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Livenet > Forum > Musiques du monde
Thursday 27 April 2006 à 12:14
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QUOTE (franche22 @ 26 Apr 2006 à 21:45)
aziza jalal nn huh.gif

oui...c'est Aziza Jalal!!
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Thursday 27 April 2006 à 12:23
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Portrait de la chanteuse populaire Najat Aatabou
La rebelle de l’Atlas

À trente-huit ans passés, Najat Aatabou savoure pleinement son succès. Elle a tant à donner, même si la maman insiste pour un repos mérité. Les projets ne font que commencer et Aatabou s’apprête à franchir un nouveau cap de sa carrière

Chanteuse adulée dès la sortie de son premier album au début des années 80, Najat Aatabou occupe depuis la tête de peloton du monde très cacophonique de la chanson populaire. En se cherchant sans cesse et en se mettant tout le temps à l’ère du temps, elle a forcé l’admiration et le respect de ses fans au Maroc et à l’étranger. Ses tournées un peu partout dans le monde ne suffisent pas à expliquer le phénomène Najat Aatabou.
Avec succès, elle a presque fait le tour du monde: l’Europe, les États-Unis, le monde arabe… Ses cassettes se vendent par milliers à l’étranger et se piratent de la même quantité au Maroc. “Le chant au Maroc ne fait pas vivre. Il faut bien bouger pour gagner sa vie”.
Loin d’une approche simpliste, la philosophie de la chanteuse est à la fois simple et complexe. D’abord une passion pour le chant et une joie incomparable à retrouver tout le temps la scène, et par la suite un entêtement pour sauvegarder jalousement son style. Ses deux devises ont fini par payer, bien que les occasions d’émerger plus se soient présentées et heurtées à son désir viscéral à imposer ses choix.

Partage

Elle retrouve tout le temps son Maroc, ses amis et ses connaissances, avec l’envie féroce de l’échange, du partage et surtout du repos. Quelques jours de détente dans sa maison à Casablanca, avec ses deux enfants et, hop, direction l’aéroport Mohammed V pour d’autres soirées à Bruxelles, avant le retour à Saïdia … Sa dernière tournée remonte à quelques jours, en Suisse, où elle a joué durant douze jours avec éclat. “Il y avait même un public étranger qui dansait au rythme de mes chansons”, confie joyeuse Najat Aatabou. Joyeuse, elle l’est tout le temps. Que ce soit dans ses discussions, dans ses chansons ou en parlant de ses débuts, elle garde tout le temps ce sourire cordial et cette simplicité qui vous rapproche d’elle et de sa longue histoire avec le chant. Du coup vous revoyez la jeune Berbère de 17 ans, chantant dans une fête familiale à Khmisset.
La voix forte chargée d’émotions ne laisse personne insensible. Mais la fête est gâchée par la présence d’un bootlegger qui enregistre la chanson de Najat et la balance sur le marché. Le succès est immédiat. La réaction de la petite famille ne se fait pas attendre. Le père est meurtri, la mère se lamente et les frères menacent. La jeune Berbère est alitée. Sous l’effet de surprise, elle perd l’usage de sa voix pendant 15 jours. La situation ne se débloque pas.
Contrainte, elle quitte la maison sans destination précise. Coup de chance, elle s’installe à Casablanca et impose ses conditions pour entamer une carrière musicale. “Je voulais prouver à ma famille que le domaine de la musique n’est pas synonyme de débauche. Il fallait donc me préserver et gagner leur estime en réussissant mon coup… Aujourd’hui, c’est chose faite”.

Préoccupations

“J’en ai marre”, premier coup de gueule de la chanteuse, installe le décor. La suite du répertoire officialise un style singulier qui se fera son petit chemin, avant la grande consécration. Deux décennies plus tard, Najat Aatabou est une femme moderne et dynamique reconnue mondialement dans la lignée des grandes chanteuses maghrébines. À l’image d’une grande partie d’entre elles, elle a fait de la défense de la femme marocaine l’une de ses premières préoccupations. Ses chansons revisitent les problèmes quotidiens de la femme trompée, prennent la défense de l’amoureuse déçue et chantent l’amour retrouvé.
“Je voulais suivre une carrière juridique pour défendre les opprimés. Aujourd’hui, après l’arrêt de mes études à 17 ans, j’ai trouvé un autre moyen de faire revivre mon ancienne passion pour l’égalité des droits”. Points d’illusions. Le tout est emballé dans la joie et l’humour. Sur scène, Aatabou laisse de côté la mélancolie et invite son public à faire la fête. C’est ce qui a fait d’ailleurs son succès auprès des MRE à l’étranger.
La chanteuse a su conjuguer la “force du verbe” et l’atmosphère festive. Sa voix et ses déplacements sur scène, dans une allure de plus en plus moderne, ajoute ce cachet authentique propre aux fêtes du Moyen Atlas.
“Les jeunes à l’étranger veulent danser et faire la fête. Ce n’est pas par hasard s’ils montrent de manière flagrante leur préférence pour la musique populaire qui répond la plupart du temps à leurs attentes”.
Quand elle compare le nombre de personnes qui assistent à ses concerts en dehors des frontières marocaines et celui des soirées qu’elle donne au Maroc, elle est tout simplement sidérée.
Pourtant, ici, l’engouement pour ses albums est phénoménal, bien que le retour soit modique. À Paris où elle s’est installée depuis quelques mois, elle se sent dans son élément. Un vrai statut d’artiste, puisqu’elle est tout le temps sollicitée par ses fans, par les organisateurs de soirées et par la presse.
À trente-huit ans passés, Najat Aatabou savoure pleinement son succès, mais garde un goût d’inachevé. Elle a tant à donner, même si la maman insiste pour un repos mérité.

Entêtement

Les projets ne font que commencer et Aatabou s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa carrière. Elle vient d’enregistrer une nouvelle chanson avec Neneh Cherry autour du thème de la jeunesse. Une exception, puisque la chanteuse, sans prétention aucune, s’obstine à garder son style sans influence. C’est dans cet esprit qu’elle a gentiment refusé l’offre de More Conte et esquivé la proposition de chanter avec Khaled.
Dans le même esprit, elle a émis des conditions pour signer avec des maisons de disques de renommée internationale: Universal, Sony, Virgin. Najat Aatabou refuse de se plier aux exigences des grandes multinationales.
D’ailleurs, sa réponse a été rédigée dans ce sens. Coup de théâtre, les trois maisons veulent négocier le contrat. L’entêtement de l’artiste a fini par payer.
L’histoire retiendra l’évolution et la trajectoire singulières d’une femme qui, après un lancement obligé dans le monde de la chanson, s’est donné un plaisir fou à honorer son engagement et à répandre la fête et le bonheur autour d’elle. Plaisir d’écouter, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, et plaisir de sentir une chanteuse prendre tant de bonheur à créer et à se renouveler sans cesse.
Surprise aussi de la voir se transformer d’année en année en une chanteuse moderne soucieuse d’accompagner la modernité. C’est peut-être le secret qui la fait tourner toute l’année, pendant que d’autres chanteurs pleurent leur sort.




Thursday 27 April 2006 à 12:37
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parmi les chansons de Najat on trouve:
"j'en ai marre"
"sebbara"
"hay hay hay wa hadi kedba bayna"
"choufi ghirou"
"be3d elhih"
Thursday 27 April 2006 à 12:38
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pour ecouter Najat AAtabou:

http://moroccan.salmiya.net/songs/najat_aa...at_aatabou9.ram


http://moroccan.salmiya.net/songs/najat_aa...t_aatabou13.ram

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 12:39.
Thursday 27 April 2006 à 12:45
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LUNE
Thursday 27 April 2006 à 12:50
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LA MUSIQUE MAROCAINE

La musique marocaine est riche, variée, envoûtante. Bref, il y en a pour tous les goûts et les couleurs. Mais je suis sûr que chaque style de musique, de part sa différence vous plaira. De la musique gnawa, du raï, du chaabi, de l'andalouse, de la musique berbère, faisons un tour d'horizon de ces musiques.

La musique andalouse

Connu autrefois sous le nom de “moussiqua al-âla”, c'est une musique de cour jouée et chantée dans les grandes villes du Nord du royaume : Fès, Tétouan, et Tanger essentiellement. Elle est surtout présente dans le Nord du pays du fait de l'histoire de ces régions et des origines de leurs habitants (arabes chassés de l'Andalousie). L'orchestre est composé du plusieurs instruments à cordes. Les poèmes sont en arabe classique ou dialectal. Vous avez certainement dû voir à la télé marocaine un de ces orchestres jouait de la musique andalouse. Les membres de l'orchestre sont tous vêtus de djellabas blanches.Je pense que Abessadek CHEKARA est l'artiste marocain qui a rendu à cette musique toute sa noblesse.

La musique berbère

Inspirée par la beauté saisissante du paysage rural marocain et la résonance du bendir, qui régit la rythmique des chansons, les chants et danses Berbères sont un spectacle fascinant, riche en poésie et en couleurs. Les danses ont lieu durant les festivités, le soir autour d'un grand feu de bois. Les hommes et femmes membres de groupes musicaux sont toujours vêtus d'habits traditionnels. L'expression de l'âme berbère passe incontestablement par les chants et la musique qui se transmettent ainsi de génération en génération. La rythmique est la base fondamentale de cette musique. La danse accompagne toujours les chants berbères. Ainsi, les trois styles de danse et de chants berbères correspondent aux zones linguistiques. Dans le souss : l'ahouach est une danse d'hommes et de femmes des pays Chleuhs du bassin du Souss. Il s'agit d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendir (grand tambourin rustique). Le thème musical s'établit par soubresauts puis succèdent alors les bendirs sur lesquels la ronde des femmes commence à onduler. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque la ronde des femmes se divise en deux coeurs qui se font face et se donnent la réplique. Dans le Moyen-Atlas : l'ahidous est une danse d'hommes et de femmes du Moyen Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est réglée selon un rythme à la fois souple et rigoureux avec des ondulations. Après cette phase d'introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce. Dans le Rif : la guedra est une danse connue originaire de Goulimine et des pays sahariens. Son cadre musical est composé d'un petit groupe d'hommes dont l'un deux exécute un rythme régulier en frappant sur une poterie. La danse est effectuée par une femme située au milieu du groupe de chanteurs. Elle est à genou, enveloppée dans une étoffe bleue, et exécute de la tête et des mains la rythmique endiablée de la guedra.

La musique gnawa

Les gnawa sont les descendants d'esclaves que l'on a amené au Maroc. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères. La danse et le chant gnawa ont un aspect mystico-religieux. Les danseurs sont parfois capables d'exécuter de très belles acrobaties. Avec leur crakeb (sorte de castagnette en métal), les chanteurs et danseurs peuvent se mettre en transe parfois. Le style est envoûtant, folklorique et superbe.

Le raï

Né à Oran, cette musique a vite franchi les frontières qui la séparait du Maroc. L'artiste qui a rendu célèbre de part le monde cette musique est sans aucun doute Khaled. On peut dire que la ville d'Oujda est la plus algérienne des villes marocaines. C'est donc dans cette ville que sont apparus les premiers groupes de raï marocains (Bouchnak, Kamel El Oujdi...).

Le chaabi

Le chaabi marocain est une musique que l'on retrouve fréquemment dans les mariages. C'est la musique populaire marocaine. C'est un style de musique qui est associé à la fête. Cette musique s'est surtout développée dans les villes marocaines. L'utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues. Ainsi de nouvelles chikhates, des petits groupes de quartier et autres chanteurs et chanteuses de charme ont pu proliférer dans toutes les villes
Thursday 27 April 2006 à 13:15
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QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 12:45)
LUNE

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Thursday 27 April 2006 à 13:18
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Naima Samih était, samedi 5 octobre, l’invitée de l’émission de 2M « Assahratou lakoum ». Un « petit » hommage a été rendu à cette grande dame de la chanson marocaine. « Petit » parce que Naima Samih mérite mieux. L’émission a été rehaussée par la seule présence de cette diva.
Le plaisir de la revoir et de la voir s’exprimer sur la télé, a fait oublier les cafouillages et ratages de la présentatrice. Naima Samih est une voix authentique, unique, inégalable. Beaucoup l’ont imitée, mais ne sont jamais parvenus à l’égaler. Naima Samih, c’est 30 ans de présence sur la scène. Car Naima (c’est tout simplement par son prénom qu’on l’appelle affectueusement) n’a jamais souffert de l’usure du temps.

D’origine sahraouie, Naima commença à chanter à l’âge de 9 ans. « A l’époque, se souvient-elle, j’étais à l’école et je chantais sans cesse. On avait peur que je contamine mes camarades de classe ».

Elle quitta l’école prématurément et alla travailler chez une couturière. Là aussi, son amour pour le chant prit le dessus.

C’est au début des années 70 qu’elle fut révélée à ses concitoyens. C’était lors de l’émission de feu Abdelkader Rachdi « Mawahib », là par où sont passées plusieurs stars de la chanson marocaines, telle Rajae Belemlih.

Dans les années 80, le monde arabe fit connaissance avec Naima. Hospitalisée pour une grave intoxication, elle eut le temps de répéter alors sur le lit Yaka Ajarhi. La chanson fit un tabac. Naima la chantera un peu partout dans le monde arabe et dans plusieurs pays européens. Une star était née.

Naima, qui en a vu durant sa vie de toutes les couleurs, donne souvent l’impression de chanter ses propres peines.

L’« Edith Piaf » marocaine Voix douce et mélancolique, l’« Edith Piaf » marocaine a toujours eu le sens de l’humilité. En dépit de ses succès et de sa remarquable renommée, elle a toujours su garder la tête sur les épaules. L’Egypte, fief de la chanson arabe, ne l’a jamais attirée. « J’estime, dit Naima, que l’on peut réussir et se révéler au monde à partir de son pays d’origine sans avoir à émigrer ».

Elle a côtoyé les plus grands paroliers et compositeurs marocains. Tous, les vivants comme les morts, ont eu beaucoup d’estime pour elle. Tout comme le public marocain qui lui a toujours témoigné amour et respect.

Naima, c’est aussi l’histoire d’une femme à part qui, plus que n’importe quel autre artiste, a souffert de la rumeur. Combien de fois on l’a donnée morte ! Combien de fois on l’a accusée de s’adonner aux drogues ! Mais Naima a appris à traverser les moments les plus difficiles grâce à sa foi et « ridat al waladine », comme elle dit.

L’une des phrases préférées de Gainsbourg était : « La laideur a ceci de supérieur à la beauté : elle dure ». Heureusement que le bonheur consiste dans le constat inverse. Car il est des beautés qui durent, perdurent, s’épanouissent même avec le temps. Naima Samih est de celles-ci.

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 13:20.
Thursday 27 April 2006 à 13:22
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Naima Samih a interprete une multitude de chansons....connus au Maroc et partt dans le monde:
"jrit w jarit"
"3la ghafla"
"jari ya jari"
"chkoun y3ammar had ddar"
"amri lillah"
"ghab 3lya lahlal"
"allah 3liha kssara"
......

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 13:28.
Thursday 27 April 2006 à 13:27
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Thursday 27 April 2006 à 15:35
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Dès ses débuts, en entonnant "wahaqqika anta al mouna" et "salou qalbi", Rajaâ Belmlih avait ensorcelé plus d’un mélomane. Depuis, sa carrière de chanteuse de charme ne cessa d’évoluer. Qui n’a pas fredonné les "madinate al achiquin" et autre "ya jarata wadina" ? Avant de s’éclipser pour un certain temps, elle nous laissa comme seule consolation un tube et sublime clip, "chawq al ouyoun" que diffusent, en boucle, les chaînes arabes. Remise d’une grave maladie pour le bonheur de ses fans, elle vient de mettre les dernières retouches à deux albums concoctés en collaboration avec des paroliers, compositeurs et arrangeurs en vogue, les Karim Iraki, Hamid Chairi, Ali Sarhane, Nabil Khaldi….Elle qui séjourne, avec sa petite famille, aux Emirats Arabes Unis, c’est son pays le Maroc qu’elle a élu pour son retour médiatique. Au programme une grande soirée à 2M qu’elle a enregistrée le 31 mai , tournage d’un clip, projet avec Nouaman Lahlou et participation aux festivals de Walili (du 3 au 7 août) et à celui de Rabat. Assisterons-nous à un duo avec la Syrienne Assala Nasri. C’est le désir des deux divas et le souhait du large public.
Thursday 27 April 2006 à 15:56
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Thursday 27 April 2006 à 18:23
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QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 15:35)
Dès ses débuts, en entonnant "wahaqqika anta al mouna" et "salou qalbi", Rajaâ Belmlih avait ensorcelé plus d’un mélomane. Depuis, sa carrière de chanteuse de charme ne cessa d’évoluer. Qui n’a pas fredonné les "madinate al achiquin" et autre "ya jarata wadina" ? Avant de s’éclipser pour un certain temps, elle nous laissa comme seule consolation un tube et sublime clip, "chawq al ouyoun" que diffusent, en boucle, les chaînes arabes. Remise d’une grave maladie pour le bonheur de ses fans, elle vient de mettre les dernières retouches à deux albums concoctés en collaboration avec des paroliers, compositeurs et arrangeurs en vogue, les Karim Iraki, Hamid Chairi, Ali Sarhane, Nabil Khaldi….Elle qui séjourne, avec sa petite famille, aux Emirats Arabes Unis, c’est son pays le Maroc qu’elle a élu pour son retour médiatique. Au programme une grande soirée à 2M qu’elle a enregistrée le 31 mai , tournage d’un clip, projet avec Nouaman Lahlou et participation aux festivals de Walili (du 3 au 7 août) et à celui de Rabat. Assisterons-nous à un duo avec la Syrienne Assala Nasri. C’est le désir des deux divas et le souhait du large public.

Rajae a fait un beau parcours au Maroc, et au dela du Maroc elle a creuse sa place avec son talent et ses capacites!!
Friday 28 April 2006 à 13:00
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يابوضحكة جنان....



عندما يشدو بإحدى أغاني عبد الحليم حافظ, تطير بنا انفعالاته الصادقة وصدى حنجرته واحساسه العالي إلى زمن الحب الجميل حينما كان للكلمة المعبرة قيمتها, وللحن المتميز جماليته, لنكتشف الرومانسية من جديد.

انه لايقلد عبد الحليم حافظ, ولكن شكل امتدادا للعندليب الأسمر من خلال تجسيد حالة نفسية أثناء أدائه, تجعل كل من يستمع إليه ينفعل مع صوته ويذكره فعلا بعبد الحليم حافظ.فهو يؤدي الحالة ويعبر عن الأحاسيس التي تحملها كلمات الأغاني بكل حواسه مهما كان الموضوع:

حزنا أو فرحا, غضبا أو بهجة, أو إحساسا بالظلم...., فيدخل أعماقك ويمنحك الإحساس بأنه يغني أحاسيسك بحنجرته الذهبية وكأنه جزء منك: يغني لك و من أجلك.

انه الفنان المغربي المبدع ذو الإحساس العالي جدا, "أبو ضحكة جنان", عبده الشريف.



Il est un des rares artistes chanteurs qui nous rappel
le temps de la belle musique , quand les belles paroles,
mariee à une merveilleuse musique comble par une voie
brillante,pure et douce...

Il a réussi à conquérir le coeur de millions d'arabes
partout dans le monde par la pudeur de sa voie, et ses
sentiments sincéres, en chantant les éternelle chansons
du Aandalib Abdelhalim Hafez , comme Qareat finjane, Gabar ou bien Helw we kazab....

c'est le jeune artiste marocain Abdou Cherif, qui a
permit à tous les funs de Abdelhalim, et meme la nouvelle
generation, un prestigieux et precieux voyage dans le
temp.....


Friday 28 April 2006 à 18:48
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On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.
Friday 28 April 2006 à 18:49
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48)
On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.
Friday 28 April 2006 à 18:54
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48)
On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.

grâce à une très forte tradition orale.
De nos jours, ce répertoire se compose de onze nûbâ, suites vocales et instrumentales, basées chacune sur un mode principal spécifique et un nombre variable de modes secondaires. Chaque nûbâ se divise en cinq parties principales ou mîzân, d'inégales durées et correspondant respectivement aux cinq rythmes de base :



Chaque mîzân respecte le principe de l'accélération progressive en trois phases muwassal (large), mahzûz (relevé), insirâf (allant, rapide).

Outre la qasida classique, le corpus poétique de la nûbâ comprend des muwashshahat construits sur une métrique nouvelle distincte du mètre 'arûd traditionnel, ainsi que des zajal andaluci et des barwâla (malhûn marocain). On a coutume d'appeler le texte poétique chanté une san'a (métier, oeuvre d'art). Chaque san'a se compose d'un poème de deux à sept vers divisés en deux hémistiches et séparés par des ritournelles instrumentales. Les san'a traitent de sujets variés hommage aux plaisirs de l'amour et du vin, piété, soufisme.

La nûbâ couvre une durée moyenne de sept heures. Elle n'est généralement pas exécutée dans sa totalité, on se contente lors des fêtes de jouer un mîzân. Selon la tradition chaque mîzân commence par des préludes instrumentaux, bughya, mishâtiyya, tûshiya, suivis de l'enchaînement des san'a exécutées en choeur. Parfois un ou deux chants individuels (mawwâl ou inshâd) peuvent s'intercaler entre deux san'a, ou se substituer aux préludes instrumentaux du mîzân.

L'orchestre traditionnel se compose d'instrumentistes-chanteurs au milieu desquels se place le chef, dépositaire du répertoire et ayant à son actif une longue expérience du style et du mode d'agencement des san’a

Si le jeu instrumental et l'exécution vocale respectent de manière générale le caractère monodique de la nûbâ, chaque instrumentiste-chanteur se voit néanmoins conférer une relative liberté d'exécution par rapport à l'ensemble des autres musiciens, ce qui provoque fréquemment des moments hétérophoniques, De nos jours, les instruments de l'orchestre interprétant le âla sont le rbâb tenu généralement par le chef, le ud, le violon, l'alto, le violoncelle, le târ et la darbûka

Le rbâb est une vièle monoxyle à deux cordes frottées en boyau, dépourvue de manche, et constituée d'une caisse naviforme en bois de noyer, cèdre ou acajou. La caisse est recouverte dans sa partie supérieure d'une mince lame de bois ornée de rosaces et dans sa partie inférieure d'une peau de chèvre. L'archet, court et massif, se compose d'un morceau de fer en forme d'arc tendant une mèche de crins de cheval. Joué verticalement, le rbâb repose sur les cuisses de l'instrumentiste.

Le 'ud est un luth piriforme à cinq ou six rangs de doubles cordes dont le manche est dépourvu de frettes, Il est joué avec un plectre de corne.

Le violon et l'alto occidentaux, introduits au XVIIIeme siècle, sont joués verticalement sur le genou gauche. Le violoncelle quant à lui est d'introduction récente, il peut être joué à l'archet ou en pizzicato.

Le târ est un petit tambour sur cadre d'environ 15cm de diamètre muni de cymbalettes d'argent ou de cuivre. Tenu dans la main droite, il est frappé par les doigts ou la paume de la main gauche, tandis qu'un savant travail de la main droite en fait heurter le cadre contre le poignet droit.

La darbûka est un tambour-calice en terre cuite recouvert d'une peau de chèvre. Posée en travers de la cuisse gauche elle est frappée à mains et à doigts nus. A l'instar de la nûbâ gharîbat al-husayn interprétée par l'orchestre AI-Brihi de Fès sous la direction de Haj Adbelkrim al-Raïs, la nûbâ al-'ushshàq est une contribution nouvelle à l'Anthologie Al-ala s'inscrivant dans le cadre de la politique tracée pour la sauvegarde et la préservation du patrimoine culturel marocain.

La diffusion de ce patrimoine vise notamment à constituer progressivement un fonds documentaire réalisé dans les conditions techniques les plus performantes, alliant la haute fidélité au respect de l'authenticité et des règles classiques d'interprétation.

La nûba al-'ushshâq, l'une des plus belles tant par sa musique que ses poèmes, est également l'une des plus populaires, ses mizân étant très fréquemment joués dans les fêtes privées et publiques.

L'artiste défunt Moulay Ahmed Loukili, l'un des grands noms de la musique andaluci de ce siècle. chef de l'orchestre de la R.T.M. de 1953 jusqu'à sa mort, le 25novembre 1988, détenait, en plus de son savoir musical, un sens aigu du texte et de la littérature qui le servit maintes fois dans la restauration des san'a dont la syntaxe musicale et les poèmes avaient subi des dommages. Rien d'étonnant à cela quand on sait combien il s'investit dans le perfectionnement de l'interprétation, ainsi que dans le développement du sens esthétique chez ses musiciens et ses disciples. Il avait entamé les répétitions de cette nûbâ afin de participer à l'Anthologie, lorsque la maladie le contraignit à interrompre son travail.

A sa mort, Haj Mohamed Toud, le plus ancien et le plus doué des musicens de l'orchestre, prit la relève et continua l'oeuvre de son maître. Le résultat en est une nûbâ complète dont les san'a sont admirablement agencées.

Friday 28 April 2006 à 18:55
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Moulay Ahmed Loukili
Né en 1909 à Fès, Moulay Ahmed Loukili apprend d'abord la musique auprès de son père, puis en auditeur libre à la qarrawiyyîn où il rencontre ses premiers maîtres, Mohamed Zahi Berrada qui lui enseigne le luth, Mohamed Ayyoush et Abdelkader Kourrish qui l'initient au répertoire des san'a. Mais ses vrais maîtres seront al-Brihi et al-Mtiri, qui rendront d'ailleurs hommage à son talent. Jusqu'en 1936, Loukili fait partie de l'orchestre d'al-Brihi à Fès, puis il repart pour Tanger où il fonde l'association Ikhwan al-fan iles frères de l'art) qui organise des concerts et assure un enseignement musical.
Egalemerit professeur au conservatoire de Tétouan, Loukili en profite pour approfondir sa connaissance du répertoire en apprenant les san'a spécifiques des styles de Tétouan et de Chefchaouen.

En 1953 il devient chef de l'orchestre de la radio, fonction qu'il assure jusqu'à sa mort à la fin de l'année 1988.

Le style de My Ahmed Loukili se caractérise par la précision du dawr (mètre poétique) et une parfaite maîtrise de l'utilisation des taratin (syllabes vides complétant le dawr), ainsi que par son souci constant de corriger les erreurs de langue et de grammaire très courantes chez les musiciens. Par un constant effort de recherche et d'analyse, il a également fait oeuvre de restauration en exhumant des san'a partiellement oubliées dont il a reconstitué le mètre et certains passages mélodiques

Laissant des élèves dans toutes les villes où il a séjourné, My Ahmed Loukili a également fait des adeptes un peu partout qui le tiennent, à juste titre, pour le plus grand maître de la musique andalouse de ces quarante dernières années.

Tuesday 02 May 2006 à 12:55
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on trouve aussi dans le repertoire Marocain, l'art de l'ecoute, ou bien ce qu'on appelle "SAMAA":
Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Sidna Mohamed (P.S.) et à Allah.
Un groupe de Samaa se compose de 8 à 40 membres se produisant lors de fêtes religieuses, à l'intérieur des mosquées, des mausolées ou simplement chez des paticuliers à l'occasion de mariages, circoncisions, naissances ou enterrements. Dans les chants, la majorité des "Mounchids" (choristes) maintient la ligne mélodique dans des tonalités graves et sobres, ce qui permet aux solistes d'élaborer des "broderies", ornements vocaux, sur les chants. La technique de respiration, à la fois intuitive et codifiée, fait en même temps apparaître la chaîne sonore come un tout émanant d'un seul souffle.

La pratique du Samaa remonte à l'avènementde l'Islam (622 A.D.) Le Prophète (P.S) fut reçu lors de son exode de la Mecque à Médine, par un chant à sa gloire. "Le Lune trône parmi nous" est chanté encore de nos jours dans tous les pays arabes.

Le Samaa de Fès a su traverser les siècles en s'enrichissant par l'arrivée des Arabes d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 et par leur musique dite andalouse. Le flux ininterrompu des assoiffés de savoir à Fès, a permis aux chanteurs de rester en contact avec la musique de l'orient arabe. Toutes ces influences musicales poétiques, une fois tamisées à Fès, ont créé un genre musical original, local et en perpétuelle évolution. Le Samaa a pu nous parvenir, riche et authentique. Il a su plaire aux fervents des belles mélodies arabo-andalouses et cohabite avec l'orthodoxie musulmane en louant Allah et son Prophète (P.S.).

Les confréries soufies pratiquant le "Dikr", chant au rythme extatique à but thérapeutique, ont une influence certaine sur le Samaa. Ils ont tous deux pour but d'aider les chercheurs de la vérité suprême à atteindre Dieu en empruntant des sentiers ésotériques : le Soufisme.

L'influence prépondérante de la musique arabo-andalouse sur le Samaa nous incite à en parler davantage. Cette musique se compose de 11 "Noubas" telle l'a répertoriée Al-Haïk dans son ouvrage du 18ème siècle. La "Nouba" est une suite de poèmes chantés. Chaque suite est appelée "San'a" (oeuvre d'art). Ces poèmes peuvent s'enchaîner directement ou être séparés par des interludes instrumentaux ou vocaux. Ainsi, une Nouba se compose de 5 mouvements. Le mouvement se compose, lui, de 20 "San'a". Chaque "San'a" est une suite de vers chantés.
Un vers chanté peut se prolonger pour des raisons de commodités musicales par des "Taratines" : Ya Lalan, Ha Nanan, Tiri Tan ou Tari Tanan, onomatopées sans signification aucune.

Un chanteur de Samaa a obligatoirement étudié cette musique, fréquenté une des confréries et a été initié à ces chants tels Issawa, Tijani, Derqawa, Hmadcha...

Une soirée de Samaa dite "Lila" relève du rituel. Elle commence par la séances de fumigation par le bois de santal et la lecture de la Fatiha, première Sourate du Coran, sous le signe de la sérénité et de la purification. Nous sommes en présence de Allah et de son Prophète Mohamed (P.S.).

Le chant ainsi commence par la séance dite "Hissa" :
1- Raml Al Maya est une Nouba andalouse. Elle se caractérise par un rythme long 6/4 exécuté sur le mode Ré. Elle s'accélère en une mesure de 3 temps en 6/8. Elle est suivie des "Baytayne" (2 vers) chantés par un soliste. Il s'agit d'un prélude hors cadence dont la forme est fixe, aucune improvisation n'y est admise.

2- Le Hijaz : mode de Ré avec Fa dièse, dans lequel on sent très nettement l'influence de l'Orient arabe. Il est introduit par un Mawal (prélude vocal) où le chanteur se livre à une improvisation réglementée.

3- Le Rasd : mode de Mi, est la sixième Nouba selon Al-Haïk. Le chant s'articule sur une mesure de 8 temps appelée "Btayhi" qui s'accélère en un "qudam", cinquième mouvement de la Nouba.

4- Al Khamra ou Al Jalala : littéralement le vin divin ou la majesté. Les chanteurs sont debout car l'accélération rythmique rend le souffle haletant. Plusieurs textes sont superposés en un jeu d'harmonie. On y sent l'influence des chants confrériques extatiques. C'est la clôture de la soirée, les invités deviennent à leur tour des exécutants qui cherchent cette transe prophylactique sans tomber dans les excès hétérodoxes.


Tuesday 02 May 2006 à 13:01
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 02 May 2006 à 12:55)
on trouve aussi dans le repertoire Marocain, l'art de l'ecoute, ou bien ce qu'on appelle "SAMAA":
Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Sidna Mohamed (P.S.) et à Allah.
Un groupe de Samaa se compose de 8 à 40 membres se produisant lors de fêtes religieuses, à l'intérieur des mosquées, des mausolées ou simplement chez des paticuliers à l'occasion de mariages, circoncisions, naissances ou enterrements. Dans les chants, la majorité des "Mounchids" (choristes) maintient la ligne mélodique dans des tonalités graves et sobres, ce qui permet aux solistes d'élaborer des "broderies", ornements vocaux, sur les chants. La technique de respiration, à la fois intuitive et codifiée, fait en même temps apparaître la chaîne sonore come un tout émanant d'un seul souffle.

La pratique du Samaa remonte à l'avènementde l'Islam (622 A.D.) Le Prophète (P.S) fut reçu lors de son exode de la Mecque à Médine, par un chant à sa gloire. "Le Lune trône parmi nous" est chanté encore de nos jours dans tous les pays arabes.

Le Samaa de Fès a su traverser les siècles en s'enrichissant par l'arrivée des Arabes d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 et par leur musique dite andalouse. Le flux ininterrompu des assoiffés de savoir à Fès, a permis aux chanteurs de rester en contact avec la musique de l'orient arabe. Toutes ces influences musicales poétiques, une fois tamisées à Fès, ont créé un genre musical original, local et en perpétuelle évolution. Le Samaa a pu nous parvenir, riche et authentique. Il a su plaire aux fervents des belles mélodies arabo-andalouses et cohabite avec l'orthodoxie musulmane en louant Allah et son Prophète (P.S.).

Les confréries soufies pratiquant le "Dikr", chant au rythme extatique à but thérapeutique, ont une influence certaine sur le Samaa. Ils ont tous deux pour but d'aider les chercheurs de la vérité suprême à atteindre Dieu en empruntant des sentiers ésotériques : le Soufisme.

L'influence prépondérante de la musique arabo-andalouse sur le Samaa nous incite à en parler davantage. Cette musique se compose de 11 "Noubas" telle l'a répertoriée Al-Haïk dans son ouvrage du 18ème siècle. La "Nouba" est une suite de poèmes chantés. Chaque suite est appelée "San'a" (oeuvre d'art). Ces poèmes peuvent s'enchaîner directement ou être séparés par des interludes instrumentaux ou vocaux. Ainsi, une Nouba se compose de 5 mouvements. Le mouvement se compose, lui, de 20 "San'a". Chaque "San'a" est une suite de vers chantés.
Un vers chanté peut se prolonger pour des raisons de commodités musicales par des "Taratines" : Ya Lalan, Ha Nanan, Tiri Tan ou Tari Tanan, onomatopées sans signification aucune.

Un chanteur de Samaa a obligatoirement étudié cette musique, fréquenté une des confréries et a été initié à ces chants tels Issawa, Tijani, Derqawa, Hmadcha...

Une soirée de Samaa dite "Lila" relève du rituel. Elle commence par la séances de fumigation par le bois de santal et la lecture de la Fatiha, première Sourate du Coran, sous le signe de la sérénité et de la purification. Nous sommes en présence de Allah et de son Prophète Mohamed (P.S.).

Le chant ainsi commence par la séance dite "Hissa" :
1- Raml Al Maya est une Nouba andalouse. Elle se caractérise par un rythme long 6/4 exécuté sur le mode Ré. Elle s'accélère en une mesure de 3 temps en 6/8. Elle est suivie des "Baytayne" (2 vers) chantés par un soliste. Il s'agit d'un prélude hors cadence dont la forme est fixe, aucune improvisation n'y est admise.

2- Le Hijaz : mode de Ré avec Fa dièse, dans lequel on sent très nettement l'influence de l'Orient arabe. Il est introduit par un Mawal (prélude vocal) où le chanteur se livre à une improvisation réglementée.

3- Le Rasd : mode de Mi, est la sixième Nouba selon Al-Haïk. Le chant s'articule sur une mesure de 8 temps appelée "Btayhi" qui s'accélère en un "qudam", cinquième mouvement de la Nouba.

4- Al Khamra ou Al Jalala : littéralement le vin divin ou la majesté. Les chanteurs sont debout car l'accélération rythmique rend le souffle haletant. Plusieurs textes sont superposés en un jeu d'harmonie. On y sent l'influence des chants confrériques extatiques. C'est la clôture de la soirée, les invités deviennent à leur tour des exécutants qui cherchent cette transe prophylactique sans tomber dans les excès hétérodoxes.

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