mercredi 31 mai 2006 à 21:01
Bonsoir,
J'ouvre ce sujet car je me rend compte que je ne suis pas le seul à avoir souffert de ça (l'agoraphobie). J'en suis arrivé à une certaine période à mettre ma vie professionnelle de côté car je ne voulais plus cotoyer les autres personnes. La peur qu'on me parle au féminin au vu de ma carte d'identité et de ma "gueule" ont fait que je me suis créé un registre du commerce en tant qu'indépendant. Je ne bossais plus spécialement dans mon domaine mais je m'en sortais très bien en restant "chez moi" à travailler.
Je bossais en tant que correcteur pour différentes maisons d'éditions sur Bruxelles, je bossais pour des profs qui n'avaient pas le temps de remettre à jour leurs cours pour la rentrée et j'aidais des étudiants pour la rédaction de leurs mémoires, thèses ou autres.
C'était rentable mais le jour où je me suis dit que cette solution de rester planqué chez moi, pour éviter les autres n'était pas une solution a été pire que tout. Car j'ai eut beaucoup de mal (de ma part) à retrouver du travail "normal", avec des collègues et un patron.
J'avais trouvé ça pratique de rester chez moi mais le jour où j'ai décidé de retravailler pour une société a été une des plus grandes épreuves de ma vie "récente".
Obligé de me présenter comme une femme au vu de mes papiers malgré mon apparence physique ... Même si je passe facilement pour un hommme (que je suis), quand je veux (et dois) travailler c'est une épreuve, vous ne pouvez même pas imaginer ce que je vis dans ces cas là. Mais je suis obligé de fermer ma gueule.
Tout ça pour dire que j'ai fini par en avoir marre et que j'en suis venu à dire au premier rendez vous ce que j'étais pour qu'on arrête de me parler au féminin en entreprise. Et bien vous savez quoi ? Ca a tout de suite été mieux accepté que mes cachoteries précédentes car la plupart on comprit et j'ai enfin un CDI qui commence dès début juillet.
Comme quoi on se fait parfois des montagnes pendant des années alors que les gens sont moins cons qu'on ne le pense.
Je reste sceptique tout de même mais on verra si je peux revivre en société si on m'accepte comme je suis.
Quelles sont vos expériences dans ce domaines ?