lundi 31 mars 2008 à 14:27
Bon je vois qu'au lieu de répondre au fait que si oui ou non la liberté d'expression en Chine est assurée on préfère attaquer RSF via notamment des sources qui n'ont ne sont pas forcément des plus objectives idéologiquement parlant!
Mais bon prenons donc une analyse intéressante!
TIBET • Il s'agit aussi d'économie !Les récents troubles au Tibet ne trouvent pas leur origine uniquement dans les violations des droits de l'homme et de la liberté religieuse. Le développement économique s'est fait au détriment des Tibétains et de leur culture. L'économie tibétaine est en plein essor. Mais cette aubaine ne bénéficie en rien aux Tibétains. C'est cela, plus encore que les violations des droits de l'homme et de la liberté religieuse, qui est à l'origine des manifestations qui ont éclaté à Lhassa et dans tout le Tibet la semaine dernière – les plus violentes depuis mars 1989, dernière révolte en date des Tibétains contre le joug chinois. La région autonome se trouve aujourd'hui au seuil d'une nouvelle ère économique, et le tsunami de l'irrépressible expansion chinoise pourrait se révéler pour elle bien plus dévastateur que des décennies de tutelle répressive.
Il est incontestable que les violations des droits de l'homme se poursuivent au Tibet : arrestations, torture, paysans chassés de leurs terres, restrictions draconiennes des activités et de la liberté de penser dans les monastères. Ce sont ces restrictions qui ont probablement déclenché les récents actes de résistance. Mais les troubles à Lhassa s'expliquent aussi par les symptômes de ce changement économique. Ce qui a débuté le 13 mars par une manifestation de quelques centaines de moines des monastères de Lhassa s'est rapidement transformé en une émeute qui a lancé commerçants et paysans dans les rues de la capitale tibétaine.
Les cibles des destructions et des violences n'étaient pas choisies au hasard. Les voitures renversées et incendiées devant le temple de Jokhang, lieu saint du VIIe siècle en plein cœur de Lhassa, et, non loin, dans la rue de Pékin, étaient d'onéreux Toyota Land Cruisers et d'élégantes Honda et Audi. Des véhicules emblématiques des catégories supérieures de la bureaucratie du Tibet et de la classe dominante des Han venus de Chine. Les boutiques en feu étaient des échoppes et des entreprises détenues par des Chinois, bâties pour beaucoup d'entre elles depuis que Pékin a décidé, à la fin des années 1990, de renouveler ses efforts en vue du développement intensif de la région autonome et de l'immigration des Han.
Il y a six ans, lors de mon premier séjour ici, Lhassa était encore une ville pittoresque, sous forte influence chinoise certes, mais essentiellement marquée par son architecture tibétaine traditionnelle, ses produits tibétains et, bien sûr, sa population tibétaine. Ses habitants chinois partaient souvent une fois l'hiver venu, lorsque les températures tombent bien en dessous de zéro et que cette cité à 3 600 m d'altitude est battue par les vents du plateau himalayen.
Lors des mes voyages suivants, je fus sidéré par l'ampleur des changements. La population avait explosé (passant de 250 000 à 500 000 âmes) et, quoi qu'en disaient les statistiques officielles, les nouveaux venus étaient très rarement des Tibétains. Et ceux-là restaient à Lhassa à l'année.
Les Chinois avaient rasé des pans immenses des rues historiques de la capitale tibétaine, ces étroites ruelles pavées et bordées d'édifices blanchis à la chaux vieux de quatre siècles. Des quartiers entiers avaient été remplacés par des immeubles de bureaux et des commerces sinistres, bâtis à la hâte et dans un style "entrepôt" des plus austères. Un centre commercial à 10 millions de dollars dressait ses cinq étages de verre et ses vitrines aux mannequins vêtus de lingerie coquine à quelques rues du Jokhang (ce centre commercial a été incendié). Les Chinois dominaient désormais tous les secteurs de l'économie, vendaient tous les fruits, étaient au volant de la plupart des taxis et exploitaient l'essentiel du minerai. Et finalement, en juillet 2006, la fameuse ligne de chemin de fer entre la province du Qinghai et le Tibet est entrée en service : cette nouvelle infrastructure faisait tomber les dernières barrières isolant le Tibet.
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www.courrierinternational.comSi ça ce n'est pas de la colonisation alors qu'est ce que c'est?!
On peut dire ce que l'on veut sur le Dalaï-Lama et sur Reporters Sans Frontières et sur le fait qu'ils ont le soutient des États-Unis et patati et patata, mais cela ne change rien au fait que le Tibet a été envahit, colonisé et que pour couronner les droits de l'homme y sont violé et que la liberté d'expression n'est de loin pas une réalité dans ces régions!
Je pense qu'un boycott de la cérémonie serait pertinent comme message, de la même manière je ne serait pas contre un boycott de la cérémonie d'ouverture si les JO avait eu lieu aux États-Unis par exemple!
Dans ce cas de figure nous avons bel et bien un état dictatorial qui viole les droits de l'homme et use d'une censure féroce y compris sur internet, rappelons nous que Google et Yahoo se sont eux même censuré en Chine pour être en accord avec les autorités de ce pays!
Bref j'en ait rien à foutre que cela arrange les USA si l'on critique la Chien de même que j'en ait rien à foutre que cela arrange les islamistes lorsque l'on critique les USA, ici il s'agit simplement de bons sens!