vendredi 30 septembre 2005 à 21:21
Ca existe chez l'animal, puisqu'il n'y a pas chez eux de rituels de passage. Il y a volonté d'accroissement de l'espèce, une règle d'or qui s'abstient de toute considération éthique.
Chez les hommes, êtres autrement cultivés, dits civilisés, ces rites de passages existent, et président même à de nombreux domaines de l'existence. Le passage d'enfant à adolescent est lui-même significatif, la majorité sexuelle étant fixée à 15 ans. Le passage vers l'âge adulte induit une pluralité de possibilités légales qui auparavant ne l'étaient pas.
Soit, on pourrait multiplier les exemples mais c'est inutile.
Chez les animaux, quand volonté de copuler il y a, celle-ci n'a que quelques critères instinctifs, liés surtout à la reconnaissance de l'espèce, sur lesquels se reposer.
Chez l'homme par contre, de nombreuses normes socio-culturelles viennent entraver les désirs bestiaux de certains. Le fait que cette scission entre les âges soit si marquée chez les humains est ce qu'il y a de plus significatif.
D'abord parce qu'un humain accompli doit avoir été éduqué. L'éducation inculque lesdites normes, mais permet aussi, à terme, de développer le sens critique qui permet d'estimer les comportements d'autrui, en se référant à son prisme personnel de valeurs.
Chose qui n'est pas innée chez un enfant.
Aussi, lorsqu'un adulte, conscient de ses valeurs et des conséquences qu'auront leur mise en oeuvre, en vient à assouvir sa perversité avec un enfant, innocent et inapte à estimer la portée de la chose, il s'agit d'un viol.
L'enfant, même s'il est consentant, l'est du seul fait du violeur (par contraste avec la masse d'adultes que connait l'enfant) qui a alors tronqué le jugement naïf de celui-ci. Si par contre l'enfant se débat et remarque le côté obscène de la chose, alors il n y a pas non plus à tergiverser.
Dans un cas comme dans l'autre, seule la volonté de l'adulte est prise en comte, non celle de l'enfant, qui par contre peut être dupée.
C'est pourquoi c'est inadmissible chez les hommes.