samedi 14 juin 2008 à 14:49
ROSE-ROUGE
Déclaration de Ségolène Royal sur la Déclaration de principe
Demain, lors de la Convention nationale, les socialistes vont adopter leur nouvelle déclaration de principe. Je sais qu’il y a bien du scepticisme autour de cette démarche, et ce n’est pas l’adoption unanime d’un texte qui suffira d’ailleurs à le lever, chacun le sait.
Mais je veux vous convaincre que cet exercice n’est pas anodin.
Ce texte, c’est en quelque sorte la carte d’identité du Parti socialiste. C’est celui qui permet à chaque militant, chaque adhérent, de répondre aux questions simples qui nous sont parfois posées : Qu’est-ce qu’être socialiste ? Pour qui, pour quoi luttez-vous ? Comment vous situez-vous par rapport au capitalisme et à l’économie de marché ? Quel est votre idéal ? Quels sont vos moyens d’actions ?
Ces derniers temps, les socialistes pouvaient donner l’impression qu’il y avait autant de réponses à ces questions (pourtant anciennes) que de dirigeants ! Il n’est donc pas inutile d’y mettre bon ordre, d’actualiser nos valeurs, nos références, nos principes.
Il y a dans cette nouvelle déclaration de principe des avancées qui méritent d’être soulignées. Les idées font leur chemin car, avec ce texte, bien des acquis de la campagne présidentielle font leur entrée dans la carte d’identité de notre parti.
En voici quelques exemples parmi d’autres : - L’écologie : La déclaration de principe dit que le socialisme moderne a pour tâche essentielle, avec l’émancipation sociale, la sauvegarde de la planète et l’invention d’un nouveau modèle de développement, en rupture avec le productivisme qui a longtemps fait partie des références à gauche. Certes, il était temps. Mais c’est la première fois que l’environnement acquiert cette place centrale dans une déclaration de principe socialiste.
- Le PS réaffirme qu’il incarne une critique du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la mondialisation et de la financiarisation. Ici, rien de neuf, mais cela va mieux en le disant ! Surtout, la déclaration clarifie ce que nous opposons au capitalisme: une économie sociale et écologique de marché, combinant secteur privé dynamique et secteur public efficace.
- La démocratie est affirmée comme une fin et un moyen dans ses quatre piliers : démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative.
- Et puis, de nombreuses références sont inscrites dans notre déclaration de principe pour la première fois : la place centrale du travail et le refus de l’assistance, une conception exigeante de la citoyenneté comprenant droits et devoirs, la sécurité des biens et des personnes pour tous, notre définition de la Nation française, le féminisme, des affirmations telles que « le PS est un parti décentralisateur » qui hier auraient soulevé de longs débats...
- S’y ajoute le respect des règles et des militants et l’exigence que les décisions collectives soient respectées.
Bien sûr, cette nouvelle déclaration ne clôt pas notre débat de congrès, elle l’ouvre. Elle n’est pas un aboutissement de la rénovation, mais un point de départ. Mais que tout cela soit désormais inscrit dans le patrimoine commun des socialistes, et qu’ils se rassemblent autour de lui, oui, je m’en félicite.
Ségolène Royal
http://www.rose-rouge.org/article-20431036.html____________________________________________
On a beau se dire on est Socialiste ... Ce n'est que des mots, être socialiste c'est au moins vouloir la victoire de ce parti et la victoire ne peut venir qu'avec un leader politique... et quel que soit le leader, connu ou inconnu, du moment qu'il corresponde à la nouvelle vision de ce qu'est le socialisme... ( à mon sens, encore plus à gauche aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur bien qu'il faut comme le souhaite Ségolène tendre la main à l'extrême gauche et au Modem, sans qu'avec ce dernier ce soit une alliance car le Modem est une droite - molle - ; le besoin est bien les votants et non les idées inexistantes de ce parti ).
Bref, sans spécialement parler de la désignation du 1er Secrétaire, bien que je soutienne par défaut Ségo, car je ne vois rien d'autre ( surtout quand je vois qui est pour et qui est contre ) ... la gauche a besoin de d'une grande vague déferlante... et ce n'est ni Aubry ni Delanoë qui vont déferler sur la gauche française... Aubry ne représente malgré son succès à Lille que le souvenir de l'échec au niveau français et européen... quand à l'international, j'en parle même pas. Delanoë, à part que c'est un homme manifestement capable de bcp de choses (comme tant d'autres) dans la capitale, il n'a strictement aucune chance au niveau national... Au niveau international il a montré de quel côté il était.