Friday 06 June 2008 à 00:37
Friday 06 June 2008 à 00:00 Ce que tu dis sur le paranormal fourre-tout pourrait avoir un poids quelconque si c'était la vérité. Le terme "paranormal" est le terme général, mais ceux qui s'y intéresse un peu savent que tous les domaines que tu as cités SONT pris séparément et étudiés avec soin.
Tout ton paragraphe n'est en réalité qu'une liste d'a priori rédigée à l'emporte pièce.
Non, pas d'a priori, de représentations, ce n'est pas la même chose.
Et heureusement, évidemment que les intéressés dans chaque domaine s'appliquent à celui-là, mais il n'empêche que le mot "paranormal" regroupe trop de choses différentes pour avoir une crédibilité. Parce que vois-tu, j'envisage le "paranormal" comme une étude raisonnée et logique de phénomènes inhabituels, chaque "domaine" pourrait en effet devenir plus ou moins une science, la sociologie par exemple s'est très bien adaptée au caractère non mesurables des choses étudiées. Donc, quelque part, c'est comme si tu avais un mot qui regroupait à la fois l'étude de la physique nucléaire, l'ethnologie, l'astronomie, et l'immunologie, par exemple. Il faudrait trouver un mot "propre", crédible et sérieux pour désigner l'étude des phénomènes inexpliqués et inhabituels.
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Et ceci étant dit, le monde du paranormal ne serait pas le domaine de tant de charlatants ou de "rebelles" si les gouvernements acceptaient de mener des vraies recherches et de prendre vraiment en considération les témoignages des gens, au lieu de les railler (évidemment, vu le peu de fonds débloqués pour la Recherche, on comprend tout à fait qu'on veuille d'abord trouver un remède contre le SIDA avant de se lancer à la chasse aux fantômes - et je suis totalement d'accord). Parce qu'il faut rappeler que les recherches effectuées ne sont l'oeuvre que de particuliers, souvent passionnés par le domaine. Et c'est d'ailleurs assez ironique de traiter de folle la seule personne qui peut prouver, via ses recherches, que ce qu'on avance est vrai ou pas. Parce que le but d'un scientifique, c'est de chercher la vérité, qu'elle lui plaise ou non, qu'elle soit celle qu'il espérait, ou non.
Hola... laisse l'Etat prendre ne main ce truc là, et dans cinquante ans tu te retrouves avec des universités bourrées de vieux cons patentés qui enseignent leur vision des choses comme une doctrine absolument vraie et infaillible, avec le pognon de la recherche complètement accaparé par une bande inefficace de potes qui se cooptent en se félicitant mutuellement pour leurs minables découvertes sans portée.
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Donc si j'ai bien compris, tu crois en quelque chose d'invisible et d'impalpable, mais tu n'aimes pas ce qu'en ont fait et ce qu'en font, quelques uns ?
Moui, on pourrait dire ça... Mais pour le spiritisme, c'est surtout le danger qu'entraine potentiellement le manque d'encadrement et de préparation. Ce n'est pas fun du tout, ce monde là, il faut absolument arrêter de considérer simplement ça comme une bêtise d'ado équivalente à un joint ou une cuite. On peut cramer son esprit avec une séance qui tourne mal, ou garder à vie des séquelles, que ce soit émotionnel ou être victime de possession, être "maudit", etc... Ils nous parlent sans cesse de prévention contre ceci et cela, mais le simple bon sens permettrait de l'éviter. Tandis que c'est le black-out total sur tout ce qui a rapport à l'occultisme, le spiritisme, chamanisme, etc, car pour l'immense majorité des occidentaux d'aujourd'hui, ce sont là des foutaises, de la superstition, et donc ils pensent qu'il ne peut pas avoir de danger en soi. A la limite, que des idiots mêlent allègrement fantômes, ovnis, miracles, cryptozoologie, on s'en fout, ils sont juste ridicule, mais quand il y a un danger comme ceux que j'évoquai, il faut peut-être commencer à faire sortir de la "clandestinité" ces pratiques, afin qu'il n'y ai ni diabolisation, ni négligence.