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mardi 24 juin 2008 à 17:06
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Avec Sarkozy Président, on ne pouvait pas y couper ...


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Fichiers, écoutes, pouvoir des juges : les points durs de la loi "sécurité intérieure"
LE MONDE | 24.06.08 | 14h05 • Mis à jour le 24.06.08 | 14h05

La préparation de la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Lopsi), que le gouvernement souhaiterait soumettre au conseil des ministres à l'automne, oppose deux camps. D'un côté, les tenants d'un arsenal judiciaire toujours plus développé, de l'autre, ceux qui reconnaissent l'efficacité des nouveaux instruments, mais s'inquiètent pour les libertés publiques. Trois chantiers prioritaires illustrent les crispations.

Le fichier Périclès. La direction de la gendarmerie nationale a fait procéder, depuis quelques mois, à de discrets essais liés à la mise en place d'un fichier informatique, dénommé "Périclès". Ce système d'analyse sérielle permet d'effectuer des rapprochements entre affaires et de lutter contre tout type de délinquance.

Mais ce type de fichier contient de nombreuses données liées à la vie du citoyen : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphone portable, factures, autant de détails qui ne figurent jamais dans les procédures judiciaires. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) n'a pas encore été saisie du dossier.

Les gendarmes assurent, en mettant en avant onze garanties autour de Périclès, que cet arsenal demeurera sous contrôle judiciaire. Reste que dans la dernière version de la Lopsi, dont Le Monde a eu connaissance, on parle de "traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Ces données ne seraient plus "collectées au cours de procédures judiciaires pénales", comme cela apparaissait dans le texte initial. Il faut voir là le résultat d'un intense lobbying des gendarmes.

Dans un courrier daté du 3 juin adressé au ministère de l'intérieur, le général Guy Parayre, directeur général de la gendarmerie nationale, avait réclamé la suppression de cette mention qui, selon lui, conduisait "à priver de tout effet la réforme envisagée". Conclusion du général Parayre, au cas où sa missive ne serait pas suivie d'effet : "Il me paraît imprudent dans ces conditions d'exposer la ministre (Michèle Alliot-Marie) sur ce sujet sensible lors d'un débat parlementaire sans doute délicat, pour un résultat final qui ne procurera aucun progrès..." Manifestement, il a été entendu.

Les pouvoirs des juges. Le secrétaire général de la défense nationale (SGDN), Francis Delon, milite pour limiter l'accès des juges d'instruction aux lieux de pouvoir tels que les ministères ou les services secrets.

Si l'avis du SGDN est suivi, ce qui paraît être le cas, les perquisitions dans des lieux protégés ne seront plus possibles que sous certaines conditions. Le projet d'article est ainsi rédigé : "Lorsqu'un magistrat envisage de procéder à une perquisition dans des lieux classifiés ou abritant des secrets de la défense nationale, il remet à l'autorité administrative compétente une décision écrite et motivée indiquant la nature de l'infraction, (...) les raisons justifiant la perquisition et l'objet de celle-ci."

L'effet de surprise disparaîtrait de fait. D'autant que l'autorité administrative est alors censée transmettre cette "décision" du juge au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), seul habilité à déclarer une " déclassification temporaire, totale ou partielle" du lieu visé par le magistrat. La perquisition, si elle est autorisée, se ferait alors en sa présence. Par ailleurs, "les saisies et les mises sous scellés" ne pourraient " porter que sur des documents non classifiés ou déclassifiés". Seul le président de la CCSDN pourra prendre connaissance des "informations classifiées" et décider, ou non, de les transmettre au magistrat instructeur. Le ministère de l'intérieur ne souhaite pas inclure ces dispositions dans la future Lopsi.

Les "captations" informatiques et sonores.
La loi devrait permettre, à l'avenir, d'introduire dans les ordinateurs des citoyens un "cheval de Troie" informatique. Il sera possible, avec l'aval d'un juge, "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère", et ce pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois. Le dispositif technique pourra être mis en place à toute heure, en s'introduisant dans tout lieu, ou via "la transmission par un réseau de communications électroniques".

Par ailleurs, les enquêteurs pourront plus facilement placer des micros afin d'intercepter les conversations.
Gérard Davet




Big Brother renforcé, perte de rapidité d'intervention des juges dans les ministères, système de traitement des données personnelles à caractère judiciaire ...

On vit dans une société française formidable

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008...#ens_id=1062283



Ce message a été modifié par Yorgat - mardi 24 juin 2008 à 17:07.
mardi 24 juin 2008 à 18:12
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Que l'on surveille les grands délinquants et les personnes suspectés de vouloir entreprendre des actions terroristes ou de ce type, n'a rien de choquant; mais étendre ce procédé à tous les citoyens sans contrôle indépendant, est inadmissible, c'est une violation des libertés individuelles qui appelle une réaction de la part des démocrates de notre pays.

Après on surveillera vos propos sur Internet(si ce n'est déjà fait) pour vous cataloguer et ficher.


mardi 24 juin 2008 à 20:11
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A partir du moment où ces mesures sont officialisées, c'est qu'elles existent déjà depuis assez longtemps mrgreen.gif
mardi 24 juin 2008 à 23:42
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C'est a se demander si la société a fait des progrès ces 50 dernières années.

Plus on invente des systèmes de contrôle, plus on a besoin de systèmes a contrôler ces systèmes de contrôle.

Les religions étaient trop réacs... Alors pourquoi pas les drogues pour changer la donne... Et puis si les religions peuvent servir d'argument au terrorisme... sans les drogues...

LE cercle vicieux du pouvoir aujourd'hui...


Cela nous donnes quelques années pour ne pas réfléchir a vivre ensemble, de s'épanouir ensemble, et oublier les intérêts économiques des ÉLITES.
mercredi 25 juin 2008 à 16:13
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Ça, plus la loi Hadopi, et encore ça, ça commence à faire beaucoup.
mercredi 25 juin 2008 à 18:08
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Tocqueville avait vu juste. Relisons le deuxième tome de De la démocratie en Amérique.
mercredi 25 juin 2008 à 18:58
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Castro
mercredi 25 juin 2008 à 18:08
Tocqueville avait vu juste. Relisons le deuxième tome de De la démocratie en Amérique.




Moi j'aime bien le Tome 1, quand il se bat contre les Aliens et qu'ensuite sa navette explose au dessus de Los Angeles. Il est bien le 2?
jeudi 26 juin 2008 à 19:43
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Sans_Emploi_Fixe
mardi 24 juin 2008 à 20:11
Moi j'aime bien le Tome 1, quand il se bat contre les Aliens et qu'ensuite sa navette explose au dessus de Los Angeles. Il est bien le 2?




mrgreen.gif

dans le 2, il se rend compte que les êtres les plus nuisibles ne sont pas tant les aliens que les hommes, et particulièrement les hommes démocratiques, qui rabaissent tout, se moquent de tout, et sont intellectuellement et moralement médiocres, pour ne pas dire nuls. Ils s'en remettent à l'Etat tout-puissant comme à un garde-troupeau. D'où les mesures de surveillance du genre de celle qu'a pondu le nabot Sarkozy. Mais lui comme un autre, on serait forcément arrivé à cette mesure, car c'est écrit. Tocqueville est un fin lecteur. Et l'ennui c'est que les pistolets laser ne sont d'aucune utilité face à la marche du destin. Donc, à la fin, Tocqueville répare sa navette et s'exile sur Vénus.
vendredi 04 juillet 2008 à 11:17
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Concrètement, l'état s'autorise à ne pas respecter la loi et à duper la justice.
Quand on voit ce genre de lois, on sait qu'on est gouvernés par des criminels.

Il est écrit noir sur blanc dans ce projet de loi que les services secrets se livrent aux traffic de stupéfiants, la détention arbitraire et au terrorisme. Ou seulement à certaines de ces activités.


vendredi 04 juillet 2008 à 23:28
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Mais vous pensez qu il veut vraiment tout contrôler? Et qu il y a un but derrière?
samedi 05 juillet 2008 à 17:47
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Non en fait c'est juste de la comm'
lundi 07 juillet 2008 à 10:45
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donfitz
vendredi 04 juillet 2008 à 23:28
Mais vous pensez qu il veut vraiment tout contrôler? Et qu il y a un but derrière?




Il veut vraiment tout controler, je me demande même si ce n'est pas ça "le but".

Lorsqu'un journaliste refuse de le saluer il veut pouvoir le virer, lorsqu'une bavure est commise il veut pouvoir virer n'importe qui en lui imputant la responsabilité.

Il veut le pouvoir de forcer tout le monde à l'aimer.

D'ailleurs maintenant que j'ai vu les images de sa dernière déclaration sur les grèves qu'on ne remarque plus, je pense qu'il se drogue.



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