Tuesday 02 October 2007 à 22:08
Je suis atteint d’une maladie génétique, héréditaire et évolutive (orpheline ou presque) qui m’amène à plus ou moins court terme vers l’invalidité. ah... je suis désolée. je te bisouille là où ça fait mal...
1°) Pensez vous pouvoir continuer à aimer un homme que vous auriez rencontré valide (sachant qu’il deviendra invalide c’est très différent d’une rencontre avec une personne invalide) ?ça dépend de beaucoup de choses.
ça dépend si tu me dis d'avance ce qui t'attend. et si je sais (crois savoir) ce qui m'attend avec toi.
ça dépend de la façon dont notre relation évolue.
ça dépend de la façon dont ta maladie évolue, et le poids qu'elle a sur notre relation.
il y a des maladies (et leurs médications) qui n'influencent pas sur l'humeur, et d'autres si. et je ne parle même pas de l'impact qu'elles ont toutes sur le moral de leur victime. parfois l'action conjuguée de la maladie, des médicaments, et de l'impact sur le moral fait que ça devient impossible de vivre avec la personne.
parfois les relations vont bien, parfois elles vont mal. maladie or not, nous en sommes tous là.
ce n'est pas parce que tu es malade que je vais me sentir obligée de rester. je ne laisse pas les éléments extérieurs au couple peser sur le couple. d'autant plus que je peux rester un soutien en devenant une amie. je ne suis pas obligée pour cela de sacrifier quoi que ce soit de mon bonheur.
d'ailleurs je pense que l'"amour-sacrifice" est une insulte pure et simple faite à l'autre.
2°) Comment appréhenderiez vous le fait du renoncement de votre conjoint à avoir un enfant ? (il n’est pas question d’adoption je crois important de le préciser)je n'ai pas non plus l'intention de faire des enfants. j'ai aussi l'intention d'adopter en cas de désir d'enfant tardif.
donc question suivante.
3°) Quel ressenti auriez vous vis-à-vis des doutes de votre conjoint en sachant que celui-ci par le passé à fait fuir ses ex à cause de cet handicap, refusant de leur faire subir ce poids et cette charge (que lui connaît par sa famille)?bah, je te demanderais d'aller te faire soigner par un psy steuplait.

faut choisir: tu veux être seul, ou tu ne le veux pas.
à partir du moment où tu décides de t'engager, merci d'aller au bout. j'aime pas les lâches. (je sais je suis dure, mais c'est pour ton bien.)
je comprends ta réaction, dans la mesure où tu es en recherche d'amour, et pas de pitié. mais si je te promets de te quitter dans le cas où je me sens malheureuse, tu ne te sens pas un peu soulagé de cette obligation de veiller à mon bien être malgré moi?
après si la relation ne te convient pas, c'est autre chose. mais quitter une femme que tu aimes, qui t'aime, alors que tout va bien, tout ça parce que tu as peur, c'est bien dommage. pour toi. tu te prives de beaucoup de bonheur dans la vie, uniquement parce que tu obéïs à tes peurs.
je comprendrais, et je te remonterai volontiers le moral une fois ou deux, de temps en temps. mais si c'est tout le temps, tous les jours, je pense que ça doit être bien pénible au bout d'un moment, et que je finirais par me casser, de lassitude. je n'ai pas à te convaincre tous les jours que tu es mieux avec moi que seul.
donc je me dis que si ce doute t'est venu en permanence, peut être n'étais-tu tout simplement pas accompagné par la bonne personne? qu'en penses-tu?
Merci d’avance à vous.pas de quoi!