Tuesday 19 October 2004 à 18:56
Par exemple une étude indépendante, sur « Le pouvoir économique des entreprises dirigées par des femmes au Canada » appuyée par l’Institut de la PME de la Banque de Montréal a été publiée en 1996. Précisons que cette étude porte sur les entreprises dirigées par des femmes, c’est-à-dire celles où une femme est présidente, propriétaire, copropriétaire, chef de la direction, présidente du conseil ou associée.
Les entreprises dirigées par des femmes en agriculture représentent 1,5% des 700 000 entreprises.
Voici les constats qui se sont dégagés de cette étude :
Les entreprises dirigées par des femmes constituent un puissant levier économique.
Au Canada, on compte plus de 700 000 entreprises dirigées par des femmes et qui procurent de l’emploi à 1,7 million de Canadiens.
Les femmes détiennent ou exploitent 30,3% de toutes les entreprises au Canada.
Près du tiers des entreprises canadiennes sont dirigées par des femmes, cette proportion variant entre un seuil de 23,5% à Terre-Neuve et un plafond de 33,2% en Alberta.
Le nombre d’entreprises dirigées par des femmes augmente deux fois plus rapidement que la moyenne nationale.
Le nombre d’entreprises dirigées par des femmes a augmenté de 19,7%,.
Les entreprises dirigées par des femmes se classent au premier rang parmi les nouvelles entreprises en croissance, et ce dans toutes les provinces.
La croissance du nombre d’entreprises détenues ou exploitées par des femmes dépasse la moyenne constatée dans chaque province, variant entre un seuil de 2,7% au Manitoba et un plafond de 31,7% en Alberta.
Les entreprises dirigées par des femmes génèrent de l’emploi à un taux quatre fois supérieur à la moyenne nationale.
Le taux d’emploi dans les entreprises dirigées par des femmes a augmenté de 13,0% comparativement à 3,1% pour l’ensemble des entreprises.
Les entreprises dirigées par des femmes créent plus d’emplois que les 100 plus grandes entreprises au pays du magazine Canadian Business.
Les entreprises dirigées par des femmes créent un nombre d’emplois supérieur à celui de 100 grandes entreprises combinées, soit 1,7 million par rapport à 1,5 million.
Sur le plan financier, les entreprises dirigées par des femmes sont aussi stables que la moyenne des entreprises.
Les entreprises dirigées par des femmes durent aussi longtemps que la moyenne des entreprises.
Le taux de survie des entreprises dirigées par des femmes se compare à celui de la moyenne des entreprises canadiennes : il s’établit à 76% par rapport à 78%.
Les entreprises dirigées par des femmes sont plus récentes que la moyenne des entreprises canadiennes.
Les deux tiers (65,9%) des entreprises dirigées par des femmes sont en affaires depuis neuf ans ou plus (comparativement à 72,7% de l’ensemble des entreprises) et 46,2% d’entre elles sont en affaires depuis 12 ans ou plus (par rapport à 56,7% de l’ensemble des entreprises).
Les entreprises dirigées par des femmes créent de l’emploi dans les secteurs de la PME et de la grande entreprise.
Dans le cas des entreprises dirigées par des femmes, 16,2% des emplois proviennent des entreprises comptant plus de 100 employés
Les entreprises dirigées par des femmes ont une incidence à l’échelle nationale.
Les entreprises dirigées par des femmes sont représentées dans toutes les régions du Canada et les différents secteurs d’activité.
Les entreprises dirigées par des femmes commencent à bousculer les stéréotypes.
Les femmes délaissent les secteurs de la vente au détail et de la prestation de services personnels pour explorer les secteurs non traditionnels.
Mythes
Les faits susmentionnés font tomber quatre mythes concernant les entreprises dirigées par des femmes au Canada.
Mythe no 1 : Les entreprises dirigées par des femmes n’ont aucun pouvoir économique
Mythe no 2 : Les femmes n’y connaissent rien en finances.
Mythe no 3 : Les femmes n’ont pas ce qu’il faut pour réussir.
Mythe no 4 : Les entreprises dirigées par les femmes se limitent aux secteurs de la vente au détail et de la prestation de services personnels.
Comparaisons transfrontalières
Une comparaison des données d’une étude américaine intitulée Women-Owned Businesses : Breaking the Boundaries et de la présente étude révèle une constance remarquable entre l’expérience américaine et l’expérience canadienne dans quatre domaines clés : taille de l’entreprise, cycles de paiement des comptes, diversification des secteurs d’activité et taux de survie.
Source : Banque de Montréal. « Le pouvoir économique des entreprises dirigées par des femmes au Canada ». Étude de l’Institut de la P.M.E. 1996.
Alors pour ou contre?