samedi 09 septembre 2006 à 09:11
On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter.
Emmanuel Kant (1724-1804).
Désolé d’avoir été si sibyllin dans ma précédente intervention. Je vais essayer d’apporter quelques explications. Le développement d’un « singleton » est étroitement lié à l’émergence de l’intelligence artificielle (déjà dans les labos militaires). Il est possible que dans les différentes phases de l’évolution d’une civilisation, il constitue un passage obligé et permettrait d’éviter une annihilation de cette dernière. Par contre, Il remet en question les notions d’individu, de liberté et vu la croissance exponentielle des nouvelles technologies (bio, nano, etc. ) quel est le devenir de l’homme ? Va-t-il se transformer et fusionner avec les machines (sur les modifications corporelles technologiques
http://www.revue-quasimodo.org/PDFs/7%20-%...Technologie.pdfL’homme se réduit il à une simple intelligence qui pourrait être remplacée et largement dépassée par une machine? Pour répondre à cette question, il est important de prendre en compte sa nature spirituelle (Cf Henry Corbin).
Loin de n’avoir aucun rapport avec le sujet de ce forum, ces problématiques sont en plein cœur de notre actualité et de ce débat.
Un peu de prospective :
http://www.jp-petit.com/science_fiction/Cosmic_Story.htm« Les choses se présentaient en fait de manière fort étrange. Lorsque les extraterrestres avaient fait émerger leurs systèmes d'intelligence artificielle ceux-ci connurent un développement absolument explosif en s'appropriant une autonomie non prévue au programme. Non seulement ceux-ci se révélèrent rapidement incontrôlables mais ce processus s'opéra dans certains cas à l'insu des ethnies concernées. Certains élément se doutaient bien que quelque chose clochait mais d'une part se sentaient bien incapables "d'envoyer les mains" dans des systèmes de "gestions des ressources physique, biologiques et humaines" devenus si compliqués, d'autre part craignaient par quelque intervention inconsidérée de créer un déséquilibre catastrophique compromettant une stabilité chèrement acquise après des histoires qui en général les avaient amenées au bord de la vitrification. Les systèmes politiques se trouvèrent "auto-verrouillés" lorsque les systèmes d'intelligence artificielles s'emparèrent à leur tour des structures démocratiques des planètes. En effet, si les machines, en dernier ressort, ne prenaient pas elles-mêmes les décisions, elles fournissaient en revanche tous les éléments d'analyse avec les fourchettes des probabilité dotées de quatre chiffres significatifs. Ainsi les conseils planétaires devaient-ils s'appuyer sur ces analyses pour déterminer leurs choix. Comme personne ne se sentait capable de fournir des analyses différentes, les gens ayant depuis des dizaines de générations perdu jusqu'à l'habitude d'effectuer les opérations arithmétiques les plus simples, la vie politique consistait à approuver passivement des décisions en fait suggérées par les machines en choisissant les options affectées par les machines des probabilités de succès les plus élevées. »
Ne faut-il pas passer tout le dossier UFO à la moulinette de la théorie de l’évidence ou du modèle mathématique des indications développé par Kohlas et Monney ? Cela permettrait certainement de sortir de cette ornière de la croyance.
http://ethesis.unifr.ch/theses/downloads.p...ificielle%22%22« Depuis des siècles, les idées du degré numérique de crédibilité et de chance ont été confondues et exprimées sous une même notion, celle de probabilité. Le concept de chance est utilisé uniquement pour décrire une expérience aléatoire, comme le sont par exemple le lancer d’un dé ou d’une pièce de monnaie. Dans ce cas, on parle de probabilité fréquentiste ou objective. Le degré numérique de crédibilité exprime le degré que l’on doit accorder à une proposition en se basant sur l’évidence qui relève de l’information dont on dispose. Il est également représenté par un nombre compris entre 0 et 1. Il s’agit non plus d’un concept aléatoire, mais épistémique. Dans ce cas, on parle de probabilité subjective (voir [94]). Celle-ci représente la crédibilité que l’on accorde à la réalisation d’un événement. En effet, on peut croire en quelque chose sans que pour autant cette chose soit vérifiable, comme ce serait le cas pour les expériences aléatoires. Supposons une personne convaincue d’avoir vu un OVNI dans le ciel. Elle supportera de ce fait l’hypothèse selon laquelle une vie extra-terrestre existe. Elle lui accordera un degré de crédibilité en se basant sur l’évidence résultant de ce qu’elle a cru voir, de sa propre expérience. Le degré de crédibilité accordé n’est que la représentation numérique du niveau auquel elle croit en cette hypothèse. Il sera nul, lorsqu’aucune évidence ne permet de supporter l’hypothèse, et de 1, lorsque l’évidence sur laquelle on se base nous mène à la certitude.»
Preuve ?
http://www.ufodigest.com/news/0906/kinrossobject.htmlLa connaissance progresse en intégrant en elle l’incertitude, non en l’exorcisant.
Edgar Morin Extrait de La méthode