dimanche 01 juin 2008 à 13:13
jeudi 08 mai 2008 à 11:59 Les chrétiens n'ont absolument rien a attendre ici bas. car il n'y a pas de justice immanente. juste un jugement de dieu la haut.
Je donne ma vision des choses.
Un homme comme Maurice Papon a pu commettre des actes pendant la seconde guerre mondiale que la justice a condamnés. Qu'en a-t-il été de la justice immanente ?
Cet homme n'a-t-il pas vécu la vie qu'il souhaitait vivre, accédant à de hautes responsabilités au sein de l'état, vivant dans le confort, avec une famille soudée, et ainsi de suite : il a eu le droit de sortir de prison pour raison de santé, et il a pu mourir tranquillement. Où se situe donc la justice immanente, dans ce cas précis ?
Pour moi, un homme qui commet les actes qu'un Maurice Papon a commis, il détruit en lui-même une partie de sa sensibilité : il n'est plus capable de déposer sur les êtres et les choses le même regard qu'un homme aimant est capable de déposer : ou du moins une part des regards qu'il dépose porte la noirceur consécutive aux actes qu'il a commis.
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Et pour moi, elle se situerait ici, la justice immanente.
Je cite cette phrase de Jean-Paul II, qu'a recopiée Grenouille verte : "
L'amour paternel de Dieu n'exclut pas le châtiment, même si celui-ci doit toujours être compris au sein d'une justice miséricordieuse qui rétablit l'ordre enfreint en fonction du bien même de l'homme". En d'autres termes, Dieu pourrait recourir à un châtiment, si le maintien de cet ordre dont il est question l'exigeait
Maintenant, j'observe la position de l'Eglise sur la peine de mort en citant un passage d'une encyclique : "
L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains. Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ces moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine." (Evangelium vitae)
Je trouve que ces deux phrases ont la même signification : en d'autres termes, il faudrait des conditions exceptionnelles pour que Dieu recourrent au châtiment pour rétablir l'ordre, comme il n'existe pas de raisons qui puissent conduire l'homme à légitimer le recours à la peine de mort au nom d'une certaine justice.
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J'en reviens à Maurice Papon et à ce bout de phrase que j'ai mis en gras :
même si celui-ci doit toujours être compris au sein d'une justice miséricordieuse.
Ce n'est pas parce qu'un homme a détruit (par sa faute) une grande partie de la sensibilité qui lui permet de déposer un regard aimant sur les êtres et les choses, que cette partie est définitivement détruite : il y a en effet une place pour la miséricorde divine...
Et c'est en cela que la phrase de Jean-Paul II est importante. Je pense qu'il y a toujours dans le coeur de l'homme la flamme l'amenant à demander pardon à Dieu. Le fera-t-il et accèdera-t-il à cette miséricorde : je me dis que cela doit être très rare, car il est difficile de se regarder en face
P.S.: Mais cela est possible !
Ce message a été modifié par RealSidius - dimanche 01 juin 2008 à 13:14.