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mercredi 09 janvier 2008 à 13:38
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bonjour, je sais que je m'y prend très tard pour vous demander en aide!
j'ai deja quelques idée pour commencer:
j'ai noté que dans l'etre est le neant, de Sartre il defandait la possiblité de se mentir à soi-même en appelant ce comportement la "mauvaise foi", maintenan j'aimerai trouver des argument sur "pourquoi est-ce impossible de de mentir à soi même?"

aidez moi svp c'est très urgent crying.gif

Edit modération : bonjour et bienvenue sur comlive, ne poste pas de lien avec des infos perso sur le site si certains/es comlivien/nes veulent entrer en contact avec toi ils/elles t'enverront un mp wink.gif merci de ta compréhension. Douce evi.



Ce message a été modifié par douce évi - mercredi 09 janvier 2008 à 18:23.
mercredi 09 janvier 2008 à 18:05
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Mentir c'est afirmer quelque chose qu'on a concience que c'est faux.Je ne vois pas comment on peut se mentir a soit même quand on a nous même la verité en soit.On peut le faire inconciemment mais dans ce cas ce n'est plus un mensonge .
La mauvaise fois c'est être au courant qu'on dit une chose fausse donc ce n'est pas un mensonge pour soi mais si pour les autres car ils ne conaissent pas notre conscience.

.


Ce message a été modifié par ANITA - mercredi 09 janvier 2008 à 18:15.
mercredi 09 janvier 2008 à 21:55
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En effet Anita, moi non plus je ne vois pas comment on peut se mentir à soi-même, de toute façon c'est impossible.
Mais c'est un sujet de philo je dois faire la thése et l'antithèse, Il me faut plusieurs arguments pour prouver qu'ils est impossible de se mentir à soi-même, et c'est un gros problemes pour moi.
Mon seul arguement te rejoint fortement, mais c'est le seul!

je suis desespérée crying.gif

C'est très gentil à toi de m'avoir repondu, merci!


jeudi 10 janvier 2008 à 00:00
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ANITA
mercredi 09 janvier 2008 à 18:05
Mentir c'est afirmer quelque chose qu'on a concience que c'est faux.




Disons que ça, ce serait plutôt faire accroire.

Ensuite, personne n'a "la vérité" en lui. Nous avons des croyances, et il ne faut pas croire qu'elles fassent l'unanimité de ce que l'on pourrait appeler par subsomption imprécise le "moi". Certaines d'entres elles sont désagréables à certains de nos instincts mais seront plus accomodantes pour d'autres. De même qu'il existe une lutte des instincts pour le contrôle du corps, il existe une sorte de "lutte des croyances".

La mythomanie est finalement une pathologie illustrant assez bien ce phénomène.

D'après ce qui précède, nous ne nous "mentirions" pas tout à fait à nous-même, nous ne ferions que changer de croyances.
Bon après, j'avoue ne jamais avoir fini l'être et le néant (ok j'ai lu 50 pages et j'ai arrêté), donc je ne sais pas vraiment comment Sartre définit la "mauvaise foi", mais j'ai l'impression que ce concept implique l'existence (assez mystisque) d'une sorte d'instinct de vérité. Car pour que le concept de mensonge existe, il faut bien au moins présupposer l'existence subjective de la vérité ?
jeudi 10 janvier 2008 à 22:02
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Quand je dis "verité en soit" je parle de la verité de chacun.J'aurais du preciser..Je te rejoins totalment dans tes propos .


Sartre,(si j'ai bien compris) definit la mauvaise foi comme une fuite a notre liberté .

Selon lui,notre conscience(qui n'a aucun fondement determiné dans le monde) ne peut ,justifier une place en tant que fait dans le monde qu'a travers la mauvaise foi.La conscience jouerait donc a être pour avoir une situation dans ce monde et on serait donc de mauvaise foi rien que pour exister.


Ce message a été modifié par ANITA - jeudi 10 janvier 2008 à 22:14.
dimanche 20 janvier 2008 à 19:32
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Notre esprit accumule les connaissances, que l’on considère après analyse comme des vérités. Lorsque notre esprit reçoit des informations, il analyse ces informations en prenant en compte nos connaissances, si ces informations ne sont pas en corrélation avec notre vérité alors on les refuse. Nous ne sommes pas capable consciemment d'ignorer nos connaissances. La mauvaise foi, c’est la réaction de notre esprit, suite à l’analyse de l’information, à la paradoxalité de nos connaissances. Ce qui se passe dans l’acte de mauvaise foi, c’est la cohabitation de la réminiscence de notre ancienne vérité, avec notre nouvelle vérité. On se ment partiellement.

On peut rapprocher la mythomanie à l’acte de mauvaise foi, dans le sens qu’il y a cohabitation consciente ou inconsciente de plusieurs vérités au sein de notre esprit.
Donc on peut mentir à soi même dans le cadre d’une plurivérité spirituelle (Schizophrénie).

En gros pour se mentir à soi même, il faut que ton cerveau pète un câble !
wacko.gif
lundi 21 janvier 2008 à 22:54
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Bonjour,

Vous devriez vous renseigner sur la description remarquable qu'a fait Georges Gurdjieff, de ce qu'il appelait les tampons [1].
mardi 22 janvier 2008 à 00:00
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Je rajouterais que le mensonge est une contrainte culturelle. L'enfant est un être naturel non soumis à la culture, qui ne ment pas. L’adulte refoule, au contraire, toujours plus ses penchants naturels, parce que la culture l'incite à jouer un rôle à propos de quantité de sujets et de pratiques.




mardi 22 janvier 2008 à 21:28
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Regbar
lundi 21 janvier 2008 à 22:54
Je rajouterais que le mensonge est une contrainte culturelle. L'enfant est un être naturel non soumis à la culture, qui ne ment pas. L’adulte refoule, au contraire, toujours plus ses penchants naturels, parce que la culture l'incite à jouer un rôle à propos de quantité de sujets et de pratiques.




L'enfant utilise le mensonge aussitôt qu'il comprend que cela peut lui éviter la punition, ou tout autre désagrément. Le mensonge (ce qui comprend aussi le mensonge par omission) est un réflexe quasi naturel en fait.
mardi 22 janvier 2008 à 22:04
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Le mensonge consiste à occulter ou à déformer intentionnellement tout ou partie de la réalité, ce qui est impossible de soi à soi puisqu'il y a une relative connaissance de cette réalité au préalable, voire simultanément avec la tentative d'auto-duperie.
C'est aussi absurde que si l'on se mettait à parler d'erreur volontaire.
mardi 22 janvier 2008 à 22:15
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space oddity
mardi 22 janvier 2008 à 21:28
L'enfant utilise le mensonge aussitôt qu'il comprend que cela peut lui éviter la punition, ou tout autre désagrément. Le mensonge (ce qui comprend aussi le mensonge par omission) est un réflexe quasi naturel en fait.



Le mensonge de l'enfant, cela dit, est encore fait en conscience, mais à force de mentir, par habitude, il en finit, avec l'âge, par se mentir à soi-même.
mercredi 23 janvier 2008 à 14:46
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Oh merci rockst4r et Regbar, ce que vous dites m'aide beaucoup sur mon devoir et n'oublions pas Anita!

Regbar, j'irai des que possible voir la source que tu m'a gentiemment proposé


merci tout le monde, a plus!
samedi 26 janvier 2008 à 19:04
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J'ai du mal.

En principe, ce qui est difficile c'est "d'observer son âme".
dimanche 27 janvier 2008 à 21:38
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"La mauvaise fois" n'est-elle pas justement une forme de mensonge à soi? en s'auto-persuadant et oubliant ainsi notre transcendance ou notre facticité (cf Sartre) , l'homme se ment à lui même sans chercher à s'en rendre compte.

Quand au mythomane, dans le cadre d'une pathologie, peut on dire qu'il a conscience de ses mensonges?
jeudi 31 janvier 2008 à 03:10
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Sans parler de mythomanie, on peut décider de ne voir que ce qui nous arrange ou plutôt éviter de voir ce qui nous dérange, on a tous des a priori, des réflexes conditionnés à tel point qu'on peut nier des évidences parce qu'on n'est pas entraîné à laisser son esprit aussi ouvert que possible.

Je pense que la parfaite bonne foi constamment n'est pas humaine et donc n'existe pas (pas en permanence !)
dimanche 03 février 2008 à 11:59
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Bon je l'explique comme je lai appris.

Il y a plus quune maniere de se mentir a soi meme.

1ere:
Je crois qu'on peut se mentir a sois-meme.Mais on le fais pas volontairement evidemment.On agit ainsi motive par la peur d'etre rejete des autres.On ne s'accepte pas tel qu'on est.On decide de se croire d'une telle maniere alors que l'on ne l'est pas.On fais ca parsquon pense que si nous serions nous meme, on serait moche.Je dirais que plus une personne est sois meme, moin elle a de ces peurs, donc moin elle se ment a elle meme.

2eme:
J'ai dejas vu une personne qui mentais et se croyais elle meme.Ca m'est peut etre dejas arrive.La raison?l'orgueil.qui est biensur a la source la peur.Et cest comme si on veut pas se voir comme un menteur alors on se fais accroire a sois meme que cest vrai.On etouffe notre conscience qui nous dit quon ment, pour ne penser de nous meme quon est menteur.


samedi 09 février 2008 à 12:07
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Si mentir c'est "donner pour vrai ce qu'on sait être faux ou nier ce qu'on sait être vrai" (Larousse), le problème est peut-être épistémologique : comment ou pourquoi en présence de la vérité ou du vrai, en vient-on tout de même à préférer ou choisir le faux ? La marque du vrai suffit-elle à l'emporter sur le faux ?

cette question amène inévitablement un problème anthropologique et métaphysique :
- quelle est la nature de l'âme ?
- l'âme cherche-t-elle naturellement ou de manière innée le vrai ? (voir peut-être Descartes et la nature des idées : innées, adventices, factices) (Nietzsche et Deleuze critiquent la doctrine selon laquelle l'âme cherche le vrai naturellement)

- et dans ce cas, pour se mentir à soi-même, ne faut-il pas qu'il y ait une intentionalité de l'âme à le faire (voir peut-être Husserl à ce sujet), et donc à se nier elle-même ? or n'est-ce pas contradictoire que l'âme qui cherche naturellement le vrai et la vérité se trompe elle-même ? (il y a peut être encore à regarder chez Descartes et l'expérience du doute, le fait de se tromper, etc... et l'expérience du cogito comme première certitude indubitable)

- ou bien, si l'âme peut se tromper elle-même, il faut peut-être supposer qu'elle ait une autre nature anthropolgique et métaphysique que celle d'un simple cogito. Il faut peut être qu'il y ait en elle des forces ou des facultés qui se livrent rivalité ou bataille (imagination qui se soucie peu de la vérité, qui délire, vs raison ou entendement qui cherche le vrai : voir peut être chez Spinoza qui d'ailleurs parle plus en terme de forces ou de processus que de "faculté" qui relève selon lui de la fiction).

- il y aurait peut-être à chercher du côté de l'inconscient : voir Freud le mensonge résultat d'un refoulement, ou bien chez Deleuze et Guattari et leur théorie de l'inconscient, non plus comme théâtre (Freud) mais comme une usine qui produite des délires en tout genre.

On arrive alors au problème métaphysique des rapports entre âme et corps : si l'on peut se mentir à soi-même, ce n'est pas à cause de la nature même de l'âme, mais c'est parce que cette dernière est unie au corps : voir Platon, Descartes, Spinoza et Nietzche et la manière dont chacun entrevoit ce rappport.

Par exemple chez Platon, encore faudrait-il être nuancé, il y a une dévalorisation ontologique du corps par rapport à l'âme (à relier avec la théorie de la réminiscence : savoir c'est se souvenir).

Chez Descartes il y a encore un peu cette dévalorisation : "l'âme est plus facile à connaître que le corps", et "les sens nous trompent", du moins réctifie-t-il ensuite, nous nous trompons sur leur nature, etc.

Avec Spinoza on franchit un cap avec en quelque sorte une réhabilitation éthique du corps dans un cadre bien défini : on ne sait pas ce que peut un corps.

Et chez Nietzsche enfin, une complète affirmation presque mystique des forces du corps par l'intermédiaire de l'Eternel Retour et une critique de la morale judéo-chrétienne qui méprise le corps.


Ces quelques pistes de réflexion, non bien évidemment rien de professoral, elles comportent bien entendu des lacunes. En espérant tout de même qu'elles puissent t'aider.


Ce message a été modifié par Full Master On The Rox - samedi 09 février 2008 à 12:15.
lundi 11 février 2008 à 10:49
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hgjf
mardi 12 février 2008 à 09:45
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Je pense qu'il est possible de se mentir à soi même en occultant un savoir, en faisant exprès de ne pas chercher dans ses connaissances, s'apparentant au mensonge par omission.

Ou alors en prenant exprès un angle de point de vue subjectif et/ou en laissant planer le doute. Ce qui rejoindrai le même objectif, c'est à dire ne pas vouloir savoir.





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