Vous avez vu les débordements qu'il y a eu à Berne ? Putain, la honte. Merci à l'UDC raciste, xénophobe et qui divise les Suisses, merci à l'extrême gauche aussi conne, de s'être laissé avoir par l'UDC et ses provocations et d'avoir foutu à la merde dans notre capitale ! J'ai le droit de dire que l'UDC est raciste, mais les membres de l'UDC ont le droit d'exprimer !
Un petit article. Regardez l'hypocrisie de Blocher qui se dit "victime" de cela, qui dit qu'il ne savait rien, alors que le conseil fédéral avait très bien dit qu'il allait y avoir des abus et des manifestations violentes. Regardez, la même chose a eu lieu à Lausanne. Blocher est venu, et il y a aussi eu des violences. Vous trouvez normal que cela arrive ? Moi non. Lorsque Calmy-Rey, Leuthard, Couchepin et même Schmidt vont quelque part, il y a-t-il des émeutes ?
La retraite triomphale Christoph Blocher et Toni Brunner rebroussant chemin. Le ministre a exploité son rôle de victime «de la gauche qui sème le chaos».
• Jamais campagne électorale n'a été si agressive. Un pas de plus est franchi avec les batailles de rue.
• Empêchée de défiler et de tenir son meeting sur la place Fédérale, l'UDC se pose en victime.
• Quelque 500 casseurs mobiles et déterminés ont semé le chaos et mis en déroute la police bernoise.
Ron Hochuli, Berne
Lundi 8 octobre 2007
«Rentrez chez vous et racontez à votre famille et à tous vos amis ce que vous avez vécu ici!» Au moment de haranguer une dernière fois les 10000 militants de son parti rassemblés samedi à Berne, Toni Brunner, chef de campagne de l'UDC, sait que ses «ouailles» vont répandre la «bonne nouvelle». Qu'une manche cruciale de la campagne vient de se jouer. Et que cette manche a été remportée par son parti. Accusée encore samedi matin de mettre le feu au combat électoral, l'UDC est soudain dans le rôle de la victime. Attaquée sans être blessée et donc renforcée, elle se retrouve aujourd'hui dans une position idéale en vue des élections du 21 octobre.
La trame du scénario était écrite. Une manifestation de l'UDC, une contre-manifestation de l'extrême gauche: il y aurait forcément des étincelles. Mais le déroulement de la journée a dépassé toutes les attentes, du côté des troupes de Christoph Blocher. Venus célébrer la grandeur de leur parti, les militants ont subi les provocations des activistes et autres casseurs du «Black Block». Et la puissante UDC, premier parti suisse, a été empêchée de marcher sur la Place fédérale. Pire: l'infrastructure du meeting électoral – tentes, scène, stands – censée accueillir les démocrates du centre en fin d'après-midi devant le Palais fédéral a été saccagée. Seul le choc frontal entre ennemis jurés a pu être évité par des policiers débordés.
Ce sombre tableau donne corps à l'imagerie déployée depuis des semaines par les stratèges de l'UDC. Celle de moutons blancs rassemblés paisiblement et malmenés par le mouton noir – nom que s'était donné le collectif anti-UDC.
Les partisans démocrates du centre n'ont donc eu droit, pour tout défilé, qu'à un tour de pâté de maison. Séparés des activistes de gauche par le Nydeggbrücke, pont entre deux Suisses inconciliables.
Chef de meute plutôt que conseiller fédéral, Christoph Blocher a alors eu beau jeu de revêtir le masque de l'indignation pour dénoncer «l'irresponsabilité d'une gauche qui sème le chaos». «Vous êtes venus lutter pour un pays libre! Et ce qui devait être un défilé s'est transformé en manifestation pour la démocratie», a-t-il lancé à l'assistance, qui observait un silence religieux pour mieux ponctuer chaque phrase du tribun par une ovation.
Après avoir pris congé de ses émules en chantant, micro à la main, l'hymne national, Christoph Blocher s'est rapidement réuni avec les ténors de son parti afin d'improviser une conférence de presse. «Toi, tu dis cela. Surtout, nous ne savions rien, nous n'avons rien provoqué», a-t-il glissé au président de l'UDC Ueli Maurer et à Toni Brunner. Ses propos sont contredits par Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral radical a certifié samedi soir sur la TSR que le gouvernement avait parlé des risques liés à l'évènement, que le sujet avait même été mis sur la table par l'autre ministre de l'UDC, Samuel Schmid.
Il n'en reste pas moins: en cet après-midi noir pour la démocratie , le tribun a martelé sa complainte face aux médias: «On a empêché le plus grand parti de Suisse de défiler. Et l'on ne peut pas dire à la victime d'une agression qu'elle n'avait qu'à ne pas se trouver là.» Le ministre n'a pas manqué non plus de lancer une pique contre son collègue Samuel Schmid, absent. Refusant de se mêler à un cortège infiltré de crânes rasés, le chef du Département de la défense a préféré attendre la partie officielle, puis il n'a pas pu, le moment venu, traverser la ville afin de rejoindre ses coreligionnaires, pour des questions de sécurité. «On m'a demandé si je n'avais pas peur au milieu de cette foule. Mais comment un conseiller fédéral peut-il se sentir en danger au milieu du peuple?» a encore lâché Christoph Blocher.
De son côté, Toni Brunner dénonçait une intervention policière défaillante: «La majorité rose-verte qui gouverne cette ville a-t-elle sciemment laissé faire?» Ueli Maurer enfonçait le clou: «Ce qui se passe montre à quel point nos valeurs de démocratie sont importantes. Et quiconque partage ces valeurs doit voter pour nous le 21 octobre.»
Ces évènements pourraient avoir un impact indirect sur l'élection au Conseil fédéral le 12 décembre. A double tranchant.
Jusqu'ici, les analystes voyaient l'UDC stagner: un sondage de la SonntagsZeitung mené la semaine dernière créditait le parti de 26,1% des intentions de vote, contre 26,7% en 2003. Mais plusieurs observateurs voient désormais l'UDC progresser de un, voire deux points, grâce à un surcroît de mobilisation après la journée de samedi exploitée à fond: Ueli Maurer envisage déjà d'organiser une conférence de presse en ce début de semaine.
Le mouvement de scepticisme à l'égard de Christoph Blocher, qui a commencé de gagner la droite avec l'affaire Roschacher, va-t-il s'éteindre si l'UDC renforce sa légitimité devant le peuple? Ou, au contraire, le Zurichois, en cumulant plus que jamais les casquettes de ministre et de chef de parti, va-t-il irriter davantage encore radicaux et démocrates-chrétiens?
Fulvio Pelli, président du Parti radical, s'est demandé, dans l'hebdomadaire Sonntag, si l'UDC n'est pas en train de pousser la Suisse dans les bras d'un gouvernement de centre gauche (lire aussi en page 9). Didier Burkhalter, lui, n'est pas certain que l'UDC sortira plus forte le 21 octobre: «L'attitude des casseurs est évidemment inexcusable. Mais les électeurs ne sont pas dupes. Ils savent déceler les provocations», affirme le radical neuchâtelois. A ses yeux, Christoph Blocher est allé trop loin en jouant les chefs de meute: «Ce sera un élément supplémentaire dans la balance de ceux qui hésitent à le réélire. Enfin, on ne peut occulter le fait que la Suisse donne aujourd'hui l'impression d'être divisée. C'est néfaste.»
A ce titre, les milieux économiques, jusqu'ici favorables à Christoph Blocher et à sa vision de l'Etat maigre et désendetté, pourraient commencer à s'interroger sur l'image que la Suisse donne d'elle-même à l'étranger. Pour l'heure, les patrons préfèrent rester discrets.
Le conseiller national socialiste zurichois Andreas Gross avertit: «Les milieux de la finance, qui veulent transformer le pays en Monaco, continueront de défendre le chef de l'UDC. Mais l'affiche des moutons a fait le tour du monde, donnant l'impression que le racisme est toléré en Suisse. Les images de la manifestation voyageront également. Et l'industrie d'exportation devrait entamer une réflexion.» Christophe Darbellay, président du PDC, confirme: «Un pays qui gagne un franc sur deux à l'étranger et cherche en permanence à attirer de nouveaux investisseurs ne peut pas se permettre de défrayer la chronique dans la presse internationale. Il faudra en être conscient en allant voter.»
http://letemps.ch/template/tempsFort.asp?p...;article=216470Moi je dis, Prenons un gouvernement de centre-gauche avec les Verts, le PS, le PDC voire le PRD et bottons le cul à ces imbéciles d'UDC. Notre pays qui a su se construire avec plusieurs confessions, plusieurs langues ne doit pas être divisé comme ça. "L'avantage" en Suisse, c'est qu'on n'est pas dans scénario à la belge, où les différentes communautés linguistiques se provoquent et n'arrivent pas à s'entendre, donc le pays ne se divisera physiquement jamais....enfin espérons.
PS: Une question pour les frouses (les français

) et les autres. Quelle est l'image que la Suisse a dans votre pays ? Comment ces faits sont-il traités ?
Ce message a été modifié par Thecole - lundi 08 octobre 2007 à 17:02.