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Petite Introduction Au Terrorisme

Ribentrop
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32 ans
France (49)
Wednesday 29 October 2008 à 17:19
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Petite Introduction au Terrorisme :

Le terrorisme désigne les actions violentes (attentats, assassinats, enlèvements, sabotages...) menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l'opinion publique concernée.
Si un accord existe sur le concept, la délimitation du phénomène terroriste reste complexe. La conceptualisation de la Terreur fut l'œuvre de la Révolution française mais a aussi été revendiquée par Lénine en Russie1. Ses différentes définitions mobilisent de nombreux enjeux voire les intérêts de ceux qui entreprennent des actions qualifiées de terroristes.
Il est généralement admis que le terrorisme est une arme des faibles contre les forts (guerre asymétrique). Par ailleurs, comme le souligne Noam Chomsky, les États et institutions ont aussi recours à cette méthode (terrorisme d'État).
Si l'on suit Gérard Chaliand, les actions de terrorisme se confondent parfois avec la guerre, la guérilla ou le banditisme. Les tentatives pour élaborer une typologie du recours au terrorisme butent sur l'hétérogénéité des terroristes. Des classifications (action individuelle ou organisée, type de doctrine, moralité du choix des cibles...) existent mais ne suffisent pas à rendre compte du phénomène.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme

Peu de mots sont aussi chargés, politiquement ou émotionnellement, que « terrorisme ». Une étude de l'US Army datant de 1988 a recensé plus de 100 définitions du mot « terrorisme »1.
Le terrorisme est un crime dans la plupart des pays et il est parfois défini dans les textes légaux (voir plus bas pour des définitions particulières). Des principes communs parmi les définitions légales du terrorisme font émerger un consensus sur la signification du concept et alimentent la coopération entre les personnels de police de différents pays. Ces principes communs situent le terrorisme quelque part entre un acte de guerre en temps de paix et un crime de guerre commis par un organisme non étatique.
Parmi ces définitions, plusieurs ne reconnaissent pas la possibilité de l'utilisation légitime de la violence par des civils dans un territoire occupé, et catalogueraient ainsi tous les mouvements de résistance comme groupes terroristes. D'autres font une distinction entre un usage légal ou illégal de la violence. Au bout du compte, la distinction est un jugement politique, qui ne peut être que biaisé par la conviction que « le criminel c'est l’Autre ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9finition_du_terrorisme


Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5)TERRORISME. n. m. Régime de terreur politique.

TERRORISTE. n. m. Partisan, agent d'un régime de terreur.

http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_...CAD_1932/IMAGE/

TLFi :

A. HIST. Politique de terreur pratiquée pendant la Révolution. À cette tribune, la guillotine a eu son orateur, Marat, et l'inquisition, le sien, Montalembert. Terrorisme au nom du salut public, terrorisme au nom de Rome, fiel dans les deux bouches, angoisse dans l'auditoire (HUGO, Nap. le Pt, 1852, p. 164). Lindet répugnait au terrorisme; Billaud et Collot inclinaient vers les sans-culottes; les tendances sociales surtout, bien que tous appartinssent à la bourgeoisie, divergeaient profondément entre Robespierre ou Saint-Just, partisans d'une démocratie sociale, et Carnot ou Lindet, nettement conservateurs (LEFEBVRE, Révol. fr., 1963, p. 362).
P. ext. Emploi systématique par un pouvoir ou par un gouvernement de mesures d'exception et/ou de la violence pour atteindre un but politique. Ajoutez (...) la fausse jacquerie communiste et le réel terrorisme bonapartiste (...) Il faudrait un volume spécial pour raconter (...) les innombrables détails de cette immense extorsion de signatures qu'on appelle le vote du 20 décembre (HUGO, Nap. le Pt, 1852, p. 193). Terrorisme d'État. Et le souvenir de la « bande à Baader », et la dénonciation du « terrorisme d'État » dans tout cela? Un prétexte. Un manteau moderniste jeté sur des situations vieilles comme le monde [dans « Il faut tuer Birgitt Haas »] (Le Nouvel Observateur, 5 sept. 1981, p. 65, col. 1).
P. plaisant. Une dynastie n'est (...) au fond qu'un terrorisme permanent et réglé (RENAN, Antéchrist, 1873, p. 281).
B. Ensemble des actes de violence qu'une organisation politique exécute dans le but de désorganiser la société existante et de créer un climat d'insécurité tel que la prise du pouvoir soit possible. Lutte contre le terrorisme; recrudescence du terrorisme; victime du terrorisme; terrorisme à l'italienne. L'accomplissement des tâches qui viennent d'être énumérées doit aller de pair avec le rétablissement de la concorde et de la sécurité dans ces deux pays d'Afrique du Nord qu'endeuillent, en ce moment même, le fanatisme et le terrorisme (MENDÈS-FRANCE, 1954 ds Doc. hist. contemp., p. 199). Barantin et Vicourtier reprirent (...) le grand schéma qu'ils possédaient de manière parfaite jusque dans les moindres compartiments. L'exemple du terrorisme F.L.N., ses victimes dans l'entourage des accusés (...), l'abandon politique sans qu'il y ait eu défaite militaire, la peur, la colère légitime, le désespoir (M. DROIT, Le Retour, Paris, Julliard, 1964, p. 377).
P. anal. Attitude d'intolérance, d'intimidation dans le domaine culturel, intellectuel et/ou spirituel. Terrorisme de la vertu; terrorisme intellectuel, verbal. Ce terrorisme spirituel [de Port-Royal] amène forcément une réaction en faveur du Dieu des bonnes gens (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 4, 1859, p. 362). Pas de terrorisme intellectuel à RMC. Pas d'information prédigérée. Mais une relation sobre et exacte de l'événement. Mais des commentaires qui s'efforcent toujours de ménager la liberté d'appréciation du public (Le Nouvel Observateur, 19 janv. 1976, p. 65, col. 3).
HIST. DE LA LITT. Terrorisme littéraire. Synon. terreur (v. ce mot A 2 litt.). La première partie de l'Étranger pourrait s'intituler (...) Traduit du silence. Nous touchons ici à un mal commun à beaucoup d'écrivains contemporains (...) la hantise du silence. M. Paulhan y verrait certainement un effet du terrorisme littéraire (SARTRE, Sit. I, 1947, p. 111).
Prononc. et Orth.: [ ], [te-]. LITTRÉ [ RR-]; BARBEAU-RODHE 1930, WARN. 1968 [ ®-] (par gémination expr.). Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1794, 14 nov. « (pendant la Révolution) doctrine des partisans de la Terreur » (Motion de Cadroy ds F. A. AULARD, Sté des Jacobins, t. 6, 1897, p. 678: le terrorisme rugit encore autour de vous); id., 5 déc. terrorisme jacobin (d'apr. W. MARKOV et A. SOBOUL, Sansculotten, p. 450 ds G. VAN DEN HEUVEL in Actes 2e colloque pol. lexicol. 1980, t. 3, 1982, p. 904 et note 90); 2. 1795 p. ext. « mesures d'exception pour maintenir un gouvernement, s'emparer du pouvoir, atteindre un but politique » terrorisme royal (Moniteur, XXV, p. 257, ibid., et note 95); 1852 terrorisme bonapartiste (HUGO, op. cit., p. 156); 3. a) 1827-28 « attitude d'intolérance des tenants d'une idéologie » terrorisme de la vertu (in R. germ. IV, p. 342 ds QUEM. DDL t. 28); 1844 terrorisme de la grâce (SAINTE-BEUVE, Portraits littér., t. 1, p. 240); cool.gif 1947 spéc. terrorisme littéraire (SARTRE, loc. cit.). Dér. de terreur* d'apr. l'étymon lat.; suff. -isme*. Fréq. abs. littér.: 52. Bbg. DUB. Pol. 1962, pp. 428-429. DRIEGHE (H.). Ét. lexicogr. du mot terrorisme et de sa fam. morphol. aux 19e et 20e s. Thèse, Gent, 1982. GEFFROY (A.). Cf. bbg. terrifier. GRAFSTRÖM (A.). Nicolas Ruault et la Révolution fr. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1982, t. 20, no 1, pp. 210-211.


http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfi...8;s=1738038690;


Selon ces différentes définitions, ce qui me semble à retenir dans le principe de terrorisme, c’est le début de la première définition de wikipedia :

Le terrorisme désigne les actions violentes menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l'opinion publique concernée.

Etymologiquement c’est ce qu’il convient de retenir c’est la parenté avec la « terreur »

TERREUR : Peur extrême, angoisse profonde, très forte appréhension saisissant quelqu'un en présence d'un danger réel ou imaginaire.

Mais aussi :

HIST. Régime politique, mode de gouvernement fondé sur cette grande peur généralement entretenue par des mesures despotiques et par des violences.

Terreur blanche. Terreur que firent régner les royalistes dans le Sud-Est au printemps et en été 1795; représailles exercées par les royalistes pendant l'été de 1815 contre les bonapartistes et les républicains.

[En Union Soviétique] Terreur rouge. La terreur rouge [en U.R.S.S.] dont parlent les témoignages extraordinaires rassemblés dans le livre de Jacques Baynac ne désigne pas cet ensemble de mesures répressives (...) Ce qui est ici analysé, c'est la naissance d'un véritable système de terreur d'État, méthodique, rationnel, qui soudain s'emballe, prend l'habitude du sang et n'en finit plus de reproduire ses terroristes et ses terrorisés comme pour se légitimer lui-même
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?37;s=1738038690;r=2;nat=;sol=1;

Ces deux définitions de la terreur correspondent aux deux sens qui coexistent du terrorisme :

  • Le terrorisme d’état, la terreur comme politique. Régimes tels que la terreur rouge, la terreur blanche ou la terreur révolutionnaire, représailles exercées par l’état contre les citoyens de manière aveugle et sanglante pour les forcer à coopérer, à rentrer dans leurs foyers et à cesser de contester le pouvoir.
  • Le terrorisme marginal, mené par des groupes autonomes qui veulent terroriser une population dans un but politique (renverser un régime, libérer des prisonniers, obtenir des concessions politiques)


Dans les deux cas il s’agit d’actions violentes destinées à remplir des objectifs politiques contraires à la volonté de la population, c’est une contrainte à l’acceptation par la violence.

Je tiens à ce qu’il soit bien clair ici que le terrorisme a des objectifs et qu’il est une action politique destinée à amener un changement.

Même s’il échoue, même si ses objectifs sont mal choisis, même l’idéologie que le mène est inepte, le terrorisme existe parce qu’il a une raison d’exister.

C’est une action contre une société donnée pour en tirer un changement.

Dès lors que nous avons intégré cette idée, nous sommes mieux à même de comprendre la nature profonde de la terreur.

La terreur est une peur plus ou moins (ir)rationnelle, une angoisse de ce qui ne va (probablement) pas arriver qui est ancrée dans l’inconscient du public.

C’est le résultat recherché par les terroristes.

Et c’est aussi pourquoi les terroristes revendiquent toujours leur action.
Pour qu’on sache ce qu’ils veulent et ce qu’il faut faire pour que leur action de terreur cesse.

Pour que la société puisse évoluer dans le sens de leurs revendications.

Du terrorisme non-revendiqué n’aurait aucun sens, pour personne et en aucune circonstance.

Il va de soi qu'un groupe terroriste n'interrompt son action que lorsqu'il est arrêté, détruit ou qu'il obtient satisfaction.

Sinon ça voudrait dire qu'ils agissent sans conviction, qu'ils mettent leur vie en jeu sans raison, que tout ça ne les interesse pas.

Je tenais à cette petite présentation car ces jours-ci je m'inquiète de voir qualifié de terroriste un peu n'importe qui, j'en profite également pour vous inciter à relire l'histoire du terrorisme récent à la lueur de cette contribution pour mieux saisir qui terrorise qui.

Pour finir je tiens à précisier que le maillon essentiel des rouages du terrorisme est la population terrorisée sans qui rien ne serait possible et que l'intermédiaire des médias entre le terroriste et la population joue un rôle crucial.

C'est le média qui rend possible la terreur, sans cette courroie de transmission indispensable, il faudrait au terroristes fabriquer une véritable régime de terreur ou tout un chacun se sentirait directement menacé. Ca implique véritablement beaucoup de monde et de grands massacres à la manière de la guerre civile algérienne ou des massacres du Rwanda.


Hijack
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41 ans (H)
France
Wednesday 29 October 2008 à 20:16
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Pour remonter le sujet ...

Attaque d' US contre des habitants syriens...
Le vrai terrorisme est le terrorisme d'état !

" Acte criminel et terroriste "


Au regard du droit international, l'assassinat de civils constitue une agression terroriste. La télévision d'État syrienne a signalé pendant les funérailles des victimes que quatre hélicoptères militaires étasuniens avaient participé à l'incident dans le village proche de la ville d'Abou Kamal.

« Des soldats étasuniens... ont attaqué un bâtiment civil en construction et ont tiré sur les travailleurs qui s'y trouvaient entrainant la mort de huit personnes » dont 4 enfants ...



Ce message a été modifié par Hijack - Wednesday 29 October 2008 à 20:17.
Ribentrop
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32 ans
France (49)
Wednesday 29 October 2008 à 20:40
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Hijack
Wednesday 29 October 2008 à 20:16
Pour remonter le sujet ...

Attaque d' US contre des habitants syriens...
Le vrai terrorisme est le terrorisme d'état !

" Acte criminel et terroriste "


Au regard du droit international, l'assassinat de civils constitue une agression terroriste. La télévision d'État syrienne a signalé pendant les funérailles des victimes que quatre hélicoptères militaires étasuniens avaient participé à l'incident dans le village proche de la ville d'Abou Kamal.

« Des soldats étasuniens... ont attaqué un bâtiment civil en construction et ont tiré sur les travailleurs qui s'y trouvaient entrainant la mort de huit personnes » dont 4 enfants ...




Tu devrais nous fournir les textes expliquant tout ça et la différence avec un acte de guerre.


Ce message a été modifié par Ribentrop - Wednesday 29 October 2008 à 20:41.
Hijack
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41 ans (H)
France
Wednesday 29 October 2008 à 21:26
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Ribentrop
Wednesday 29 October 2008 à 17:19
Tu devrais nous fournir les textes expliquant tout ça et la différence avec un acte de guerre.




Justement, j'y pensais... j'avais fait ça vite fait tout à l'heure... bon... ça fera 138,55 € HT
L'article date quand même du 27/10/08 ...

Syrie: Raid US dans un Village, 'Crime de Guerre'


Selon le correspondant d'al-Manar en Syrie, quatre hélicoptères américains ont violé l'espace aérien syrien jusqu'au 8 Km dans la région de Boukamal, au nord ouest de la Syrie, sur la frontière irako-syrienne.
Deux ont atterri près d'une ferme à Mazraat al-Sokarya, tandis que les deux autres survolaient la région en guise de surveillance. Un commando de huit soldats américains a ensuite investi un bâtiment en construction et ouvert le feu.
Les huit morts sont un père et ses quatre enfants ainsi qu'un couple et un autre homme, selon Sana qui cite leurs noms. Une personne a été blessée.
"Les appareils, qui sont venus d'Irak, ont ensuite quitté le territoire syrien en direction du territoire irakien" a ajouté l'agence de presse SANA.

Il s'agit de l'une des plus dangereuses agressions américaine contre la Syrie depuis l'occupation américaine de l'Irak il ya cinq ans.

Mais encore, son timing nous amène à se questionner, car non seulement elle intervient à une semaine des élections présidentielles américaines, mais elle intervient aussi u moment ou la situation sécuritaire en Irak évolue contrairement aux espérances de l'occupation américaine qui, de fait, n'est toujours pas parvenue à imposer son fameux projet d'accord de sécurité qui, rappelons le, consiste essentiellement a légitimer la présence d'une force étrangère sur le sol irakien.

La réaction syrienne ne s'est pas fait attendre.
Damas a fait porter l'entière responsabilité de cette agression à l'administration américaine.
Les autorités syriennes ont convoqué les chargés d'affaires américain et irakien et demandé à Bagdad d'interdire l'utilisation de son territoire pour lancer "des agressions contre la Syrie", ont dit les médias officiels syriens.
"La Syrie condamne cet acte agressif et en fait assumer aux forces américaines la responsabilité et toutes les conséquences qui en découleront", a indiqué un responsable syrien cité par l'agence officielle Sana, après la convocation des chargés d'affaires américain et irakien à Damas par les Affaires étrangères.
"La Syrie demande en outre au gouvernement irakien d'assumer ses responsabilités et d'ouvrir immédiatement une enquête à la suite de cette dangereuse violation et d'interdire l'utilisation du territoire irakien pour lancer des agressions contre la Syrie", a ajouté ce responsable non identifié.

Révoltée et indignée, la presse officielle syrienne a dénoncé un "crime de guerre".

Le journal gouvernemental Techrine a déclaré que cette agression américaine illustre « la stupidité » de l'administration Bush ainsi que les crimes commis par les armées américaines en Irak et en Afghanistan.
Pour Techrine, "l'administration Bush doit rendre compte des crimes de guerre qu'elle commet en Irak, en Afghanistan et maintenant en Syrie, qui ont porté atteinte à son image et Al-Baas, journal du parti au pouvoir, a qualifié le raid d'"agression et d'aventure sans précédent".

Cote américain, un responsable militaire a affirme que "l'opération avait pour objectif de démanteler un réseau logistique de terroristes étrangers, justifiant que la Syrie ne déploie pas suffisamment d'efforts pour empêcher des combattants étrangers à pénétrer dans le territoire irakien. Ce qui a pousse Washington à prendre l'initiative".
Il a ajoute "que les forces spéciales américaines ont réussi à neutraliser un trafic de combattants entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient via la Syrie".

Déjà, il y a une semaine, les officiers de l'occupation avaient annoncé un plan visant à mettre en place des barrières de terre et des postes de contrôle dans la région qui a été témoin du massacre, sous prétexte que la partie syrienne ne soumettait pas cette région à une surveillance.

Première réaction arabe, Le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a condamné cette agression "barbare" et considère qu'il s'agit là d'une des formes de tyrannie des Etats-Unis. Il a appelé "les parties arabes à assumer leurs responsabilités et à se soulever contre cette arrogance".

Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a également condamné le raid héliporté américain contre un village syrien.

Dans un communiqué officiel émanant de son bureau de presse, il a estimé que cette agression constituait une violation de la souveraineté syrienne et est par conséquent une agression dangereuse, condamnable et inacceptable quels que soient les prétextes avancés pour la justifier".

Le texte poursuit, que « Toute agression militaire contre un pays arabe -- ou contre un petit Etat de la part d'un grand -- est un acte inacceptable et injustifiable ».

SOURCE


Des soldats US en Syrie pour un raid sanglant

[b]Cette opération militaire visait à éliminer "un passeur de combattants étrangers". Elle a fait sept victimes dans un petit village proche de l'Afghanistan. La Syrie parle d'une "agression terroriste".

suite et source


Damas Menace, Promet Puis Exécute

Trois jours après le raid américain contre un village syrien situe a la frontières irako-syrienne, Damas reste toujours autant déterminée à ne pas laisser passer cette affaire facilement. Une affaire qui, au grand dam des américains, risque fort de redorer le blason de la Syrie sur la scène internationale.

Jusqu'à maintenant, Damas joue la carte diplomatique, reflétant ainsi l'image d'un pays qui connait parfaitement les règles du jeu international et qui sait quand et comment il faut en tirer profit. Ainsi les critiques fusent de toutes parts : l'ensemble de la communauté internationale y compris les allies arabes des Etats-Unis, dénonçant une grave violation de la souveraineté de la Syrie. Alors qu'en face le Régime syrien, loin de perdre son sang froid, applique la politique du bâton et de la carotte.

SUITE ET SOURCE
Petite vidéo amateur ici :


http://fr.truveo.com/SYRIE-Damas-qualifie-...n/id/1555734127

La réaction syrienne est ridicule... les réactions des pays arabes c' est comme d'hab... il y ceux qui ont peur de je sais pas quoi, d'autres qui ne veulent surtout pas froisser le grand maître US ... quant à la communauté internationale, pratiquement rien ... voilà ce que j'appelle tu Terrorisme d'Etat Autorisé...


Ce message a été modifié par Hijack - Wednesday 29 October 2008 à 21:51.
Ribentrop
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32 ans
France (49)
Wednesday 29 October 2008 à 23:48
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L'idée c'est d'arriver à mieux comprendre la notion de TERRORISME en l'approfondissant, pas en mélangeant tout et n'importe quoi à partir d'articles de presse tirés de sites de propagande.

Il serait bon pour toi et pour l'ensemble d'entre nous de chercher à mieux comprendre les notions telles que :

-GUERRE
-TERRORISME
-CRIMES DE GUERRE


Afin de faire des posts de qualité plutôt que d'écrire de la merde démagogique sans queue ni tête à longueur de paragraphes.

Afin d'utiliser le vocabulaire approprié, afin de dire des choses compréhensibles et sensées.

Afin de nous rendre compte nous-mêmes lorsqu'un média ou un politique dit n'importe quoi, pratique l'amalgame, ou fait de la rhétorique basée sur du vent.

Bref c'est un topic pour nous améliorer et pas pour copier coller de textes qui seraient mieux en topikalakon.
Giskar
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2 ans (H)
Belgique
Thursday 30 October 2008 à 00:07
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Les terroristes, c'est tout ceux qui sont contre les USA, Israel et le capitalisme.













cool.gif
Hijack
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41 ans (H)
France
Thursday 30 October 2008 à 01:27
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giskar
Thursday 30 October 2008 à 00:07
Les terroristes, c'est tout ceux qui sont contre les USA, Israel et le capitalisme.

cool.gif




Comment t'as fait pour deviner ???
huh.gif
Molko
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27 ans
Luxembourg
Thursday 30 October 2008 à 07:42
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Je me demande si 11/9 est vraiment un acte terroriste. Les terroristes ont generalement un motif precis, ils essaient de faire pression sur la societe pour parvenir a un but clair. 11/9, et les attaques islamistes en general, sont juste des actes de rancoeur, de haine.


Ce message a été modifié par Molko - Thursday 30 October 2008 à 07:42.
Yorgat
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30 ans (H)
France (93)
Thursday 30 October 2008 à 11:28
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Sans nom
-
--
Bref, pour en revenir au terrorisme... Il y a beaucoup à dire.., mais guerres, terrorisme et crimes de guerre "sont des mots qui vont très bien ensembles" actuellement plus que jamais.




bah non ... un crime de guerre est un crime effectué par un pays en Etat de guerre qui va contre les conventions établies .. en général, c'est s'attaquer à des civils, éxecuter des prisonniers, pratiquer la torture, etc.

le terrorisme peut être accompli sans être dans un état de guerre. Il faut savoir que l'état de guerre est un statut officiel annoncé par un Etat.

Lorsque des Irlandais faisaient péter des bombes sur le territoire britannique, c'était du terrorisme, car c'étaient des actions violentes avec un but politique, revendiqué par des factions qui n'étaient pas au pouvoir et l'Irlande n'était pas en état de guerre contre le royaume uni à ce moment là.

Le 9/11 est un acte de terrorisme sans revendication politique très précise mais avec une revendication idéologique identifiée par Al Qaeda : faire chuter le grand Satan que sont les Etats Unis - aucun pays n'était en état de guerre contre les Etats Unis officiellement à ce moment là (il me semble).

Dans le cas de la Syrie, il s'agit plus d'un crime de guerre, tel que catégorisé par les journaux syriens eux mêmes, puisque les Etats Unis sont en état de guerre en Irak. Un crime de guerre est condamnable devant des tribunaux internationaux pour information.
Gorbag
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21 ans (H)
France (68)
Thursday 30 October 2008 à 11:34
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Il me semble que c'est plutôt un échec non? La production est inférieure à l'avant guerre et coopérer avec saddam aurait été surement plus simple et plus efficace...
Ribentrop
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32 ans
France (49)
Thursday 30 October 2008 à 11:59
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Yorgat
Thursday 30 October 2008 à 11:28
Dans le cas de la Syrie, il s'agit plus d'un crime de guerre, tel que catégorisé par les journaux syriens eux mêmes, puisque les Etats Unis sont en état de guerre en Irak. Un crime de guerre est condamnable devant des tribunaux internationaux pour information.




Moi j'aurai qualifié ça d'acte de guerre dans le sens ou la Syrie n'est impliquée dans aucun conflit à l'heure actuelle et ou des militaires étrangers s'introduisent sur son sol afin d'y tuer des gens.

Un acte de guerre c'est le genre de comportement qui a tendance à provoquer des guerres.
Un acte hostile de la part d'une puissance contre une puissance étrangère employant la force armée.
Même si le meurtre de civils est aussi un crime de guerre. Pour moi l'idée de crime de guerre implique qu'il y ait déjà une guerre entre le protagonistes et ici ce n'est pas le cas.

A l'époque du 11 Septembre on a qualifié les attaques d'acte de guerre, et en l'occurence ça a provoqué ce qui s'appelle aujourd'hui "guerre contre le terrorisme" qui se traduit par les invasions de deux pays (guerres) plus différentes dispositions comme l'ouverture du camp de Guantanamo, la saisie d'avoirs financiers de pas mal de monde, les prisons secrètes de la CIA, le patriot act, la torture légalisée, le renforcement des controles de sécurité dans les aéroports, la fin de la protection de la vie privée, l'allégeance obligatoire, l'interdiction des chansons qui parlent de mort à la radio etc ...


Ce message a été modifié par Ribentrop - Thursday 30 October 2008 à 12:03.
Ribentrop
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32 ans
France (49)
Thursday 30 October 2008 à 12:08
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Molko
Thursday 30 October 2008 à 07:42
Je me demande si 11/9 est vraiment un acte terroriste. Les terroristes ont generalement un motif precis, ils essaient de faire pression sur la societe pour parvenir a un but clair. 11/9, et les attaques islamistes en general, sont juste des actes de rancoeur, de haine.




Exactement ce que je cherchais, quel est le but du 11/09 ?


Ribentrop
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32 ans
France (49)
Thursday 30 October 2008 à 12:12
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gorbag
Thursday 30 October 2008 à 11:34
Il me semble que c'est plutôt un échec non? La production est inférieure à l'avant guerre et coopérer avec saddam aurait été surement plus simple et plus efficace...




C'est plutot un échec, sauf si le but était de faire grimper le prix de l'énergie et d'augmenter la demande en dollar. Ce qu'il est difficile a établir avec certitude.

Et négocier avec Saddam Hussein n'était pas politiquement et encore moins idéologiquement possible pour le clan Wolfowitz-Cheney-Rumsfeld.

Par contre le tuer l'était.

Gilcad
Chef mod actu & culture
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32 ans (H)
France (92)
Thursday 30 October 2008 à 12:32
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Ribentrop
Wednesday 29 October 2008 à 17:19
Moi j'aurai qualifié ça d'acte de guerre dans le sens ou la Syrie n'est impliquée dans aucun conflit à l'heure actuelle et ou des militaires étrangers s'introduisent sur son sol afin d'y tuer des gens.

Un acte de guerre c'est le genre de comportement qui a tendance à provoquer des guerres.
Un acte hostile de la part d'une puissance contre une puissance étrangère employant la force armée.
Même si le meurtre de civils est aussi un crime de guerre. Pour moi l'idée de crime de guerre implique qu'il y ait déjà une guerre entre le protagonistes et ici ce n'est pas le cas.



Entièrement d'accord avec l'analyse. L'attaque en Syrie, qu'elle ait visée ou non des civils, est un acte de guerre ( accessoirement, ce genre d'actes commis par l'Allemagne Nazie a été jugé à Nuremberg en tant que "crimes contre la paix" et "complots en vue de commettre des crimes contre la paix".....et ce sont les USA qui avaient introduit cette notion ! ).
Le fait que ce soient des civils qui aient été tués n'entraine pas la notion de crimes de guerre étant donné qu'effectivement, Etats-Unis et Syrie ne sont pas en guerre : pas de déclaration de guerre, pas de conflit armé, etc...
De même, les actes commis par l'URSS envers les boeing de la Korean Airlines étaient potentiellement des actes de guerre, mais ne furent pas considérés comme des crimes de guerre alors que ce furent des civils qui furent tués
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_007_Korean_Airlines
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_902_Korean_Air
Ribentrop
comrank
32 ans
France (49)
Thursday 30 October 2008 à 12:35
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Gilcad
Thursday 30 October 2008 à 12:32
Entièrement d'accord avec l'analyse. L'attaque en Syrie, qu'elle ait visée ou non des civils, est un acte de guerre ( accessoirement, ce genre d'actes commis par l'Allemagne Nazie a été jugé à Nuremberg en tant que "crimes contre la paix" et "complots en vue de commettre des crimes contre la paix".....et ce sont les USA qui avaient introduit cette notion ! ).
Le fait que ce soient des civils qui aient été tués n'entraine pas la notion de crimes de guerre étant donné qu'effectivement, Etats-Unis et Syrie ne sont pas en guerre : pas de déclaration de guerre, pas de conflit armé, etc...
De même, les actes commis par l'URSS envers les boeing de la Korean Airlines étaient potentiellement des actes de guerre, mais ne furent pas considérés comme des crimes de guerre alors que ce furent des civils qui furent tués




Merci pour l'emploi de l'expression "crime contre la paix" que je n'avais pas employé alors que c'est le terme correct
Gilcad
Chef mod actu & culture
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32 ans (H)
France (92)
Thursday 30 October 2008 à 12:38
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Petit nettoyage de HS et disputes.
Yorgat
comrank
30 ans (H)
France (93)
Thursday 30 October 2008 à 12:38
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Gilcad
Thursday 30 October 2008 à 12:32
Entièrement d'accord avec l'analyse. L'attaque en Syrie, qu'elle ait visée ou non des civils, est un acte de guerre ( accessoirement, ce genre d'actes commis par l'Allemagne Nazie a été jugé à Nuremberg en tant que "crimes contre la paix" et "complots en vue de commettre des crimes contre la paix".....et ce sont les USA qui avaient introduit cette notion ! ).
Le fait que ce soient des civils qui aient été tués n'entraine pas la notion de crimes de guerre étant donné qu'effectivement, Etats-Unis et Syrie ne sont pas en guerre : pas de déclaration de guerre, pas de conflit armé, etc...
De même, les actes commis par l'URSS envers les boeing de la Korean Airlines étaient potentiellement des actes de guerre, mais ne furent pas considérés comme des crimes de guerre alors que ce furent des civils qui furent tués
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_007_Korean_Airlines
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_902_Korean_Air




OK ... vu comme ça, je suis d'accord.
Ribentrop
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32 ans
France (49)
Thursday 30 October 2008 à 14:57
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Le terrorisme et la résistance :


Sans nom
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Petit Robert : 1 Politique des années 1793-1794 en France 2 -(cour) Emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique (…) et spécialement ensemble des actes de violence, des attentats, des prises d'otage civils qu'une organisation politique commet pour impressionner un pays (le sien ou celui d'un autre)
Encyclopédie Hachette : Le terrorisme désigne soit des actes violents - sabotages, attentats, assassinats, prises d'otages… - commis pour des motifs politiques par des individus isolés ou organisés, soit un régime de violence créé et utilisé par un gouvernement qui cherche à conserver le pouvoir face à des ennemis intérieurs ou extérieurs.
Encyclopædia Universalis : La terreur est un état, une peur exacerbée, mais, depuis la Révolution française, c'est aussi un régime politique, voire un procédé de gouvernement, permettant au pouvoir en place de briser, à force de mesures extrêmes et d'effroi collectif, ceux qui lui résistent. Le terrorisme, quant à lui, s'il est d'abord action, n'en recouvre pas moins une notion voisine puisque, dépassant souvent le stade de l'initiative ponctuelle pour devenir une véritable stratégie, il postule l'emploi systématique de la violence, pour impressionner soit des individus afin d'en tirer profit, soit, plus généralement, des populations, soumises alors, dans un but politique, à un climat d'insécurité. Dans l'un et l'autre cas, il a pour caractéristique majeure de rechercher un impact psychologique, hors de proportion, comme le souligne Raymond Aron dans Paix et guerre entre les nations, avec les effets physiques produits et les moyens utilisés.
L'Oxford English Dictionary "gouvernement par l'intimidation tel qu'il a été mené par le parti au pouvoir en France pendant la Révolution"… "une politique ayant pour but de frapper de terreur ceux contre laquelle elle est adoptée; l'emploi de méthodes d'intimidation; le fait de terroriser ou la condition d'être terrorisé."
Le Webster's New International Dictionary définit le terrorisme comme l'"acte de terroriser, ou l'état d'être terrorisé; specif.: a Le régime de la Terreur. b Un mode de gouvernement, ou de s'opposer au gouvernement, par l'intimidation. c Toute politique d'intimidation.
La définition du terme dans l'Oxford Concise Dictionary of Politics (2e édition) commence par: Terme sans accord parmi les analystes gouvernementaux ou académiques, mais presque invariablement utilisé dans un sens péjoratif, la plupart du temps pour décrire des actions menaçant la vie perpétrées par des groupes sous-étatiques auto-légitimés à buts politiques.

L'American Heritage Dictionary définit le terrorisme comme "L'utilisation ou menace d'utilisation illégale de la force ou de la violence par une personne ou un groupe organisé contre des personnes ou des biens avec l'intention d'intimider ou de forcer des sociétés ou des gouvernements, souvent pour des raisons idéologiques ou politiques."




Dans les différentes définitions du terrorisme, il n'est mentionné qu'une seule fois le sens péjoratif de ce mot.
Une notion essentielle du terrorisme c'est que c'est l'autre, l'adversaire, le méchant, l'illégitime. Par opposition à celui qui emploie le terme de "terrorisme" qui est lui le légitime, le bon, le celui auquel on doit s'identifier.

La pratique effective du terrorisme par celui qui utilise le mot est occultée. Lorsque le régime d'occupation n**i dans les différents territoires qu'il a envahi se trouvait confronté a du sabottage ou des assassinats de ses représentants, il qualifiait systématiquement ces actions de terrorisme même lorsque celles-ci ne visaient pas la population civile et ne provoquait de panique que chez les occupants.

Le fait qu'une personne utilise le mot "terrorisme" nous permet de savoir qu'elle ne se remettra pas en cause, qu'aucune négociation ne sera possible et que tout est uniquement la faute des "terroristes".

Il devient alors vital de comprendre si la désignation terroriste est réellement objective ou si elle constitue un rejet de ses responsabilités.

Dans l'affaire Kelkal & Bensaid, les attentats de 1995 il y a bien "terrorisme" au sens ou réellement des innocents sont tués au hasard, et il y a bien l'effet de terrorisation de la population. On retrouve la même chose dans les pays en guerre civile Irak, Afghanistan avec des explosions devant les mosquées, dans les marchés ou les bureaux de vote ...

Mais on trouve aussi des combattants qui s'en prennent uniquement aux forces d'occupation, ce qu'on a appellé après guerre des "résistants" ou "combattants de la liberté". Ces résistants peuvent, et c'est souvent le cas, se regrouper autour d'une idéologie ce qui les rend d'un certain point de vue semblables à des terroristes.

C'est une ambiguité qui ne va pas sans poser de difficultés dans l'emploi d'un terme ou de l'autre aussi bien dans le cas des talibans en Afghanistan ou du hezbollah au Liban qui ont des idéologies, qui combattent des ennemis par des moyens armés d'une manière qui peut sembler légitime ou pas selon le point de vue de l'observateur.

Le régime taliban lorsqu'il existait était un régime qu'on pourrait qualifier de terroriste dans son exercice du pouvoir, les talibans le sont-ils toujours en tant que mouvement d'opposition à l'invasion ?

En prennant des otages d'ONG on peut affirmer qu'ils le sont, mais la coalition qui emprisonne des gens pris au hasard dans la population, qui les tue, qui les maltraite à la prison de Bagram ou qui les déporte a Guantanamo est-elle différente ? Meilleure ?

Est-ce que réellement dans le cadre d'une guerre on peut employer le terme de "terroriste" ? Le terrorisme n'est-il pas un terme qui se restreint au temps de paix ?

Peut-on le définir par son seul contenu, l'action elle-même, ou les circonstances ou l'action prend forme participe-t-elle à la définition d'une attaque ?

Mahadevi
comrank
(F)
France ()
Thursday 30 October 2008 à 23:23
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Sans nom
-
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En inventant l’hérésie et les hérétiques, le monde catholique s’est doté d’une arme idéologique à toute épreuve. Vérité divine et Église romaine sont confondues. Personne n’est libre d’en douter et qui s’y aventure se condamne d’avance. D’emblée, la problématique du Bien et du Mal est posée : dans l’Église, hors l’Église. Il restait aux cathares à se situer. Du point de vue de l’Église, et par sa volonté, ils se placent franchement du côté du Mal. En persécutant les cathares, les catholiques inversent la position. Le Bien ne saurait répandre la souffrance, la terreur, la désolation. Ce n’est plus une conception religieuse qui se dresse contre une autre, mais le Mal qui tente vainement de réduire l’Esprit.


" Les Cathares, Michel Picar."

une petite citation pour commencer et rappeler d'ou proviennent les "règles" de guerre dans la partie occidentale et proche orientale du monde (Cf. la Bible et le Coran).

j'ai vu beaucoup de termes, de definitions ; neanmoins je pense qu'il reside un beau flou.
rien de plus etonnant puisque en droit international, on n'a pas encore reussi a definir ce qu'est le terrorisme. depuis les evenements du 11/09/01, le juridique ne sait plus repondre. tout le monde est d'accord pour l'eradiquer ; mais quand on n'a pas defini une chose comment peut-on y faire face ?

comment peut-on parler de droit international humanitaire (anciennement droit de la guerre, quelle ironie !) et y opposer le terrorisme.
ce n'est aucunement de la provocation de ma part, mais j'ai du mal a distinguer le terrorisme (pas le banditisme) et un mouvement d'autodetermination - et ses moyens.(Cf. la citation). quelle(s) difference(s) avec la guerrilla ?

je pense que la difficulte d'arriver une definition decoule des enjeux des etats, des relations strategiques et de fait, du risque du renforcement du rapport fort/faible.

sinon comment expliquer, dans le cadre de la guerre d'Irak, que les Etats-Unis, Royaume Uni, Espagne etc n'aient pas ete encore ete traduits pour crime contre la paix (je n'evoque meme pas le reste) ?


Ce message a été modifié par Mahadevi - Thursday 30 October 2008 à 23:27.
Ganesh
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Belgique
Friday 31 October 2008 à 11:19
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Mahadevi
Thursday 30 October 2008 à 23:23
... mais j'ai du mal a distinguer le terrorisme et un mouvement d'autodetermination - et ses moyens.. quelle(s) difference(s) avec la guerrilla ?



La différence peut-être en être le but ou la raison politique, bien sur. Mais comment juger objectivement du côté juste ou non d'une cause. Je pense que ce critère ne nous aidera pas à établir une définition.

Je pense que l'on peut en faire la distinction sur les moyens et les cibles. La "résistance" prend pour cible des responsables tandis que le "terrorisme" vise indistinctement responsables et innocents. Une bombe dans une caserne serait donc un acte de résistance alors qu'une bombe dans un centre commercial serait du terrorisme.

Mais alors où se situe la frontière entre innocent et responsable. Un fonctionnaire de l'état est-il responsable de la politique de son gouvernement. Et un civil armé habitant une terre volée, est-il vraiment innocent?


Ce message a été modifié par Ganesh - Friday 31 October 2008 à 11:19.

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