mercredi 21 mai 2008 à 21:30
mercredi 21 mai 2008 à 20:44 en gros pour toi un type qui tue délibérement son voisin devrait etre libéré c'est moins grave qu'une violente et tragique bagarre dans la rue ou deux hommes bourrés n'avaient pas conscience de leurs gestes mais ont commis un acte purement gratuit sans la véritable intention de tuer.
C'est mal comprendre. En principe, dans la loi française, on juge l'acte. La peine pour un homicide rentre dans une certaine fourchette prévue par la loi, une simple baston dans telle autre, une baston avec blessure dans une autre, etc... Le juge donne une peine dans cette fourchette (ou alors disculpe complètement le suspect) en fonction de divers circonstances, je ne t'apprends rien. Et bien je dis juste qu'être sous l'emprise d'alcool ou de drogue devrait être une circonstance aggravante. Car peut-être que "l'infraction" jugée aurait pu être évité si l'accusé n'avait pas été dans l'état consécutif à l'absorption de ces substances, et qui pourtant était une "boîte de Pandore" que l'accusé a délibérément ouvert, sachant que rien de bon ne pouvait se trouver à l'intérieur.
De plus, pour la société, une personne que l'alcool ou la drogue rend violent au point de tuer ou de blesser est plus dangereux et gênant qu'un "comploteur", mais cependant moins qu'un maniaque qui sur une simple pulsion peut éventrer un passant ou violer une collégienne. A mon sens, plus une personne a de contrôle sur ses "pulsions", c'est à dire plus il est prévisible et "raisonnable", moins il est dangereux pour la société. Le buveur violent se place exactement entre le "préméditateur", personne froide, logique et raisonnable, dont seuls les "buts" sont vicieux, et le manique, dont aussi bien les buts que la "méthode" sont viciés, étant quasiment en dehors du contrôle de la conscience. Le buveur violent se met librement, froidement, dans un état où il ne contrôle plus ses pulsions, en plus des problèmes de réflexes et de temps de réaction qui peuvent avoir de dramatiques conséquences s'il prend le volant.
En hiérarchie des peines (pour homicide, et "toutes choses égales par ailleurs", comme on dit), la plus importante irait au maniaque (c'est simple, moi je dis récidive= peine de mort, comme les animaux enragés qui peuvent mordre à tout moment), ensuite au buveur ou drogué, qui s'est volontairement et librement mis dans un état de perte de contrôle. Pour le préméditateur, c'est plus compliqué, car il faut vraiment entrer dans sa tête, et juger: 1- de la déviance de ses objectifs, de leur écartement à la loi morale, et à la loi sociale, et du degré d'inconscience, ou d'ignorance de ces lois; 2- de la cohérence de sa démarche une fois compris cette déviance de base, admise plus ou moins comme étant le "référentiel" de l'accusé (pour moi, un gars qui part sur de fausses bases mais suit un cheminement "logique" est moins coupable qu'un gars qui en plus en arrive à un résultat incohérent).
Enfin, je m'écarte du sujet.