jeudi 10 janvier 2008 à 19:21
jeudi 10 janvier 2008 à 18:44 Je ne vois pas en quoi cette suppression de postes est "nécessaire" n'y a t-il pas une contradiction entre cette affirmation et celle des classes surchargées ? Notre système d'éducation nationale souffre de ces classes d'une trentaine voir quarantaine d'éleves, comment par exemple enseigner l'anglais avec 35 éleves ? Les pays qui sont montrés comme des modèles en Europe sont les pays nordiques où justement le nombre d'enfants par classes est moitié moindre qu'en France.
Les choix opérés par le gouvernement sont clairs, suppression de postes dans l'éducation et de fait aggravation de notre système éducatif. Dans un contexte de poussée démographique le nombre de postes aux concours n'ont jamais été aussi bas. Je prends l'exemple du CAPES d'Histoire géo que je tente cette année avec 604 places contre plus de 1900 il y a encores une grosse dizaine d'années, est ce normal si peu de places ? Il n'y a aucune politique sur le long terme dans notre pays et nous arrivons dans une situation avec de nombreux départs à la retraite surtout dans les années à venir, baisse du recrutement de profs et augmentation du nombre des naissances et donc dans quelques années du nombres d'enfants scolarisés. Mais bon nous savons bien que l'éducation n'est pas la priorité de ce gouvernement... je vois deja la solution de notre gouvernement avec l'embauche de profs qui n'ont pas le statut de profs (pas titulaire de c capes par exemple) donc avec un salaire moindre (économie pour l'Etat) et ceci au détriment des futurs citoyens.
On peut réduire les élèves dans certaines matières où l'intéractivité est vraiment nécessaire comme en langue (où je te rejoins sur la question).
En ce qui concerne les 40 élèves c'est faux. Par exemple dans notre lycée on a eu des problèmes car on a failli avoir un 36ème élève ou un 37ème et que c'était interdit. Il aurait fallu ouvrir une classe de plus.
Quant à la classe d'âge, le baby boom a nécessité un recrutement important, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les professeurs de cette époque partent à peine à la retraite et ils sont très nombreux d'où la baisse du recrutement ces dernières années. Beaucoup ne seront pas remplacés mais si la population est toujours croissante, elle ne l'est plus proportionnellement aux années 60-70. De plus, l'âge de la retraite a été reculé d'où une moins grande nécessité de nouveaux enseignants. Cela explique aussi la baisse du nombre de places au CAPES ou à l'Agreg.
Cependant, mon raisonnement dans le premier post est logique en ce qui concerne la baisse des profs s'il y a baisse des cours et des programmes.
Je te réponds également que oui, la suppression de postes est nécessaire puisque 45% de notre budget est destiné à payer la retraite des fonctionnaires. Nous n'avons plus les moyens d'entretenir autant de fonctionnaires y compris les profs (dont c'est en partie le suejt de ce topic). Nous ne sommes plus dans les Trente Glorieuses avec une croissance minimum de 5% par an (bien que la croissance est toujours là, si faible soit elle), la politique keynésienne est devenue une absurdité. Les USA ont annoncé la faillite du keynésiannisme (mis en valeur en 44 par Bretton Woods) en 1971 puis totalement avec l'arrivée de Reagan en 81. Nous sommes toujours dans cette économie obsolète depuis des dizainnes d'années. Notre économie coule, et quoiqu'on en dise, même si l'éducation est primordiale, elle ne peut couler tout un pays. C'est absurde, elle devrait faire l'effet inverse.
La Culture G est très importante dans l'éducation, mais pourquoi ne pas s'attarder plus sur le français et les maths au primaire (la matinée est en général consacrée à ses deux matières les autres étant pratiquées dans l'après midi). A quoi sert-il de voir les mêmes choses au primaire, puis au collège, puis au lycée, en reprenant tout puis en approfondissant. Etant très doué en histoire et en français par exemple, je me suis beaucoup ennuyé à cause de cela.
Il ne faut pas considérer le primaire, le collège et le lycée comme des niveaux totalement séparés sans aucun rapport entre eux. Il doit s'agir d'une continuité. Le primaire permettant les acquis fondamentaux (français, maths), le collège une certaine Culture G (tout le monde n'allant pas au lycée) et le lycée comme une voie exclusivement spécialisante.
Une réforme de l'éducation n'est pas nécessaire seulement pour l'aspect financier, elle l'est aussi pour renouer avec l'excellence qui a fait auparavent, la fierté de notre nation. Je prends un simple exemple: dans mes affaires, j'ai retrouvé une lettre qu'avait écrite mon arrière grand mère à ses parents en 1902, elle y maniait le subjonctif, n'a fait aucune faute. Elle avait 7 ans...
Quant à supprimer ou réduire les matières dites culturelles, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Elles sont nécessaires aux élèves et sont loins d'être lourdes.
Ce sont des matières comme la physique chimie, la biologie ou l'histoire qui devraient être réduites. Ca fait mal au coeur des scientifiques, mais en tant qu'étudiant en histoire, je reconnais parfaitement l'inutilité des cours d'histoire de collège, étant donné les programmes chargés et totalement inutiles puisque tout est revu en fac. Un aperçu permettant une certaine culture, c'est certes indispensable, mais ça doit être limité.
Mieux vaut que ce que les élèves étudient soit appris plutôt que retenus, tel un singe savant, en vu d'une interrogation.
Qui se souvient des détails sur le règne capétien (histoire 5ème)? Ou des théorèmes de Pythagore et de Thales (maths, 4ème)?
Hormis peut être des historiens et des mathématiciens...