jeudi 28 juin 2007 à 11:10 Tout d'abord je rends à Cesar ce qui appartient à Cesar, tu tentes de monter la victoire des alliés en Afrique du Nord sur le plan meme que la victoire de Stalingrad, ce n'est pas sérieux.
Le Vatican, meilleur réseau de renseignement mondial, s’alarma début septembre 1941, des difficultés « des Allemands » et d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt » : le Vatican situa « le tournant de la guerre » avant l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou (fin octobre 1941) et bien avant Stalingrad et bien avant le débarquement allié en 1942.
Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge. Pour soulager celle-ci, Staline réclamait, depuis août-septembre 1941, un « second front » (envoi de divisions alliées en URSS ou débarquement sur les côtes françaises). Il dut se contenter des louanges du premier ministre britannique Winston Churchill, bientôt suivi du président américain Franklin D. Roosevelt, sur « l’héroïsme des forces combattantes soviétiques » et d’un « prêt-bail » américain (remboursable après-guerre), qu’un historien soviétique a évalué à 5 milliards de roubles, soit 4 % du revenu national en 1941-1945. Le refus de ce second front et la mise à l’écart de l’URSS des relations interalliées (malgré sa présence au sommet de Téhéran, en novembre 1943) ravivèrent sa hantise du retour au « cordon sanitaire » et aux « mains libres à l’Est ».
Ta vision du Rooselvelt pro sovietique est fausse ! La question des rapports de forces en Europe s’aiguisa quand la capitulation du général Friedrich von Paulus à Stalingrad, le 2 février 1943, mit à l’ordre du jour la paix future. Washington comptant sur son hégémonie financière pour échapper aux normes militaires du règlement des conflits, Franklin D. Roosevelt refusait de négocier sur les « buts de guerre » présentés à Winston Churchill par Joseph Staline en juillet 1941 (retour aux frontières européennes de l’ancien empire atteintes en 1939-1940) : une sphère d’influence soviétique limiterait l’américaine ; le financier Averell Harriman, ambassadeur à Moscou, pensait en 1944 que l’appât d’une aide économique à l’URSS ruinée « éviterait le développement d’une sphère d’influence (...) soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans ».
La véritable ouverture du « second front » traîna jusqu’en juin 1944, période à laquelle l’avance de l’Armée rouge – au-delà des frontières soviétiques de juillet 1940 – exigea la répartition des sphères d’influence. La conférence de Yalta, en février 1945, sommet des acquis de l’URSS, belligérant décisif, ne résulta pas de la ruse de Staline spoliant la Pologne martyre contre un Churchill impuissant et un Roosevelt mourant, mais d’un rapport de forces militaires.
Ce dernier bascula alors dans la course-poursuite négociée de reddition de la Wehrmacht « aux armées anglo-américaines et de report des forces à l’Est » : fin mars, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental (...) contre 170 divisions sur le front de l’Est » comme le souligne l'historien américain G. Kolko, où les combats firent rage jusqu’au bout. En mars-avril 1945, l’opération Sunrise ulcéra Moscou : le chef de l’Office of Strategic Services (ancêtre de la CIA) à Berne, le financier Allen Dulles, y négocia avec le général SS Karl Wolff, chef de l’état-major personnel de Himmler, responsable de l’assassinat de 300 000 juifs, la capitulation de l’armée Kesselring en Italie. Mais il était politiquement exclu que Berlin revînt aux Occidentaux : du 25 avril au 3 mai, cette bataille tua encore 300 000 soldats soviétiques. Soit l’équivalent des pertes américaines totales (292 000), « militaires uniquement », des fronts européen et japonais de décembre 1941 à août 1945.
Je te disais que certains historiens avaient parlé de Stalingrad en Tunisie, au vu des pertes de l'Axe en Tunisie ...
Ton analyse est extrêmement succinte, imprécise et orientée ! Tu ne maîtrises aucunement la chronologie, et tu passes du coq à l'âne ...Soyons un peu sérieux et appuyons nous les faits, et non sur des interprétations fantaisistes ou sur des rumeurs !
Source
39-45, Une guerre inconnue, de
Paul-Marie de la Gorce, Flammarion 1995.
Chapitre 15, Les plans de guerre anglo-américains, p 337 à 355.
1)
Les plans américains en 1939.
C'était en avril 39 seulement que les états-majors américains de l'Armée et de la Marine avait étudié l'éventualité d'une guerre générale contre une coalition comprenant à la fois l'Allemagne et le Japon. D'ailleurs, autant le Japon était considéré, par les militaires américain, et depuis 1919 et le plan "Orange", comme un ennemi potentiel, autant l'Allemagne, jusqu'au milieu des années 30, n'était nullement considérée comme un adversaire plausible.
Ce fut l'objet du rapport
Pionneer qui conduisit le
joint board à élaborer les plans dénommés cette fois "
Arc en ciel", traitant de 5 hypothèses différentes.
La plus proche de la vraisemblance était la cinquième, Rainbow 5, qui prévoyait le cas où les USA, la France, et la Grande-Bretagne s'opposeraient à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon. Il était prévu, dans ce cas, que la marine américaine défendrait en priorité l'hémisphère occidental, et concourrait aux offensives alliées, en se tenant sur la défensive dans le Pacifique jusqu' à que la victoire contre sur l'Allemagne et l'Italie eût permis de se retourner contre le Japon. C'était la première fois que les états-majors américains désignaient l'Allemagne comme ennemi principal, qui ferait l'objet de la priorité de l'effort de guerre allié. C'était un choix qui allait au rebours de tout ce que l'on avait envisagé durant les 20 années précédentes. (p 338)
La stratégie que les USA adoptèrent s'élabora ainsi sous le choc des événements, mais en s'inspirant des idées retenues dès le printemps 39. L'amiral
Stark, chef des opérations navales, y revint dans le Mémorandum du 4 novembre 1940, intitulé
Plan Dog. L'amiral déduisait que rien n'était plus important que le salut de l'Angleterre !
Stark résumait ce choix stratégique en écrivant, en conclusion de son mémorandum, que, face au Japon, il faudrait faire "à peine plus que rester sur la défensive". Et il fit approuver le
Plan Dog par les secrétaires à la Guerre et à la Marine,
Henry Stimson et
Frank Knox !
2)
Le plan anglo-américain de 1941.
Roosevelt, lors d'une réunion tenue sur les perspectives d'un conflit, le 16 janvier 41, montra qu'il approuvait clairement l'option de ses états-majors, c'est à dire "
Germany First" !
Les travaux des experts anglais et américains, qui se réunirent à Washington, du 29 janvier au 25 mars 41, confirmèrent la stratégie américaine. Ils aboutirent à un document intitulé :
"
Prévisions de la Commission mixte pour les besoins d'ensemble de la production des USA", daté du 11 septembre 41 et signé par
Marshall et
Stark. Ce document fixait à l'avance la stratégie des USA dans le conflit. Le manuscrit envisageait les moyens de parvenir à la défaite de l'Allemagne. Il écartait comme irréaliste "
le renversement du régime n**i par le peuple allemand". Il postulait l'intervention nécessaire des USA en Europe. Il spécifiait, aussi, la faiblesse des allemands sur des fronts dits secondaires et la possibilité d'imposer un rapport de force favorable sur ces fronts périphériques. En revanche, le mémorandum exagérait l'effet qu'aurait, pour la solidité du régime n**i, des revers allemands sur des théâtres périphériques.
Du reste, dans la dernière partie du document, ils réaffirmaient qu'il faudrait vaincre l'Allemagne d'abord, mais qu'on ne pourrait engager contre elle, dans une première phase, des offensives directes de grande envergure. Ils en déduisaient que les USA et leurs alliés ne pourraient entreprendre, dans un proche avenir, une offensive terrestre prolongée et victorieuse contre le coeur de la puissance allemande.
3)
La conférence Arcadia.
Après l'attaque japonaise, la conférence Arcadia qui se tint à Washington du 22 décembre 41 au 14 janvier 42, allait définir la stratégie alliée.
Dès la première réunion des chefs d'état-major, Marshall et Stark présentèrent un projet de Préambule à toutes décisions futures :
"
Lors de la conversation tenue en février 41, il avait été décidé que l'Allemagne était le membre principal des puissances de l'Axe et que par conséquent l'Atlantique et la zone européenne devaient être considérées comme le théâtre décisif des opérations. De nombreux événements se sont produits depuis le mois de février de l'année dernière mais, malgré l'entrée en guerre du Japon, nous considérons toujours l'Allemagne comme l'ennemi principal dont la défaite est la clef de la victoire."
Mais dès le 28 décembre 41, les événements dans le Pacifique vont parasiter la Conférence,
Mac Arthur, depuis les Philippines. Malgré tout le slogan
Germany First fut réaffirmé, en témoignent les grandes lignes énoncées dans le projet adopté par la conférence :
"En 1942, les principaux moyens employés pour venir à bout de la résistance allemande sont :
- l'accroissement continu des bombardements aériens par les aviations américaine et britannique.
- le soutien par tous les moyens possibles de l'offensive russe.
- le blocus.
- l'entretien de l'esprit de résistance dans les pays occupés et l'organisation des mouvements subversifs.
Nous devons néanmoins être prêts à profiter de toutes les occasions (...) pour déclencher des offensives terrestres à objectifs limités. En 1943, nous aurons peut-être la possibilité d'entreprendre des opérations sur le continent, soit par la Méditerranée, en pénétrant par les Balkans, à partir de la Turquie, doit en débarquant en Europe Occidentale."
Une condition pour la première option était dans l'ordre du faisable à moindre frais. C'était la maîtrise de l'afrique du nord. On convint tout de suite que ce serait l'objet d'une opération d'abord baptisée
Gymnast, puis
Super-Gymnast, et enfin
Torch, que l'on fixa à mars 42.
Or au même moment, la situation dans le Pacifique devenait si grave qu'il fallait d'urgence y diriger des hommes et du matériel. L'amiral
King, successeur de l'amiral Stark, pesa de tout son poids pour que la priorité soit donnée aux renforts pour l'Extrême-Orient.
La conclusion fut que l'opération prévue en Afrique du Nord fut repoussée en fonction de l'emploi des transports maritimes pour l'approvisionnement prioritaire du front du Pacifique, de l'Australie et de l'Inde. Par là apparaissait en pleine lumière, l'interacion entre tous les théâtres d'opérations.
4)
Le choix du débarquement en France et les divergences anglo-américaines.
Le général
Einsenhower venait d'être nommé chef de la section des plans.
A ce titre il avait établi un projet d'invasion du nord de la France, par un débarquement entre Le havre et Calais. Le plan américain fixait au printemps de 43 le déclenchement des opérations à l'Ouest sous le nom de code Round Up, puis Overlord. Mais il s'y ajoutait un projet , d'opération hypothétique, dénommé Sledgehammer, qui pourrait avoir lieu vers le milieu de septembre 42 et n'aurait pour objectif que l'établissement d'une tête de pont en France. Une opération limitée si la situation sur le front russe devenait désespérée.
C'est pour présenter ce plan aux Britanniques que
Marshall et
Hopkins gagnèrent Londres, le 4 avril 42.
Or les militaires britanniques étaient plutôt pessimistes, à l'époque. En octobre 41, sir
Alan Brooke, encore commandant des forces terrestres basées au Royaume-Uni, jugeait la situation des russes presque désespérée. La supériorité navale anglaise, elle-même, était en cause. La
Royal Navy avait perdu depuis le début de la guerre, 3 cuirassés, 3 porte-avions, 13 croiseurs et 62 destroyers.
Au déclenchement de l'attaque japonaise, elle n'avait plus que 9 cuirassés et croiseurs de bataille en service, dont 5 "anciens", 2 en réparation en angleterre, et 3 autres aux USA.
Quant à l'armée de terre britannique, elle comptait désormais 2 250 000 hommes dont 900 000 outre-mer, et 1 million et demi d'hommes plus ou moins enrégimentés dans la
Home Guard. Mais sur les 32 divisions des forces métropolitaines, un tiers était consacré à la défense côtière et un demi-million d'hommes environ se consacraient à la défense anti-aérienne. Sir
Alan Brooke, lorsqu'il est nommé chef d'état-major impérial, estimait que les 49 divisions allemandes au repos en France étaient cinq ou six fois plus nombreuses que les forces réellement opérationnelles que l'armée britannique pourrait y débarquer.
L'éparpillement des forces britanniques à travers le monde absorbait une part énorme des tonnages disponibles au moment précis où la guerre sous-marine mettait en péril toutes les communications alliées.
C'est dire qu'au moment même où les états-majors américains et britanniques allaient discuter d'un plan stratégique dont la réussite supposait une extrême concentration de moyens, la dispersion des forces britanniques, l'affaiblissement de leur puissance navale, les pertes immenses subies par leur marine marchande, réduisaient singulièrement leurs possibilités d'action. Le sentiment de faiblesse éprouvé par les chefs britanniques explique que sir
Alan Brooke se soit opposé à la livraison à la Russie de 300 chars, prévu pour le mois de juin 42, en arguant que ce serait mettre la Grande-Bretagne en péril ! (Le journal d'
Alan Brooke, même après la résistance soviétique, fin 41, souligne les inquiétudes de l'anglais à propos du front russe, pour 1942.)
La guerre aérienne était l'atout dont les chefs militaires britanniques comptaient jouer. Mais la priorité donnée à l'aviation de chasse dans les programmes antérieurs à 1940, n'avait pas permis de constituer une flotte de bombardiers capable d'obtenir de grands résultats. A la fin de 1941, la RAF ne disposait que d'une cinquantaine de bombardiers lourds et de 200 bombardiers moyens. Le chef d'état-major de l'armée de l'Air, sir
Charles Portal préparait une offensive aérienne systématique et de grande envergure contre le territoire allemand, mais on prévoyait qu'elle ne prendrait toute sa dimension qu'à la fin de 42.
Tel était l'esprit qui régnait, à Londres, chez les militaires anglais.
Brooke ne crut pas un instant possible qu'un débarquement en France fut possible, dès 1943. Son jugement était si négatif qu'il eut de Marshall une impression très mitigée :
"C'est un homme plaisant, écrivit-il dans son journal, et de rapports faciles, plutôt pénétré de son importance, mais je ne dirai pas de lui que c'est un grand homme", il ajoutera : "
Marshall n'avait encore fait qu'effleurer tout ce qu'impliquait un retour offensif en France. Compte tenu de la situation, son projet de débarquement en septembre 42 était tout simplement fantasmagorique" !
5)
Roosevelt arbitre en faveur de Torch (p 389)
Le 18 juin 42, nouvelle réunion à Washington. Le contexte stratégique va peser sur cette rencontre.
Rommel venait de remporter de spectaculaires succès en Cyrénaïque. Le 21 juin, au moment même des entretiens anglo-américains à Washington, Tobrouk, qui avait si longtemps résisté à son encerclement l'année précédente, fut emportée par les allemands.
Rommel s'enfonça même en Egypte !
Les britanniquent savaient ce qu'ils ne voulaient pas : un débarquement prématuré en France.
Alan Brooke souligna qu'on assure, d'abord, le succès de l'opération Boléro, de transports massifs d'effectifs et de matériels américains en Grande Bretagne.
Churchill se déclara convaincu qu'il ne doit pas y avoir de débarquement substantiel en France, cette année, à moins que nous soyons assurés de rester sur le continent." Il ajouta qu'aucun chef militaire britannique responsable n'a été jusqu'à présent capable d'établir, pour septembre 42, un plan de débarquement qui ait la moindre chance de succès, à moins que les allemands ne soient, d'ici là, complètement démoralisés, ce qui paraît peu probable.
Lors d'une nouvelle entrevue à Londres, le 18 juillet, les anglais exposèrent aux américains que la seule possibilité raisonnable pour 1942 était
Gymnast. Le surlendemain, 20 juillet,
Marshall répéta que le mieux était d'attaquer à travers la Manche dès cette année, faute de quoi il préférait privilégier le Front pacifique. Devant la résistance des anglais,
Roosevelt se rallia, le 24 juillet, à l'opération
Gymnast.
Mais le 19 août, une opération limitée fut pourtant menée à Dieppe.
Conclusion :
1) Les américains ont toujours désigné l'allemagne comme leur ennemi pricipal, dès 1939.
2) Dès 1941,
Enseinhower planifie un débarquement en France, à travers la Manche, pour la fin 42. L'opposition forcenée des anglais pour cette option explique l'option de l'Afrique du Nord. A vrai dire, les américains considéraient un débarquement en 42, comme une opération limitée.
3) Le débarquement en Afrique du Nord, puis en Sicile a généré des pertes considérables pour l'axe (tu as évidemment éviter de répondre aux chiffres que j'ai mis ...) et un Corps Blindé SS a été enlevé du front russe pour investir l'Italie.
4) Tu ne tiens absolument pas compte du front Pacifique, comme si ce théâtre d'opération n'existait pas ...Or, en 1942, les anglais sont effrayés par les conquêtes japonaises, ce qui va jouer en faveur d'une stratégie périphérique, jugée moins risquée. Apparemment, tu ne sais pas ce que sont les contraintes logistiques ...
5) Tu prends tes sources chez
Kolko, et chez un historien soviétique ...lol ! Mort de rire ...C'est qui cet historien ? Comment veux-tu que je te prenne au sérieux ?