| QUOTE (libre penseur) |
| L'étau de la science se reserre autour de l'amour. Dans La Recherche de novembre 2004, on indique entre autres que deux neurotransmetteurs, l'ocytocine et la vasopressine, joueraient un rôle dans le phénomène de l'amour-passion mais aussi dans celui de l'amour maternel. On explique aussi comment l'amour nous rendrait aveugle: "Or, les images cérébrales obtenues par A. Bartels et S. Zeki sont à cet égard saisissantes. Elles montrent que dans l'amour passion comme dans l'amour maternel les aires partiellement désactivées sont non seulement des aires du cerveau impliquées dans dans les émotions négatives ou la dépression, comme le cortex préfrontal, mais des aires impliquées dans le jugement critique, comme le cortex frontal médian. Autrement dit, du moins selon A. Bartels et S. Zeki, les jugements portés par la mère sur son enfant, par l'amoureux sur son amoureuse, jugements qui étonnent parfois leur entourage, seraient influencés par ces désactivations cérébrales." Cela me rappelle les résultats d'une étude chez les croyants: "Le bouddhiste et la franciscaine font partie d'un groupe de moines et de moniales invités à méditer et prier dans le laboratoire d'Andrew Newberg et d'Eugene d'Aquili, respectivement neurophysiologiste et anthropologue des religions à l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Les cobayes devaient tirer sur une cordelette libérant l'injection d'un traceur radioactif dans leurs veines lors qu'ils pensaient être parvenus au sommet de leur expérience. Les chercheurs ont alors enregistré en direct les variations chimiques de leur cerveau, via un tomographe à émissions de positons, appareil ultra-sophistiqué d'imagerie cérébrale. Chez tous leurs sujets, les scientifiques ont observé alors une nette diminution du flux sanguin au niveau des lobes pariétaux supérieurs. Comme si certains faisceaux neuronaux se mettaient en veilleuse. Or ces aires cérébrales ainsi "éteintes" traitent les informations sur le temps et l'espace. Elles sont dévolues à la distinction entre le soi et le non-soi. "Si l'on empêche l'influx sensoriel d'accéder à cette région, comme lors de la méditation, le cerveau perçoit alors le moi comme sans fin, étant lié à tout et à toute chose", analyse Andrew Newberg." (Science & Avenir, septembre 2003) Donc, si l'on se fie à ces études, l'intensité de l'amour et de la croyance est due, du moins en partie, à la désactivation d'aires cérébrales! Bonne St-Valentin quand même! |
| QUOTE (dlococo @ 21 May 2007 à 14:31) |
| Bonjour, Je ne partage pas cet avis selon lequel l'amour ou la croyance seraient dû, même en partie, à la désactivation de certaines zones du cerveau. car si l'expérience scientifique qui conduit à une telle affirmation est indéniable, la conséquence me semble trop rapidement tirée. L'expérience scientifique a pour objet de répondre au "comment" et non au "pourquoi". c'est donc d'avantage au mode opératoire qu'il se réfère qu'aux motivations. Chez tous leurs sujets, les scientifiques ont observé alors une nette diminution du flux sanguin au niveau des lobes pariétaux supérieurs. Comme si certains faisceaux neuronaux se mettaient en veilleuse. Or ces aires cérébrales ainsi "éteintes" traitent les informations sur le temps et l'espace. Elles sont dévolues à la distinction entre le soi et le non-soi. "Si l'on empêche l'influx sensoriel d'accéder à cette région, comme lors de la méditation, le cerveau perçoit alors le moi comme sans fin, étant lié à tout et à toute chose", analyse Andrew Newberg." (Science & Avenir, septembre 2003) Donc, si l'on se fie à ces études, l'intensité de l'amour et de la croyance est due, du moins en partie, à la désactivation d'aires cérébrales! Bonne St-Valentin quand même! |
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