Saturday 09 October 2010 à 23:59 Depuis le temps que j'exerce dans ce domaine, j'ai toujours utilisé des versions craquées (à titre perso, rarement en entreprise) ce qui m'a permis de m'adapter à l'évolution des versions sans débourser un kopeck. Et je ne le regrette évidemment pas car je n'aurai pas pu me permettre de débourser à chaque upgrade.
Comme je le disais plus haut, un même n° de licence pouvait être copié et utilisé par de multiples utilisateurs, à l'infini ... mais c'est terminé. Depuis quelques années, Adobe se basant sur le fait que tout utilisateur dispose aujourd'hui d'une connexion Internet, elle est donc rendue obligatoire pour faire tourner ses produits selon le principe de n° de licence unique = 1 utilisateur + 1 poste (ou plusieurs si licence multi).
Sauf à passer par des compétences que ne possède pas le commun des utilisateurs pour contourner la chose...
... il n'est pas aisé de frauder. J'imagine que d'autres éditeurs ont également songé à renforcer le contrôle des licences via Internet, mais y auraient renoncé pour ne pas voir filer ses utilisateurs à la concurrence en effet.
Or, ce n'est pas le cas chez Adobe qui, je le répète, n'a pas à se faire de soucis pour ses parts de marché à long terme, ayant le quasi monopole des logiciels multimédia pros (à moins d'une loi antitrust ?). Du côté de la postproduction audiovisuelle subsistent encore quelques concurrents, mais plus pour longtemps car l'ogre Adobe absorbe tout année après année (i.e. Flash qui il n'y a pas si longtemps appartenait encore à Macromedia).
Quant aux systèmes d'exploitation, c'est différent car il existe des alternatives : Mac OSX, Linux..
Tant qu'il y aura des activations offline, ce sera possible facilement. Personne ne vend de logiciel qui ne puisse être activé offline, vu qu'il existe encore un grand nombre d'ordinateurs offline. Beaucoup d'entreprises refusent que les postes soient connectés au net par soucis de productivité ou de sécurité.
Et si le logiciel ne donne pas directement la possibilité de faire le choix d'activer offline, c'est que le logiciel, après avoir détecté le non-accès au net, demande soit de recommencer ou de continuer, ce qui envoie au formulaire d'activation offline.
Et puis, il suffit de chercher sur un tracker ou une board warez et tu trouveras, dès que quelqu'un l'aura fait, un binaire pour remplacer un fichier ou un patche pour activer le programme et empêcher la connexion.
Il est impossible de ne pas pouvoir cracker un software. Un soft, pour fonctionner, devra toujours envoyer des requêtes au système d'exploitation, aux bibliothèques logicielles et à la machine. Et le code sera toujours lisible en ASM. Tant qu'il devra agir comme ça, il sera piratable. Et s'il est chiffré, la clé devra être disponible pour le faire fonctionner. Tout ce que les éditeurs peuvent faire, c'est retarder l'inévitable.
Concernant la postprod en audiovisuel, je doute qu'Adobe absorbe Apple et Autodesk.
Apple avec Final Cut est leader en montage pro et Shake est très utilisé pour la composition.
Autodesk a flame, inferno pour la composition et Maya pour la 3D.
Aftereffect d'Adobe est vraiment loin derrière tous ces logiciels de compo.
Je ne sais même pas ce qu'ils ont en 3d et en montage.