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lundi 21 mai 2007 à 14:31
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Bonjour,
Je ne partage pas cet avis selon lequel l'amour ou la croyance seraient dû, même en partie, à la désactivation de certaines zones du cerveau. car si l'expérience scientifique qui conduit à une telle affirmation est indéniable, la conséquence me semble trop rapidement tirée. L'expérience scientifique a pour objet de répondre au "comment" et non au "pourquoi". c'est donc d'avantage au mode opératoire qu'il se réfère qu'aux motivations. Par exemple, la fermeture des paupières et un effet de l'état d'endormissement et non la cause de la somnolence. Même sans être scientifique, je peux facilement comprendre que les nerfs optiques "se désactivent" en cas de sommeil, obligeant par l'affaiblissement qui s'en suit, les paupières à tomber. C'est quelque chose qui se décide ailleurs; les paupières et le réseau nerveux qui les parcourrent ne font que subir.
Pour en revenir à l'exemple du méditant, son intention n'est jamais de désactiver des neurones dont il pourrait même ignorer l'existence. Il cherche au contraire une élevation de son esprit, une profonde paix intérieure et l'union consciente avec sa divinité. Son effort de concentration porte uniquement sur la réalisation de cet objectif lié à sa croyance. Lorsqu'il parvient au terme de son effort, son cerveau se désactive partiellement pour lui permettra de ressentir les effets liés à l'état d'esprit qu'il recherchait. De ce point de vue, et à rebours du raisonnement objet de mon observation, on peut même dire que c'est plutôt le cerveau, qui pour s'adapter au nouvel environnement spirituel instauré par l'ascèse désactive celles de ses parties devenues inutiles. On pourrait par extension dire aussi que c'est l'activation de ces zones du cerveau qui nous empêche de nous sentir unis à toutes choses, c'est à dire à briser notre égo. Il pourrait en aller de même de l'amoureux: pour s'adapter à l'état sentimental naissant ou croissant, le cerveau se désactive partiellement, pour laisser s'écouler l'onde affectueuse qui est une puissante énergie. Malheureusement ce faisant, il éteint aussi la faculté à raisonner sur le sujet, rendant le sujet totalement aveugle, d'où l'expression "l'amour rend aveugle".
Que ceux qui doute de tout ceci se souviennent que pour devenir un papillon, la chenille doit connaître plusieurs mues au cours desquelles son cerveau se remodèle, pour finalement piloter son corps de papillon.
dlococo

Bonjour,
J'aimerais poursuivre le sujet Neurobiologie de l'amour commencé par libre penseur.

Rappel du premier post du sujet
QUOTE (libre penseur)
L'étau de la science se reserre autour de l'amour. Dans La Recherche de novembre 2004, on indique entre autres que deux neurotransmetteurs, l'ocytocine et la vasopressine, joueraient un rôle dans le phénomène de l'amour-passion mais aussi dans celui de l'amour maternel.
On explique aussi comment l'amour nous rendrait aveugle:
"Or, les images cérébrales obtenues par A. Bartels et S. Zeki sont à cet égard saisissantes. Elles montrent que dans l'amour passion comme dans l'amour maternel les aires partiellement désactivées sont non seulement des aires du cerveau impliquées dans dans les émotions négatives ou la dépression, comme le cortex préfrontal, mais des aires impliquées dans le jugement critique, comme le cortex frontal médian. Autrement dit, du moins selon A. Bartels et S. Zeki, les jugements portés par la mère sur son enfant, par l'amoureux sur son amoureuse, jugements qui étonnent parfois leur entourage, seraient influencés par ces désactivations cérébrales."

Cela me rappelle les résultats d'une étude chez les croyants:
"Le bouddhiste et la franciscaine font partie d'un groupe de moines et de moniales invités à méditer et prier dans le laboratoire d'Andrew Newberg et d'Eugene d'Aquili, respectivement neurophysiologiste et anthropologue des religions à l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Les cobayes devaient tirer sur une cordelette libérant l'injection d'un traceur radioactif dans leurs veines lors qu'ils pensaient être parvenus au sommet de leur expérience. Les chercheurs ont alors enregistré en direct les variations chimiques de leur cerveau, via un tomographe à émissions de positons, appareil ultra-sophistiqué d'imagerie cérébrale. Chez tous leurs sujets, les scientifiques ont observé alors une nette diminution du flux sanguin au niveau des lobes pariétaux supérieurs. Comme si certains faisceaux neuronaux se mettaient en veilleuse. Or ces aires cérébrales ainsi "éteintes" traitent les informations sur le temps et l'espace. Elles sont dévolues à la distinction entre le soi et le non-soi. "Si l'on empêche l'influx sensoriel d'accéder à cette région, comme lors de la méditation, le cerveau perçoit alors le moi comme sans fin, étant lié à tout et à toute chose", analyse Andrew Newberg." (Science & Avenir, septembre 2003)
Donc, si l'on se fie à ces études, l'intensité de l'amour et de la croyance est due, du moins en partie, à la désactivation d'aires cérébrales!

Bonne St-Valentin quand même!  wink.gif



lundi 21 mai 2007 à 19:39
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j'ai rien compris.
lundi 21 mai 2007 à 21:28
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QUOTE (dlococo @ 21 May 2007 à 14:31)
Bonjour,
Je ne partage pas cet avis selon lequel l'amour ou la croyance seraient dû, même en partie, à la désactivation de certaines zones du cerveau. car si l'expérience scientifique qui conduit à une telle affirmation est indéniable, la conséquence me semble trop rapidement tirée. L'expérience scientifique a pour objet de répondre au "comment" et non au "pourquoi". c'est donc d'avantage au mode opératoire qu'il se réfère qu'aux motivations.
Chez tous leurs sujets, les scientifiques ont observé alors une nette diminution du flux sanguin au niveau des lobes pariétaux supérieurs. Comme si certains faisceaux neuronaux se mettaient en veilleuse. Or ces aires cérébrales ainsi "éteintes" traitent les informations sur le temps et l'espace. Elles sont dévolues à la distinction entre le soi et le non-soi. "Si l'on empêche l'influx sensoriel d'accéder à cette région, comme lors de la méditation, le cerveau perçoit alors le moi comme sans fin, étant lié à tout et à toute chose", analyse Andrew Newberg." (Science & Avenir, septembre 2003)
Donc, si l'on se fie à ces études, l'intensité de l'amour et de la croyance est due, du moins en partie, à la désactivation d'aires cérébrales!

Bonne St-Valentin quand même! wink.gif[/QUOTE]

crying.gif Bonsoir
Je tombe là-dessus par hasard et je lis que tu cites S.& A. de sept. 2003. Andrew Newberg ainsi que d'autres est également cité dans le n°1055 d'août 2005 de la même revue, qui titre :

Pourquoi Dieu ne disparaîtra jamais - Notre cerveau est programmé pour croire - La "molécule de la foi" identifiée ? - La religion augmente l'espérance de vie.

Tu l'as lu celui-là ? Les protagonistes de l'athéisme sont mal barrés... mrgreen.gif et Juday va pouvoir dire encore "j'ai rien compris" !

J'espère que les travaux continuent et qu'un nouveau n° va bientôt renouveler nos infos pour nous démontrer que la foi a une base biologique mf_dribble.gif

"La peur de la mort existera toujours, Dieu ne peut donc pas disparaître."

Un bon sujet de réflexion pour continuer la discussion. L'amour, la foi, même combat huh.gif
lundi 21 mai 2007 à 22:45
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"Si l'on empêche l'influx sensoriel d'accéder à cette région, comme lors de la méditation, le cerveau perçoit alors le moi comme sans fin, étant lié à tout et à toute chose"

Ca veut dire quoi? A la base c'est le touché qui me fait comprendre ce que je suis, non? ça voudrait dire qu'il y a perception en dehors du corps physique?
si c'est pas ça, c'est quoi alors?





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