lundi 14 juillet 2008 à 08:34
Changement de style. Nicolas Sarkozy s'est montré très discret pour annoncer sa venue à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de Pékin. Lui qui d'habitude est si prompt à se manisfester activement devant les caméras, il s'est contenté cette fois-ci d'un simple communiqué. Notre président serait-il gêné par cette décision? Se sentirait-il en décallage entre le discours volontariste en matière de défense des droits de l'homme qui était le sien il y a quelques mois et la réalité politique qui l'a emportée?
Tout au plus justifie-t-on sa participation du fait de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy en étant ainsi le représentant auprès des autoriés chinoises à la demande de chefs d'Etats européens. Ce serait donc la faute à l'Europe et non la sienne. Sauf que pendant ce temps, Angela Merkel et Gordon Brown ont clairement affiché leur souhait de ne pas se rendre à Pékin.
Monsieur Sarkozy, une fois de plus vos promesses de campagne se sont évaporées face à la « real politique ». Souvenez-vous, la défense des droits de l'homme était l'une de vos principales préoccupations avant votre entrée à l'Elysée. Au lieu de cela, vous vous abaissez devant les intérêts économiques réprésentés par le marché chinois, comme si vous n'aviez pas le choix. Cet aveu d'impuissance permet aujourd'hui à l'ambassadeur de Chine à Paris de menacer la France de perte d'influence dans les relations franco-chinoises si elle accepte la visite sur son sol du Dalaï-Lama. Le Général De Gaulle doit se retourner dans sa tombe. La Chine s'est certes éveillée, mais il semblerait qu'elle soit dorénavant aux commandes de notre politique extérieure à son égard.
Jefka, rédacteur en chef du
Petit journal, une voix du Nord (
http://jefka.centerblog.net/)