

LUNE
| QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 12:45) |
![]() ![]() LUNE |

| QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 15:35) |
Dès ses débuts, en entonnant "wahaqqika anta al mouna" et "salou qalbi", Rajaâ Belmlih avait ensorcelé plus d’un mélomane. Depuis, sa carrière de chanteuse de charme ne cessa d’évoluer. Qui n’a pas fredonné les "madinate al achiquin" et autre "ya jarata wadina" ? Avant de s’éclipser pour un certain temps, elle nous laissa comme seule consolation un tube et sublime clip, "chawq al ouyoun" que diffusent, en boucle, les chaînes arabes. Remise d’une grave maladie pour le bonheur de ses fans, elle vient de mettre les dernières retouches à deux albums concoctés en collaboration avec des paroliers, compositeurs et arrangeurs en vogue, les Karim Iraki, Hamid Chairi, Ali Sarhane, Nabil Khaldi….Elle qui séjourne, avec sa petite famille, aux Emirats Arabes Unis, c’est son pays le Maroc qu’elle a élu pour son retour médiatique. Au programme une grande soirée à 2M qu’elle a enregistrée le 31 mai , tournage d’un clip, projet avec Nouaman Lahlou et participation aux festivals de Walili (du 3 au 7 août) et à celui de Rabat. Assisterons-nous à un duo avec la Syrienne Assala Nasri. C’est le désir des deux divas et le souhait du large public. |

| QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48) |
| On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région: Al Ala, Musique Andaluci Marocaine Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé. |
| QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48) |
| On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région: Al Ala, Musique Andaluci Marocaine Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé. |

| QUOTE (LUNEDMONTS @ 02 May 2006 à 12:55) |
| on trouve aussi dans le repertoire Marocain, l'art de l'ecoute, ou bien ce qu'on appelle "SAMAA": Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Sidna Mohamed (P.S.) et à Allah. Un groupe de Samaa se compose de 8 à 40 membres se produisant lors de fêtes religieuses, à l'intérieur des mosquées, des mausolées ou simplement chez des paticuliers à l'occasion de mariages, circoncisions, naissances ou enterrements. Dans les chants, la majorité des "Mounchids" (choristes) maintient la ligne mélodique dans des tonalités graves et sobres, ce qui permet aux solistes d'élaborer des "broderies", ornements vocaux, sur les chants. La technique de respiration, à la fois intuitive et codifiée, fait en même temps apparaître la chaîne sonore come un tout émanant d'un seul souffle. La pratique du Samaa remonte à l'avènementde l'Islam (622 A.D.) Le Prophète (P.S) fut reçu lors de son exode de la Mecque à Médine, par un chant à sa gloire. "Le Lune trône parmi nous" est chanté encore de nos jours dans tous les pays arabes. Le Samaa de Fès a su traverser les siècles en s'enrichissant par l'arrivée des Arabes d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 et par leur musique dite andalouse. Le flux ininterrompu des assoiffés de savoir à Fès, a permis aux chanteurs de rester en contact avec la musique de l'orient arabe. Toutes ces influences musicales poétiques, une fois tamisées à Fès, ont créé un genre musical original, local et en perpétuelle évolution. Le Samaa a pu nous parvenir, riche et authentique. Il a su plaire aux fervents des belles mélodies arabo-andalouses et cohabite avec l'orthodoxie musulmane en louant Allah et son Prophète (P.S.). Les confréries soufies pratiquant le "Dikr", chant au rythme extatique à but thérapeutique, ont une influence certaine sur le Samaa. Ils ont tous deux pour but d'aider les chercheurs de la vérité suprême à atteindre Dieu en empruntant des sentiers ésotériques : le Soufisme. L'influence prépondérante de la musique arabo-andalouse sur le Samaa nous incite à en parler davantage. Cette musique se compose de 11 "Noubas" telle l'a répertoriée Al-Haïk dans son ouvrage du 18ème siècle. La "Nouba" est une suite de poèmes chantés. Chaque suite est appelée "San'a" (oeuvre d'art). Ces poèmes peuvent s'enchaîner directement ou être séparés par des interludes instrumentaux ou vocaux. Ainsi, une Nouba se compose de 5 mouvements. Le mouvement se compose, lui, de 20 "San'a". Chaque "San'a" est une suite de vers chantés. Un vers chanté peut se prolonger pour des raisons de commodités musicales par des "Taratines" : Ya Lalan, Ha Nanan, Tiri Tan ou Tari Tanan, onomatopées sans signification aucune. Un chanteur de Samaa a obligatoirement étudié cette musique, fréquenté une des confréries et a été initié à ces chants tels Issawa, Tijani, Derqawa, Hmadcha... Une soirée de Samaa dite "Lila" relève du rituel. Elle commence par la séances de fumigation par le bois de santal et la lecture de la Fatiha, première Sourate du Coran, sous le signe de la sérénité et de la purification. Nous sommes en présence de Allah et de son Prophète Mohamed (P.S.). Le chant ainsi commence par la séance dite "Hissa" : 1- Raml Al Maya est une Nouba andalouse. Elle se caractérise par un rythme long 6/4 exécuté sur le mode Ré. Elle s'accélère en une mesure de 3 temps en 6/8. Elle est suivie des "Baytayne" (2 vers) chantés par un soliste. Il s'agit d'un prélude hors cadence dont la forme est fixe, aucune improvisation n'y est admise. 2- Le Hijaz : mode de Ré avec Fa dièse, dans lequel on sent très nettement l'influence de l'Orient arabe. Il est introduit par un Mawal (prélude vocal) où le chanteur se livre à une improvisation réglementée. 3- Le Rasd : mode de Mi, est la sixième Nouba selon Al-Haïk. Le chant s'articule sur une mesure de 8 temps appelée "Btayhi" qui s'accélère en un "qudam", cinquième mouvement de la Nouba. 4- Al Khamra ou Al Jalala : littéralement le vin divin ou la majesté. Les chanteurs sont debout car l'accélération rythmique rend le souffle haletant. Plusieurs textes sont superposés en un jeu d'harmonie. On y sent l'influence des chants confrériques extatiques. C'est la clôture de la soirée, les invités deviennent à leur tour des exécutants qui cherchent cette transe prophylactique sans tomber dans les excès hétérodoxes. |

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