Saturday 19 April 2008 à 18:15
Saturday 19 April 2008 à 12:22 Je feuilletais le Marianne tout à l'heure, et le hasard faisant bien les choses, je suis tombée sur un article parlant de ce logiciel, avec une capture d'écran... en réalité, les choses ne s'arrêtent pas à "homosexuel, transexuel, travesti, handicapé, etc.", mais il y a également les mentions "auto-stoppeur", "juré", "témoin", "permanent syndical", "membre d'une secte", "usager des transports en commun", "personne âgée"... autant pour les mentions de juré et de témoin, je peux comprendre la pertinence de ces informations, puisque les personnes concernées sont potentiellement plus susceptibles d'avoir des "problèmes" au cours du procès auquel ils participent. Mais le coup de l'usager des transports en commun, de la personne âgée ou du permanent syndical, j'ai du mal à voir à quoi ces informations peuvent bien servir dans le cadre d'une enquête, j'entends servir au point de consigner soigneusement ces information dans une base de donnée. Qu'on m'éclaire là dessus !
Il y a eu une enquête dans le village de ma grand mère sur une escroquerie qui touchait uniquement des personnes âgées et plus précisément des femmes seules.
Les recoupements d'information on permis d'émettre le profil des victimes et de centrer une politique de prévention sur elles et ainsi d'appréhender les voleurs.
Pour ce qui est des usagers des transports en commun ... des enquêtes sur la violence dans les transports en commun ? sur la dégradation des transports en commun ? transport en commun = pas de voiture ?
Je pense que chacune de ces "catégories" a sa raison d'être en fonction de cas particuliers déjà rencontrés.
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Pour revenir à ce que tu disais Taz, mes connaissances sur les procédures policières sont trop faibles pour que mes réflexions puissent être vraiment pertinentes.
Je n'ai pas non plus une expérience phénoménal des commissarias et des interrogatoire
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Toutefois, je ne vois pas l'intérêt de collecter ce genre d'informations du côté des victimes et de les ficher ainsi alors qu'elles n'ont a priori (et regardant l'objet de leur plainte surtout) pas de casier judiciaire, et c'est bien du côté des agresseurs qu'il faudrait consigner la nature des agressions.
LA victimologie (oui oui on donné un nom à cette méthode) permet en dressant le profil de la ou des victime(s) de pouvoir cerner les motivations du criminel/délinquant ainsi qu'un profil : géographique, comportemental, psychologique ...
D'un point de vu pratique c'est également plus simple de passer par un fichier par victime identifiées (cad sur lesquelles nous disposons d'un maximum de renseignement factuel) que de passer par un fichier d'agresseur inconnue avec des renseignement partiels et pas tjs fiables.
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Maintenant, peut-être que ce serait effectivement plus rapide pour les recoupements, de constater par exemple qu'un nombre x de personnes homosexuelles, transsexuelles ou d'auto-stoppeurs a été agressé dans la zone y de tel bled, et d'ainsi concentrer les recherches de l'agresseur dans cette zone et donc de booster les possibilités d'appréhender un suspect.
Yep c'est le raisonnement.
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A savoir si les données sont collectées uniquement si elles sont pertinentes pour l'enquête ou s'il s'agit d'un interrogatoire systématique à chaque fois qu'on passe au commissariat.
Je ne vois pas de raison à ce que cet interrogatoire soit systématique et tu es tjs libre de ne pas répondre ou de refuser l'enregistrement informatique des informations.
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Et je pense que sans cette information, on aura en réalité bien du mal à définir l'utilité de ce logiciel et ses conséquences.
Cela fait des mètres linéaire de texte que j'essaye de justifier de l'utilité d'un logiciel de base de donnée (soyons clair il ne s'agit pas forcément d'ARDOISE en tout cas pas dans sa forme actuelle)
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Cependant, dans la mesure où de telles informations sont potentiellement consignées à vie (même si on demande l'effacement, qu'est-ce qui pourra prouver que ça a bien été fait ? on sait tous ici qu'avec l'informatique, c'est très facile d'effacer des données et de les remettre juste après), et donc sont potentiellement utilisables à des fins dont nous avons déjà eu un exemple durant la IIGM, je suis toujours affreusement dérangée par ce logiciel et extrêmement inquiète quand à sa mise en place.
Enregistrement à vie ? Qui a parlé d'enregistrement à vie ?

Puis al création d'un outil de se type est jumélée à la rédaction d'une procédure ... de la même façon qu'une loi est encadré par une procédure d'application (cf.le code de procédure pénal par exemple).
Si l'on suit ton raisonnement bon nombre de loi en vigueur aujourd'hui pourrait être détournée de leur but 1er si elles n'étaient pas encadrées par une procédure d'application...
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Et je pense franchement, que dans la mesure où on n'a pas confiance en un outil qu'utilise des personnes auprès desquelles on vient parce qu'on leur fait plus ou moins naturellement confiance, puisque ce service existe dans le seul but de rendre service à la population, eh bien je pense que ce n'est pas normal de ne pas avoir confiance en l'objectivité de ce type de service lorsqu'on vient déposer une plainte.
Je ne sais pas si ma dernière phrase est claire, mais j'espère que tu comprendras l'idée. C'est une question de sentiment, et les sentiments, les appréhensions, ont souvent beaucoup plus de poids que la réalité des faits.
En effet on a fait plus claire

Mais je le dis et je le répète en aucun cas il n'est fait obligation de répondre à ce type de question... d'un point de vu légal cela ne peut l'être.
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Je repensais à cela cette nuit et je me dis que la réaction des homo pourrait ne pas paraîtr logique.
En effet, les LGBT ont lutté pdt des années pour que la discrimination en raison des préférence sexuelle soit condamnée, que dans les cas d'injure ou d'agression l'homophobie... soient pris en compte comme une circonstance aggravante (cad amenant des condmnations plus lourdes)...
Ils ont obtenu l'inscription de tout ceci dans la loi (enfin).
Mais aujourd'hui que les forces de l'ordre tente de mettre en place les outils permettant la mise en application concrète de la loi... il s'insurge contre le fait que l'homosexualité des victimes puisse être consignée.
N'y a-t-il pas la un paradoxe ?!