Thursday 03 January 2008 à 14:54
Toutes mes félicitations Rimette et que votre bonheur soit éternel! Bonne année 2008 également.
Je n'ai malheureusement pas pu assister au discours de Hassan Nassrallah hier mais quand je lis la retranscription de ses paroles... je me demande sur quoi ont-ils décidé de polémiquer chez les médias pro-Hariri. On attendra les dernières rumeurs rapportées par notre ami pour nous le faire savoir

(it's a joke...quoique y a du vrai là-dedans

)
En attendant, voici les points importants du discours de Sayyed H.Nasrallah:
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Extraits de l'entretien de Sayyed Hassan Nasrallah à NBN
3 janvier 2008
RPLFRANCE.ORG
- Même si le monde entier, y compris l'Iran et la Syrie, se ligue contre nous pour imposer à l'opposition une solution contraire aux intérêts du Liban, nous n'accepterons pas.
- La Syrie n’a pas exercé de pressions sur l’opposition puisqu’il n’y a pas de contact entre elle et le général Michel Aoun"
- Il n’y aura pas d’élection présidentielle si les Américains refusent d’accorder à l’opposition le tiers de garantie. Le conflit de l’opposition n’est pas avec la majorité mais avec l’Administration américaine. Si l’opposition accepte d’élire le général Sleimane sans accord préalable, ce sera donner la totalité du pouvoir à la majorité pendant un an et demi, sans même avoir la garantie que celle-ci ne fera pas adopter une loi électorale qui garantirait son maintien au pouvoir pour quatre nouvelles années. Tout comme, la majorité adoptera les mesures économiques qui mettront le Liban sous la coupe du FMI et procédera à la restructuration des forces armées de manière à les placer dans l’orbite américaine. C’est pourquoi, la situation actuelle, même si elle est mauvaise, est moins grave qu’une élection présidentielle sans accord préalable.
- Les portes ne sont pas encore fermées et l’opposition attend l’issue de la médiation française ainsi que des efforts arabes. S’ils échouent et si le gouvernement poursuit ses actions provocatrices, elle adoptera des mesures de protestation pacifiques avec des procédés civils. Il a ajouté que l’opposition est soucieuse de la paix civile et elle a fait de nombreuses concessions, mais en définitive, elle ne se laissera pas faire
- L’opposition est hostile au projet américain au Liban, qui consiste à mettre en place un pouvoir totalement inféodé à l’Administration américaine, dans lequel il n’y a aucune place pour toute force de résistance, qu’il s’agisse du Hezbollah ou d’une autre. Ce pouvoir est destiné à réaliser l’implantation des Palestiniens au Liban.
- Le Hezbollah a une autonomie totale par rapport à la Syrie et l'Iran. Je dirais même plus : nous avons une influence sur leur vision du Liban et non le contraire.
- Le problème n’est pas dans l’accord de Taëf. Le problème actuel n’est pas non plus dans les mécanismes d’application. Le problème réside dans le fait que la partie adverse refuse la participation de l’opposition au pouvoir. Elle veut concentrer tous les pouvoirs et n’accepte la présence de l’opposition que si celle-ci est minoritaire dans le vote. Si l’opposition renonce au « tiers de garantie », le gouvernement pourra légaliser l’implantation des Palestiniens. Ce gouvernement n’est pas soucieux de l’intérêt du pays et, pendant la guerre de juillet, il a même fait pire...
- Le cabinet Siniora a adopté un style de gouvernement qui a exclu les ministres de l’opposition des décisions, même celles qui concernent leurs propres ministères. C’est pourquoi, aujourd’hui, l’opposition réclame une garantie constitutionnelle à travers le tiers de garantie.
- Cette exigence n’est pas dirigée contre le général Michel Sleimane et je salue ses qualités nationales. Mais, sans gouvernement d’union nationale, celui-ci ne peut rien faire. Même le général Aoun ne peut rien faire sans un gouvernement d’union. Si l’opposition accepte aujourd’hui d’élire le général Sleimane à la tête de l’État sans obtenir le tiers de garantie au gouvernement, le nouveau président pourra difficilement s’opposer aux plans de la majorité et celle-ci recommencera à l’accuser de faire le jeu des Syriens. La campagne est déjà prête.