Wednesday 12 March 2008 à 01:58
IL y a deux types de mesures fiscales pour relancer l'économie :
Le plan de relance (de type keynesien) : on augmente les dépenses publiques quitte à augmenter la dette de l'Etat en embauchant des fonctionnaires, en augmentant leurs salaires, en augmentant les aides sociales, en lançant une politique de grands travaux etc. L'objectif est de relancer l'économie par la consommation. La dernière fois que quelqu'un a tenté un plan de relance en France, c'était en 81 sous Mitterrand, ça s'est soldé par un désastre total : hausse des prix, augmentation spéctaculaire de la dette publique, chute des exportations, résultats décevants en terme d'emploi et de croissance.
En effet, si l'on augmente la dépense publique, on creuse la dette publique ou bien on augmente les impôts (ou les deux), ce qui se solde par un coût supplémentaire pour les ménages et les entreprises. Si l'on augmente les salaires des fonctionnaires, les salaires du privé suivent et augmentent à leur tour, le coût du travail se répercute sur les prix ce qui crée de l'inflation. Généralement l'inflation est proportionnelle à la hausse des salaires ce qui annule ses effets à moyen terme. Comme les prix ont augmenté à l'intérieur et pas à l'étranger, la balance commerciale se trouve dégradé (hausse des importations et baisse des exportations).
En conclusion, on peut dire que les mesures de relance ne peuvent fonctionner qu'en économie fermée.Avec la mondialisation la France a besoin d'être compétitive, lancer une politique de relance créant nécessairement de l'inflation serait suicidaire.
Le plan de rigueur : on réduit les dépenses publiques (fonction publique, état providence, rationnalisation du fonctionnement de l'état etc) afin de diminuer les impôts pour augmenter le pouvoir d'achat des ménages (donc + de conso = + de production = + d'emploi), et réduire les coûts des entreprises (baisse des coûts = baisse des prix) pour les rendre plus compétitives et éventuellement améliorer la balance commerciale. Ca se traduit généralement par de bons résultats en matière de croissance et d'emploi.