vendredi 11 janvier 2008 à 11:24 Pour le fils à papa, c'était toi même dans un autre post qui m'a laissé entendre que tu étais plutôt à l'aise envers les problèmes financiers. Excuse moi mais il faut dire que tes propos dans tous tes posts qui transpirent l'aversion envers les éducateurs, les profs et le social est quand même énervante, exaspérante et fatiguante.
Je ne parlais pas de keynésianisme, mais de néokeynésianisme, si tu aurais lu mon post précédent, tu aurais compris! L'interventionnisme est fort dans le système scandinave... Jospin n'a pas copié le modèle scandinave, il a essayé de créer une sociale démocratie française néokeynésienne sur le plan économique, le désendettement opéré et les nombreuses privatisations montrent la volonté de resserrer le budget. De quel protectionnisme tu parles? C'est Mitterrand qui a permis à la France d'accepter le traité de Maastricht. C'est la droite qui veut faire la TVA sociale, mesure oh bien protectionniste mais qui arrange le patron au profit du consommateur sans bien sûr augmenter les salaires. C'est souvent les libéraux qui pensent détenir la vérité absolue, désolé.
Je ne veux pas rajouter des cours, mais je pense qu'il faut changer un peu les contenus, plus d'éducation civique et de culture générale. Non le dessin et la musique peuvent être regroupés dans une seule matière, réfléchis un peu! L'histoire et la géographie sont bien séparées après en université? Pareil pour l'économie et la sociologie?
Non on augmente pas le nombre d'enseignants, mais dans les ZEP où je travaille mais où tu ne metteras sûrement jamais les pieds, il y a un besoin d'éducateurs dans les Collèges. Les professeurs ne demandent pas qu'on rajoute des postes, et il est vrai qu'il peut y avoir des suppressions de postes, je n'ai jamais dit que j'étais pour une radicale augmentation ni pour une dimunition importante. Mais concernant les éducateurs, ils ne substituent pas aux parents, ils peuvent essayer de rectifier le tir, de faire prendre conscience aux jeunes de ce qui ne va pas. Dans le cadre de l'école, un enseignant reste un enseignant, certains se voient obligés de faire les éducateurs, or leur rôle est d'instruire et non d'éduquer. Tout mettre sur le dos de la responsabilité individuelle est aussi stupide que de mettre tout sur le rôle de la société ou de l'Etat. Si des parents qui eux même ont eu une éducation difficile voire inexistante, comment peuvent-ils éduquer leurs gosses? Tu vas me répondre comme un certain Malthus, qu'un pauvre ne doit pas engendrer un pauvre, c'est ça?
Si tu connaissais un peu mieux la sociologie et la psychanalyse, tu saurais que le rôle de l'éducation n'a rien de stalinien. Mais préfères tu celui de l'individualisme forcené qui justement transforme des jeunes de cité en délinquants prêts à tout pour consommer et jouir de tout tout de suite?
Je n'ai rien du tout contre les professeurs, bien au contraire, j'en ai beaucoup dans ma famille dans des domaines variés (histoire, espagnol, philosophie, médecine, école maternelle et primaire). Je ne dis pas non plus que nous avons de mauvais enseignants, loin de là. Nous avons plutôt une mauvaise organisation à l'échelle nationale, à recadrer totalement. Si tu avais lu mes posts, tu aurais compris que je ne cherche pas qu'à faire des coupes budgétaires, mais que j'essaie d'améliorer le niveau des élèves, qui est extrêmement mauvais.
Je sais que tu parlais de néokeynésianisme. Je te disais que le keynésianisme avait été abandonné et que l'économie actuelle dans les pays scandinaves, bien qu'utilisant le terme de néo keynésien, se rapproche plus des néoclassiques que du keynésianisme. Je répète aussi, mais tu l'as ignoré (il est simple d'ignorer ce à quoi on ne sait répondre), que le modèle scandinave que tu sembles préconiser n'est pas transposable, non seulement à cause de la différence démographique de taille, mais aussi à cause de la mentalité française, qui, par principe catholique, a honte de l'argent et donc du libéralisme, en opposition avec les pays du Nord, de tradition protestante, donc opposé. Quant à Jospin, en néo keynésien, c'est assez drôle, parce que, toujours en prenant en exemple les scandinaves qui semblent réellement te tenir à coeur, Jospin a augmenté les effectifs de la fonction publique contrairement aux scandinaves, ce qui a fait baisser artificiellement le chômage jusqu'à ce que, quelques années après, on se rende compte de la catastrophe que fut son mandat (rien que le terme 35h fait frémir aujourd'hui). Oui il y a eu du protectionnisme, et sous Sarkozy il y en a aussi. Je ne dis pas que l'UMP c'est le bien et le PS c'est le mal.
Quant aux enseignements, il est inutile de rajouter, à mon sens de "l'éducation civique", mais que les profs devraient respecter ces cases au lieu d'y installer des cours d'histoire géo. Alors, comme tu me l'as conseillé, je réfléchis... Huuummm, je suis en Licence d'Histoire et je me vois mal enseigner de la géographie, même si je l'étudie pendant un an en vue du CAPES. Pareil pour l'étudiant en géographie, pareil pour, d'après tes souhaits absurdes, celui de dessin et celui de musique. Tu nous affirmes ici qu'enseigner, admettons, la peinture abstraite peut se rapprocher de Wagner, ou que le climat de l'Afrique et son relief peut se rapprocher de l'histoire des peuples. Ce n'est pas la même matière, et ce que tu dis est une absurdité française, car nul part ailleurs, à ma connaissance, on enseigne l'histoire et la géographie ensemble, par le même prof. Et toi tu voudrais regrouper plusieurs matières en "arts"? Pourquoi pas enseigner l'anglais et l'espagnol par le même prof, en une seule matière "langues"? Tu me dis de réfléchir alors que tu méprises l'éducation dont tu t'en prétends le défenseur.
Ici je défends une meilleure éducation et toi tu veux la diluer dans l'absurdité de l'ignorance. Ca me révolte, oui, une telle annihilation de la connaissance.
Ensuite, c'est bien de faire un laïus pour justifier ton poste d'éducateur, mais je t'aurais plus soutenu si tu avais été capable d'en faire une réelle critique comme: mon poste me semble assez indispensable étant donné la mauvaise éducation dispensée par les parents; cependant, le poste d'éducateur ne devrait pas exister car cette part de l'éducation ne doit dépendre que de la responsabilité des parents. Là j'aurais eu envie d'approfondir la discution sur le sujet...
Effectivement, un pauvre ne doit pas engendrer un pauvre, tout du moins s'il était raisonnable, il ne le ferait pas. Si on fait des enfants, on doit être capable de les assumer, et on doit faire leur éducation pour qu'ils atteignent un rang social plus élever que celui de leurs géniteurs. Mais cela parait inhumain, pourtant je ne le ressens pas comme ça. Tout le monde a le droit d'avoir des enfants, mais s'ils ne les assument pas, ce n'est pas à l'Etat de le faire. Cela déresponsabilise les personnes, c'est nier l'individu et surtout ça crée une dépendance et un formatage digne des dictatures communistes et fascistes.
Oui je prône l'individualisme, le fait que l'on doit pouvoir être libres de ses actes, l'Etat n'ayant la légimité que du monopole de la violence. Mais être libre signifie être responsable et si ces jeunes, dont tu parles, sont délinquants, c'est en connaissance de cause, et ils ne méritent pas de faire partie de notre société.
vendredi 11 janvier 2008 à 13:34 Il n'y a pas de combat idéologique mais quand Thomas nous parle de néolibéralisme dans l'école, cela induit forcément un recadrage des choses.
Je ne parle pas de "néolibéralisme", terme dont j'attends une explication, tellement il veut tout et rien dire, tellement il est usité pour discréditer l'autre sans fondement, simplement par connotation.
Je ne compte pas introduire une doctrine spécialement libérale puisqu'au contraire, j'aimerais mettre l'école dans les "droits régaliens" demandés par les libertariens. Si j'avais voulu être libéral sur l'école, j'en aurais demandé la privatisation, mais ça ne me parait pas tout à fait raisonnable, bien qu'il faille libéraliser un peu plus les programmes.
De plus tu parles de "recadrage" avec un aspect hautain exécrable. Si je l'avais été, j'aurai dit que ton discours, tout droit tiré d'articles de la "Pravda", ne mérite aucune attention tellement tu milites pour un totalitarisme du public, notamment au niveau scolaire.