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Monday 04 February 2008 à 12:43
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Le Golem

La Bible dans son psaume 139,6 emploie le mot Golem dans son sens originel, soit embryon, substance informe. Selon les rabbins, la création d'Adam se fit en sept jours, au cours du dernier, Dieu souffla dans ses narines et l'anima, c'est alors que certains Rabbins ont estimé possible de créer un être animé. Selon les légendes, certains Saints Thamuldiques avaient réussi a animer une masse ayant la force d'un homme. A l'époque des croisades, les Juifs pour tenter de survivre et disposés à se défendre créèrent cette arme terrible mais incontrôlable que fut le Golem. On devait pétrir avec de l'argile rouge une statue humaine à peu prés de la taille d'un enfant de dix ans, puis écrire sur son front le mot Vie en Juif, soit EMETH. Aussitôt, la créature vivait, devenant un esclave docile pour le magicien qui pouvait ainsi lui commander les travaux les plus durs. Un seul inconvénient, le Golem croissait avec une très grande rapidité devenant un géant. Le seul remède pour transformer le Golem en une masse inerte était d'effacer sur son front le mot Vie et de le remplacer par le mot Mort c'est à dire Meth. Un rabbin nommé Ben Levi, créa ainsi quatre géants qui creusèrent au sein de sa maison un souterrain de mille pas de longueur, dont il avait besoin pour cacher ses trésors et ses livres, à la veille d'une perquisition, dont il avait été secrètement averti. Quand le travail fut terminé, le Rabbin se trouva fort embarrassé, car les Golems avaient trois fois leurs tailles, il ordonna respectivement aux trois golems de s'agenouiller pour renouer les cordons de ses sandales, de cette ruse il put effacer sur leurs fronts la première lettre du mot Vie. Au XVI eme siècle, lors des persécutions contre les juifs, les histoires de Golem prirent une importance considérable, ce dernier se transformant non plus en des esclaves mais en sorte d'héros nationalistes, en somme un symbole de défenseur.
Golem heresie.com
Le Golem de Gustav Meyrink

Du célèbre roman, Meyrink se servit du Golem de Judah löw. Talmudiste, mathématicien et philosophe neo platonicien, il naquit à Posen en 1525. Il s'établit à Prague ou ses fonctions de Rabbin lui valurent bon nombre de succès comme le prouve ce surnom " le pilier d'acier qui supporte Israël ". Succès tellement intense qu'on lui attribua des miracles, dont celui de la création du Golem. Un halo de mystère entoure cet étrange personnage, une vie que nous pouvons rapprocher de celle de Faust . Craignant pour sa commune et grâce à l'aide de ses deux beau fils, il créa son Golem, respectant les traditions du Shabbat, il lui ôtait la vie chaque vendredi soir. Hélas lors d'un oubli, craignant pour la cérémonie, il se hâta à la rencontre de sa créature qui arrivait à l'entrée de la synagogue, à cet instant suprême, il put le détruire. Une légende aux multiples facettes, Gersham G. Sholem nous conte une autre légende : La communauté était déjà rassemblée pour le culte dans la synagogue et avait déjà récité le psaume 92 du Shabbat, lorsque le Golem commença a crier d'une force extraordinaire, a secouer les maisons et a menacer de tout détruire (...) Il se précipita contre le Golem furieux et lui enleva la Vie, le Golem tomba a terre. Une autre légende : Le trente troisième jour après Pâques, le Rabbin Löw et deux hommes se rendirent au grenier ou le Golem avait été crée, debout vers la tête du golem endormi, les visages tournés vers les pieds. Puis ils marchèrent sept fois autour du corps, formulant des paroles magiques. Au septième jour, toute force de vie avait quitté le Golem. En 1910, un reporter reçut la permission de monter au grenier de la synagogue, il n'en parla guère : C'est l'endroit idéal pour créer et enterrer le golem à minuit se contenta t'il de révéler. Meyrink apporte de nouvelles variantes : Il se reproduit à peu près tous les trente trois ans dans des ruelles un événement qui n'a rien de particulièrement bouleversant en lui même et qui provoque une panique car on n'y trouve aucune explication. Le Golem du roman de Meyrink a l'apparence de celle d'un homme de type Mongol, le teint jaune et les yeux obliques, nul ne peut se souvenir de son apparence. Athanus Pernath, héros du livre reçut la visite du Golem qui lui confia un livre a restaurer, a peine la porte fut elle franchie que Pernath ne pouvait se souvenir de l'apparence du Golem.


Thursday 07 February 2008 à 14:42
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Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens (1704-1771): "Lettres Juives "

"Je viens de lire, mon cher Isaac, la relation d'un prodige qu'on a insérée dans un journal historique et je l'ai trouvée si particuliere que je crois que tu avoueras avec moi que les faits qu'elle contient semblent pousser à bout toutes les spéculations philosophiques, et tous les raisonnemens humains. En voici un extrait fidèle. Je te dirai ensuite quel est mon sentiment à l'égard des choses miraculeuses qu'elle contient.

-- On vient d'avoir dans ces quartiers une nouvelle scène de Vampirisme, qui est dûment attestée par deux officiers du tribunal de Belgrade qui ont fait descente sur les lieux, et par un officier des troupes de l'Empereur à Gradisch qui a été témoin oculaire des procédures.

Au commencement de Septembre mourut dans le village de Kisilova, à trois lieues de Gradisch, un vieillard âgé de 62 ans, trois jours après avoir été enterré, il apparut la nuit à son fils et lui demanda à manger. Celui-ci lui en ayant servi il mangea et disparut. Le lendemain le fils raconta à ses voisins ce qui était arrivé. Cette nuit le père ne parut pas mais la nuit suivante il se fit voir et demanda à manger. On ne sait pas si son fils lui en donna ou non mais on trouva le lendemain celui-ci mort dans son lit. Le même jour, cinq ou six personnes tomberent subitement malades dans le village et moururent, l'une après l'autre peu de jours après. L'officier ou Bailif du lieu, informé de ce qui était arrivé, en envoya une relation au tribunal de Belgrade qui envoya dans ce village deux de ses officiers avec un bourreau pour examiner cette affaire. L'officier impérial dont on tient cette relation, s'y rendit de Gradisch, pour être témoin d'un fait dont il avait si souvent ouï parler. On ouvrit tous les tombeaux de ceux qui étaient morts depuis six semaines. Quand on vint à celui du vieillard on le trouva les yeux ouverts d'une couleur vermeille et ayant une respiration naturelle, cependant immobile et mort. D'où l'on conclut qu'il était un signalé Vampire. Le bourreau lui enfonça un pieu dans le coeur. On fit un bucher, et on y réduisit en cendres ce cadavre. On ne trouva aucune marque de Vampirisme ni dans le cadavre du fils, ni dans celui des autres. --

Graces à Dieu, nous ne sommes rien moins que crédules. Nous avouons que toutes les lumières de physique que nous pouvons approcher de ce fait, ne nous y découvrent rien de ses causes. Cependant, nous ne pouvons refuser de croire véritable un fait attesté juridiquement et par des gens de probité, outre qu'il n'est pas unique en ce genre. Nous copierons ici ce qui est arrivé en 1732 et que nous avons inséré alors dans "Le Glaneur", no. XVIII.

-- Dans un certain canton de la Hongrie, nommé en latin Oppida Heidonum, au-delà du Tibisque, vulgo Teysse, c'est-à-dire entre cette rivière qui arrose le fortuné terroir de Tockay et la Transilvanie, le peuple, connu sous le nom de Heiduque croit que certains morts qu'ils nomment Vampires sucent tout le sang des vivans, en sorte que ceux-ci s'extenuent à vûe d'oeil au lieu que les cadavres, comme des sangsues, se remplissent de sang en telle abondance qu'on le voit sortir par les conduits et même par les pores. Cette opinion vient d'être confirmée par plusieurs faits dont il semble qu'on ne peut douter vu la qualité des témoins qui les ont certifiés. Nous en rapporterons ici quelques-uns des plus considérables.

Il y a environ cinq ans qu'un certain Heiduque, habitant de Medreiga, nommé Arnold Paule, fut écrasé par la chûte d'un chariot de foin. Trente jours après sa mort, quatre personnes moururent subitement et de la manière que meurent, suivant la tradition du pays, ceux qui sont molestés de Vampires. On se ressouvint alors que cet Arnold Paule avait souvent raconté qu'aux environs de Cossova et sur les frontieres de la Servie Turque il avait été tourmenté par un Vampire (car ils croyent aussi que ceux qui ont été Vampires passifs pendant leur vie le deviennent actifs après leur mort, c'est-à-dire, que ceux qui ont été sucés sucent à leur tour), mais qu'il avait trouvé le moyen de se guérir en mangeant de la terre du sépulcre du Vampire et en se frottant de son sang, précaution qui ne l'empêcha pas cependant de le devenir après sa mort puisqu'il fut exhumé 40 jours après son enterrement et qu'on trouva sur son cadavre toutes les marques d'un archi-Vampire. Son corps était vermeil, ses cheveux, ses ongles et sa barbe s'étaient renouvellés, et il était tout rempli d'un sang fluide et coulant de toutes les parties de son corps, sur le linceul dont il était environné. Le Hadnagy ou le Baillif du lieu, en présence de qui se fit l'exhumation, et qui était un homme expert dans le Vampirisme, fit enfoncer, suivant la coutume, dans le coeur du défunt Arnold Paule un pieu fort aigu dont on lui traversa le corps de part en part, ce qui lui fit, dit-on, jetter un cri effroyable comme s'il eût été en vie. Cette expédition faite on lui coupa la tête et on brûla le tout après quoi on jetta les cendres dans la Save.

On fit la même expédition sur les cadavres de ces quatre autres personnes mortes de Vampirisme, crainte qu'ils n'en fissent mourir d'autres à leur tour. Toutes ces expéditions n'ont cependant pu empêcher que vers la fin de l'année derniere, c'est-à-dire au bout de cinq ans, ces funestes prodiges n'ayent recommencé et que plusieurs habitans du même village ne soient péris malheureusement. Dans l'espace de trois mois, 17 personnes de différent sexe et de différent âge, sont mortes de Vampirisme, quelques-unes sans être malades et d'autres après deux ou trois jours de langueur. On rapporte, entr'autres, qu'une nommée Stanoska, fille du Heiduque Jovitzo, qui s'était couchée en parfaite santé se réveilla au milieu de la nuit toute tremblante en faisant des cris affreux et disant que le fils du Heiduque Millo, mort depuis neuf semaines, avait manqué de l'étrangler pendant son sommeil. Dès ce moment elle ne fit plus que languir, et au bout de trois jours elle mourut. Ce que cette fille avait dit du fils de Millo, le fit d'abord reconnaître pour un Vampire. On l'exhuma, et on le trouva tel. Les principaux du lieu, les médecins et les chirurgiens, examinèrent comment le Vampirisme avait pu renaître après les précautions qu'on avait prises quelques années auparavant. On découvrit enfin, après avoir bien cherché, que le défunt Arnold Paule avait non-seulement sucé les quatre personnes dont nous avons parlé mais aussi plusieurs bestiaux dont les nouveaux Vampires avaient mangé et, entr'autres, le fils de Millo. Sur ces indices on prit la résolution de déterrer tous ceux qui étaient morts depuis un certain temps et parmi une quarantaine on en trouva dix-sept avec tous les signes les plus évidens du Vampirisme. Aussi leur a-t-on transpercé le coeur et coupé la tête et ensuite on les a brûlés et jetté leurs cendres dans la rivière. Toutes les informations et exécutions dont nous venons de parler ont été faites juridiquement en bonne forme et attestées par plusieurs officiers qui sont en garnison dans ce pays-là, par les chirurgiens-majors des régimens, et par les principaux habitans du lieu.

Le procès-verbal en a été envoyé vers la fin de Janvier dernier au conseil de guerre impérial à Vienne, qui avait établi une commission militaire pour examiner la vérité de tous ces faits. C'est ce qu'ont déclaré le Hadnagy Barriarar et les anciens Heiduques et ce qui a été signé par Battuer, premier lieutenant du régiment d'Alexandre Wirtemberg, Flickstenger, Chirurgien-major du régiment de Furstembusch, trois autres chirurgiens de compagnie, Guoschitz, Capitaine à Stallath.

J'ai cru, mon cher Isaac, devoir te communiquer tous les prodiges qu'on débite sur les Vampires pour que tu sois plus en état d'en juger et que la multitude des faits serve à leur éclairissement. En attendant que tu m'apprennes tes sentimens je vais hazarder de t'écrire les miens.

Il y a deux différens moyens pour détruire l'opinion de ces prétendus revenans et montrer l'impossibilité des effets qu'on fait produire à des cadavres entiérement privés de sentiment. Le premier c'est d'expliquer par des causes physiques tous les prodiges du Vampirisme. Le second c'est de nier totalement la vérité de ces histoires - ce dernier parti est sans doute le plus certain et le plus sage. Mais comme il y a des personnes à qui l'autorité d'un certificat donné par des gens en place paraît une démonstration évidente de la réalité du conte le plus absurde, auparavant de montrer combien peu on doit faire fonds sur toutes les formalités de justice dans les matières qui regardent uniquement la philosophie, je supposerai, pour un temps, qu'il meurt réellement plusieurs personnes du mal qu'on appelle le Vampirisme.

Je pose d'abord ce principe, qu'il se peut faire qu'il y ait des cadavres qui, quoiqu'enterrés depuis plusieurs jours, répandent un sang fluide par les canaux de leurs corps. J'ajoute encore qu'il est très-aisé que certaines gens se figurent d'être sucées par les Vampires et que la peur que leur cause cette imagination fasse en eux une révolution assez violente pour les priver de la vie. Etant occupés toute la journée de la crainte que leur inspirent ces prétendus revenans, est-il fort extraordinaire que pendant leur sommeil les idées de ces fantômes se présentent à leur imagination et leur causent une terreur si violente que quelques-uns en meurent dans l'instant, et quelques autres peu après? Combien de gens n'a-t-on point vû que des frayeurs ont fait expirer sur le champ? La joie même n'a-t-elle pas souvent produit un effet aussi funeste?

En examinant le récit de la mort des prétendus martyrs du Vampirisme je découvre tous les symptômes d'un fanatisme épidémique et je vois clairement que l'impression que la crainte fait sur eux est la seule cause de leur perte. Une nommée Stanoska, dit-on, fille du Heiduque Jovitzo, qui s'était couchée en parfaite santé se réveilla au milieu de la nuit toute tremblante en faisant des cris affreux, et en disant que le fils du heiducque Millo, mort depuis neuf semaines, avait manqué de l'étrangler pendant son sommeil. Dès ce moment elle ne fit plus que languir et au bout de trois jours elle mourut. Pour quiconque a des yeux tant soit peu philosophiques ce seul récit ne doit-il pas lui montrer que le prétendu Vampirisme n'est qu'une imagination frappée ? Voilà une fille qui s'éveille, qui dit qu'on l'a voulu étrangler et qui cependant n'a point été sucée, puisque ses cris ont empêché le Vampire de faire son repas. Elle ne l'a pas été apparemment dans les suites puisqu'on ne la quitta pas, sans doute, pendant les autres nuits et que si le Vampire eût voulu la molester ses plaintes en eussent averti les assistans. Elle meurt pourtant trois jours après sa frayeur et son abattement, sa tristesse, et sa langueur, marquent évidemment combien son imagination était frappée.

Ceux qui se sont trouvés dans les villes affligées de la peste, savent par expérience à combien de gens la crainte coute la vie. Dès qu'un homme se sent attaqué du moindre mal, il se figure qu'il est atteint de la maladie épidémique et il se fait en lui un si grand mouvement qu'il est presqu'impossible qu'il résiste à cette révolution. Le chevalier de Maisin m'a assuré, lorsque j'étois à Paris, que se trouvant à Marseille pendant la contagion qui regna en cette ville, il avait vû une femme mourir de la peur qu'elle eut d'une maladie assez légère de sa servante qu'elle croyait atteinte de la peste. La fille de cette femme fut aussi malade à la mort. Deux autres personnes qui étaient dans la même maison se mirent au lit, envoyerent chercher un médecin et assuraient qu'elles avaient la peste. Le médecin arrivé visita d'abord la servante et les autres malades et aucun d'eux n'avait la maladie épidémique. Il tâcha de rendre le calme à leurs esprits, et leur ordonna de se lever et de vivre à leur ordinaire mais tous ses soins furent inutiles auprès de la maîtresse de la maison qui mourut deux jours après de sa frayeur.

Considère, mon cher Isaac, ce second récit de la mort d'un Vampire passif et tu y verras les preuves les plus évidentes des terribles effets de la crainte et des préjugés. Trois jours après avoir été enterré il apparut la nuit à son fils, demanda à manger, mangea et disparut. Le lendemain le fils raconta à ses voisins ce qui lui était arrivé. Cette nuit le père ne parut pas mais la nuit suivante on trouva le fils mort dans son lit. Qui peut ne pas voir dans ces paroles les marques les plus certaines de la prévention et de la peur? La premiere fois qu'elles agirent sur l'imagination du prétendu molesté de Vampirisme elles ne produisirent point leur entier effet et ne firent que disposer son esprit à être plus susceptible d'en être plus vivement frappé. Aussi cela ne manqua-t-il pas d'arriver et de produire l'effet qu'il devoit naturellement opérer. Prends garde, mon cher Isaac, que le mort ne revint point la nuit du jour que son fils communiqua son songe à ses amis parceque, selon toutes les apparences ceux-ci veillerent avec lui et l'empêcherent de se livrer à la crainte.

Je viens à présent à ces cadavres pleins d'un sang fluide, dont la barbe, les cheveux et les ongles se renouvellent. L'on peut, je crois, rabattre les trois quarts de ces prodiges et encore a-t-on bien de la complaisance d'en admettre une petite partie. Tous les philosophes connaissent assez combien le peuple, et même certains historiens, grossissent les choses qui paraissent tant soit peu surnaturelles cependant il n'est point impossible d'en expliquer physiquement la cause.

L'expérience nous apprend qu'il est certains terrains qui sont propres a conserver les corps dans toute leur fraîcheur, les raisons en ont été assez souvent expliquées, sans que je me donne la peine de t'en faire un inutile récit. Il y a à Toulouse un caveau dans une église de moines où les corps restent si parfaitement dans leur entier qu'il y en a qui y sont depuis près de deux siécles et qui paraissent vivans. On les a rangés debout contre la muraille et ils ont leurs habillemens ordinaires. Ce qu'il y a de plus particulier c'est que les corps qu'on met de l'autre côté de ce même caveau deviennent deux ou trois jours après la pâture des vers.

Quant à l'accroissement des ongles, des cheveux et de la barbe, on l'apperçoit très-souvent dans plusieurs cadavres. Tandis qu'il reste encore beaucoup d'humidité dans les corps, il n'y a rien de surprenant que pendant quelque-temps on voie quelque augmentation dans des parties qui n'exigent point les esprits vitaux. Le sang fluide coulant par les canaux des corps semble former une plus grande difficulté, mais on peut donner des raisons physiques de cet écoulement. Il pourrait fort bien arriver que la chaleur du soleil venant à échauffer les parties nitreuses et sulphureuses qui se trouvent dans les terres propres à conserver les corps, ces parties s'étant incorporées dans le cadavre nouvellement enterré, viennent à fermenter; et décoagulant et défigeant le sang caillé le rendent liquide et lui donnent le moyen de s'écouler peu à peu par les canaux. Ce sentiment est d'autant plus probable qu'il est confirmé par une expérience. Si l'on fait bouillir dans un vaisseau de verre ou de terre une partie de chyle ou de lait mêlée avec deux parties d'huile de tartre faite par défaillance, la liqueur, de blanche qu'elle était, deviendra rouge parce que le sel de tartre aura raréfié et entiérement dissout la partie du lait la plus huileuse et l'aura convertie en une espéce de sang. Celui qui se forme dans les vaisseaux du corps est un peu plus rouge mais il n'est pas plus épais. Il n'est donc point impossible que la chaleur cause une fermentation qui produise à peu près les mêmes effets que cette expérience, et l'on trouvera cela beaucoup plus aisé, si l'on considère que les sucs des chairs et des os ressemblent beaucoup à du chyle et que les graisses et les moëlles sont les parties les plus huileuses du chyle. Or toutes ces parties en fermentation doivent par la règle de l'expérience, se changer en une espèce de sang. Ainsi, outre celui qui serait décoagulé et défigé, les prétendus Vampires répandraient encore celui qui se formerait de la fonte des graisses.

Voilà, mon cher Isaac, ce qu'on peut dire lorsqu'on veut bien avoir la complaisance de ne point démentir absolument les certificats qu'on a donnés sur ces faux prodiges. En effet, il serait plus qu'absurde de penser qu'ils pussent être véritables, car, ou les corps de ces Vampires sortent de leurs tombeaux pour venir sucer, ou ils n'en sortent pas. S'ils sortent, ils doivent être visibles. Or l'on ne les voit point, car quand ceux qui s'en plaignent appellent au secours on ne découvre rien. Il faut donc qu'ils ne sortent pas. Si les corps ne sortent pas c'est donc l'ame. Or l'ame spirituelle, ou, si l'on veut, composée de matière subtile, peut-elle ramasser et contenir comme dans un vase une liqueur telle que le sang et la porter dans le corps? C'est une plaisante commission dont on la charge. En vérité, mon cher Isaac, j'aurais honte de vouloir prouver plus long-temps l'impossibilité du Vampirisme, et je me trouverais dans le cas d'un ancien docteur nazaréen qui rougissait de l'erreur de ceux qu'il était obligé de réfuter, et du malheur des gens qui avaient été assez infortunés pour en entendre parler."


Inquisitor

Friday 08 February 2008 à 11:43
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Des paysans dans une dame-jeanne…

Un homme est soupçonné de pratique de sorcellerie. Il ne s’agit que d’accusation qu’il reste à prouver…

On l’accuse d’avoir emprisonné des vies humaines, dans une dame-jeanne de vin de palme. La scène se déroule au village Efogo dans l’arrondissement d’Akonolinga, département du Nyong-et-Mfoumou. Il y a deux semaines en effet, le nommé Venant B. est pris au fait devant la chefferie d’Efogo avec une dame-jeanne dans laquelle il venait d’enfermer mystiquement des êtres humains. “ Il voulait certainement en faire de nouvelles autres victimes du kong, une pratique mystique de plus en plus décriée dans le coin ”, se plaint un habitant du village. Jusqu’ici, Venant B. était souvent soupçonné d’être un agent du kong dans son village et environs.
L’accusation portée contre lui par l’épouse du chef ayant pris le quinquagénaire “ en flagrant délit ” provoque de gorges chaudes dans le village. “ A la demande du chef et des populations, le présumé sorcier a libéré ses “ proies ” en retirant le bouchon ” explique un habitant du village. De la dame-jeanne ont jailli des mouches de couleur noire. Les témoins de la scène crient victoire contre l’agent du diable en même temps qu’ils s’interrogent sur la forme de mort physique qu’auraient subie les victimes si leur bourreau n’avait pas été intercepté. “ C’est une terreur pour sa famille, son village et tous ses milieux de vie ”, souligne un originaire du village Efogo, la peur au ventre ; peu rassuré d’être à l’abri des assauts du redoutable personnage.
Parti de son village situé à environ 4km du lieu de ses opérations, Venant B. était “ officiellement ” aller offrir du vin de palme aux ouvriers, qui travaillent dans les plantations agricoles appartenant à un officier de l’armée, natif du village Efogo. Après avoir rejoint les travailleurs au champ, il leur a offert le précieux nectar que ces derniers ont consommé avec beaucoup de plaisir. La dame-jeanne vidée, Venant B. reprend son chemin du retour muni du récipient transformé en une grosse gibecière contenant non du vin, mais cette fois des ouvriers du lieutenant Valère A., jusqu’à la chefferie où la reine mère les sauve de justesse. Toute honte bue, le “ chasseur ” retourne bredouille d’une partie qui aurait pu être l’une de ses plus belles. Bien entendu, il ne s’agit que d’accusations qu’il reste à prouver…


http://www.lemessager.net/details_articles...15&numero=1


Friday 08 February 2008 à 11:44
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mrgreen.gif je viens de le poster en sorcellerie...mais pas grave! happy.gif
Sunday 10 February 2008 à 15:04
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Les cimetières sont les lieux de prédilections
des sorciers pour leurs rituels




Les Mauriciens sous l’emprise des sorciers


Le crime de Jairaj Jeea a secoué le village de Lallmatie, cette semaine. Ce meurtre sur fond de sorcellerie vient une fois de plus relancer le débat sur cette pratique qui fait de plus en plus d’adeptes à Maurice. Et qui peut même pousser certains à tuer pour arriver à leurs fins.

Les cimetières sont les lieux de prédilections des sorciers pour leurs rituels

Jaipal est un « sorcier » du pays. Dans son petit village de l’Est, on vient de loin pour le consulter à propos de magie noire. De ses grandes mains, il raconte comment il fouille la terre des cimetières et enfonce des aiguilles dans des poupées. Tout cela afin de « faire le travail » et « arranger » les affaires de ses clients. Comme lui, ils sont des centaines à parier sur des forces obscures et redoutables.

Cependant, la nébuleuse sorcellerie peut aussi pousser au crime. Le meurtre de Lallmatie en est la preuve. En effet, lundi dernier, le corps de Jairaj Jeea, 25 ans, a été retrouvé six pieds sous terre dans la cour de Shyam Sooknauth, à Cité-Perdue, Lallmatie. Durant son interrogatoire, Shyam Sooknauth, 30 ans, le principal suspect, a indiqué qu’il aurait décapité Jairaj Jeea et qu’il aurait transpercé sa langue avec une aiguille pour que l’âme de ce dernier ne révèle pas l’identité de son agresseur après sa mort.

Toutefois, l’argent y serait aussi pour quelque chose. L’enquête policière se poursuit (voir hors-texte), mais dans le village, l’angoisse est palpable et l’incompréhension règne.

Pierre Manoury, auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur l’ésotérisme, ne fait pas grand état de l’affaire Lallmatie. De ce sordide crime, il décrypte les signes de « personnes qui ont transgressé l’éthique de l’être humain par leur délire bestial ». Il voit en ce meurtre la réminiscence des anciens cultes agraires du haut Moyen Âge.


Un maître chanteur par excellence

Cependant, il importe de comprendre ce principe global du sorcier qui fonctionne dans l’imaginaire national. Premièrement, quelques témoignages que nous avons recueillis confirment que ce sont des Mauriciens de tous bords, sans distinction de classe, de communautés ou de religions qui ont recours aux jeteurs de sorts et aux suppôts de Satan.

Et quels sont les ressorts qui les poussent dans l’univers terrifiant de la magie noire ? « Ce sont des peurs existentielles qui incitent les gens vers la sorcellerie. Embarqués dans le jeu de force entre le bien et le mal, il y a ceux qui se laissent manipuler et choisissent la voie déviante. Taraudée par ses peurs et ses angoisses, la personne, qui n’arrive pas à expliquer ce qui lui arrive, recherche des explications surnaturelles comme la magie noire », constate d’emblée le Père Raymond Zimmermann.

Et le mal-être social serait un terrain fertile pour la prolifération des pratiques occultes. « Il s’agit d’une maladie sociale de relation perturbée.

Le sentiment de déréliction face à l’avenir, le manque de confiance en soi, le sentiment que tout le monde est contre soi, sont autant de facteurs explicatifs », indique-t-il. Des carences sociales, psychologiques voire psychiatriques seraient à la base la recrudescence de la sorcellerie.

Et puis, c’est l’engrenage. Car le longaniste serait un maître chanteur par excellence. « C’est le contraire d’un psychanalyste. Au lieu d’apaiser les tensions, le longaniste les accentue.

Il déstabilise ses victimes, insiste sur leurs douleurs et exacerbe leur dépendance auprès de lui », analyse Pierre Manoury.

Et, ce ne sont pas les anecdotes qui manquent. Comme cette femme qui aurait été victime de chantage de la part du sorcier qui serait aussi un pervers sexuel, ou ce vieillard qui a dû remettre sa carte de pension, ou encore ce couple dont le terrain aurait été saisi par le longaniste escroc…

Cependant, les rituels des sorciers semblent être devenus des plus macabres. Nombreux sont les cas de meurtres sur fond d’accusation de « sorcellerie » (voir hors-texte).

« Auparavant, il fallait compter sur trois ‘‘W’’ pour élucider un meurtre : le wine, le woman et le wealth », explique Goorooduth Chuttoo, ex-policier et président du Mouvement d’aide aux victimes de la sorcellerie (MAVS). « Aujourd’hui, il faudrait ajouter un quatrième ‘‘W’’ pour comprendre les motifs d’un crime, soit le witchcraft », poursuit-il.


Des rituels de plus en plus sordides

Selon Goorooduth Chuttoo, les rituels de sorcellerie sont de plus en plus sordides, car « comme la sorcellerie est une grande arnaque et que les sacrifices des animaux n’apportent aucun résultat, les sorciers sont passés au stade de sacrifices humains », explique-t-il.

« Les longanistes sont des tueurs à gages. Quand ils font quelque chose de mal, ils préfèrent aller jusqu’au bout et cette fuite en avant est génératrice d’excès. Leur quête du pouvoir est tellement grande que dans le cas de Lallmatie, ils se sont livrés à la barbarie », rétorque, quant à lui, Pierre Manoury.

Quid du religieux, car c’est dans les arrière-cours des religions que le phénomène de la magie noire s’est développé. À cela, Ved Gopee, pandit hindou et vice-président du Conseil des religions, répond que c’est davantage « l’ignorance des religions qui pousse vers la sorcellerie ».

Selon lui, au lieu de donner toute sa place à la miséricorde, les rites et rituels hors des cérémonies religieuses sont piétinés. « Par exemple, c’est par manque de compréhension religieuse que l’on dit que la déesse Kali aime le sang. Ce qui devait rester au stade de la symbolique a été mal compris », déclare-t-il.


« Une loi plus sévère »

Les repères religieux semblent avoir disparu dans un pays où les religions se cantonnent à être des sentiers battus. « Il faut que les hommes religieux de tous bords exercent leurs responsabilités.

Ils devraient solliciter leurs coreligionnaires à partir de leur foi et leur permettre de trouver la paix intérieure », soutient le Père Zimmermann.

D’autre part, Étienne Lemaine, un longaniste repenti, estime qu’au-delà du débat sur les religions, « les longanistes ne peuvent se substituer aux médecins et aux psychiatres ».

Cela dit, le MAVS en appelle à la responsabilité de l’exécutif et des autorités policières pour combattre l’hydre de la sorcellerie. Le code pénal prévoit une peine de trois mois et une amende de Rs 2 000 pour le délit de sorcellerie. « Nous demandons que la loi soit revue pour être plus sévère dans les cas de sorcellerie. La police et la Mauritius Revenue Authority doivent agir, car il y a un véritable commerce de la religion », déclare Goorooduth Chuttoo.

Notre époque fondée sur la raison scientifique ne s’est pas débarrassée de sa fascination de l’occulte. Le réveil de la sorcellerie et ce que cela comprend comme mort d’hommes devraient plus que jamais interpeller les autorités sur les carences sociales et prévenir le passage de notre société au stade primitif…



Source
Wednesday 13 February 2008 à 10:27
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Métamorphoses du Diable

Le diable apparaît sous toutes sortes de figures.

«Que diray-je davantage? lit-on dans l'ouvrage de Le Loyer[1]. Il n'y a sorte de bestes à quatre pieds que le diable ne prenne, ce que les hermites vivans es déserts ont assez éprouvé. A sainct Anthoine qui habitoit es déserts de la Thébaïde les loups, les lions, les taureaux se présentoient à tous bouts de champ; et puis à sainct Hilarion faisant ses prières se monstroit tantost un loup qui hurloit, tantost un regnard qui glatissoit, tantost un gros dogue qui abbayoit. Et quoy? le diable n'auroit-il pas été si impudent mesmes, que ne pouvant gaigner les hermites par cette voye, il se seroit montré, comme il fit à sainct Anthoine, en la forme que Job le dépeint sous le nom de Léviathan, qui est celle qui lui est comme naturelle et qu'il a acquise par le péché, voire qui lui demeurera es enfers avec les hommes damnés. Ce n'est point des animaux à quatre pieds seulement que les diables empruntent la figure, ils prennent celles des oyseaux, comme de hiboux, chahuans, mouches, tahons... Quelquefois les diables s'affublent de choses inanimées et sans mouvement, comme feu, herbes, buissons, bois, or, argent et choses pareilles... Je ne veux laisser que quand les esprits malins se monstrent ils ne gardent aucune proportion parce qu'ils sont énormément grands et petits comme ils sont gros et grêles à l'extrémité.»

[Note 1: _Discours et histoires des spectres, etc._ p. 353.]

«J'ai entendu, dit Jean Wier, cité par Goulart[1], que le diable tourmenta durant quelques années les nonnains de Hessimont à Nieumeghe. Un jour il entra par un tourbillon en leur dortoir, où il commença un jeu de luth et de harpe si mélodieux, que les pieds frétilloyent aux nonnains pour danser. Puis il print la forme d'un chien se lançant au lict d'une soupçonnée coulpable du péché qu'elles nomment muet. Autres cas estranges y sont advenus, comme aussi en un autre couvent près de Cologne, le diable se pourmenoit en guises de chiens et se cachant sous les robes des nonnains y faisoit des tours honteux et sales autant en faisoit-il à Hensberg au duché de Cleves sous figures de chats.»

[Note 1: _Thrésor d'histoires admirables, etc._]

«Les mauvais esprits, dit dom Calmet[1], apparoissent aussi quelquefois sous la figure d'un lion, ou d'un chien, ou d'un chat, ou de quelque autre animal, comme d'un taureau, d'un cheval ou d'un corbeau: car les prétendus sorciers et sorcières racontent qu'au sabbat on le voit de plusieurs formes différentes, d'hommes, d'animaux, d'oyseaux.»

[Note 1: _Traité sur les apparitions des esprits_, t. Ier, p. 44.]

«Le diable n'apparoit aux sorciers dans les synagogues qu'en bouc, dit Scaliger[1]; et en l'Escriture lors qu'il est reproché aux Israëlites qu'ils sacrifioient aux demons, le mot porte aux boucs. C'est une chose merveilleuse que le diable apparoisse en cette forme.

[Note 1: _Scaligerana_, Groeningue, P. Smith, 1669, in-12. 2e partie, article _Azazel_.]

«Les diables, dit-il plus loin[1], ne s'addressent qu'aux foibles; ils n'auroient garde de s'addresser à moy, ie les tuerois tous.»

[Note 1: Même ouvrage, article _Diable_.]

Quelquefois le diable apparaît sous la forme empruntée d'un corps mort.

«Je ne puis, dit Le Loyer[1], pour vérifier que les diables prennent des corps morts qu'ils font cheminer comme vifs, apporter histoire plus récente que celle-ci. Ceux qui ont recueilliz l'histoire de notre temps de la démoniaque de Laon disent qu'un des diables qui étoit au corps d'elle appelé Baltazo print le corps mort d'un pendu en la plaine d'Arlon pour tromper le mary de la démoniaque, et la fraude du diable fut descouverte en ceste façon. Le mary estoit ennuyé des frais qu'il faisoit procurant la santé de sa femme, n'y pouvant plus fournir. Il s'addresse donc à un sorcier, qui l'asseure qu'il délivrera sa femme des diables desquels elle estoit possédée. Le diable Baltazo est employé par le sorcier et mené au mary qui leur donne à tous à souper, où se remarque que Baltazo ne but point. Après le souper, le mary vint trouver le maître d'escole de Vervin en l'église du lieu, où il vaquoit aux exorcismes sur la démoniaque. Il ne luy cele point la promesse qu'il avoit du sorcier, et réitérée de Baltazo durant le souper qu'il guériroit sa femme, s'il le vouloit laisser seul avec elle: mais le maître d'escole avertit le mary de prendre bien garde de consentir cela. Quelque demie heure apres le mary qui s'étoit retiré, amène Baltazo dans l'église, que l'esprit Baalzebub qui possédoit la femme appela incontinent par son nom, et luy dit quelques paroles. Depuis Baltazo sort de l'église, disparoit et ne sçait-on ce qu'il devint. Le maistre d'escole qui voit tout cecy, conjure Baalzebub, et le contraint de confesser que Baltazo étoit diable et avoit prins le corps d'un mort, et que si la démoniaque eut esté laissée seule, il l'eust emportée en corps et en âme.»

[Note 1: _Discours et histoires des spectres, visions, etc._ p. 244.]

«L'exemple de Nicole Aubry, démoniaque de Laon est plus que suffisant pour montrer ce que je dis, ajoute Le Loyer[1]. Car devant que le diable entrast en son corps, il se presenta à elle en la forme de son père décédé subitement, luy enjoignit de faire dire quelques messes pour son âme, et de porter des chandelles en voyage. Il la suivoit partout où elle alloit sans l'abandonner. Cette femme simple obéit au diable en ce qu'il lui commandoit, et lors il leve le masque, se montre à elle, non plus comme son père, mais comme un phantosme hideux et laid, qui luy persuadoit tantost de se tuer, tantost de se donner à luy.--Cela se pouvoit attendre par les réponses que la démoniaque faisoit au diable, luy résistant en ce qu'elle pouvoit.--Je me veux servir de l'histoire de la démoniaque de Laon attestée par actes solennels de personnes publiques, tout autant que si elle estoit plus ancienne. Il y a des histoires plus anciennes qu'elle n'est, où à peine on pourroit remarquer ce qui s'est veu en ceste femme démoniaque. Ce fut pour nostre instruction que la femme fut ainsi tourmentée au coeur de la France, mais notre libertinisme fut cause que nous ne les peusmes apprendre.»

[Note 1: _Discours et histoires des spectres, visions, etc._, p. 320.]

Bodin[1] fait connaître une histoire analogue:

[Note 1: _Démonomanie_, livre III, ch. VI.]

«Pierre Mamor récite, dit-il, qu'à Confolant sur Vienne, apparut en la maison d'un nommé Capland un malin esprit se disant estre l'âme d'une femme trespassée, lequel gemissoit et crioit en se complaignant bien fort, admonestant qu'on fist plusieurs prières et voyages, et révéla beaucoup de choses véritables. Mais quelqu'un lui ayant dit: Si tu veux qu'on te croye dis _Miserere mei Deus, secundum magnam misericordiam tuam_. Sa réponse fut: Je ne puis. Alors les assisants se mocquerent de lui, qui s'enfuit en fremissant.»

Le diable prend même parfois la forme de personnes vivantes.

Voici par exemple ce que rapporte Loys Lavater[1]:

[Note 1: _Trois livres des apparitions des esprits, fantasmes, prodiges, etc., composez par Loys Lavater, plus trois questions proposées et résolues par M. Pierre Martyr_. Geneve, Fr. Perrin, 1571, in-12.]

«J'ai ouï dire à un homme prudent et honnorable baillif d'une seigneurie dépendante du Zurich, qui affirmoit qu'un jour d'esté allant de grand matin se promener par les prez, accompagné de son serviteur, il vid un homme qu'il cognoissoit bien, se meslant meschamment avec une jument: de quoy merveilleusement estonné retourna soudainement, et vint frapper à la porte de celuy qu'ils pensoyent avoir veu, où il trouva pour certain qu'il n'avoit bougé de son lict. Et si ce bailli, n'eust diligemment seu la vérité, un bon et honneste personnage eust esté emprisonné et gehenné. Je récite ceste histoire, afin que les juges soyent bien avisez en tels cas. Chunégonde, femme de l'empereur Henry second, fut soupeçonnée d'adultere, et le bruit courut qu'elle s'accointoit trop familierement d'un gentilhomme de la cour. Car on avoit veu souvent la forme d'iceluy (mais c'estoit le diable qui avoit pris ce masque) sortant de la chambre de l'empereur. Elle monstra peu après son innocence en marchant sur des grilles de fer toutes ardentes (comme la coutume estoit alors) et ne se fit aucun mal.»

«En l'île de Sardaigne, dit P. de Lancre[1] et en la ville de Cagliari, une fille de qualité, de fort riche et honnorable maison, ayant veu un gentilhomme d'une parfaicte beauté et bien accompli en toute sorte de perfections s'amouracha de luy, et y logea son amitié avec une extrême violence. (Elle sut dissimuler et le gentilhomme ne s'apperceut de rien). Un mauvais démon pipeur, plus instruit en l'amour et plus affronteur que luy, embrassant cette occasion, recognut aisément que cette fille esprise et combatue d'amour seroit bientôt abbatue... Et pour y parvenir plus aisément, il emprunta le masque et le visage du vray gentilhomme, prenant sa forme et figure, et se composa du tout à sa façon, si bien qu'on eut dit que c'estoit non seulement son portrait, mais un autre luy-même. Il la vit secretement et parla à elle, lui feignit des amours et des commoditez pour se voir. De manière que le mauvais esprit qui trouve les sinistres conventions les meilleures abusa non seulement de la simplicité de ceste jeune fille, ains encore du sacrement de mariage par le moyen duquel la pauvre damoyselle pensoit aucunement couvrir sa faute et son honneur. De sorte que, l'ayant espousé clandestinement, adjoustant mal sur mal, comme plusieurs s'attachent ordinairement ensemble pour mieux assortir quelque faict execrable tel que celuy-ci, ils jouyrent de leurs amours quelques mois, pendant lesquels cette fille faussement contente cachoit le plus possible ses amours... Il advint, que sa mère luy donna quelque chose sainte qu'elle portoit par dévotion, qui lui servit d'antidote contre le démon et contre son amour, brouillant ses entrées et troublant ses commoditez. Le diable lui avait recommandé de ne pas lui envoyer de messager, mais la jalousie la poussant, elle en envoya un au gentilhomme pour le prier de se rendre auprès d'elle, lui reprocha son abandon, etc. Le gentilhomme tout étonné lui déclara qu'elle a été pipée et établit qu'à l'époque du prétendu mariage il était absent. La damoyselle reconnut alors l'oeuvre du démon et se retira dans un monastère pour le reste de sa vie.»

[Note 1: _Tableau de l'inconstance des mauvais anges_, p. 218.]

Wier[1] raconte cette histoire d'une jeune fille servante d'une religieuse de noble maison, à qui le diable voulut jouer un mauvais tour. «Un paysan lui avoit promis mariage; mais il s'amouracha d'une autre: dont ceste-ci fut tellement contristée, qu'estant allée environ une demie lieue loin du couvent, elle rencontra le diable en forme d'un jeune homme, lequel commença à deviser familièrement avec elle, lui descouvrant tous les secrets du paysan, et les propos qu'il avoit tenus à sa nouvelle amie: et ce afin de faire tomber cette jeune fille en désespoir et en résolution de l'estrangler. Estans parvenus près d'un ruisseau, lui print l'huile qu'elle portoit, afin qu'elle passast plus aisément la planche, et l'invita d'aller en certain lieu qu'il nommoit; ce qu'elle refusa, disant: Que voulez-vous que j'aille faire parmi ces marest et étangs? Alors il disparut, dont la fille conçeut tel effroy qu'elle tomba pasmée: sa maistresse, en estant avertie la fit rapporter au couvent dedans une lictière. Là elle fut malade, et comme transportée d'entendement, estant agitée de façon estrange en son esprit, et parfois se plaignoit estre misérablement tourmentée du malin, qui vouloit l'oster de là et l'emporter par la fenestre. Depuis elle fut mariée à ce paysan et recouvra sa première santé.»

[Note 1: _Histoires, disputes et discours des illusions et impostures des diables_.]

Le même auteur[1] rapporte cette histoire singulière d'une métamorphose du diable:

[Note 1: _Histoires des impostures des diables_, p. 196.]

«La femme d'un marchand demeurant à deux ou trois lieues de Witemberg, vers Slésic, avoit, dit-il, accoustumé pendant que son mary estoit allé en marchandise, de recevoir un amy particulier. Il advint donc pendant que le mary étoit aux champs que l'amoureux vint veoir sa dame, lequel après avoir bien beu et mangé, il faict son devoir, comme il luy sembloit, il apparut sur la fin en la forme d'une pie montée sur le buffet, laquelle prenoit congé de la femme en cette manière: Cestuy-ci a esté ton amoureux. Ce qu'ayant dit, la pie disparut, et oncques depuis ne retourna.»

Bouloese rapporte cette singulière aventure arrivée à Laon[1]:

[Note 1: _Le Trésor et entière histoire de la triomphante victoire du corps de Dieu sur l'esprit en colère de Beelzebub, obtenue à Laon l'an 1566_, par Bouloese. Paris, Nic. Chesneau, 1578, in-4°.]

«Lors ce médecin réformé, sans en communiquer au catholique, ne perdant cette occasion de bouche ouverte, tira de sa gibessière une petite phiole de verre contenant une liqueur d'un rouge tant couvert qu'à la chandelle il apparoissoit noir, et luy jetta en la bouche. Et Despinoys esmeu par la puanteur, haulsant la main droicte au devant s'escria disant: Fy, fy, Monsieur nostre maistre que luy avez-vous donné? Et en tomba sur sa main de ce rendue pour un temps fort puante (dont par après il fut contraint de manger avec la gauche tenant cependant la droicte derrière le dos) comme aussi toute la chambre fut remplie de cette puantueur. Le corps devint roide comme une buche, sans mouvement ny sentiment quelconque. Dont ce médecin réformé fort étonné, dist que c'estoit une convulsion. Et retira une autre bouteille pleine de liqueur blanche, qu'il disoit notre eau de vie avec la quintessence de romarin pour faire revenir à soy la patiente, et faire cesser la convulsion. Et pour exciter la patiente lui feist frotter et battre les mains en criant: Nicole, Nicole, il faut boire. Cependant une beste noire (avec révérence semblable à un fouille-merde: aussi à Vrevin s'était montrée une autre sorte de grosse mouche a vers que par ses effets l'on a jugée estre ce maistre mouche Beelzebub), beste noire que peu après appela le diable escarbotte, fut veue et se pourmena sur le chevet du lict et sur la main du dict Despinoys en l'endroit de la susdite puante liqueur respandue... Toutefois ce médecin disant estre une ordure tombée du ciel du lit, secoua, mais en vain, pour en faire tomber d'autres. Et se voyant ne pouvoir exciter la patiente et avoir esté reprins d'avoir jeté en la bouche d'icelle, ceste liqueur tant puante, print une chandelle et s'en alla.»
source:inquisitor
Thursday 14 February 2008 à 18:58
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Enquête. Coup de filet chez les satanistes


Tombes abîmées, croix renversée, plaques religieuses brisées, inscriptions à la gloire de Satan… En l'espace de deux mois, en juin et août 2007, deux cimetières de Toulouse ont été vandalisés. Des dégradations choquantes qui ont mobilisé pendant huit mois les enquêteurs de la brigade des affaires générales de la sûreté urbaine. Ces policiers, pour démasquer les auteurs possibles de ces saccages dans les cimetières de Croix-Daurade et Terre Cabade, se sont plongés dans la littérature et les sites gothiques ou sataniques. Le tout sur fond de black métal, musique de ce milieu où le culte de satan se mélange à celui du sang et des vampires…
adeptes du groupe « putréfaction »

Après recoupements, écoutes et de filatures menées sous commission rogatoire du juge Serge Lemoine, les enquêteurs ont ciblé des adeptes de cette mouvance. Et notamment une jeune femme, modèle à ses heures, employée dans un restaurant végétarien (!) selon son avocate et qui, aux yeux des policiers, serait la véritable égérie d'un petit groupe hanté par la mort.

Longtemps les enquêteurs de la sûreté ont cru pouvoir surprendre ces suspects en flagrant délit. « Depuis le mois d'août, jamais ils ne sont retournés dans un cimetière à Toulouse », glisse la commissaire Sophie Thomas, responsable adjointe de la sûreté. Et finalement lundi, à 6 heures, cinquante membres de la sûreté ont « débarqué » chez onze personnes dans et autour de Toulouse. Ces suspects ont été interpellés. Des adeptes du black métal et notamment de « Putréfaction », groupe toulousain au son acéré. Quelques croix et autre objets mortuaires ont été découverts lors de ces perquisitions. Des pièces dont les enquêteurs n'ont pu vérifier lors des gardes à vue s'ils avaient été dérobés lors des soirées rituelles…

Après avoir longtemps nié leurs implications, cinq suspects ont admis leur responsabilité et leurs « visites » dans les cimetières. Sous fond d'alcool et de célébrations diverses, ils se seraient livrés aux dégradations et au culte de leur maître…
le club des cinq

Côté police, cette arrestation donne le sourire. L'enquête a été longue et pas simple. Le travail du juge Serge Lemoine va maintenant consister à comprendre les motivations de ces jeunes adultes, âgés de 25 à 27 ans. Comment ont-ils pu se laisser aller à des pratiques dont les motivations restent inquiétantes. Inconnus des services de police et de la justice avant cette histoire, tous les cinq ont été mis en examen hier pour « destructions dégradations graves en réunion en raison d'une appartenance ou de la non-appartenance vraie ou supposée à une religion de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien ». Un délit puni d'un maximum de trois ans de prison et 45 000 € d'amende. Et les policiers pensent désormais aux victimes. Une dizaine a déjà porté plainte mais ce sont 120 tombes qui ont été dégradées par ces curieux adeptes de Satan.

Plus de 120 tombes avaient été saccagées dans les cimetières de Terre Cabade et Croix-Daurade, l'été dernier. Photo illustration DDM.
Des personnalités à double facette

Les cinq personnes mises en examen hier matin par le juge Serge Lemoine ne sont pas des adolescents attardés, excités par quelques films de vampires. Ils ont même derrière eux une vie sociale presque classique. Du moins dans leur quotidien, au grand jour.

Ainsi l'un d'eux, âgé de 26 ans, est très connu dans la commune ou il travaille en banlieue de Toulouse. Animateur dans une école, il bénéficie d'une excellente réputation. « Les gosses l'adorent. Il m'avait dit qu'il avait repris ses études. Je suis estomaquée », confie une femme qui le croise régulièrement. Autre adepte des virés dans les cimetières, un élève ingénieur de 25 ans à l'aise dans ses études et membre d'un groupe de black métal. Cette musique très hard rassemble d'ailleurs plusieurs individus suspectés par les policiers. Et aux côtés des quatre hommes aujourd'hui accusés, une jeune femme de 27 ans. Elle revendique son goût du sang dans certains entretiens et son site sur internet rassemble des photos où son goût des vampires et des cimetières est clairement affiché. Assez originale pour une femme déjà inquiétée dans une affaire similaire en 2000 à Mailholas, dans le Muretain et qui, pour gagner sa vie, travaille dans un restaurant végétarien.
Gothiques : « Pas notre truc »

On les retrouve au Chat d'Oc, attablés comme les autres jeunes autour d'un verre. Ce café du centre ville toulousain, parfaitement ordinaire dans la journée, est un peu leur lieu de ralliement, leur fief depuis que Jean-Luc, le serveur est arrivé, il ya treize ans, derrière le comptoir. Par amitié, ses copains sont alors devenus des clients fidèles du lieu : « Vous savez, c'est une clientèle tout à fait ordinaire. Il n'y a que leurs vêtements qui étonnent un peu », précise André Demat, le patron . En effet. Gabriel, 20 ans et Boris, 18 ans sont tout de noir vêtus. Gothique depuis six ans, ils tiennent à préciser immédiatement : « Le satanisme, c'est pas notre truc, ni le nazisme d'ailleurs. Arrêtons les idées toutes faites ». Ils poursuivent : « Etre gothique, c'est d'abord une idéologie et une façon de vivre anti -conformiste par rapport à l'ordre établi».

Gabriel et Boris sont animateurs dans une école primaire. « Nous allons d'ailleurs travailler avec ces vêtements. Les enfants adorent ». Ils aiment rire, faire la fête, mais ne se font pas d'illusion sur le futur : « Nous sommes pessimistes mais ne faisons rien non plus pour changer le monde ». Quand ils sortent, ce ne sont pas les cimetières qu'ils visitent mais plutôt les discothèques comme la Notte, ou l'Arsène Lupin. Ils aiment aussi les concerts, pas forcément ceux de musique metal. « Il y a tellement de variantes dans ce mouvement que les gens assimilent tout ». Gabriel et Boris avouent être souvent confrontés à l'intolérance par manque de connaissance.

« Certains ne supportent pas nos vêtements, nous jettent parfois des pierres ». Passionnés de culture underground, le duo n'a rien de dépressif : « On a une vie totalement normale. On ne pourrait simplement pas sortir en jean baskets ». Silvana Grasso

Publié le 14 février 2008 à 08h26

LA DEPECHE




Saturday 16 February 2008 à 09:41
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Rocambolesque affaire de sorcellerie à Nabaya.



http://www.radio-kankan.com/Nouvelles-Radi...902db651.0.html

Depuis quelques jours, cette affaire rocambolesque de sorcellerie est sur toutes les lèvres à Kankan. Cette affaire macabre s’est produite dans le quartier de briqueterie dans la commune urbaine. Pour la petite histoire, tout commencera par la brusque maladie de Pierre Kéloua Fouendé Tenkiano étudiant en classe de 3 ieme année psychopédagogie à l’université Julius Nyéréré de Kankan.



Lors du pèlerinage diocésain de Brouadou dans la préfecture de Kissidougou dans ce moi de Février 2008. De façon brusque, Pierre perdra le sens de ses membres inférieurs, très intrigué,il fut conduit dans le centre de santé de Brouadou pour les premiers soins. Face à la persistance de l’état du jeune, la famille évacuera le jeune homme vers Kankan ou il sera admis à l’hôpital régional de Kankan.



Après de multiples examens, les médecins ne diagnostiqueront rien. Au chevet de son lit, Pierre fera un songe ou il verra son neveux Otis qui disait en ces mots : si l’année passé nous t’avions raté, cette année nous te rateront pas. A rappeler que le défunt Pierre avait perdu sa petite fille Jacqueline dans les mêmes conditions en décembre 2007. Otis, Sia, Jeannette et la mère de la victime nommé Findako avaient juré finir avec le jeune Pierre Tinkiano.

Etant à l’hôpital, Pierre avant sa mort avait expliqué le rêve à son ami intime nommé Cyprien lui aussi étudiant à Kankan. Dans la soirée du samedi 9 février 08 à 17h, le jeune Pierre Tinkiano rendra l’âme à leur domicile, sise au quartier briqueterie. C’est le dimanche 10 février 08 pendant les obsèques de Pierre que toute l’affaire éclatera avec la menace de trois femmes par un esprit et les aveux d’une fillette de 13 ans dénonçant Otis, Sia, Jeannette et la mère du jeune comme étant les bourreaux de la mort de Pierre.



Trois heures plus tard, une autre fillette qui servait le repas, renversa un bol et dans la transe s’évanouira dans la cour en inculpant les mêmes auteurs. Selon la sagesse chrétienne, les parents tairont le problème jusqu’après l’enterrement du jeune. Le lundi 11 février 08, une femme du quartier viendra renforcer les soupsons des uns et des autres avec le songe qu’elle fera sur le défunt qui dénonçait membres de sa famille.



Du jour d’aujourd’hui, deux cases ont été brûlées par les jeunes du quartier et les coupables sont tous en fuite. L’affaire dite des sorciers de la briqueterie reste encore à la une, et toutes les nuits des jeunes chrétiens gardent encore le tombeau de la victime jusqu’au 7ieme jour comme l’a indiqué la victime dans un rêve.
Wednesday 20 February 2008 à 10:08
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L'Ankou


Dans un temps très reculé, il existait une sorte de gens riches qui n'étaient ni fières ni égoïstes, et qui avaient la bonté d'apporter un peu de bonheur aux pauvres. C'est l'histoire d'un grand propriétaire paysan, qui avec sa bonté naturelle, avait instauré depuis quelques années une certaine tradition. Lorsque certain samedi, l'on tuait chez lui un cochon ou un boeuf, cet homme venait à la messe du dimanche et conviait toute la populace à une grande ripaille pour le mardi suivant.

Ce jour là, il fit comme à l'accoutumé son annonce, en répétant à qui voulait l'entendre ces mots : Venez tous!, venez tous ! Les gens piétinaient alors gaiement le cimetière mais qui se souciait de troubler le repos d'un mort? Lorsque la foule se dispersa, l'homme entendit une voix qui lui dit : Irai je aussi, moi!? L'homme qui dans sa grande bonté ne voulait oublier personne répondit à cette voix, qu'elle était conviée, comme toutes les oreilles qui auraient interceptées son message et qu'elle serait la bienvenue. Le mardi venu, une foule immense se dirigea vers le domaine de leur hôte. Une fois que les estomacs furent rassasiés, quelqu'un s'annonça, cet homme avait l'air d'un mendiant, ses vêtements lui collaient à la peau et dégageait une odeur désagréable de pourriture.

Le bon paysan lui fit toute de suite une place et l'installa devant une assiette débordante de victuailles. cet être étrange ne toucha pourtant pas à son repas, et ne desserra pas les dents une seule fois du repas. Vers la fin de l'après midi, les hommes sortirent pour fumer, les femmes pour bavarder , d'autre commencèrent à prendre congés. Il ne restait plus que l'homme au visage morne. Le bon paysan, lui dit de ne pas se presser, qu'étant donné qu'il était le dernier arrivé, il était en droit de profiter du banquet plus longtemps que les autres. L'homme se leva alors, secoua ses vêtements , le pauvre paysan n'en croyait pas ses yeux, ce n'était pas des morceaux d'étoffes qui tombaient sur le sol; mais des lambeaux de chair pourrie qui dégageaient une odeur pestilentiel. La créature n'était plus qu'un squelette et s'approcha de l'homme.

Elle lui dit en lui posant la main sur l'épaule , qu'il l'avait invité lorsqu'il était dans le cimetière,qu'il avait affirmer qu'il n'y avait personne de trop, et qu'il aurait du s'informer de son identité avant d'inviter. Cependant, comme il avait été bon avec l'ANKOU, cette dernière voulu lui offrir un geste d'amitié: l'homme fut prévenu qu'il ne restait plus que huit jours à vivre. Que l'ANKOU reviendrait le chercher le mardi suivant d'accord ou pas, et qu'il avait huitaine pour mettre de l'ordre dans ses affaires. comme convenu, le brave homme fut emporté par l'ANKOU le mardi suivant, on dit alors que sa largesse et sa bonté lui avaient valu de faire une bonne mort...


(source:Inquisitor)

Sunday 24 February 2008 à 12:29
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Le fossoyeur de Penvénan


C'est l'histoire d'un fossoyeur de Penvénan. Il était si vieux, que l'on disait qu'il avait du labourer au moins 6 fois le cimetière (entendez par la qu'il avait enterré successivement au moins 6 morts dans le même trou). Cet homme connaissait "ses" morts parfaitement, il pouvait même dire, à quel degrés de décomposition les dépouilles pouvaient être...c'est dire combien il était consciencieux ! Un matin, le vieux fossoyeur fut appelé par le recteur du petit village Breton. un certain Mab Ar Guenn venait de décéder. Le recteur souhaitait alors que le fossoyeur creuse la tombe du défunt à l'emplacement de la tombe d'un dénommé Roperz mort depuis 5 ans. Le vieux protesta, répliquant qu'à cet endroit du cimetière, les corps se conserveraient mieux et que Roperz ne devait pas encore être rongé par la vermine...

Le recteur ne voulu rien savoir, et le força à l'enterrer à l'emplacement convenu. Le pauvre fossoyeur, n'était pas très à l'aise, il ne pouvait guère désobéir mais il savait qu'il ne devait pas faire cela. Il alla donc creuser la tombe, au premier coup de pioche, il frappa si fort que l'outil traversa le cercueil et éventra le cadavre .Désolé d'avoir maltraité un de "ses" morts, le vieillard fit en sorte que les deux dépouilles ne soient point gênées dans leur repos, mais une fois rentré chez lui, il ne se senti pas en repos... refusa de manger et alla se coucher... A peine commençait il a trouver le sommeil que la;porte s'ouvrit... C'était le spectre du pauvre Roperz... Il était venu pour avoir une explication... Le fossoyeur tout tremblant le pria de lui pardonner son geste, en lui expliquant qu'il se devait d'obéir aux ordres du recteur sous peine de perdre son emploi , Roperz lui pardonna, mais il fallait que le vieux fossoyeur fasse quelques chose de très important pour lui. Il n'était pas heureux dans l'autre monde, il lui manquait une messe. Il exigeait donc qu'il était normal que pour se faire pardonner le vieillard la paie de ses deniers. Celui ci accepta de bon coeur . Avant de partir, le spectre lui fit part d'un élément important : la messe devrait être impérativement dite par le recteur lui même. La messe fut prononcée le mardi suivant, par le recteur , alors que que ce dernier récitait son homélie, une silhouette vint à passer derrière lui. Le fossoyeur l'avait bien reconnu... Il s'agissait à nouveau de Roperz ce qui ne laissait présager rien de bon. En effet, lorsque le recteur sorti de l'église, il se dirigea vers le cimetière pour regagner son presbytère.A l'instant même ou il passa devant la tombe de Roperz, il tomba, foudroyé. Punis d'avoir déranger le sommeil d'un mort.

(source:inquisitor)
Monday 03 March 2008 à 12:08
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La dame blanche de Lessay (France)

En réalité, la région de Lessay ne compte pas moins de deux dames blanches. La lande de Lessay, située de part et d’autre de la route de Coutances, a toujours eu la réputation d’abriter des apparitions. La première, autrefois victime d’un assassinat, se manifeste dans la lande depuis des siècles par les nuits de pleine lune.


La seconde, plus récente, est très connue par les habitants du Centre-Manche. Elle fait de fréquentes apparitions au bord de la route de Coutances, à la sortie du Village de Le Bingard, faisant du stop pour rejoindre Lessay. Prise en charge, elle disparaît toujours à l’entrée du chef-lieu de canton, à hauteur du cimetière, là où elle repose : il s’agirait d’une adolescente de Lessay, Gabrielle R., tuée en 1970 dans un accident sur cette même route de Coutances.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage



La dame blanche de Balleroy (France)


C’est toujours lors de nuits pluvieuses qu’elle apparaît, à la sortie de la localité, en direction de Cerisy-la-Forêt. Vêtue de blanc, elle parait avoir moins de vingt ans, et demande à être déposée dans un village voisin, "là où habite sa mère".


Lors de la traversée du carrefour de l’Embranchement, situé sur la route Saint-Lô/Bayeux, elle montre des signes d’angoisse et de panique. Mais une fois celui-ci franchi, elle n’est déjà plus dans la voiture... C’est à cet endroit qu’elle a trouvé la mort, en 1960, dans une collision causée par un chauffard qui n’avait pas respecté la signalisation.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage



La Dame Blanche de Montpinchon (France)

Près du cimetière de Montpinchon, une dame blanche ferait une apparition chaque 14 du mois. D’ailleurs, dans les années 80, des centaines de spectateurs se déplaçaient pour assister au spectacle. Des milliers de curieux auraient aperçu cette forme évasive déambuler dans la campagne près de la rivière la Soule. Les gendarmes, médusés par un tel déplacement de foule, n’ont jamais pu prouver de supercherie.

Auteur: Pascal Villeroy, Source: Normandie Héritage


Wednesday 05 March 2008 à 10:52
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Spielberg préparerait un réseau social sur les extra-terrestres
La rédaction, le 04 Mars 2008 à 18h03

On sait le réalisateur Steven Spielberg fasciné par le paranormal et les petits hommes verts. Il suffit pour s'en convaincre de voir le nombre de ses réalisations et productions axées autour de la vie extra-terrestre ou des fantômes : Rencontres du troisième type (1977), Poltergeist (1982), E.T l’extra-terrestre (1982), Casper (1995), Men in black (1997), The Haunting (1999), La guerre des mondes (2005), et le prochain Interstellar (2009). Et contrairement à nombre de réalisateurs tel son ami George Lucas, Spielberg situe toujours ses aventures extra-terrestres... sur Terre, et non dans une galaxie lointaine, très lointaine. Comme si l'humain était proche de l'extra-terrestre, ou que la vie extra-terrestre était présente, ici, à la vue de tous, sur notre planète bleue.

On ne sera donc pas tant surpris que cela d'apprendre, selon Techcrunch, que Steven Spielberg se prépare à lancer un réseau social sur Internet qui tournera autour de sujets traitant du paranormal et d'expériences extra-terrestres, pour rassembler tous ceux qui y croient dur comme fer. "Ce nouveau réseau proposera aussi du contenu vidéo sur les fantômes et autres histoires d’ovnis", écrit notre confrère qui précise que "le projet devait, au départ, se faire en partenariat avec Yahoo", mais que c'est que finalement "une équipe de Los Angeles [qui] travaille à son lancement dans les six prochains mois".
http://www.numerama.com/magazine/8781-Spie...terrestres.html




Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 05 March 2008 à 11:40.
Thursday 06 March 2008 à 13:32
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Société – Justice populaire


Brûlée vive pour sorcellerie


Soupçonnées de pratiques meurtrières de sorcellerie, deux personnes viennent de le payer cher dans un village de l’arrondissement de Manjo.

Depuis quelques jours, Beaudor Ngambi, dont la case a été réduite en cendres, se promène au village Bakwat par Manjo avec une machette. Il jure de charcuter ceux qui ont accompli cet acte. Dans la nuit de vendredi 22 au samedi 23 février 2008, la bourgade de Bakwat par Manjo a connu une effervescence particulière. Les jeunes du quartier Mandjam ont brûlé vif Mme Régine Teke, épouse Njanjo, sexagénaire, et ont incendié la maison de Beaudor Ngambi, l’amant de cette dernière. Les deux personnes ont le malheur d’être soupçonnées chefs de file d’un effroyable cercle de sorciers qui sont à l’origine de la mort de la plupart des fils et filles de Bakwat.
Tout est parti du décès le 10 février de l’inspecteur de police de 1er grade, Jules Edia Njanjo, 45 ans, en service au commissariat central n°3 de Bonabéri. Il était marié et père de six enfants. Lors de la veillée de ce dernier, une trentaine de jeunes âgés de 16 à 25 ans, aussi bien résidants que de la diaspora, qui avaient fait le déplacement de Bakwat, pour rendre un dernier hommage au défunt, décident de stopper la série de décès qui frappe ce village en général et en particulier la famille Njanjo à un rythme infernal. “ Il n’y a plus dans ce quartier un garçon âgé de plus de 35 ans. Ils sont tous morts de manière inextricable ”, affirme un des jeunes. Et les accusations étaient portées sur Mme Teke Régine, mère de l’inspecteur de police décédé. “ Elle était une grande sorcière reconnue de tout le village. On sait en arrivant en mariage dans notre famille qu’elle venait d’une famille dont la mère était déjà une très grande sorcière. Il ne fait aucun doute que c’est d’elle qu’elle a hérité ce pouvoir maléfique ”, raconte un membre de cette famille.

Acharnement
Ce qui révolte les jeunes du quartier Mandjam du village Bakwat, et par ailleurs les confortent dans leurs accusations, c’est qu’elle aurait contribué à l’élimination de tous ces enfants, ainsi que des enfants de ses coépouses. Deuxième épouse, dans un foyer polygamique de quatre femmes où elle a accouché cinq enfants, dont quatre garçons et une fille, il n’en reste que le benjamin. “ Ce dernier, âgé d’un peu plus de 25 ans, est encore vivant parce qu’une amie intime à sa mère qui savait sa camarade sorcière, a décidé de l’adopter et de l’éloigner d’elle depuis sa tendre enfance ”, déclare une de nos sources. C’est dans l’exaspération que les jeunes disent être passés à ces actes odieux du reste condamnés par la loi.
La sexagénaire est d’abord passée dans un procès où elle n’a eu pour banc des accusés que les pneus de voitures. Il était question de l’amener à citer ses autres complices. Mais, apprend-on, elle est restée stoïque même sous les flammes des pneus brûlés, sous lesquelles elle ne rendra pas l’âme. Les habitants du quartier vont se résoudre de faire appel à un spécialiste en autopsie traditionnelle pour extraire son cœur avant de brûler ses restes dans une fosse et l’ensevelir.
Bien avant, les jeunes du quartier Mandjam se sont rendus au domicile de Beaudor, son amant et supposé complice. Fort heureusement, avec l’aide de son fils arrivé de Kumba pour les obsèques de Jules Edia Njanjo, Beaudor va opposer une résistance à la machette, non sans avoir tranché deux doigts à l’un de ses assaillants. Il va s’échapper par la porte arrière. C’est alors que les jeunes vont mettre le feu sur sa case et la réduire en cendres.

Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 06-03-2008

http://www.lemessager.net/details_articles...;code_art=22737

Friday 07 March 2008 à 12:10
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Spielberg préparerait un réseau social sur les extra-terrestres


La rédaction, le 04 Mars 2008 à 18h03

On sait le réalisateur Steven Spielberg fasciné par le paranormal et les petits hommes verts. Il suffit pour s'en convaincre de voir le nombre de ses réalisations et productions axées autour de la vie extra-terrestre ou des fantômes : Rencontres du troisième type (1977), Poltergeist (1982), E.T l’extra-terrestre (1982), Casper (1995), Men in black (1997), The Haunting (1999), La guerre des mondes (2005), et le prochain Interstellar (2009). Et contrairement à nombre de réalisateurs tel son ami George Lucas, Spielberg situe toujours ses aventures extra-terrestres... sur Terre, et non dans une galaxie lointaine, très lointaine. Comme si l'humain était proche de l'extra-terrestre, ou que la vie extra-terrestre était présente, ici, à la vue de tous, sur notre planète bleue.

On ne sera donc pas tant surpris que cela d'apprendre, selon Techcrunch, que Steven Spielberg se prépare à lancer un réseau social sur Internet qui tournera autour de sujets traitant du paranormal et d'expériences extra-terrestres, pour rassembler tous ceux qui y croient dur comme fer. "Ce nouveau réseau proposera aussi du contenu vidéo sur les fantômes et autres histoires d’ovnis", écrit notre confrère qui précise que "le projet devait, au départ, se faire en partenariat avec Yahoo", mais que c'est que finalement "une équipe de Los Angeles [qui] travaille à son lancement dans les six prochains mois".

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Wednesday 19 March 2008 à 11:10
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Le Triangle des Bermudes



http://www.dinosoria.com/triangle_bermudes.htm

La mer est apparue il y a environ 4,5 milliards d’années. Elle a été le berceau de la vie et l’élément qui a permit l’apparition et le développement de toute vie sur Terre.
Pourtant, l’océan est la dernière région inexplorée du globe.
Nous ne commençons à percevoir les phénomènes physiques qui se produisent au fond des mers que depuis quelques décennies.
Le mystère du triangle des Bermudes fait justement partie de ces phénomènes naturels. Depuis des siècles, ce triangle maudit est le théâtre d’accidents qui se produisent régulièrement et continuent encore aujourd’hui.
C’est grâce au progrès technologique que nous pouvons avancer des hypothèses fiables sur ces mystérieuses disparitions d’avions et de navires.








Disparitions au cours du 20ème siècle

Au cours du 20ème siècle, on a enregistré près de 100 disparitions à l’intérieur du triangle des Bermudes qui est délimité par la péninsule de Floride, Puerto Rico et l’archipel des Bermudes.
Il faut signaler que des accidents se produisent également dans les zones avoisinantes et dans une dizaine de zones maritimes à travers le monde.

Deux disparitions permettent d’aboutir à une solution scientifique.

En 1961, l’Albatross, un voilier école, sombra subitement au large de la Floride emportant avec lui 6 des 19 membres d’équipage.
D’après les survivants, le voilier a été pris dans une tempête d’une incroyable violence. En soi, ce phénomène n’a rien d’extraordinaire.
Mais, ce qui l’est plus, c’est que le temps était beau ce jour là. Le voilier avançait sur une mer calme quand subitement un coup de vent violent le renversa.
Cela dura quelques minutes puis la mer redevint calme et lisse. Les marins ont surnommé ce phénomène imprévisible « le grain blanc ».



Le 5 décembre 1945, une disparition inexpliquée se produisit. Cinq avions de l’aéronavale américaine partent de la Floride et disparaissent sans laisser de trace.
La marine envoie alors un avion de sauvetage qui explose en plein vol.
L’enquête ne permit pas de retrouver les débris de cet appareil. Si, d’après les témoins, cet avion a explosé, il ne peut pas s’agir d’une rafale violente.

Le mystère du grain blanc

Le mystère du grain blanc est sur le point d’être résolu suite au crash d’un avion en 1975. Ce jour là, une rafale descendante se produisit juste au moment où l’avion survolait l’aéroport. Elle entraîna une violente turbulence atmosphérique.
Quelques secondes plus tard, l’avion s’écrasait.

On appelle ce vent violent « rafale descendante ». C’est en fait une véritable avalanche d’air qui tombe d’un coup d’un nuage.
Le vent qui peut être supérieur à 300 km/h souffle avec une violence destructrice. Le phénomène ne dure jamais plus de quelques minutes et ressemble beaucoup au grain blanc décrit par les marins.
L’étude a abouti sur la preuve que ce phénomène se produit aussi en mer.



Sous l’effet du soleil, l’énergie thermique des eaux s’élève dans l’atmosphère et entraîne la formation de cumulo nimbus au-dessus de l’archipel des Bermudes et jusque dans le golf du Mexique.
Les plus gros de ces cumulo nimbus emmagasinent une vaste énergie thermique provenant de la mer.

On sait aujourd’hui que ce sont ces cumulo nimbus qui provoquent les rafales descendantes.

Un accident qui dévoile la vérité

Si les rafales descendantes peuvent faire chavirer n’importe quel navire, même les plus gros, elles ne peuvent pas provoquer une explosion.
Curieusement, c’est un accident sur une station de forage pétrolière qui permit d’établir une hypothèse assez fiable.

Lors d’un forage, une explosion eut lieu et un incendie ravagea la station. On se rendit compte que d’importantes quantités de méthane échappées du sous-sol marin étaient remontées à la surface pour s’enflammer.
Tout ce gaz qui remonte en bouillonnant peut sans problème renverser une plate forme pétrolière.

Scénario d’une tragédie

D’après les scientifiques, voilà le scénario qui a aboutit à la disparition des avions:

1. Dans le plateau continental, à plus de 500 m de profondeur, à une température inférieure à 5°C, l’hydrate de méthane reste stable
2. Quand le fond des mers se fragmente sous l’effet d’un séisme par exemple, d’importantes quantités de méthane s’échappent
3. L’hydrate de méthane remonte à la surface de l’eau en bouillonnant

Un bateau peut se retrouver prisonnier de cette mer en ébullition. Il perd sa flottabilité et coule.

Quand ces importants volumes de méthane atteignent la surface de l’eau, le gaz, plus léger que l’air, monte dans l’atmosphère.
Quand le moteur de l’avion entre en contact avec le méthane, le gaz s’enflamme et l’appareil explose.

La vérité n’est pas ailleurs

Si le mystère du triangle des Bermudes continue à fasciner, il faut admettre que toutes ces disparitions n’ont aucun rapport avec des phénomènes paranormaux ou mystérieux.

Même si aujourd’hui, la science ne peut pas tout prouver, faute de preuves tangibles (le gaz ne laisse aucune trace), les phénomènes atmosphériques que l’on commence tout juste à comprendre en sont certainement la cause.
Les perturbations magnétiques que l'on a constaté dans cette zone expliquent les perturbations et pannes des instruments.

Les phénomènes naturels (Ouragans, tempêtes et trombes marines notamment) expliquent la plupart des naufrages et disparitions de navires.

Cependant, certains faits relatifs à des apparitions et à des distorsions du temps continuent à intriguer.


Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 19 March 2008 à 11:10.
Wednesday 19 March 2008 à 17:13
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