Thursday 24 April 2008 à 22:03
Thursday 24 April 2008 à 16:38 pour moi, la meilleur façon de remplir "un cerveau vide", c'est de stimuler l'imaginaire......avec tout ce qui est susceptible de créer un sens critique......d'ailleurs j'aime l'expression "la vérité sort de la bouche des enfants"......
ensuite lorsqu' on m'oblige à penser comme quelqu'un d'autre, j'appelle ça de la dictature....
enfin le vocabulaire "élaborer"pour ne pas dire "compliqué" ne fait qu'assombrir le discours de celui qui l'emploi....mais ne l'éclaircit en aucun cas.....
j'en conclus que certain discours sont réservé à une élite qui se complet dans celui-ci.
ça c'est ma philosophie......suis-je claire ????
c'est clair mais tu as tort
Pourquoi parles-tu de cerveau vide ?
Beaucoup de ceux qui ne comprennent pas l'interêt de la philosophie ont le sentiment que les professeurs cherchent à remplir, de leur point de vue, des ceveaux vides.
Mais c'est faux - aucun cerveau n'est vide. Nous avons tous un degré de culture.
Bourdieu appelle ça le "capital culturel". Il est clair que ce capital est différent pour chacun.
Il ne s'agit donc pas de "remplir un cerveau vide" - mais de lui donne d'autres informations à digerer sur le monde qui l'entoure.
Pour toi l'imagination serait la clé de la reflexion ?
Qu'entends tu exactement par "stimuler par de l'imaginaire" ? et pour quels effets ?
Tu aimes l'expression "la vérité sort de la bouche des enfants"... mouais... le vomi aussi.
Je te tacquine là
Plus sérieusement je crois qu'il est dangeureux d'adherer à la philosophie simpliste qu'un enfant a du monde. Ca se limite à "la guerre c'est mal et la vie c'est beau".
Peut-être que depuis plusieurs milliers d'années nous avons suffisement chercher à penser l"homme pour ne pas se réfugier dans de telle banalitées non ?
Tu as raison sur un point : t'obliger à penser d'une manière particulière, te dicter ta pensée, c'est le propre d'une dictature.
Mais en quoi l'enseignement de la philosophie interdit de penser par soi-même ?
Si on ne nous demande pas notre avis c'est pour une simple raison : on part du postulat qu'il n'est pas suffisement mature pour être totalement complet.
D'ailleurs combien sommes nous à dire, en vieillissant : "j'étais con quand même" ?
Même sans ça, il est logique de se dire, du point de vue du professeur, que ce que pensent ses 30 élèves ne font pas le poids face à 8 millénaires de philosophie. Ca ne dénigre pas la pensée du lycéen ni ne l'oriente. Ca lui permet de modérer ses propos pour chercher à les améliorer.
Et ça passe dans la compréhension des philosophes. Savoir comment et pourquoi Platon a dit telle chose, c'est savoir comment et pourquoi on ne dira pas la même chose.
Quant au vocabulaire, il faut une fois pour toute accepter que chaque discipline scientifique (la philosophie est une science humaine) a son argot. C'est à dire son vocabulaire spécifique. Le comprendre et l'assimiler demande un effort intellectuel. Ce qui est normal non ?
Et puis très franchement, oui, il y a des conversations dites d'élites. Que j'appellerais plus des conversations de spécialistes. D'ailleurs pourquoi n'y en aurait-il pas ? Pourquoi tout devrait se traduire dans la langue du quidam moyen ?
Pour se qui est de se complaire, je me réfère encore une fois à Bourdieu et de son capital culturel. Selon sa richesse (au capital culturel) les sphères sociales changent autant que les conversations. Notre société étant tellement hiérarchisée (ce vieux complexe de l'aristocratie abolie) cela ne peut en être autrement.
Mais d'un sens, vais-je accuser un boulanger de se complaire dans l'artisanat parce qu'il me parle avec son argot ?
pas si sûr...
la philosophie ça demande de l'effort - c'est indissociable de sa pratique.
comme n'importe quel exercice physique ou mental (calcul)