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jeudi 27 octobre 2005 à 03:59
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Bon là j’ai une grosse insomnie donc j’en profite pour vous parler un peu de libéralisme, ça vous fera pas de mal...
Désolé par avance si je part un peu dans mes délires, c’est la faute à l’insomnie... Je précise par avance, que je nommerai tous les anti-libéraux par les termes "socialistes", "étatiste" et "collectiviste" pour mes amis communistes (Hadora je t’aime wub.gif , ne m’en veux pas pour tous ce que je vais dire... bluebiggrin.gif ).
Voilà après 3h30 de tapage intensif sur Word et de recherches intensives sur le Net, me voilà prêt à briser les mythes et autres slogans anti-libéraux.... mrgreen.gif

Pour commencer, voyons comment la philosophie de la liberté est systématiquement déformée par ses ennemis, qui sont incapables de débattre idée à idée.

Mythe: "Le libéralisme est constitué d'une part d'une doctrine économique et d'autre part d'une doctrine politique."
Réalité: Le libéralisme est ce qu’on pourrait appeler une « théorie du droit ».

Le libéralisme est une tradition de pensée développée autour des idées de liberté et de responsabilité, et qui aboutit à une théorie de l'éthique et du droit. Le cœur du libéralisme n'est ni économique ni politique, et ceux qui perpétuent le mythe d'une dichotomie du libéralisme sont des ignorants qui n'ont rien compris au libéralisme, et (très) souvent refusent de le comprendre. Le libéralisme est fondée sur des principes de droits, comme le principe de non-agression (à ne pas confondre avec la non-violence), la notion de propriété (sphère délimitant simultanément la liberté et la responsabilité de chacun), la justice rétributive (réparation des atteintes à la propriété d'autrui)....

Mythe: "Le libéralisme est une idéologie matérialiste."
Réalité: Le libéralisme n'est pas matérialiste.

C'est au contraire le socialisme qui est matérialiste, et qui, projetant sa grille de lecture sur le libéralisme, aboutit à des absurdités. Le socialisme ne voit du libéralisme que la richesse concrète qu'il produit effectivement, et non pas les principes abstraits sur lesquels il repose. Il propose comme solution à tout problème humain de prendre de l'argent aux uns en prétendant qu'il ne fait pas le bonheur de toute façon, et de l'utiliser pour aider les autres en prétendant que par la magie de la politique il fait soudain le bonheur... Non mais quelle connerie!! Non, l'argent ne fait pas le bonheur; c'est la liberté et la responsabilité qui, en permettant l'épanouissement, apportent le bonheur. Et les socialistes nient précisément cette liberté et cette responsabilité au nom de leur matérialisme.

Le libéralisme ne s'attache pas à la nature des choses "en soi", mais à leurs structures et leurs interactions.

La meilleure façon de satisfaire les aspirations des hommes est de les laisser s'exprimer librement à l'intérieur de la propriété de chacun et dans le respect de la propriété d’autrui. Empêcher ces besoins et aspirations de s'exprimer, c'est se condamner à ne même pas les connaître, et à ne pas pouvoir rendre les hommes heureux, même malgré eux. Permettre ou ordonner le mépris de la propriété d'autrui, c'est rendre la société conflictuelle et encourager les hommes à se rendre mutuellement malheureux.

Il est tout de même remarquable que les tenants du socialisme, idéologie matérialiste s'il en est, qui prétend résoudre tous les problèmes par une dépense d'argent de la part de l'État, reprochent aux libéraux d'être matérialistes, alors que ces derniers ne le sont aucunement!


Ce message a été modifié par WhiteShadows - jeudi 27 octobre 2005 à 04:20.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:01
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Mythe: "Le libéralisme reconnaît seulement à l'État les fonctions régaliennes de police, justice, défense."
Réalité: Le libéralisme nie toute légitimité au pouvoir politique. Ce qu'il reconnaît c'est la légitimité de l'usage de la force organisée en cas de légitime défense.

Le libéralisme ne nie pas la nécessité d'une police, d'un système judiciaire, d'une armée de défense. Pour assurer ces services, les libéraux reconnaissent la légitimité pour les citoyens de s'organiser, de fonder des institutions qui peuvent être très différentes de ce que les étatistes entendent par "État".

Il faut distinguer deux choses, qui sont parfois désignées sous le même mot "État": l'usage de la force, et le monopole de la force. Les libéraux reconnaissent la légitimité de l'usage de force par les individus comme outil de légitime défense. Ce à quoi les libéraux nient toute légitimité, c'est à la notion que cette force doit être le monopole d'une seule institution. Ce monopole lui-même est une violence d'agression envers tous ceux qui préféreraient une institution différente, et toutes les mesures politiques qu'il impose à ses protégés ne sont autre chose que du racket. Les libéraux revendiquent le droit des individus à disposer d'eux-mêmes, y compris pour choisir chacun à quel gouvernement confier ou ne pas confier sa sécurité.

Mythe: "Le libéralisme voue un culte au marché"
Réalité: le libéralisme prône la liberté. Il n'a que faire du "marché".

Il y a toujours marché, c'est à dire ensemble d'opportunités d'échanges. Les libéraux n'ont donc pas besoin d'exiger l'existence d'un marché. La question est de savoir si ce marché sera libre ou s'il sera entravé, si les individus seront libres et responsables ou s'il seront opprimés et déresponsabilisés, s'ils seront propriétaires du fruit de leur travail ou s'ils en seront dépossédés par des prédateurs et autres parasites.

Les libéraux exigent la liberté. Toute la liberté. L'échange économique est pour eux un pan de cette liberté comme un autre; ce sont les socialistes qui prétendent faire de l'échange économique une action spéciale, détachée du reste de l'action humaine. Or, pour toute satisfaction, l'échange n'est qu'un moyen parmi d'autre en concurrence avec le fait de se rendre service à soi-même. Faut-il interdire, réprimer, fustiger ceux qui se rendraient service sans en passer par l'assentiment des autres ou de l'État? Faut-il proscrire ceux qui s'échangeraient des services de gré à gré sans en passer par la monnaie légale? Faut-il taxer au taux de la TVA l’amour, la fraternité, l'amitié, les rapports de voisinage et la civilité comme les échanges de services qu'ils sont? Les libéraux rejettent toute la vision étatiste du monde, et en particulier tout ce qui vise à distinguer certains échanges des autres.

Ce sont les socialistes (ces matérialistes de la pire espèce mrgreen.gif) qui vouent un culte démesuré à l'argent qui est à la fois leur dieu (quand ils s'en emparent) et leur diable (quand il leur échappe). Pour les libéraux, l'argent n'est qu'un intermédiaire parmi d'autres dans le troc, intermédiaire extrêmement pratique qui permet la coopération entre individus qui ne se connaissent pas, et d'un bout du monde à l'autre aussi facilement qu'entre voisins. L'argent est donc un outil du commerce pacifique entre les hommes, qui les rapproche et leur crée des intérêts communs. Ou plutôt les monnaies sont des intermédiaires pratiques parmi d'autres, car en l'absence de monopole d'État sur la monnaie légale, chacun use des monnaies qu'il veut selon les échanges auxquels il consent. Il n'y a donc pas lieu de distinguer comme spécifiquement économique des échanges qui se feraient en monnaie.

Ce message a été modifié par WhiteShadows - jeudi 27 octobre 2005 à 04:24.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:03
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Mythe: "Le libéralisme ne se soucie que d'efficacité économique"
Réalité: Le libéralisme ne se soucie que de justice. L'épistémologie libérale rejette le concept même d'efficacité économique objective.

Les libéraux refusent de juger les actes en fonction de leur efficacité, qui est subjective: tel est le rôle de la morale, celui de la responsabilité qui retombe sur les auteurs d'une action. Quand le propriétaire de ressources les met en œuvre, il est propriétaire du résultat, et ce résultat est la juste sanction de son action, récompense ou punition. S'il usurpe les ressources d'autrui, il devient débiteur à sa victime de la valeur des ressources usurpées, et le principe de justice et responsabilité est ainsi rétabli. Le libéralisme se contente de juger les actes en fonction de la justice, du respect des droits individuels, droits qui sont tous des droits de propriété. Voilà une part essentielle de la théorie libérale. On peut lui trouver des justifications utilitaristes mais le cœur du libéralisme n'a que faire d'une soi-disant efficacité économique.

D'ailleurs, encore une fois, les libéraux rejettent la notion de détacher l'économie du reste de la sphère de l'action humaine. Chacun a ses propres critères subjectifs d'efficacité pour ses propres actions, qui ne sont pas exclusivement économiques, et il n'y a pas de critère global. Les libéraux rejettent tous les discours étatistes basés sur une soi-disant notion collectiviste d'efficacité économique, ces discours ne visent qu'à subordonner les individus aux critères subjectifs choisis par les politiciens et bureaucrates, à légitimer l'oppression des citoyens par le pouvoir politique. Certes, il y a des modèles économiques pertinents qui mettent en jeu des notions d'efficacité économique; mais c'est à chaque individu qu'il revient d'employer les modèles qu'il veut pour explorer sa propre notion subjective d'efficacité. Nul n'a le droit d'imposer aux autres ses préférences personnelles par la force, et encore moins de décréter un modèle officiel justifiant des lois imposées par la force publique.

Mythe: "Le libéralisme nie la nature humaine, la volonté de puissance, l’égoïsme...
Réalité: Au contraire, le libéralisme est fondé sur une analyse de la nature humaine; mais il n'omet pas d'inclure les politiciens parmi le reste des hommes.

Les libéraux sont particulièrement conscients de la faillibilité humaine. La nature humaine est une donnée; elle n'est donc en soi ni un bien ni un mal, seulement une loi de la nature qu'il faut prendre en compte. Encadrée par des droits de propriété respectés, elle sera juste et créatrice; sinon, elle sera injuste et destructrice.

Le contraire du libéralisme, le pouvoir politique, ne résout pas le soi-disant "problème" de la nature humaine. Au contraire, le pouvoir politique offre à tous les avides de pouvoir l'occasion de prendre ce pouvoir, par la force, la ruse, le mensonge, la corruption... La volonté de puissance n'est pas supprimée par la politique, mais déplacée vers un nouveau terrain fertile, où elle prend des proportions phénoménales. À mesure que le pouvoir politique grandit, tous les prédateurs sont attirés par ce pouvoir, et aspirent à l'exercer directement (hommes politiques) ou indirectement (lobbies auprès des hommes politiques). Il ne se peut pas que le pouvoir ne tombe d'une façon ou d'une autre entre les mains de ceux-là même qui ont la volonté de puissance la plus développée et la moins scrupuleuse.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:04
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Mythe: "Le libéralisme défend les intérêts particuliers des capitalistes et chefs d'entreprises."
Réalité: Le libéralisme défend la liberté et la responsabilité également pour tous, pour les investisseurs et entrepreneurs ni plus ni moins que pour les autres.

La liberté économique n'est qu'un cas particulier de la liberté d'agir sans nuire aux autres. Les libéraux sont pour la dépénalisation de toutes les relations entre adultes consentants, y compris les relations économiques. Cela n'implique pas de leur part des privilèges particuliers à quiconque. Encore une fois, ce sont les étatistes qui veulent distinguer les échanges du reste de l'action humaine.

Bien plus, les libéraux dénoncent tout autant les privilèges institués par les conservateurs que les charges imposées par les socialistes. Ainsi, ils dénoncent la notion de "personne morale" et toute la législation qui l'accompagne, cette législation rend les dirigeants des grandes entreprises, des grands syndicats..., irresponsables des dommages qu'ils causent. Pour les libéraux, les entreprises sont des "nœuds de contrats", mais ces contrats n'obligent que leurs signataires (pas les tiers) ; que les investisseurs, dirigeants et employés se partagent leurs responsabilités, c'est leur affaire, mais cela n'ouvre à aucun d'eux aucun droit sur aucun tiers non contractant. La législation sur les personnes morales est une usurpation législative des droits des créditeurs des compagnies et corporations protégées (clients, fournisseurs, victimes...), au profit des dirigeants, investisseurs et employés incompétents ou malhonnêtes. Les dirigeants, investisseurs et employés compétents et honnêtes souffrent aussi de cette législation, par contrecoup, devant payer pour les autres.

Les grandes entreprises sont une bénédiction, qui permet la satisfaction simultanée de millions de consommateurs, une grande réduction des coûts... Mais le protectionnisme en faveur des dirigeants est une malédiction, qui encourage la mauvaise gestion, les "coups" spectaculaires et spectaculairement mauvais; ce protectionnisme est particulièrement développé dans l'énarchie française, et il n'est pas étonnant que, même quand l'État n'y met pas directement son nez, les grandes entreprises françaises soient si mal gérées en comparaison de leurs concurrentes étrangères...
jeudi 27 octobre 2005 à 04:05
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Mythe: "Le libéralisme, c'est chacun pour soi."
Réalité: Le libéralisme, c'est pour chacun la liberté et la responsabilité de choisir avec qui et comment s'associer, coopérer...

La liberté individuelle de faire du pain ne veut pas dire que chacun va faire du pain de son côté, mais bien au contraire que les individus vont s'organiser librement pour que le pain soit fait de la façon qui arrange le mieux tout le monde. Plutôt qu'une boulangerie nationale décide pour tout le monde qui devra acheter où, quand et à quel prix quelle quantité de pain de telle qualité faite avec telle méthode et telle matière première, les individus, responsables, vont déléguer chacun à une personne de leur choix la fabrication du pain.

Certains feront parfois leur pain eux-mêmes, pour le plaisir, sans léser personne. Mais la plupart mutualiseront les coûts de la facture du pain (temps, savoir faire, ingrédients, four...) de la manière la plus efficace: à travers un libre marché. Dans la pratique, des milliers de boulangeries se font concurrence pour fournir le meilleur pain au meilleur prix, là où il y a une demande, au moment où il y a une demande, tandis que des millions de mangeurs de pain se font concurrence pour acheter le pain au prix exigé par les boulangers. Et c'est ainsi que tout ce beau monde cotise et mutualise les coûts de l'industrie du pain, se répartit les risques et les responsabilités, les gains ou pertes, la liberté de choix. Tandis que les autres, se spécialisant chacun dans une autre branche, peuvent acheter du pain bon marché, selon leurs préférences, avec les bénéfices que leur apporte leur activité, elle aussi rendue efficace par un libre marché.

Bref, la liberté individuelle, ça ne veut pas dire faire tout tout seul, ça veut dire que chacun choisit l'organisation de son choix, selon ses préférences, pour lui fournir les services dont il a besoin, sans forcer quiconque d'autre à faire comme lui.

Plus généralement, l'erreur grossière qui se cache derrière ce mythe, c'est celle de faire l'équation entre liberté et isolement. La liberté n'est pas l'isolement, pas plus l'isolement psychologique qui ferait qu'une personne ne serait pas "influencée" par son environnement, que l'isolement physique qui ferait qu'une personne serait un pur esprit, hors d'atteinte des forces physiques. Non. La liberté, c'est le respect par autrui de la propriété d'une personne. C'est un concept juridique, qui correspond non pas à un état d'isolement, mais à des règles de coopération pacifique. Les socialistes, qui ne voient dans toute interaction qu'une confrontation où l'un perd ce que l'autre gagne, ne conçoivent l'absence de spoliation que dans l'absence d'interaction. Les libéraux, qui voient dans les interactions légitimes des jeux à somme positive où les deux parties gagnent, conçoivent la liberté comme un paradigme de coopération.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:07
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Mythe: "Le problème social est dans la distribution des richesses"
Réalité: Les richesses ne tombent pas toutes seules des branches d'un arbre; il faut les produire par le travail.

La notion même de progrès, le fait que nous soyons plus riche que nos ancêtres, qui eux-mêmes l'étaient plus que les leurs..., jusqu'aux hommes préhistoriques, implique l'importance de la formation des richesses. Toute explication du fait social qui néglige cette dynamique est une absurdité.
Le secret des richesses est dans leur processus de formation. Le problème social est dans l'irrespect des droits. Le respect des droits assure que tous peuvent s'enrichir, en travaillant dur, en étant propriétaire du fruit de son travail, en étant responsable de ses actes et de ses choix, en s'améliorant face à ses erreurs passées.

Mythe: "Les riches doivent leur richesse à l'exploitation des pauvres"
Réalité: Les riches doivent leur richesse à leur productivité.

Encore une fois, le progrès est tel que les riches possèdent plus de richesse que la planète entière n'en possédait il y a un siècle. Cette richesse ne peut donc aucunement avoir été prise aux pauvres, puisque les pauvres ne l'avaient pas. Qu'il y ait ou non eu spoliation des pauvres, ce n'est donc pas à cette spoliation que la richesse est due, mais à un mécanisme de formation des richesses. Notons d'ailleurs que les pauvres d'aujourd'hui sont plus riches que les riches d'il y a un siècle... Encore une fois, il est ridicule de ne regarder que la distribution des richesses sans regarder leur formation.
La raison pour laquelle les riches sont plus riches, c'est qu'ils sont plus productifs. La liberté d'accumuler du capital sans se faire spolier par le pouvoir politique est précisément ce qui a permis ces gains de productivité, en incitant les travailleurs à investir leurs gains plutôt que de les dépenser le plus vite possible, avant de se faire spolier. C'est du reste immédiatement visible quand on regarde les pays sortis de la pauvreté depuis 1950 malgré les lois protectionnistes des pays riches, tandis que d'autres s'y enfonçaient, malgré toute l'aide des pays riches à leurs gouvernements. Ce sont précisément les pays capitalistes qui ont relevé la tête, tandis que les pays étatistes s'enfonçaient.

Ce message a été modifié par WhiteShadows - jeudi 27 octobre 2005 à 04:30.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:09
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Mythe: "Le libéralisme prône l'autorégulation par le marché"
Réalité: Le libéralisme prône un principe de non-agression. Il n'a que faire de "l'autorégulation" ni du "marché", qui sont des outils conceptuels et non pas des projets à défendre.

Le point de vue libéral considère la société comme un système dynamique. De ce point de vue, il y a toujours autorégulation et marché, car l'État n'est pas une entité magique faite de surhommes placés en-dehors du système. L'apport de l'État au système est l'utilisation de la coercition par un monopole de la violence, pour contraindre les individus à faire ce qu'ils préfèreraient ne pas faire. La problématique n'est pas "y a-t-il autorégulation?", "y a-t-il marché?". La problématique est: "quel est le rôle de la violence?", "quel est le rôle du monopole?". Le libéralisme répond par le principe de non-agression: nul n'a le droit d'user de violence que pour défendre ce qui lui appartient. Le monopole est une atteinte au Droit, et ne mène qu'au malheur de ceux qui le subissent et à la corruption de ceux qui l'exercent, et à l'irresponsabilité générale des uns comme des autres.

Mythe: "Le libre marché mène au monopole."
Réalité: Le libre marché mène à la satisfaction des consommateurs.

Tous les monopoles de fait connus n'ont pu se maintenir plus que quelques années que par l'intervention de l'État, sous forme de privilèges, subventions, prohibitions, réglementations, autorisations, brevets, copyrights, ou autre forme de monopole de droit.
S'il y a une chose à laquelle le libre marché mène, c'est la satisfaction des consommateurs. La devise des commerçants, dans une économie libre, est d'ailleurs: "le client est roi". Car le client choisira encore et toujours les fournisseurs qui lui offriront les services qu'il désire au moindre prix. Si le libre marché mène à quelque chose, c'est donc à récompenser de leur travail les producteurs qui satisfont le mieux les consommateurs. Si tel fournisseur arrive à se maintenir seul en tête sur un marché libre, ce ne peut être que par sa capacité sans cesse renouvelée à satisfaire toujours ses clients mieux que ne le peuvent ses concurrents réels ou potentiels. Un tel monopole de fait ne lui confère aucun pouvoir, car du moment où il cesse de satisfaire ses clients, il les perdra, au profit de concurrents qui peuvent apparaître du jour au lendemain au signal de sa débâcle.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:10
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Mythe: L'économie est un jeu à somme nulle; ce que l'un gagne est nécessairement pris à l'autre.
Réalité: L'économie est un jeu à somme positive; ce que l'un gagne est nécessairement un gain pour l'autre.

Dans un échange volontaire, chacun s'estime gagnant, sinon, il n'échangerait pas. S'il n'a pas été trompé par l'autre, chacun est donc gagnant; l'économie est donc un jeu à somme positive. Si l'un des échangistes a utilisé la ruse ou la force, il sera justiciable de ses actes, et devra compenser l'autre pour son éventuelle perte. Et si l'un des échangistes s'est trompé lui-même, sa perte est la juste sanction de son erreur.

Mythe: A l'échange, l'un gagne forcément plus que l'autre.
Réalité: Il n'y a pas moyen de comparer les gains subjectifs de deux personnes.

La notion de gain est subjective. Ce qui est sûr, c'est qu'à l'échange, les deux échangistes gagnent. Mais comment comparer le plaisir subjectif de l'un au plaisir subjectif de l'autre?
Celui qui est en position de vendeur tendrait à gagner plus que celui qui achète. Mais cet acheteur d'un instant ne fait-il pas de même quand il est lui-même en position de vendeur? Or, nul n'est acheteur qu'en tant qu'il a été vendeur auparavant; donc, ce qu'il n'aurait pas gagné "en plus" dans telle transaction, il l'aura nécessairement gagné "en plus" dans une autre. (Eh oui, la vente de travail est une transaction...) Chacun gagne donc autant qu'il perd dans ces "asymétries".

Mythe: "L'État doit protéger telle activité contre la faillite."
Réalité: Au contraire, il faut laisser mourir les industries mourrantes.

Imagine-t-on que l'État protège l'industrie des bouliers, dangereusement concurrencée par l'avènement des ordinateurs? Qu'il protège la moisson manuelle du blé, concurrencé par les moissonneuses mécaniques? Qu'il sauve l'industrie du balai en bois, naufragée par celle des aspirateurs? Non ! Or, toute faillite d'une industrie n'est que le signe que ses clients ont trouvé un nouveau moyen d'obtenir un service qui leur convient mieux, qui est meilleur ou moins cher. Sauver une industrie en faillite, c'est toujours détruire ou empêcher une industrie rentable. C'est forcer les contribuables à payer davantage pour que se réalise une moindre satisfaction des consommateurs.

La faillite est une sanction naturelle qui permet d'éliminer les entreprises qui cessent d'être rentables. De même qu'une entreprise créant un nouveau service reçoit initialement une prime pour être la première sur le marché, une entreprise qui offre des services obsolètes est sanctionnée par des pertes. Cela fait partie du cycle vital de toute activité, et la liberté et la responsabilité des investisseurs comprend aussi bien la jouissance des bénéfices initiaux que la charge des pertes finales. C'est ce respect des droits de propriété, dans ses aspects positifs comme négatifs, qui fait la moralité du système. C'est lui qui incite les individus à placer leur travail, leur temps, leurs fonds dans des activités dont la valeur totale est positive, y compris les coûts finaux de désengagements. C'est lui qui les encourage à innover sans cesse pour continuer de faire des profits en étant utile à leurs clients.

Ce message a été modifié par WhiteShadows - jeudi 27 octobre 2005 à 04:36.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:13
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Mythe: "L'OMC, le FMI sont des institutions libérales."
Réalité: L'OMC, le FMI, l'ONU, et toutes les institutions internationales sont des organisations archi-étatistes.

Les institutions internationales comme l'OMC, le FMI, l'ONU..., sont des organisations archi-étatistes, qui promeuvent le contrôle du pouvoir politique sur la population. Ces institutions sont composées de fonctionnaires grassement payés via l'impôt par les contribuables de tous les pays; elles agissent par voie de traités, ayant vigueur de lois, qu'elles font respecter à coups d'institutions publiques créées à cet effet. Leur doctrine est le protectionnisme, sous les prétextes éculé de régulation. Si l'OMC avait vraiment pour but le libre-échange, sa charte consisterait en une seule phrase: Laissez faire, laissez passer. Si le FMI était libéral, il se saborderait, non sans emporter avec lui les monopoles des banques centrales, et le principe des dettes collectives. Quant à l'ONU, cette assemblée des dictateurs, technocrates et démagogues du monde entier, elle déclarerait sa dissolution et l'arrestation des criminels qui la composent.

En fait, ce genre de mythe survit parce que les socialistes propagent une vision du monde basée sur le procès d'intention, l'idée qu'il n'y a que des fins conflictuelles, les alliances politiques et positionnement amis/ennemis comme seule principes d'opinion et d'action. Ainsi, ils font l'équation émotionnelle "nous = travailleurs = peuple = pauvres = amis = gentils", "eux = patrons = exploiteurs = riches = ennemis = méchants". Parce que l'OMC sert visiblement les intérêts protectionnistes de certains producteurs (au détriment de tous les autres, donc), ils font l'équation "OMC = patrons = méchants". Comme du reste, les libéraux sont leurs seuls opposants idéologiques réels, ils font aussi l'équation "libéraux = méchants" Et hop! Sauf que les libéraux sont sans doute plus pour les travailleurs que les socialistes ne le seront jamais. Sauf que les libéraux incluent les patrons parmi les travailleurs, et s'opposent tout autant à la minorité de pseudo-entrepreneurs qui vivent du protectionnisme patronal plutôt que de l'entreprise, qu'à la minorité de pseudo-travailleurs qui vivent du protectionnisme syndical plutôt que du travail salarié.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:16
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Allez maintenant on passe aux slogans...

Slogan: Le libéralisme prônerait un capitalisme "sauvage".
Réalité: Le mot capitalisme est employé comme une insulte par des gens qui ne savent même pas de quoi il est question.
Cette insulte est augmentée du mot "sauvage". Ceux qui lancent de tels slogans sont des manipulateurs qui emploient des mots vides de sens pour abrutir des ignorants. Ceux qui insultent le capitalisme préfèrent n'en rien savoir et n'en rien comprendre.

Slogan: il existeraient des "ultra-libéraux" ou "néo-libéraux".
Réalité: Le mot libéral est employé comme une insulte, qu’augmentent les préfixes "néo" ou "ultra".

Ainsi, il n'y a nulle part dans le monde quiconque pour se réclamer d'un quelconque "néolibéralisme". Le libéralisme est une théorie du droit, qui n'appelle en soi aucune action positive qui pourrait ou non être portée aux extrêmes, mais seulement des restrictions négatives aux vues de principes fondamentaux. Aussi, il n'y a pas lieu pour un libéral d'être "ultra" ou "modéré", et nul libéral ne s'est jamais prétendu l'un ou l'autre.

Les socialistes, ayant peur d'argumenter avec les libéraux sur le fond, préfèrent tenter de les discréditer sans leur donner la possibilité de s'exprimer, en préfixant le nom de "libéral" des préfixes dérisoires "néo" et "ultra". Ils targuent d'ailleurs de ce sobriquet aussi bien les libéraux qu'ils veulent faire taire que tous les phénomènes issus du protectionnisme, du mercantilisme et de l'interventionnisme des États, promouvant ainsi une confusion qui empêche tout débat sur le fond. Utiliser le mot "néolibéral" ou "ultralibéral" est un signe d'une extrême bassesse intellectuelle ou morale de la part de la personne qui le profère. Ceux qui insultent le libéralisme préfèrent n'en rien savoir et n'en rien comprendre.

Slogan: Le libéralisme serait pour la "concurrence pure et parfaite"
Réalité: Ce slogan est un anathème vide de sens, formé par la juxtaposition de mots honnis par les collectivistes, mais qui n'a aucun rapport avec le libéralisme.

La "concurrence pure et parfaite" est un modèle économique abstrait, utilisé par divers économistes (rarement des économistes libéraux d'ailleurs) pour étudier diverses situations. Les libéraux ne défendent aucun modèle mathématique de l'économie. Ils défendent une théorie du droit. Ils savent fort bien que les modèles sont des outils conceptuels qu'il faut adapter à la réalité pour obtenir des informations pertinentes; contrairement aux étatistes, ils n'essaient pas de décalquer la réalité à partir d'un modèle abstrait.
jeudi 27 octobre 2005 à 04:18
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Slogan: Le libéralisme prônerait l'égoïsme.
Réalité: Ce slogan collectiviste repose sur une confusion entre souci de soi et mépris de l'autre.

Le souci de soi est bien. Il est même indispensable à la vie en société, car il sous-tend toute notion de responsabilité. Le respect des autres commence avec la responsabilité de soi-même, de ne pas nuire aux autres, de ne pas être une charge pour eux. Le mépris de l'autre est mal. Et justement, le fondement du libéralisme est une éthique et une théorie du droit fondées sur le respect de l'autre. Si on appelle proprement "égoïsme" le souci de soi, alors oui, les libéraux sont fiers de défendre ce concept. Si on appelle improprement "égoïsme" le mépris d'autrui, alors les libéraux condamnent ce concept.

Ce sont les collectivistes, au contraire, qui récompensent le mépris d'autrui, et renversent la moralité, en faisant de la richesse un crime, de la pauvreté un titre de gloire, de l'aide aux pauvres une dette, de la réception de cette aide un droit. La faillite est la sanction naturelle et juste de la paresse, de la bêtise, de l'erreur. Parfois, souvent même, la malchance vient à jouer; c'est ce que la prévoyance et la mutualité peuvent atténuer; c'est ce que la solidarité vient corriger. Prévoyance, Mutualité, Solidarité, supposent aussi la liberté et la responsabilité...
On ne peut être altruiste envers un égoïste... si la personne ne veut rien pour elle, lui donner, ce n'est pas l'aider.
Du reste, tous les arguments collectivistes ne sont que des appels égoïstes à la haine de l'autre et le vol de certains prétendus "riches" au profit de certains soi-disant "pauvres".
jeudi 27 octobre 2005 à 04:20
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Allez un petit dernier pour la route et non des moindres...

Slogan: "Le libéralisme, c'est le renard libre dans le poulailler libre." C’est-à-dire « supprimer l'État, se serait laisser les criminels agir au détriment des honnêtes citoyens alors sans défense. »
Réalité: Cette métaphore ne décrit pas du tout le choix proposé par les libéraux, mais en dit long sur la façon dont les étatistes considèrent les individus.

Tout d'abord, voyons ce que signifie cette métaphore, quant au rôle de cet État qui se trouve soudain supprimé. Au vu de cette métaphore, alors les individus honnêtes sont des poules dans un poulailler. Qui protège habituellement les poules contre les agressions extérieures? Un fermier, l'État, remplit ce rôle; C'est censé être un être supérieur aux poules. Mais il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin. Si cette métaphore s'applique, alors il faut accepter de voir dans les individus des bêtes d'élevages, soumises au bon vouloir d'un État fermier. Or ce fermier peut et va à loisir contrôler leur reproduction, voler leurs œufs, les engraisser et les égorger. Le poulailler, c'est l'exploitation des poules par le fermier. Entre le renard et le fermier, il n'est pour les poules que le choix entre deux prédateurs. L'État n'est pas plus l'ami des citoyens que le fermier n'est l'ami des poules; comme le fermier exploite ses poules, l'État exploite les citoyens honnêtes. Le criminel, tel le renard, use d'une violence subite, extraordinaire, tandis que l'État use d'une violence ordinaire, permanente; il enferme ses poules de citoyens dans un poulailler, une prison faite de lois et gardée par des chiens policiers. Il leur offre un avenir tout fait, où ils seront gavés par diverses subventions mais constamment dépouillés des œufs de la richesse qu'ils créent; ils sont des esclaves durant toute leur vie, jusqu'à ce que l'État les abatte et se nourrisse de leurs dépouilles, confisquant leur héritage.

Les poules libres ne vivent pas dans un poulailler. Elles vivent au grand air. Elles nidifient dans des hautes herbes. Elles sont loin d'être aussi dodues que les poules d'élevage, mais c'est à elles et non pas à un dîneur que profitera la graisse et les muscles qu'elles accumuleront. Elles courent vite, sautent loin par dessus les obstacles pour échapper au renard; au besoin, elles donnent des coups de bec féroces pour se défendre ou protéger la fuite des leurs. Elles ne pondent pas quotidiennement et en vain pour le plaisir des prédateurs humains, mais à fin de reproduction seulement. Elles ne sont pas enfermées dans une clôture, mais libres de suivre leurs aspirations, et de traverser les routes sans avoir à en répondre à quiconque.

Non vraiment, l'abolition de l'État comme monopole de la force ne peut pas se comparer à laisser entrer le renard dans le poulailler; car dans une société de liberté, les individus ne sont pas des poules d'élevages soumises à un être supérieur mais des êtres indépendants, pouvant se défendre seuls ou en groupes volontairement formés, d'autant mieux qu'ils n'auront pas été réduit à l'état d'esclaves passifs. Les libéraux ne sont pas des pacifistes visant à abolir la force défensive. (Les pauvres tolstoïens étaient de tels pacifistes; ils ont tous disparus dans la nuit glacée et rouge sang de la révolution bolchevique...). Les libéraux revendiquent que les individus puissent s'armer et organiser leur propre défense. La métaphore animalière pour les agresseurs potentiels dans une société libérale sera alors plutôt celle du crocodile libre, dans le fleuve des libres hippopotames, tenu en respect par la peau dure et les mâchoires puissantes des hippopotames, qui vivent paisiblement tant qu'ils ne sont pas attaqués....
jeudi 27 octobre 2005 à 08:56
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J'ai pas tout lu mais je ne suis pas d'accord avec le "néolibéralisme". Tu affirmes qu'il n'existe pas et est simplement utilisé pour agiter les peurs. Or, il existe bel et bien et a succédé à l'école classique. C'est juste qu'on appelle plus fréquemment ce courant l'école néo-classique.
Je citerai simplement Keynes (qui n'a rien à voir avec l'école néoclassique), qui s'est toujours opposé au vrai libéralisme et s'est lui-même revendiqué dans son principale ouvrage (je sais plus le nom), de "new liberal" (en français "nouveau libéral" ou "neolibéral" pour le terme économique).
Le problème, c'est qu'aujourd'hui il est utilisé dans une toute autre définition, péjorative, purement inventée par les anti-libéraux, qui ne doivent vraiment pas avoir beaucoup de notions en économie on va dire wacko.gif
jeudi 27 octobre 2005 à 09:21
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Juste pour compléter ta métaphore, l'animal le plus meurtrier des fleuves est précisément l'hippopotame et non le crocodile. Non par sa force suppérieure ou son attitude de prédateur, mais de par sa force relativement importante (laisser le citoyen s'auto défendre) et par son nombre. Mécaniquement étant sur représenté et armé, il provoque plus d'incidents, de duels et parmis ses autres défauts, c'est lui qui tue le plus d'hommes.

Dans ce cas, il faut aussi considérer que le libéralisme, outre les avantages que tu décris principalement en termes de libertés individuelles, comporte un certain nombre d'inconvénients dont le premier est l'abscence de prévention de la violence et sa répression par encore plus de violence, un peu comme aux USA, au Brésil ou au Canada même si la comparaison n'est pas valable dans l'ensemble des domaines de la société.

Ce qu'il faut voir ici c'est que la société a les moyens de devenir extrêmement violente comme au Brésil mais ne le devient pas nécessairement, comme au Canada. Ceci dit fabriquer un pôle de la "force publique" avec le monopole de l'usage de la force prévient grandement ce type de dangers pour le citoyen.

En réalité le libéralisme est extrêmement proche de l'anarchisme si on y regarde de près. Chacun s'auto-gère dans le respect de l'autre, l'ennemi principal est l'état ou toute autre forme d'autorité qui se voudrait superieure au peuple. L'ennemi c'est l'obéissance non-consentie, ou même l'obéissance tout court.

La différence principale c'est que le libéralisme économique se développe au niveau mondial tandis que le libéralisme social, lui est en veille. Ca fait dire aux communistes, socialistes et tout autre représentant de ceux qui se nomment "de gauche" que le libéralisme c'est le mal au service de satan qui opprime les peuples. D'ailleurs vu comme ça se passe c'est plutôt vrai dans les faits puisqu'on observe qu'en laissant les mains libres aux grandes multi-nationnales, elles profitent au maximum de la situation pour exploiter la main d'oeuvre pas chère sans aucun souci de justice dans des dictatures ou des pays très pauvres ou tout le monde est sur que les ouvriers ne se rebelleront pas. Le problème du libéralisme actuel c'est qu'il n'est qu'économique et choisi non par les peuples mais par les chefs des grands groupes internationnaux, et donc qu'il ne bénéficie qu'aux entreprises de ce type et a leurs cadres dirigeants.

Mais la réalité, c'est sans doute que le libéralisme tel que tu le décris est comme le communisme de Marx : bien sur le papier et inapplicable dans les faits.
Parce que les gens ont des besoins, et que seuls ceux qui sont déjà riches sont maitres de leur destin tandis que ceux qui sont exploités bien que libres en théorie ne sont finalement pas si libres car s'ils n'ont pas les moyens de lancer leur boite ils sont condamnés a être des employés que les patrons sont libres de sous-payer. Ainsi les employés sont libres de bosser 14 heures par jour pour gagner juste de quoi manger ou de se tirer et de ne pas manger du tout.
La liberté c'est bien quand tu es riche, mais quand tu es pauvre ce qui est bien c'est le contrôle d'une instance superieure pour te garantir des droits.
jeudi 27 octobre 2005 à 10:57
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QUOTE (WhiteShadows @ 27 Oct 2005 à 04:59)
Mythe: "Le libéralisme est une idéologie matérialiste."
Réalité: Le libéralisme n'est pas matérialiste.

C'est au contraire le socialisme qui est matérialiste, et qui, projetant sa grille de lecture sur le libéralisme, aboutit à des absurdités. Le socialisme ne voit du libéralisme que la richesse concrète qu'il produit effectivement, et non pas les principes abstraits sur lesquels il repose. Il propose comme solution à tout problème humain de prendre de l'argent aux uns en prétendant qu'il ne fait pas le bonheur de toute façon, et de l'utiliser pour aider les autres en prétendant que par la magie de la politique il fait soudain le bonheur... Non mais quelle connerie!! Non, l'argent ne fait pas le bonheur; c'est la liberté et la responsabilité qui, en permettant l'épanouissement, apportent le bonheur. Et les socialistes nient précisément cette liberté et cette responsabilité au nom de leur matérialisme.

Le libéralisme ne s'attache pas à la nature des choses "en soi", mais à leurs structures et leurs interactions.

La meilleure façon de satisfaire les aspirations des hommes est de les laisser s'exprimer librement à l'intérieur de la propriété de chacun et dans le respect de la propriété d’autrui. Empêcher ces besoins et aspirations de s'exprimer, c'est se condamner à ne même pas les connaître, et à ne pas pouvoir rendre les hommes heureux, même malgré eux. Permettre ou ordonner le mépris de la propriété d'autrui, c'est rendre la société conflictuelle et encourager les hommes à se rendre mutuellement malheureux.

Il est tout de même remarquable que les tenants du socialisme, idéologie matérialiste s'il en est, qui prétend résoudre tous les problèmes par une dépense d'argent de la part de l'État, reprochent aux libéraux d'être matérialistes, alors que ces derniers ne le sont aucunement!

Je ne vois pas en quoi ce que tu dis là infirme ou confirme le caractère matérialiste de l'idéologie libérale.

Les Marxistes, qui prônent l'abolition de la valeur d'échange, et donc la disparition de l'argent, se revendiquent matérialistes.

Mais c'est sans doute lié à ce que tu entends par "matérialisme", auquel tu associes un peu rapidement des connotations péjoratives.
jeudi 27 octobre 2005 à 11:01
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QUOTE (WhiteShadows @ 27 Oct 2005 à 04:59)
Pour commencer, voyons comment la philosophie de la liberté est systématiquement déformée par ses ennemis, qui sont incapables de débattre idée à idée.

Mythe: "Le libéralisme est constitué d'une part d'une doctrine économique et d'autre part d'une doctrine politique."
Réalité: Le libéralisme est ce qu’on pourrait appeler une « théorie du droit ».

Pour moi, si le "Libéralisme" définit aussi bien une doctrine économique et une dosctrine politique, cela veut juste dire que cette appelation prévaut pour deux choses complètement différente.

Les premiers libéraux revendiquaient une liberté politique face à l'absolutisme monarchique. Leur propos n'était aucunement économique. Ce courant a donné naissance à tous les mouvements de gauche dont le socialisme. Le nom de "libéral" sésigne d'ailleurs encore aujourd'hui la gauche aux USA.

Et par après, ceux qui ont revendiqués, une plus grande ouverture dans les marchés financiés se sont également appelés "libéraux", par analogie avec une "libert"d'entreprise", mais sans lien avec la théorie politique. Ceux que l'on appelle volontiers "libéraux" dans la vie de tous les jours, représentent plutôt la droite.

Ce message a été modifié par Ganesh - jeudi 27 octobre 2005 à 11:03.
jeudi 27 octobre 2005 à 11:05
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QUOTE (WhiteShadows @ 27 Oct 2005 à 05:07)
Notons d'ailleurs que les pauvres d'aujourd'hui sont plus riches que les riches d'il y a un siècle...

C'est un peu exagéré comme affirmation.

Et il existe toujours sur cette planète des hommes qui ne possèdent que leur force de travail.
jeudi 27 octobre 2005 à 14:39
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Avant de copier/coller toutes ces pages, tu aurais du bien lire la page "avertissement" de l'auteur. Il y stipule bien que les deux définitions du "libéralisme", économique et politique, ne sont pas les deux parties de la même idée, mais qu'elles n'ont aucun lien si ce n'est leur nom.

"Le Libéralisme n'est pas le Capitalisme, et s'oppose à tous les privilèges et tous les monopoles...

Veuillez ne pas confondre la philosophie libérale avec les slogans d'aucun parti, car les partis soi-disant "libéraux" de divers pays ne sont trop souvent que des partis d'extrême-droite, conservateurs, opportunistes, socialistes, ou d'extrême-gauche, en manque de nom distinctif.

Le libéralisme n'est pas une doctrine économique mais une théorie du droit. (...)"


En clair, l'auteur parle exclusivement d'un "libéralisme" particulier dont très peu de mouvements de par le monde se revendique.

-------------------------------------------------------------------
http://fare.tunes.org/avertissement.html

Ce message a été modifié par Ganesh - jeudi 27 octobre 2005 à 14:41.
jeudi 27 octobre 2005 à 15:12
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Déjà, dans le titre il y a un amalgame douteux : ça commence mal.

Comment prétendre dénoncer les préjugés à coup d'amalgames ?
Le titre appelle "Des Ennemis De La Liberté" (sic) les détracteurs du libéralisme. Il fallait oser.
Cela ne repose que sur l'amalgame grossier "libéralisme = liberté".

Mais la réalité est toute autre. Le libéralisme est une idéologie (donc différent par nature de la liberté), qui prétend défendre les libertés individuelles.
Selon cette idéologie, il faudrait prendre un certain nombre de mesures concrètes pour augmenter les libertés. En réalité, rien n'est plus douteux : le fait que prendre des mesures préconisées par le libéralisme augmente les libertés est plus que douteux.

Mais le libéralisme n'est pas la seule idéologie prétendant rendre les humains plus libre. Le Maoïsme proposait aussi aux paysans de sortir de leur servitude pour devenir libre. Mais le XXième siècle nous a appris à se méfier des promesses des idéologies : entre le but prétendu d'une idéologie et son impact une fois appliquée, il y a toujours eu un gouffre, un abîme.

Assimiler ainsi liberté et libéralisme n'est qu'un jeu de mot pour la défense d'une idéologie. Ce type d'argument "jeux de mots" est d'ailleurs assez courant dans les différentes idéologies, notamment les deux idéologies les plus meurtrières du XXième siècle. Rappellons que Staline représentait l'anti-fascisme (selon lui même) et que Mussolini et son fervent admirateur allemand représentaient l'anti-communisme.

Mais que fait exactement le libéralisme sur les libertés ?
Le libéralisme a de nombreuses formes différentes. Mais on trouve comme point commun une critique de la puissance de l'Etat. L'Etat libéral n'est pas un Etat puissant.
Le libéral se rend bien compte de la nécessité d'un minimum d'état et d'un minimum de loi (sans état et sans loi, ce serait le chaos, les droits fondammentaux comme le droit à la vie serait bafoué, l'insécurité serait maximale).
Le libéralisme proclame qu'il faut limiter les contraintes légales sur les individus à une certaine limite. Ensuite, il prétendent que c'est cette limite qui donne le maximum de libertés.
Mais là aussi, c'est plus que discutable, il parait beaucoup plus raisonnable de penser que le libéralisme sous-estime cette limite, et que donc, son application entrainerait une chute des libertés individuelles.
jeudi 27 octobre 2005 à 15:26
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QUOTE (WhiteShadows @ 27 Oct 2005 à 05:07)
Mythe: "Les riches doivent leur richesse à l'exploitation des pauvres"
Réalité: Les riches doivent leur richesse à leur productivité.

Encore une fois, le progrès est tel que les riches possèdent plus de richesse que la planète entière n'en possédait il y a un siècle. Cette richesse ne peut donc aucunement avoir été prise aux pauvres, puisque les pauvres ne l'avaient pas. Qu'il y ait ou non eu spoliation des pauvres, ce n'est donc pas à cette spoliation que la richesse est due, mais à un mécanisme de formation des richesses. Notons d'ailleurs que les pauvres d'aujourd'hui sont plus riches que les riches d'il y a un siècle... Encore une fois, il est ridicule de ne regarder que la distribution des richesses sans regarder leur formation.
La raison pour laquelle les riches sont plus riches, c'est qu'ils sont plus productifs. La liberté d'accumuler du capital sans se faire spolier par le pouvoir politique est précisément ce qui a permis ces gains de productivité, en incitant les travailleurs à investir leurs gains plutôt que de les dépenser le plus vite possible, avant de se faire spolier. C'est du reste immédiatement visible quand on regarde les pays sortis de la pauvreté depuis 1950 malgré les lois protectionnistes des pays riches, tandis que d'autres s'y enfonçaient, malgré toute l'aide des pays riches à leurs gouvernements. Ce sont précisément les pays capitalistes qui ont relevé la tête, tandis que les pays étatistes s'enfonçaient.

Il y a là une objection majeure à cet argument : En quoi cet argument contredirais t'il le fait que les riches sont devenus riche en faisant créer de la richesse par les pauvres et en se l'attribuant ?

Je trouve étrange, que cet argument pourtant central ait été oublié.

De nombreuses entreprises réalisent un commerce inéquitable vis à vis des producteurs des pays pauvres. Comment nier qu'elles gagnent de l'argent sur le dos de ces producteurs ?
L'argent des riches de notre monde n'a pas toujours été obtenu sans spoliation de pauvres.

Il faut justement ce rendre compte comment à été produite cette richesse et par qui.
Ce n'est généralement pas par les plus riches, qui, justement, sont beaucoup moins productifs.
Par exemple, comment peut on affirmer que quelqu'un vivant de ses rentes puisse être plus productif que quelqu'un travaillant 35h par semaine ?
Ce ne sont pas les riches qui crée la richesse. Au mieux il y participe eux même, au pire ils prête de l'argent pour qu'on leur en rende plus. Mais au final, leur part dans la création de la richesse est beaucoup plus faible que la part qu'ils ont pris dans cette richesse produite.

Ensuite, tu associes productivité et richesse. Mais il y à là un problème majeure : nulle part dans l'idéologie libérale il n'est affirmé qu'on gagne en fonction de sa productivité.
Au contraire, on ne gagne pas en fonction de saproductivité. On gagnera en fonction du salaire qu'on a obtenu, salaire dépendant de la loi de l'offre et de la demande et pas de la productivité.
L'idéologie libérale est donc hostile à l'enrichissement par la seule productivité.

QUOTE (WhiteShadows @ 27 Oct 2005 à 05:07)

Notons d'ailleurs que les pauvres d'aujourd'hui sont plus riches que les riches d'il y a un siècle...

Quelques photographie de pauvres d'aujourd'hui :




On voit bien le ridicule qu'il y a a prétendre qu'ils seraient riche il y a un siècle....
C'est bien là le problème de laplupart des idéologies : on oublie la réalité, on la voit comme on voudrait qu'elle soit, et on finit par s'autoconvaincre de ce qu'on dit.

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