mardi 01 avril 2008 à 23:24
mardi 01 avril 2008 à 18:08 Au départ, j'ai pleuré comme une madeleine parce que je ne voulais pas quitter ma maman.
Dans le même genre. Le jour du départ, j'ai démoli une partie de la banquette de l'autocar, lequel doit encore avoir conservé mes dégoulinures de larmes et de salive et les griffures de mes ongles sur ses vitres, tellement je voulais en descendre coûte que coûte !
--
Au retour, j'ai pleuré comme une madeleine parce que je ne voulais pas quitter mes copains.
Aussi. Sans compter que j'ai tiré une tronche phénoménale à mes parents pendant au moins deux mois après le retour, car j'étais devenu un ado nouvellement émancipé par cette expérience coloniale de vie en communauté et que plus rien désormais ne serait comme avant... Et ça, je voulais absolument le leur faire comprendre, na ! (en fait, il s'agissait d'un camps de vacances à la Robinson Crusoe, avec des tentes d'une vingtaine de lits pliants, des randonnées à pince ou à vélo, des jeux de piste, sans oublier les soirées patates-chipos cuites à la braise autour d'un feu de brindilles et youkaïdi, youkaïda, colchiques dans les prés, etc). Du coup, le retour au foyer familial avec ses rituels et ses obligations m'était devenu insupportable. Et puis ça m'est passé... Maintenant que j'y repense, j'ai bien pourri la vie de mes parents à cette période !
--
Entre les deux je me suis bien amusé.
Oooouh là et comment ! Entre deux séances de pluches de patates, de chasse nocturne au dahu et de plantage de piquets de tentes, j'organisais des pestacles dans la grange du camp (juste sous le réfectoire avec ses longues tables en bois et ses bols en Duralex® pour le p'tit déjeuner), sans oublier la déco réalisée à la gouache sur toile de jute ou sur du papier crépon, et autres matériaux et bricoles désuets, la sono de 5 Watts maxi et une boule dont il ne restait qu'une facette, l'écriture et la mise en scène de sketches. Puis je demandais au monos (monos = les moniteurs, et non pas modos) d'inviter tous les pécores des fermes avoisinantes le jour de la représentation. Ce qu'ils acceptaient. Et le jour J, ils débarquaient au camp avec tracteurs et bétaillères et c'était l'occasion d'un rassemblement festif, un peu culcul certes, mais qui avait pour avantage de mêler les ados citadins aux ruraux locaux, toutes générations confondues.
--
Quant aux expériences sexuelles liées à la colo, zéro total... J'avais dix ans !
Et moi à peine plus, treize ans. Ce qui ne m'empêchait pas de reluquer tous orbites dehors certains monos mâles (de 18-20 ans de ce dont je me souviens) qui avaient l'habitude de se trimbaler en maillot de bain ou en slip à poutre apparente ras la touffe dans tout le camp, ou bien carrément à poil dans les douches collectives (c'est d'ailleurs dans cet endroit que j'ai pris mon premier cours visuel d'anatomie masculine publique). Je n'en perdais pas une miette... Et je me souviens d'un mono en particulier qui n'aurait eu qu'à me faire un seul signe pour que je me déniaise... (encore que mon frère ainé s'en était déjà chargé).
Ce message a été modifié par aureliano - mardi 01 avril 2008 à 23:38.