... Et cela, on le doit en grande partie a Michel Sleiman...

Par contre un petit point noir: Il y'a plus de 6 mois, il a voulu presenter prendre une periode de repos pour 3 mois, face aux pressions qu'il subissait... Mais ca n'a pas grande importance...

Je sais d'un de ses proches qu'il n'apprecie pas Hariri du tout... Et qu'il est proche du General Aoun...

Aoun est d'accord pour sa candidature, il semble... Il l'apprecie beaucoup, ils sont de la meme ecole, et se connaissent donc de longue date... D'ailleurs, quand Aoun avait presente son plan de sauvetage il y'a 2 semaines, c'etait Michel Sleiman qu'il voulait presenter comme candidat pour le poste de president interimaire de 2 ans...

En gros, Michel Sleiman est une option relativement bonne... Mais ce n'est pas le General...






j'ai lu que michel sleiman avait été nommé par un pouvoir pro-syrien avec l'assentiment de damas et qu'il avait de la famille avec assad.
c'est vrai pour la famille ?

tu dis qu'il ne s'est pas opposé aux manifs de 2005 mais avait il vraiment le choix vu la majorité libanaise déterminée et présente dans la rue ?

et je ne vois pas en quoi l'affaire du camp palestinien est une référence pour lui ?
tu peux expliquer çà stp ?
nous dire en quoi l'éradication d'un groupe terroriste permet de dire ou pas sa fidélité au liban.

Saturday 08 December 2007 à 20:27
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Le sondage effectué par l'Institut Beyrouthin de Statistiques au sein de la communauté chrétienne montre que 63,7 % des personnes interrogées soutiennent les positions du Général Aoun. Pour les observateurs, ce sondage est un élément supplémentaire qui montre la forte représentativité de ce dernier comme en 2005.

www.rplfrance.org


Ce message a été modifié par populas - Saturday 08 December 2007 à 20:36.
Saturday 08 December 2007 à 20:31
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O.K. 'Aoun est populaire parmi les Maronites. Mais la présidentielle concerne tous les Libanais pas seulement les Maronites.
Saturday 08 December 2007 à 20:35
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Sidi... tous les sondages nationaux montrent le général Aoun à plus de 50% au premier tour.
C'est la première fois qu'un sondage chrétien est effectué, c'est pour ça que je l'ai posté. Au niveau national, sa représentativité est évidente depuis longtemps mais la propagande haririenne essayait de faire passer comme message à ses lecteurs que le général Aoun n'était pas supporté par les chrétiens, c'est à ça que je fais allusion lorsque je poste ce sondage.
Saturday 08 December 2007 à 20:49
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Oki doki wink.gif
Saturday 08 December 2007 à 21:46
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libanaisepower
Saturday 08 December 2007 à 16:44
j'ai lu que michel sleiman avait été nommé par un pouvoir pro-syrien avec l'assentiment de damas et qu'il avait de la famille avec assad.
c'est vrai pour la famille ?

tu dis qu'il ne s'est pas opposé aux manifs de 2005 mais avait il vraiment le choix vu la majorité libanaise déterminée et présente dans la rue ?

et je ne vois pas en quoi l'affaire du camp palestinien est une référence pour lui ?
tu peux expliquer çà stp ?
nous dire en quoi l'éradication d'un groupe terroriste permet de dire ou pas sa fidélité au liban.





Michel Sleimane a ete nomme pas Lahoud, vu que c'est le president qui est cense nommer le commandant en chef de l'armee... Donc tu peux dire qu'il a ete nomme par un pouvoir pro-syrien... Ce qui ne fais pas necessairement de lui un pro-syrien... Il est reste neutre vis-a-vis de la Syrie, avant et apres son retrait du Liban...

Par contre, c'est vrai qu'il y'a une alliance familliale avec les Assad... Je ne sais plus trop quoi...

Pour les manifestations de 2005, l'armee a une force dissuassive sufisement importante pour empecher les manifestations et tout debordement... C'est d'ailleurs grace a ca que l'ordre et la securite tiennent toujours bon au Liban, l'armee est en charge de la securite et fais bien son travail... Donc si Michel Sleiman etait de mauvaise volonte, il aurait pu empecher, ou du moin, limiter les rassemblements de 2005...

Sinon, l'affaire du camp palestinien a plus ou moin ete son heure de gloire, pour un general qui a longtemps ete accuse d'etre inactif et passif... Ca a montre son acharnement et ses capacites, et l'a rendu populaire au yeux d'une grande partie de la population...

Mais bon, au final, rien n'est sur... Michel Sleimane, ce n'est pas le General Aoun lequel peut offrir au Liban bien plus... On verra bien... J'ai envie d'offrir de la Ba2lawa (douceurs arabes) dans les rues, et ca je ne le ferai que si le General est president... L'autre, je serai relativement indeferent...
Saturday 08 December 2007 à 22:25
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et si je dis mon amour pour aoun tu m'envois des beklawas ?



merci pour tes explications wink.gif


Ce message a été modifié par libanaisepower - Saturday 08 December 2007 à 22:26.
Saturday 08 December 2007 à 22:51
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libanaisepower
Saturday 08 December 2007 à 16:44
et si je dis mon amour pour aoun tu m'envois des beklawas ?
merci pour tes explications wink.gif




Derien!

Je te les envoies a quelle adresse les ba2lawa???

Tu veux quel genre?

Ceux-ci :



De ceux-la:



Ou encore de ceux-ci:



????


Saturday 08 December 2007 à 23:05
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tu es fou toi
je veux un peu de tout
comment choisir
jete donne mon adresse par mp et on s'arrange pour le règlement ?
Monday 10 December 2007 à 01:35
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Je crois qu'une initiative estudiantine est sur le point d'être lancée afin de soutenir le général Aoun.
Les jeunes supportent de moins en moins la tournure des évènements et surtout l'inaction du CPL (le parti de Aoun) qui n'a toujours pas declenché d'actions populaires pour soutenir le général Aoun. Les universitaires ont donc décidé ce soir de prendre les choses en main pour débuter des actions de soutien au général en espérant qu'elles prennent au fil du temps plus d'ampleur.

Premier Rendez-vous, demain à 16h00 à Rabieh, chez le général Aoun.

Est-ce que tu seras de la partie Un Libanais??
Monday 10 December 2007 à 10:07
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et michel sleiman il en dit quoi de tout çà ?
il s'est exprimé publiquement ?
Monday 10 December 2007 à 20:44
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grrr, que s'est-il passé!!?? Pourquoi céder aux pressions et annuler cette manif!?

C'est d'un ridicule...
Monday 10 December 2007 à 20:47
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Le Liban Etat de Droit une vérité ou une Utopie ?
(La séparation de la politique et des administrations)


Maître Ziad Baroud, président de l’association Libanaise pour la démocratie des élections, est un avocat libanais. Il a participé à la création du Projet de droit de la nouvelle loi électorale qui a été déposé au Gouvernement Libanais actuel de M. Fouad Siniora mais qui n’a jamais vu le jour.

Maître Baroud fait l’objet de plusieurs consultations médiatiques juridiques, car il est connu pour ses opinions objectives, et bien fondées.

Il revendique depuis toujours le Liban Etat de Droit, Souverain et Libre.



Maître Baroud a accepté d'être notre invité sur le Forum pour répondre à vos questions dans le cadre du sujet cité dans le titre.

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M. Abou Hanna : D'après la crise politique que nous vivions maintenant, on constate que le Liban n'est pas devenu encore un Etat de Droit. Ma question est dans la situation actuelle, si on était un vrai Etat de Droit, que doit être l'issu?

Z. Baroud : La crise actuelle dénote, encore une fois, un problème de fond : nous n’avons pas réussi encore l’édification d’un Etat digne de ce nom. La défaillance se situe essentiellement au niveau des institutions ; celles-ci se sont avérées incapables de gérer les différends. Or, dans un Etat de droit, ce sont les institutions, les lois et les organismes de contrôle qui devraient, normalement, jouer ce rôle en vue d’un dénouement. Pour répondre donc à votre question, si on était un vrai Etat de droit, la crise n’aurait simplement pas vu le jour, et, le cas échéant, un dénouement institutionnel aurait permis une sortie de crise vers une stabilité..

L. Abiad : Comment vous voyez la sortie de cette crise sur le plan institutionnel et surtout pour éviter d'y retomber?

Z. Baroud : Pour éviter d’y retomber, un chantier à la fois constitutionnel, institutionnel et constituant est nécessaire, afin de commencer, bien que très tard, l’édification de l’Etat. Mais cela ne peut s’opérer que moyennant deux conditions au moins : 1) Entreprendre la réforme souhaitée dans le calme et la « sérénité » politique ; et 2) Offrir aux Libanais et aux Libanaises une classe politique élue sur des bases justes et intègres, capable de mener cette entreprise. Pour sortir de la crise, par contre, seul un consensus politique pourrait, dans l’immédiat du moins, permettre un aboutissement heureux. Sans consensus participatif, la crise ne fera qu’empirer.

T. Wazni : Comment les Libanais peuvent-ils accepter qu'une partie du peuple (à savoir les chrétiens) n'ai aucune représentativité au plus haut niveau de l'état. Ne faut-il pas envisager un suffrage par le peuple pour le président issu de la communauté chrétienne? Selon quelle règle le président du conseil des ministres qui n'a à aucun moment eu le suffrage du peuple peut-il diriger le pays?

Z. Baroud : La question du suffrage direct offre dans son principe une représentativité directe, il est vrai, mais soulève sur le plan pratique la question du nombre et des majorités. Des « mécanismes de garantie », pour ainsi dire, peuvent être proposés, tant que le confessionnalisme demeure une constante constitutionnelle, afin de permettre, un jour, ce genre de suffrage, étant entendu que le chef de l’Etat ne représente pas que les chrétiens. Le choix du président par la Chambre des Députés n’aurait pas posé de problèmes majeurs si la représentativité de la Chambre était réelle et incontestée.

R. Hindy : Quelles solutions pourraient être proposé pour créer un Etat de Droits Laïque?

Z. Baroud : La laïcité au Liban se confond souvent avec l’abolition du confessionnalisme politique. Certains penseurs – et non des moindres- ont proposé l’emploi du terme « Etat civil » (qui voudrait dire autre chose en France, par exemple). En cela, l’idée serait que l’Etat puisse fonctionner selon les règles de gouvernance établies, sans toucher aux droits des communautés, lesquels droits sont reconnus par la Constitution elle-même. Il serait prétentieux de répondre à votre question en quelques lignes, mais l’idée de base irait dans le sens de la mise en place d’institutions et de mécanismes capables de gérer la diversité du Liban tout en lui assurant une stabilité où seul le citoyen serait une valeur absolue primant tout autre paramètre ou appartenance.

M. Assaf
: Maître Baroud, j'aimerais savoir si réellement, le gouvernement de Siniora est actuellement constitutionnel. Effectivement, si je ne me trompe pas, en cas de vacance présidentielle, la gestion du pays est remise au gouvernement DANS SON ENSEMBLE. Or, les ministres chiites ont présenté leur démission. Le gouvernement ne serait donc plus complet. Que pensez-vous de cette situation ?

Z. Baroud : La constitution du Liban est devenue dernièrement « un point de vue ». Votre question aurait dû être adressée, dans un Etat de droit, à un organe indépendant pour y connaître, tel le Conseil constitutionnel, par exemple. Or en 1990, quand le Parlement a voté les amendements constitutionnels post-Taef, les députés n’ont pas voulu octroyer audit conseil la prérogative d’interpréter la constitution, ce qui fait que l’on se retrouve aujourd’hui devant des questions comme la vôtre, dont la ou plutôt les réponses sont aussi variées que les politiques.

J. Ibrahim : Est-ce que la démission d'une quarantaine de députés peut entraîner des élections législatives anticipées?

Z. Baroud : La démission même d’un seul député entraîne des législatives anticipées, si cette démission survient plus de 6 mois avant l’expiration du mandat du Parlement. Un député démissionnaire ou quarante, le résultat est le même ; mais le grand problème demeure : sur quelle loi électorale se baser pour mener les législatives ? Celle de 2000 demeure toujours en vigueur. On refait alors avec la même et, probablement, avec les mêmes !

B. Mikael : L'histoire des peuples montrent que la séparation entre religion - politique et services de l'état ne peut être fait qu'à travers une révolution, une fois le déphasage entre le peuple et les politiciens devient important. Ceci est possible aussi par un régime militaire pour une période bien définie, même si les libanais vont subir la dictature. Voyez-vous une autre façon d'arriver à un pays de droit, sans les théories utopiques ?

Z. Baroud : Un changement lent mais démocratique n’est pas une utopie. Un changement qui résulte d’un cumul d’actions et de pensées, un peu à la Vaclav Havel, me semble plus durable. La démocratie du Liban, aussi viciée qu’elle soit, aussi imparfaite qu’elle puisse paraître, me semble incomparable aux dictatures des pays voisins et lointains. Ce qui a permis au Liban de respirer sans dictature, c’est sa diversité ; la séparation –nécessaire- qui devrait se faire entre le politique et le religieux lorsqu’il s’agit de l’Etat et de ses services aux citoyens, n’implique pas nécessairement le coup d’Etat. Aussi lent que le processus démocratique puisse s’avérer, il demeure à mon sens le seul procédé acceptable.

A. Labaki : Maître Baroud, comment est-il possible que le gouvernement puisse prendre les prérogatives du président de la République sans que ce gouvernement n'ai prêté serment devant les représentants du peuple comme le fait le président de la République ?

Z. Baroud : La question est d’apparence technique mais fondamentalement politique. En vertu de l’article 62 de la Constitution, les prérogatives du président sont transmises à titre intérimaire, faut-il le noter, au conseil des ministres réuni. Le texte n’impose pas serment, puisque c’est par intérim, probablement. Mais la question demeure entière par rapport à la marge de prérogatives, laquelle marge devrait se limiter à l’expédition des affaires courantes. Le problème est plus accentué encore du fait des réserves émises par des forces politiques représentatives, relativement au statut du gouvernement actuel

E. Badr : Est-il normal de parler de régime parlementaire communautaire lorsque plusieurs députés ne représentent pas leurs communautés. Comment un député chrétien peut dire qu'il représente la communauté chrétienne lorsqu'il n'a pas été élu par la majorité de ses coreligionnaires ?

Z. Baroud : C’est tout à fait l’une des raisons fondamentales qui font que la loi électorale de 2000 soit tant critiquée. Il est vrai que le député représente, selon la Constitution, la « nation », mais il n’en demeure pas moins que, dans l’état actuel des choses, le communautarisme reste, malheureusement, consacré dans la Constitution même. Et en attendant une révision concertée de ce régime, la loi électorale est censée assurer une bonne représentativité.

J. Badra : Peut on vivre une période longue (quelques mois) sans président de la république? Quelles en seront les conséquences sur le plan constitutionnel?

Z. Baroud : Lorsque la Constitution prévoit l’élection du président entre un mois et deux mois avant la fin du mandat du président sortant, c’est bien pour éviter les conséquences de la vacance. Un Liban sans président, c’est d’abord un pays auquel manque « le symbole de son unité » et « le protecteur de sa constitution ». Mais les conséquences les plus graves, c’est surtout sur le plan politique où les jeux se font au gré de pesanteurs confessionnels. L’élection d’un président est une priorité.

H. Wehbé : Est-ce que le gouvernement actuel qui assure la présidence peut signer des traités et négocier au nom du Liban?

Z. Baroud : La négociation des traités relève des compétences du président de la République (article 52 de la Constitution). Ces compétences peuvent théoriquement être exercées, à titre intérimaire par le gouvernement (article 62). Compte tenu des réserves formulées à l’adresse du gouvernement, je trouve qu’il serait plus sage d’éviter l’exercice de prérogatives autres que celles qu’exercerait un gouvernement démissionnaire.

F. Shami : Comment peut-on parler de Liban Etat de Droit quand les Libanais ne sont pas égaux devant la Loi, en particulier pour tout ce qui touche à l'état civil : mariage, héritage... Ne doit-on pas préciser que le Liban représente plusieurs Etats de Droit ?

Z. Baroud : Le « fédéralisme communautaire » n’empêche pas la mise en place d’un Etat de droit, tant que les domaines réservés aux communautés sont prédéfinis par la loi et n’empiètent pas sur celle de l’Etat.

R. Keyrouz : Maître Baroud, quels sont d'après vous les deux réformes essentielles qu'il faut mettre en oeuvre pour que le Liban devienne un Etat de Droit ?

Z. Baroud : Aussitôt que le Liban traverse la crise actuelle, c’est un chantier de réformes qui doit s’enclencher. Les plus urgentes seraient : la loi électorale visant à assurer la représentativité réelle, la décentralisation administrative, et un bouquet de législation réorganisant les institutions de l’Etat et exterminant la corruption

S. Salam : Comment peut-on lutter contre la corruption dans l'administration ?

Z. Baroud : D’abord il faudrait une résolution politique au plus haut degré, ensuite viennent les mesures thérapeutiques et préventives par une législation appropriée.

R. Jreige : Maître, je vous livre mon impression sans langue de bois ni hypocrisie. Le Liban Etat de Droit est très largement une utopie et ce depuis longtemps maintenant. Les derniers évènements de l'élection présidentielle, sans aucun enjeu politique international, avec autant de faux bons offices, viennent comme conforter cette impression. C'est même à se demander comment le Liban a-t-il pu trouver cette " miraculeuse " stabilité depuis son indépendance jusqu'au début des années 1970 soit une trentaine d'années?

Z. Baroud : C’est un jeu de pesanteurs, j’imagine, avec le conjoncturel régional et international. C’est aussi, en termes de stabilité, une classe politique représentative et honnête, sans passé et avec une vision. Quand le président Fouad Chéhab a tenu à s’entretenir avec son homologue égyptien, le président Abdel Nasser, la symbolique de la tente dressée aux frontières dénotait un début. La loi électorale qui n’a pas été changée de 1960 jusqu’en 1972 dénotait aussi une stabilité. L’accord du Caire, par contre, est venu ébranler en 1969 cette stabilité fragile. Pour la recouvrer, il nous faut –comme disait Michel Chiha, et sans être sexiste- des hommes ! Intègres, compétents, avec une vision et beaucoup de détermination.



Source: www.RPLFrance.org
Tuesday 11 December 2007 à 02:00
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Il bloquent sur l'amendement parce que l'opposition ne veut pas qu'il passe par le gouvernement???? Mais bon sang ils ne peuvent pas l'accepter qu'on ait un président bon sang!

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