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Livenet > Forum > Histoire
jeudi 28 juin 2007 à 04:11
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"Quand les Etats-Unis entrèrent en guerre c'était contre le Japon et non l'Allemagne, pourquoi voudrait-on attaquer un pays qui fait marcher aussi bien l'économie qui depuis plus d'une decennie est plongée dans une profonde crise ?"

Les Etats Unis rentrent en guerre suite à l'attaque de Pearl Harbour par les Japonais. Il est donc normal que c'était contre le Japon et non l'Allemagne, qui déclare la guerre aux Etats Unis en solidarité avec ses alliés.

Sinon quelques questions me taraudent à propos de la thèse de Pauwells:
Si les américains avaient tant d'intérets en Allemagne, il est logique de penser que c'était réciproque, en particulier pour le pétrole. L'Allemagne avait un énorme désavantage: c'est l'accès aux ressources de pétrole; or d'après ce que j'ai lu, l'importation du pétrole et des produits dérivés allaient de bon train:

"La part américaines des importations allemandes d'huile pour moteurs, un produit pétrolier d'importance vitale, augmenta rapidement, de 44% en juillet 41 à 94 % en septembre 41"

On peut donc estimer que l'Allemagne n'avait pas d'intérets à déclarer la guerre aux Etats Unis, même s'il était tenu par une alliance avec le Japon. L'Allemagne a d'ailleurs rompu le pacte germano sovietique, il aurait pu le faire pour le Japon.... Comment on peut expliquer ca? Une erreur de stratégie ? Il n'est pas dans l'intéret américain d'attaquer l'Allemagne sachant les intér

De plus, dès 1941, les alliés décident d'attaquer prioritairement l'Allemagne et de contenir les assauts des japonais dans le pacifique, alors que la marine américaine voulait se venger de Pearl Harbour. Ce n'est pas en contradiction avec les intérets économiques américains?

jeudi 28 juin 2007 à 11:10
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oh mais je te rassure, les américains n'ont débarqué qu'en juin 1944, trois ans après l'entrée en guerre des USA alors que Staline demandait depuis 1942 l'aide militaire américaine sur le continent européen. De plus, les américains ont préservé l'industrie allemande lors des bombardement sur le Reich, on pensait dejà à l'après guerre qui comme tout le monde le sait ne fut que la continuité de la période n**i, même si le mythe de la dénazification reste en place... L'intervention américaine en Europe avait plus un but de stopper l'avancée fantastique de l'Armée Rouge que de liberer l'Europe du fascisme et ceci l'historien canadien Pauwels le montre très bien.
jeudi 28 juin 2007 à 11:14
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Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
L'intervention américaine en Europe avait plus un but de stopper l'avancée fantastique de l'Armée Rouge que de liberer l'Europe du fascisme et ceci l'historien canadien Pauwels le montre très bien.



C'est là quand même que j'ai un problème....
Comment Pauwels explique-t-il le fait que les armées Américaines ne se soient pas, début 1945, précipitées sur Berlin ? Comment explique-t-il que patton ait reçu l'ordre de ne pas avancer trop vite ?
Par la seule conférence de Yalta définissant les zones d'influence en Europe ?
jeudi 28 juin 2007 à 11:17
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Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
oh mais je te rassure, les américains n'ont débarqué qu'en juin 1944, trois ans après l'entrée en guerre des USA alors que Staline demandait depuis 1942 l'aide militaire américaine sur le continent européen.



T'es vache, tu ne prends pas en compte le front africain et l'opération Torch, ni les débarquements en Sicile et en Italie....OK, ça te parait négligeable, mais même ces opérations ont eu un intérêt ( celui de faire capituler les Italiens et d'obliger l'Allemagne à maintenir des troupes dans les zones auaravant sous occupation italienne, plus celles sur le front en Italie ! )
jeudi 28 juin 2007 à 11:27
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A lire le chapitre du livre de Pauwels : " le reve d'une croisade antisovietique avec les Allemands". Pauwels met en avant qu'il existait en 1945 des perspectives de coopération entre les Allemands et les Américano-Britanique dans le but de chasser l'Armée Rouge de l'Europe de l'Est.

Tout ca était conduit par l'OSS (futur CIA) qui comme le souligne l'historien allemand Jurgen Bruhn, était "une association de grands patronat d'entreprise, de courtiers et d'avocats de Wall Street". Leur scénario prévoyait le remplacement du régime n**i par une junte militaire, suivi par la conclusion d'un accord anti-soviétique militaire avec les alliés occidentaux. Cependant une alliance contre les Soviétiques ne vit jamais le jour.

Néanmoins, Pauwels rappel l'interet porté par Washington et Londres pour une telle entreprise. En effet des préparations sur le terrain furent menées. Par exemple, nombre d'unités allemandes capturées ne furent pas désarmées et furent secrètement tenues pretes pour un possible emploi contre l'Armée Rouge. Churchill qui avait une grande estime pour les qualités de combattants des soldats allemands, donna un ordre à cet effet au maréchal Montgomery durant les derniers jours de la guerre, comme il le reconnaitra ouvertement en novembre 1954.

Ainsi Churchill s'arrangea pour que les troupes de la Wehmacht qui s'étaient rendues dans le nord ouest de l'Allemagne et en Norvège gardent leur uniforme et meme leurs armes et restent sous le commandement de leurs propres officiers car il songeait à la possibilité de les utiliser contre les Soviétiques.

Des généraux allemands faits prisonniers, tel Kesselring en Italie, recurent la permission des Americains de rester à la tete de leurs troupes et de se déplacer librement parmi leurs soldats. Un meme traitement fut réservé au successeur de h***** dans le secteur britannique.

Le commandement américain réalisa meme des enquetes sur des officiers allemands prisonniers en leur demandant de rediger des rapports détaillés sur les lecons qu'ils avaient aprises sur le front Est car le commandement américain envisageait tout simplement une nouvelle version de l'Opération Barbarosa. Ils recoururent à l'engagement d'espions nazis et des membres haut gradés de la SS.
Les services secrets américains espéraient partager le savoir faire de ceux-ci dans la conduite de la guerre contre l'Union soviétique et etre mis en contact avec les agents nazis restés derrière les lignes de l'Armée Rouge.
Un nombre considérable de criminels de guerre tels Mengele et Barbie furent placés sous protection américaine avec le soutiens notamment du Vatican.

Cependant cette opération du etre abandonnée en raison d'un flagrant manque de soutien populaire dans tous les pays occidentaux. Un sondage mené par Gallup en mars 1945 révélait ainsi que 55% des Américains voulaient que leur pays conserve l'URSS comme allié après la guerre.

On peut voir aussi ce decalage entre les soldats américains et les supérieurs, voici les propos d'un vétéran américain :

" Nous étions conscients que les Russes avaient subi d'énormes pertes sur le front Est, et que c'était vraiment eux qui avaient cassé le dos de l'armée allemande. Nous aurions subi infiniment plus de pertes et de misères s'ils n'avaient pas été là. Nous étions tous bien disposés à leur égard. Je me souviens avoir dit que si nous les rencontrions, je n'aurais pas hésité à les embrasser. Je n'ai entendu aucun propos anti-russe. Je pense que nous étions réalistes pour savoir que si nous étions amenés à nous battre contre eux, nous en serions sortis comme les deuxièmes meilleurs... Dans la campagne finale en Bavière, nous étions dans l'armée de Patton. Patton disait que nous devions continuer vers Moscou. Pour moi, il s'agissait d'une idée impensable. Les Russes nous auraient massacrés... Je crois que dans les rangs des GI's, personne n'avait envie de se battre contre les Russes. Nous étions assez bien informés par la presse et l'actualité du cinéma pour savoir ce qui s'était passé à Stalingrad. "

Maintenant ceux de son commandant, le général Patton :

" Nous aurons à nous battre contre les Soviétiques tot ou tard... Pourquoi ne pas le faire maintenant, alors que notre armée est encore intacte ? On botterait l'arrière-train de ces sales russes et on les renverrait en Russie dans les trois mois ! Nous pouvons le faire facilement avec l'aide des troupes allemandes que nous avons à notre disposition, il suffit de les armer et de les emmener avec nous. Ils haissent ces salauds. En dix jours, je peux mettre en scène assez d'incidents pour causer une guerre contre ces fils de putes. De plus, cela aura l'air d'etre de leur, nous paraitrions avoir entièrement raison de les attaquer..."


Ce message a été modifié par Hadora - jeudi 28 juin 2007 à 11:28.
jeudi 28 juin 2007 à 11:37
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jeudi 28 juin 2007 à 12:38
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Moué, t'as répondu à aucune de mes questions!!!!
C'est facile de juger apres coup que le débarquement n'est venu qu'en 1944 et puis le deuxième front s'est ouvert à partir de 1942 (opération Torch... comme l'a précisé Gilcad)

jeudi 28 juin 2007 à 16:21
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Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
oh mais je te rassure, les américains n'ont débarqué qu'en juin 1944, trois ans après l'entrée en guerre des USA alors que Staline demandait depuis 1942 l'aide militaire américaine sur le continent européen. De plus, les américains ont préservé l'industrie allemande lors des bombardement sur le Reich, on pensait dejà à l'après guerre qui comme tout le monde le sait ne fut que la continuité de la période n**i, même si le mythe de la dénazification reste en place... L'intervention américaine en Europe avait plus un but de stopper l'avancée fantastique de l'Armée Rouge que de liberer l'Europe du fascisme et ceci l'historien canadien Pauwels le montre très bien.




Une étude de la chronologie un peu sérieuse suffit à démonter ta thèse assez loufoque ! Dès 1940 les USA préparent la guerre contre l'allemagne, je ne vais pas réécrire, encore une fois, les références chronologiques !
Comment les USA qui entrent en guerre en décembre 41, auraient pu débarquer sur le continent européen dès 1942 ? Ils ont déjà débarqué en Afrique en novembre 42, ce qui était, déjà,un exploit, et juste après en Sicile !
Les USA ont préservé l'industrie allemande ? lol ! Mais oui, on se demande bien pourquoi ils ont bombardé massivement le Reich ...tu vas me sortir que telle usine, à côté de telle ville, a été préservée des bombardements ...et alors ? Tu connais la précision des bombardements à l'époque ?
La dénazification ? Elle n'a pas eu lieu en allemagne car il aurait fallu mettre tout le monde en tôle, comme en France, d'ailleurs. De Gaulle avait dit, à propos de l'administration française, je ne peux pas mettre tout le monde en prison, il faut bien que l'Etat fonctionne ! Les soviétiques ont aussi récupéré quelques experts allemands !
Le débarquement en 44 ? Il n'aurait pas pu avoir lieu avant ! Curieux raisonnement de ta part...Tu critiques la lenteur des américains pour débarquer sur le continent européen, et dès qu'ils débarquent tu les accuses de vouloir lutter avant tout contre l'avancée de l'armée rouge ...Sacré Hadora , on ne se refait pas ...tu verras toujours l'histoire avec tes lunettes léninistes ou staliniennes !
Moi je base sur les faits ! Et les faits sont que c'est l'URSS qui s'est allié avec le Reich, en août 1939 ...c'est l'URSS qui attaqué la Pologne, en septembre 39, la Finlande, en novembre 39, annexée les pays baltes, la Bessarabie !! Alors après tu peux toujours dire que tout ça, c'est la faute des méchants occidentaux, et des très méchants capitalistes américains, et que les soviétiques étaient bons comme le pain mais tu ne trompes personne avec ta propagande grossière !

jeudi 28 juin 2007 à 19:55
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fdz
jeudi 28 juin 2007 à 04:11
Moué, t'as répondu à aucune de mes questions!!!!
C'est facile de juger apres coup que le débarquement n'est venu qu'en 1944 et puis le deuxième front s'est ouvert à partir de 1942 (opération Torch... comme l'a précisé Gilcad)



L'importance stratégique du front d'Afrique du Nord n'est rien comparé à l'importance d'un front à l'ouest de l'Europe qu'il aurait fallu ouvrir dès l'année 1942.
jeudi 28 juin 2007 à 19:59
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tietie007
jeudi 28 juin 2007 à 16:21
Il n'aurait pas pu avoir lieu avant ! Curieux raisonnement de ta part...Tu critiques la lenteur des américains pour débarquer sur le continent européen, et dès qu'ils débarquent tu les accuses de vouloir lutter avant tout contre l'avancée de l'armée rouge ...Sacré Hadora , on ne se refait pas ...tu verras toujours l'histoire avec tes lunettes léninistes ou staliniennes !



oui oui encore ton argumentation comme quoi mes propos sont des délires "leninistes ou staliniens" je suis sur que tu ignores le sens de ces mots... cette thèse est connue et partagée par l'historiographie anglo-saxonne ce n'est un mystère pour personne. Je reviendrais en détail sur les faits historiques, là je n'ai pas le temps.
jeudi 28 juin 2007 à 20:26
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Tu ne réponds pas à mes questions ...comment reprocher aux USA de ne pas avoir débarquer en 1942 voire en 1943, en France, alors qu'ils sont entrés en guerre fin 1941 ? Par quelle magie aurait-il pu, luttant sur deux fronts, débarquer en 1942 en Europe ? Ils ont déjà débarqué en Italie, en 1943, ce qui était, en soi, un exploit ! Comment mobiliser l'armada du Jour J en quelques mois , alors que les opérations dans le Pacifique mobilisaient des forces navales et aériennes considérables ? Ce reproche est totalement farfelu et souligne ta méconnaissance de la chose militaire !
Il ne faut pas oublier que jusqu'en juillet 43, et l'échec de l'offensive allemande à Koursk, le sort des armes sur le front de l'Est reste incertain et que la Wehrmacht est encore vue comme une armée redoutable par tous les stratèges occidentaux ! Un débarquement en France était vu comme quelque chose de très risqué, et l'échec de celui-ci aurait pu pérenniser la guerre de quelques années ! D'ailleurs les difficultés pour les alliés d'avancer dans la Péninsule italienne illustra bien la redoutable efficacité des troupes allemandes qui étaient en infériorité numérique et matérielle !

Celui qui avait peur de l'impérialisme soviétique, ce n'était pas Roosevelt mais Churchill. Le 1er ministre anglais avait insisté pour débarquer en Italie, "le ventre mou" de l'axe, pour arriver le plus vite possible en Europe centrale et contrer l'influence soviétique ! Or les américains, si ils ont suivi Churchill, de mauvais grâce, pour l'Italie, n'ont pas voulu renforcer cette stratégie, preuve qu'ils n'étaient pas spécialement anti-soviétique ! Jusqu'à Yalta, les américains n'ont pas spécialement mené une course de vitesse pour contrer les soviétiques en Europe centrale, laissant même le soin aux russes d'investir Berlin !
Tous les historiens ont souligné le philosoviétisme d'un Roosevelt, accusé de naïveté à Yalta, qui appréciait Uncle Joe, et se méfait, à la limite plus, de l'angleterre et de la France, puissances coloniales !

Aussi la thèse de Pauwels me paraît totalement farfelu sur ce point là !
vendredi 29 juin 2007 à 05:36
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Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
L'importance stratégique du front d'Afrique du Nord n'est rien comparé à l'importance d'un front à l'ouest de l'Europe qu'il aurait fallu ouvrir dès l'année 1942.




Toujours la même question ...comment ouvrir un front à l'ouest de l'Europe en 1942 alors que les américains sont entrés en guerre fin 1941 et qu'ils combattent sur deux fronts ? Tu prends Roosevelt pour Houdini ?
Le front africain est peut être secondaire, mais les pertes ennemies, selon Paul Marie de la Gorce, 39-45, une guerre inconnue, Flammarion 1995, p 417 :

"Le bilan des pertes ennemies était relativement considérable :
- près d'un million d'hommes tués, blessés ou prisonniers.
- 8 000 avions.
- 6 000 canons.
- 2 500 chars, d'ailleurs des chars Tigre furent engagés dans la bataille de Tunisie !
- 70 000 camions.
- 2 400 000 tonnes de navire.

Rien quoi ...d'ailleurs, certains historiens, ont même qualifié la chute des forces de l'Axe comme un "Stalingrad en Tunisie" !

Or, au début de l'année 43, les armées allemandes sont dans une situation périlleuse, en Russie ...par manque de moyens, h***** retardera l'Opération Citadelle, qui devait réduire le saillant de Koursk ! Lorsque l'offensive allemande se déclenchera, en juillet 43, les soviétiques, qui avait eu le temps de fortifier le saillant, repoussèrent l'attaque allemande. De plus, le débarquement allié en Sicile consacra la fin de l'opération Citadelle ...puisqu'h***** enleva des troupes participant à l'offensive, pour investir l'Italie !

Conclusion :

Un examen sérieux de la chronologie suffit à souligner l'absurdité de la thèse de Pauwels ! Si le Front africain est secondaire, il a permis :
- des pertes considérables dans les troupes de l'Axe, à un moment où les allemands en avaient besoin, en Russie.
- la chute de l'Italie et l'ouverture d'un second front en Europe continentale dès 43.
- l'accentuation des difficultés allemandes sur le front russe. (l'exemple du retard de Citadelle, notamment pour attendre les nouveaux chars Panther et Tigre, puis l'arrêt de l'opération devant la résistance soviétique conjugué au débarquement des forces alliées en Sicile, en juillet 43.)
vendredi 29 juin 2007 à 10:33
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Il y a un d'autres éléments à rajouter, d'après moi...
L'armée américaine, avant la déclaration de guerre, était très peu importante, de l'ordre d'une dizaine ou d'une quinzaine de divisions, souvent pas très bien équipées. Il a fallu créer des structures, entrainer de l'encadrement en accéléré à partir de quasiment rien ! Les Etats-Unis ont tout de même réussi le tour de force d'entrainer et d'équiper 16 millions d'hommes en seulement 3ou 4 ans ! Et cette armée américaine est motorisée/mécanisée presqu'à 100% ( l'armée allemande ne l'étant qu'à 15 à 20%....).
Mais en 1 an, cela n'aurait pas été possible, surtout que l'une des devises américaines pendant cette guerre était "safety first" : ils préféraient avoir des soldats bien entrainés et bien commandés afin de limiter les pertes au maximum, et cela prend du temps....
Un autre facteur important, selon moi, est le temps d'acheminement du matériel, des troupes et du ravitaillement en Grande Bretagne : les Soviétiques n'avaient pas le problème de devoir franchir les mers pour se battre contre l'armée allemande, une mer par ailleurs infestée de U-Boot qui prélèvent un lourd tribut sur les convois : jusqu'à la fin de 1942, le tonnage allié coulé est supérieur à celui construit. Par conséquent, les constructions navales, dont celles de navires de transport de troupes et de ravitaillement( on ne débarque pas avec n'importe quoi, comme le grand-amiral Raeder s'en était rendu compte lors de la préparation de Seelöwe) prennent du retard. Et la priorité aux Etats-Unis est en plus donnée à la constitution d'une flotte de guerre opérationnelle pour au moins contenir les Japonais ( puisque, comme souligné auparavant, la doctrine "Germany first" a prévalu en haut lieu ).
C'est aussi pour ces raisons que les Alliés Occidentaux n'ont pû envisager que des opérations à portée limitée en 1942, ont pû en mener de plus grande envergure en 1943 ( débarquements en Sicile, puis en Italie, opération amphibie à Anzio ) et ont pu débarquer en 1944....
Même s'il y a, selon toutes vraisemblance, aussi une idée de laisser l'armée allemande s'épuiser un peu sur une armée rouge constamment ravitaillée par les USA ( une armée rouge dont les fantastiques avancée après Zitadelle n'auraient peut-être pas été possibles sans les millions de camions envoyés par les Etats-Unis ), je pense que les Américains ne pouvaient pas tenter un débarquement massif en Europe Occidental avant début 1944....
vendredi 29 juin 2007 à 10:37
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tietie007
jeudi 28 juin 2007 à 16:21
- l'accentuation des difficultés allemandes sur le front russe. (l'exemple du retard de Citadelle, notamment pour attendre les nouveaux chars Panther et Tigre, puis l'arrêt de l'opération devant la résistance soviétique conjugué au débarquement des forces alliées en Sicile, en juillet 43.)



Effectivement, lors de Zitadelle, le débarquement en Italie a obligé la Wehrmacht a retirer ( ou immobiliser en attente de départ du front) certaines unités ( notamment, si mes souvenirs sont bons, un corps blindé de réserve qui a fait cruellement défaut aux troupes de Manstein à Prokhorovka ), ce qui, combiné à la défense des troupes soviétiques, a signé l'échec de cette offensive de la dernière chance....
vendredi 29 juin 2007 à 11:14
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Gilcad
jeudi 28 juin 2007 à 11:14
Effectivement, lors de Zitadelle, le débarquement en Italie a obligé la Wehrmacht a retirer ( ou immobiliser en attente de départ du front) certaines unités ( notamment, si mes souvenirs sont bons, un corps blindé de réserve qui a fait cruellement défaut aux troupes de Manstein à Prokhorovka ), ce qui, combiné à la défense des troupes soviétiques, a signé l'échec de cette offensive de la dernière chance....




Oui, h***** a retiré le Corps Blindé SS pour l'envoyer en Italie ...Mais bon Hadora va nous répondre que ce Corps Blindé était nase ...

vendredi 29 juin 2007 à 12:09
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Tout d'abord je rends à Cesar ce qui appartient à Cesar, tu tentes de monter la victoire des alliés en Afrique du Nord sur le plan meme que la victoire de Stalingrad, ce n'est pas sérieux.

Le Vatican, meilleur réseau de renseignement mondial, s’alarma début septembre 1941, des difficultés « des Allemands » et d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt » : le Vatican situa « le tournant de la guerre » avant l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou (fin octobre 1941) et bien avant Stalingrad et bien avant le débarquement allié en 1942.

Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge. Pour soulager celle-ci, Staline réclamait, depuis août-septembre 1941, un « second front » (envoi de divisions alliées en URSS ou débarquement sur les côtes françaises). Il dut se contenter des louanges du premier ministre britannique Winston Churchill, bientôt suivi du président américain Franklin D. Roosevelt, sur « l’héroïsme des forces combattantes soviétiques » et d’un « prêt-bail » américain (remboursable après-guerre), qu’un historien soviétique a évalué à 5 milliards de roubles, soit 4 % du revenu national en 1941-1945. Le refus de ce second front et la mise à l’écart de l’URSS des relations interalliées (malgré sa présence au sommet de Téhéran, en novembre 1943) ravivèrent sa hantise du retour au « cordon sanitaire » et aux « mains libres à l’Est ».

Ta vision du Rooselvelt pro sovietique est fausse ! La question des rapports de forces en Europe s’aiguisa quand la capitulation du général Friedrich von Paulus à Stalingrad, le 2 février 1943, mit à l’ordre du jour la paix future. Washington comptant sur son hégémonie financière pour échapper aux normes militaires du règlement des conflits, Franklin D. Roosevelt refusait de négocier sur les « buts de guerre » présentés à Winston Churchill par Joseph Staline en juillet 1941 (retour aux frontières européennes de l’ancien empire atteintes en 1939-1940) : une sphère d’influence soviétique limiterait l’américaine ; le financier Averell Harriman, ambassadeur à Moscou, pensait en 1944 que l’appât d’une aide économique à l’URSS ruinée « éviterait le développement d’une sphère d’influence (...) soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans ».

La véritable ouverture du « second front » traîna jusqu’en juin 1944, période à laquelle l’avance de l’Armée rouge – au-delà des frontières soviétiques de juillet 1940 – exigea la répartition des sphères d’influence. La conférence de Yalta, en février 1945, sommet des acquis de l’URSS, belligérant décisif, ne résulta pas de la ruse de Staline spoliant la Pologne martyre contre un Churchill impuissant et un Roosevelt mourant, mais d’un rapport de forces militaires.

Ce dernier bascula alors dans la course-poursuite négociée de reddition de la Wehrmacht « aux armées anglo-américaines et de report des forces à l’Est » : fin mars, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental (...) contre 170 divisions sur le front de l’Est » comme le souligne l'historien américain G. Kolko, où les combats firent rage jusqu’au bout. En mars-avril 1945, l’opération Sunrise ulcéra Moscou : le chef de l’Office of Strategic Services (ancêtre de la CIA) à Berne, le financier Allen Dulles, y négocia avec le général SS Karl Wolff, chef de l’état-major personnel de Himmler, responsable de l’assassinat de 300 000 juifs, la capitulation de l’armée Kesselring en Italie. Mais il était politiquement exclu que Berlin revînt aux Occidentaux : du 25 avril au 3 mai, cette bataille tua encore 300 000 soldats soviétiques. Soit l’équivalent des pertes américaines totales (292 000), « militaires uniquement », des fronts européen et japonais de décembre 1941 à août 1945.


Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 29 juin 2007 à 12:09.
vendredi 29 juin 2007 à 12:24
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tietie007
jeudi 28 juin 2007 à 16:21
Les soviétiques ont aussi récupéré quelques experts allemands !



Toi qui aime "te baser sur les faits" tu restes vague là. Rappelons que les Américains occupèrent durant les dernières semaines des hostilités une partie considérable de la zone soviétique, à savoir la Thuringe et la majeur partie de la Saxe. Lorsqu'ils s'en retirèrent à la fin de juin 1945, ils emportèrent avec eux plus de 10 000 wagons de chemin de fer remplis du matériel le plus moderne ainsi que des brevets, des projets... de l'entreprise Carl Zeiss à Iéna et des filiales locales d'autres grandes entreprises telles Siemens, Telefunken, BMW, Krupp, Junkers et IG Farben. Ce butain de guerre incluait également le matériel démantelé de l'usine de construction des V2 nazis dans le village de Nordhausen. Ce ne furent pas seulement les fusées, mais également des documents techniques d'une valeur estimée entre 400 et 500 millions de dollars qui furent saisis.

Environ 1200 experts allemands, spécialistes des fusées dont von Braun furent capturés. Les Américains emportèrent également avec eux une quantité importante d'or, de "l'or de la mort des Juifs". De plus, les Américains kidnapprèent des milliers de managers, d'ingénieurs, d'experts et de scientifiques de haut niveau, les cerveaux de l'Allemagne de l'Est ede leurs usines, universités et maisons en Saxe et en Thuringe soit pour les mettre au travail à leur profit soit tout simplement pour les neutraliser.

Dans une étude récente, un historien allemand décrit la saignée américaine de la zone sovietique comme "une déportation forcée" et comme un genre de "kidnapping". Il compare meme cette action, incontestablement peu honnete avec les opérations "nuit et brouillard" au cours desquelles des opposants au régime n**i furent déportées dans les camps.

Source : Eisenberg Carolyn Woods " Drawing the line : the American decision to divide Germany 1944-1949, Cambridge 1996.


Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 29 juin 2007 à 12:24.
vendredi 29 juin 2007 à 13:02
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Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
Tout d'abord je rends à Cesar ce qui appartient à Cesar, tu tentes de monter la victoire des alliés en Afrique du Nord sur le plan meme que la victoire de Stalingrad, ce n'est pas sérieux.

Le Vatican, meilleur réseau de renseignement mondial, s’alarma début septembre 1941, des difficultés « des Allemands » et d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt » : le Vatican situa « le tournant de la guerre » avant l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou (fin octobre 1941) et bien avant Stalingrad et bien avant le débarquement allié en 1942.

Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge. Pour soulager celle-ci, Staline réclamait, depuis août-septembre 1941, un « second front » (envoi de divisions alliées en URSS ou débarquement sur les côtes françaises). Il dut se contenter des louanges du premier ministre britannique Winston Churchill, bientôt suivi du président américain Franklin D. Roosevelt, sur « l’héroïsme des forces combattantes soviétiques » et d’un « prêt-bail » américain (remboursable après-guerre), qu’un historien soviétique a évalué à 5 milliards de roubles, soit 4 % du revenu national en 1941-1945. Le refus de ce second front et la mise à l’écart de l’URSS des relations interalliées (malgré sa présence au sommet de Téhéran, en novembre 1943) ravivèrent sa hantise du retour au « cordon sanitaire » et aux « mains libres à l’Est ».

Ta vision du Rooselvelt pro sovietique est fausse ! La question des rapports de forces en Europe s’aiguisa quand la capitulation du général Friedrich von Paulus à Stalingrad, le 2 février 1943, mit à l’ordre du jour la paix future. Washington comptant sur son hégémonie financière pour échapper aux normes militaires du règlement des conflits, Franklin D. Roosevelt refusait de négocier sur les « buts de guerre » présentés à Winston Churchill par Joseph Staline en juillet 1941 (retour aux frontières européennes de l’ancien empire atteintes en 1939-1940) : une sphère d’influence soviétique limiterait l’américaine ; le financier Averell Harriman, ambassadeur à Moscou, pensait en 1944 que l’appât d’une aide économique à l’URSS ruinée « éviterait le développement d’une sphère d’influence (...) soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans ».

La véritable ouverture du « second front » traîna jusqu’en juin 1944, période à laquelle l’avance de l’Armée rouge – au-delà des frontières soviétiques de juillet 1940 – exigea la répartition des sphères d’influence. La conférence de Yalta, en février 1945, sommet des acquis de l’URSS, belligérant décisif, ne résulta pas de la ruse de Staline spoliant la Pologne martyre contre un Churchill impuissant et un Roosevelt mourant, mais d’un rapport de forces militaires.

Ce dernier bascula alors dans la course-poursuite négociée de reddition de la Wehrmacht « aux armées anglo-américaines et de report des forces à l’Est » : fin mars, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental (...) contre 170 divisions sur le front de l’Est » comme le souligne l'historien américain G. Kolko, où les combats firent rage jusqu’au bout. En mars-avril 1945, l’opération Sunrise ulcéra Moscou : le chef de l’Office of Strategic Services (ancêtre de la CIA) à Berne, le financier Allen Dulles, y négocia avec le général SS Karl Wolff, chef de l’état-major personnel de Himmler, responsable de l’assassinat de 300 000 juifs, la capitulation de l’armée Kesselring en Italie. Mais il était politiquement exclu que Berlin revînt aux Occidentaux : du 25 avril au 3 mai, cette bataille tua encore 300 000 soldats soviétiques. Soit l’équivalent des pertes américaines totales (292 000), « militaires uniquement », des fronts européen et japonais de décembre 1941 à août 1945.




Je te disais que certains historiens avaient parlé de Stalingrad en Tunisie, au vu des pertes de l'Axe en Tunisie ...
Ton analyse est extrêmement succinte, imprécise et orientée ! Tu ne maîtrises aucunement la chronologie, et tu passes du coq à l'âne ...Soyons un peu sérieux et appuyons nous les faits, et non sur des interprétations fantaisistes ou sur des rumeurs !

Source 39-45, Une guerre inconnue, de Paul-Marie de la Gorce, Flammarion 1995.
Chapitre 15, Les plans de guerre anglo-américains, p 337 à 355.

1) Les plans américains en 1939.

C'était en avril 39 seulement que les états-majors américains de l'Armée et de la Marine avait étudié l'éventualité d'une guerre générale contre une coalition comprenant à la fois l'Allemagne et le Japon. D'ailleurs, autant le Japon était considéré, par les militaires américain, et depuis 1919 et le plan "Orange", comme un ennemi potentiel, autant l'Allemagne, jusqu'au milieu des années 30, n'était nullement considérée comme un adversaire plausible.
Ce fut l'objet du rapport Pionneer qui conduisit le joint board à élaborer les plans dénommés cette fois "Arc en ciel", traitant de 5 hypothèses différentes. La plus proche de la vraisemblance était la cinquième, Rainbow 5, qui prévoyait le cas où les USA, la France, et la Grande-Bretagne s'opposeraient à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon. Il était prévu, dans ce cas, que la marine américaine défendrait en priorité l'hémisphère occidental, et concourrait aux offensives alliées, en se tenant sur la défensive dans le Pacifique jusqu' à que la victoire contre sur l'Allemagne et l'Italie eût permis de se retourner contre le Japon. C'était la première fois que les états-majors américains désignaient l'Allemagne comme ennemi principal, qui ferait l'objet de la priorité de l'effort de guerre allié. C'était un choix qui allait au rebours de tout ce que l'on avait envisagé durant les 20 années précédentes. (p 338)

La stratégie que les USA adoptèrent s'élabora ainsi sous le choc des événements, mais en s'inspirant des idées retenues dès le printemps 39. L'amiral Stark, chef des opérations navales, y revint dans le Mémorandum du 4 novembre 1940, intitulé Plan Dog. L'amiral déduisait que rien n'était plus important que le salut de l'Angleterre ! Stark résumait ce choix stratégique en écrivant, en conclusion de son mémorandum, que, face au Japon, il faudrait faire "à peine plus que rester sur la défensive". Et il fit approuver le Plan Dog par les secrétaires à la Guerre et à la Marine, Henry Stimson et Frank Knox !

2) Le plan anglo-américain de 1941.

Roosevelt, lors d'une réunion tenue sur les perspectives d'un conflit, le 16 janvier 41, montra qu'il approuvait clairement l'option de ses états-majors, c'est à dire "Germany First" !
Les travaux des experts anglais et américains, qui se réunirent à Washington, du 29 janvier au 25 mars 41, confirmèrent la stratégie américaine. Ils aboutirent à un document intitulé :
"Prévisions de la Commission mixte pour les besoins d'ensemble de la production des USA", daté du 11 septembre 41 et signé par Marshall et Stark. Ce document fixait à l'avance la stratégie des USA dans le conflit. Le manuscrit envisageait les moyens de parvenir à la défaite de l'Allemagne. Il écartait comme irréaliste "le renversement du régime n**i par le peuple allemand". Il postulait l'intervention nécessaire des USA en Europe. Il spécifiait, aussi, la faiblesse des allemands sur des fronts dits secondaires et la possibilité d'imposer un rapport de force favorable sur ces fronts périphériques. En revanche, le mémorandum exagérait l'effet qu'aurait, pour la solidité du régime n**i, des revers allemands sur des théâtres périphériques.
Du reste, dans la dernière partie du document, ils réaffirmaient qu'il faudrait vaincre l'Allemagne d'abord, mais qu'on ne pourrait engager contre elle, dans une première phase, des offensives directes de grande envergure. Ils en déduisaient que les USA et leurs alliés ne pourraient entreprendre, dans un proche avenir, une offensive terrestre prolongée et victorieuse contre le coeur de la puissance allemande.

3) La conférence Arcadia.

Après l'attaque japonaise, la conférence Arcadia qui se tint à Washington du 22 décembre 41 au 14 janvier 42, allait définir la stratégie alliée.
Dès la première réunion des chefs d'état-major, Marshall et Stark présentèrent un projet de Préambule à toutes décisions futures :
"Lors de la conversation tenue en février 41, il avait été décidé que l'Allemagne était le membre principal des puissances de l'Axe et que par conséquent l'Atlantique et la zone européenne devaient être considérées comme le théâtre décisif des opérations. De nombreux événements se sont produits depuis le mois de février de l'année dernière mais, malgré l'entrée en guerre du Japon, nous considérons toujours l'Allemagne comme l'ennemi principal dont la défaite est la clef de la victoire."
Mais dès le 28 décembre 41, les événements dans le Pacifique vont parasiter la Conférence, Mac Arthur, depuis les Philippines. Malgré tout le slogan Germany First fut réaffirmé, en témoignent les grandes lignes énoncées dans le projet adopté par la conférence :
"En 1942, les principaux moyens employés pour venir à bout de la résistance allemande sont :
- l'accroissement continu des bombardements aériens par les aviations américaine et britannique.
- le soutien par tous les moyens possibles de l'offensive russe.
- le blocus.
- l'entretien de l'esprit de résistance dans les pays occupés et l'organisation des mouvements subversifs.

Nous devons néanmoins être prêts à profiter de toutes les occasions (...) pour déclencher des offensives terrestres à objectifs limités. En 1943, nous aurons peut-être la possibilité d'entreprendre des opérations sur le continent, soit par la Méditerranée, en pénétrant par les Balkans, à partir de la Turquie, doit en débarquant en Europe Occidentale."

Une condition pour la première option était dans l'ordre du faisable à moindre frais. C'était la maîtrise de l'afrique du nord. On convint tout de suite que ce serait l'objet d'une opération d'abord baptisée Gymnast, puis Super-Gymnast, et enfin Torch, que l'on fixa à mars 42.
Or au même moment, la situation dans le Pacifique devenait si grave qu'il fallait d'urgence y diriger des hommes et du matériel. L'amiral King, successeur de l'amiral Stark, pesa de tout son poids pour que la priorité soit donnée aux renforts pour l'Extrême-Orient.
La conclusion fut que l'opération prévue en Afrique du Nord fut repoussée en fonction de l'emploi des transports maritimes pour l'approvisionnement prioritaire du front du Pacifique, de l'Australie et de l'Inde. Par là apparaissait en pleine lumière, l'interacion entre tous les théâtres d'opérations.

4) Le choix du débarquement en France et les divergences anglo-américaines.

Le général Einsenhower venait d'être nommé chef de la section des plans. A ce titre il avait établi un projet d'invasion du nord de la France, par un débarquement entre Le havre et Calais. Le plan américain fixait au printemps de 43 le déclenchement des opérations à l'Ouest sous le nom de code Round Up, puis Overlord. Mais il s'y ajoutait un projet , d'opération hypothétique, dénommé Sledgehammer, qui pourrait avoir lieu vers le milieu de septembre 42 et n'aurait pour objectif que l'établissement d'une tête de pont en France. Une opération limitée si la situation sur le front russe devenait désespérée.

C'est pour présenter ce plan aux Britanniques que Marshall et Hopkins gagnèrent Londres, le 4 avril 42.
Or les militaires britanniques étaient plutôt pessimistes, à l'époque. En octobre 41, sir Alan Brooke, encore commandant des forces terrestres basées au Royaume-Uni, jugeait la situation des russes presque désespérée. La supériorité navale anglaise, elle-même, était en cause. La Royal Navy avait perdu depuis le début de la guerre, 3 cuirassés, 3 porte-avions, 13 croiseurs et 62 destroyers.
Au déclenchement de l'attaque japonaise, elle n'avait plus que 9 cuirassés et croiseurs de bataille en service, dont 5 "anciens", 2 en réparation en angleterre, et 3 autres aux USA.
Quant à l'armée de terre britannique, elle comptait désormais 2 250 000 hommes dont 900 000 outre-mer, et 1 million et demi d'hommes plus ou moins enrégimentés dans la Home Guard. Mais sur les 32 divisions des forces métropolitaines, un tiers était consacré à la défense côtière et un demi-million d'hommes environ se consacraient à la défense anti-aérienne. Sir Alan Brooke, lorsqu'il est nommé chef d'état-major impérial, estimait que les 49 divisions allemandes au repos en France étaient cinq ou six fois plus nombreuses que les forces réellement opérationnelles que l'armée britannique pourrait y débarquer.
L'éparpillement des forces britanniques à travers le monde absorbait une part énorme des tonnages disponibles au moment précis où la guerre sous-marine mettait en péril toutes les communications alliées.
C'est dire qu'au moment même où les états-majors américains et britanniques allaient discuter d'un plan stratégique dont la réussite supposait une extrême concentration de moyens, la dispersion des forces britanniques, l'affaiblissement de leur puissance navale, les pertes immenses subies par leur marine marchande, réduisaient singulièrement leurs possibilités d'action. Le sentiment de faiblesse éprouvé par les chefs britanniques explique que sir Alan Brooke se soit opposé à la livraison à la Russie de 300 chars, prévu pour le mois de juin 42, en arguant que ce serait mettre la Grande-Bretagne en péril ! (Le journal d'Alan Brooke, même après la résistance soviétique, fin 41, souligne les inquiétudes de l'anglais à propos du front russe, pour 1942.)
La guerre aérienne était l'atout dont les chefs militaires britanniques comptaient jouer. Mais la priorité donnée à l'aviation de chasse dans les programmes antérieurs à 1940, n'avait pas permis de constituer une flotte de bombardiers capable d'obtenir de grands résultats. A la fin de 1941, la RAF ne disposait que d'une cinquantaine de bombardiers lourds et de 200 bombardiers moyens. Le chef d'état-major de l'armée de l'Air, sir Charles Portal préparait une offensive aérienne systématique et de grande envergure contre le territoire allemand, mais on prévoyait qu'elle ne prendrait toute sa dimension qu'à la fin de 42.
Tel était l'esprit qui régnait, à Londres, chez les militaires anglais. Brooke ne crut pas un instant possible qu'un débarquement en France fut possible, dès 1943. Son jugement était si négatif qu'il eut de Marshall une impression très mitigée :
"C'est un homme plaisant, écrivit-il dans son journal, et de rapports faciles, plutôt pénétré de son importance, mais je ne dirai pas de lui que c'est un grand homme", il ajoutera : "Marshall n'avait encore fait qu'effleurer tout ce qu'impliquait un retour offensif en France. Compte tenu de la situation, son projet de débarquement en septembre 42 était tout simplement fantasmagorique" !


5) Roosevelt arbitre en faveur de Torch (p 389)

Le 18 juin 42, nouvelle réunion à Washington. Le contexte stratégique va peser sur cette rencontre. Rommel venait de remporter de spectaculaires succès en Cyrénaïque. Le 21 juin, au moment même des entretiens anglo-américains à Washington, Tobrouk, qui avait si longtemps résisté à son encerclement l'année précédente, fut emportée par les allemands. Rommel s'enfonça même en Egypte !
Les britanniquent savaient ce qu'ils ne voulaient pas : un débarquement prématuré en France.Alan Brooke souligna qu'on assure, d'abord, le succès de l'opération Boléro, de transports massifs d'effectifs et de matériels américains en Grande Bretagne. Churchill se déclara convaincu qu'il ne doit pas y avoir de débarquement substantiel en France, cette année, à moins que nous soyons assurés de rester sur le continent." Il ajouta qu'aucun chef militaire britannique responsable n'a été jusqu'à présent capable d'établir, pour septembre 42, un plan de débarquement qui ait la moindre chance de succès, à moins que les allemands ne soient, d'ici là, complètement démoralisés, ce qui paraît peu probable.
Lors d'une nouvelle entrevue à Londres, le 18 juillet, les anglais exposèrent aux américains que la seule possibilité raisonnable pour 1942 était Gymnast. Le surlendemain, 20 juillet, Marshall répéta que le mieux était d'attaquer à travers la Manche dès cette année, faute de quoi il préférait privilégier le Front pacifique. Devant la résistance des anglais, Roosevelt se rallia, le 24 juillet, à l'opération Gymnast.
Mais le 19 août, une opération limitée fut pourtant menée à Dieppe.

Conclusion :

1) Les américains ont toujours désigné l'allemagne comme leur ennemi pricipal, dès 1939.
2) Dès 1941, Enseinhower planifie un débarquement en France, à travers la Manche, pour la fin 42. L'opposition forcenée des anglais pour cette option explique l'option de l'Afrique du Nord. A vrai dire, les américains considéraient un débarquement en 42, comme une opération limitée.
3) Le débarquement en Afrique du Nord, puis en Sicile a généré des pertes considérables pour l'axe (tu as évidemment éviter de répondre aux chiffres que j'ai mis ...) et un Corps Blindé SS a été enlevé du front russe pour investir l'Italie.
4) Tu ne tiens absolument pas compte du front Pacifique, comme si ce théâtre d'opération n'existait pas ...Or, en 1942, les anglais sont effrayés par les conquêtes japonaises, ce qui va jouer en faveur d'une stratégie périphérique, jugée moins risquée. Apparemment, tu ne sais pas ce que sont les contraintes logistiques ...
5) Tu prends tes sources chez Kolko, et chez un historien soviétique ...lol ! Mort de rire ...C'est qui cet historien ? Comment veux-tu que je te prenne au sérieux ?
vendredi 29 juin 2007 à 13:48
Citer +Citer

tietie007
jeudi 28 juin 2007 à 16:21
5) Tu prends tes sources chez Kolko, et chez un historien soviétique ...lol ! Mort de rire ...C'est qui cet historien ? Comment veux-tu que je te prenne au sérieux ?



oui on connait la chanson mes historiens ne sont pas crédibles, renseigne toi un peu :

http://en.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Kolko
vendredi 29 juin 2007 à 13:59
Citer +Citer

Hadora
jeudi 28 juin 2007 à 11:10
oui on connait la chanson mes historiens ne sont pas crédibles, renseigne toi un peu :

http://en.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Kolko




Arrête de noyer le poisson ! Je n'aurais pas du te mettre ça, ça t'évite de me répondre sur le fond après ! Donc postulons que tes sources sont d'une objectivité parfaite.
Je te parle de faits !! Donc restons-en à la chronologie et au fait ... Lis mon topic, si tu as en a le courage, et explique moi pourquoi, depuis 1939, les américains avaient déjà désigné les allemands comme leur ennemi principal, pourquoi les américains, dès 1942, planifie-t-il un débarquement vers la France, pourquoi il débarque en Afrique du Nord. L' Afrique du Nord un front secondaire, remonte un peu pour m'expliquer les pertes des pays de l'axe ...Je te signale que Roosevelt a reconnu l'URSS en 1933, pour un anti-soviétique, c'est curieux quand même !


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