Soprano,
voici un texte sur la convention internationale contre le recrutement,l'utilisation,et l'instruction des mercenaires que la france refuse de signer.
"Convention internationale contre le recrutement"
« La France n'envisage pas de devenir partie à la Convention internationale contre le recrutement, l'utilisation et l'instruction des mercenaires. Il n'est donc pas, dans l'état actuel des choses, dans l'intention du Gouvernement d'engager une procédure au plan interne en ce sens. [...] Certaines dispositions de cet instrument, négocié dans le cadre de l'Organisation des Nations unies, posent en effet problème, à commencer par la définition qui y est donnée du mercenaire ». (Hubert VÉDRINE, réponse à une question écrite de la députés socialiste Martine David. J.O. du 03/04/2000).
[Cette réponse, fournie au moment où nous lancions une campagne pour l'adhésion de la France à la Convention de l'ONU, ne nous étonne guère : Paris, pour ne plus intervenir ouvertement, multiplie les recours aux mercenaires. Au cabinet du ministre Védrine, on invoque carrément à leur propos « la liberté du commerce ». On comprend aussi les problèmes de définition, quand l'Élysée banalise l'utilisation des vrais-faux mercenaires - tous ceux qui « suscitent la confusion en portant parfois un uniforme qui ressemble à celui qu'ils ont porté hier » (Charles Josselin, in Jeune Afrique du 07/12/1999). Avant probablement de le porter demain. Pour tester la pertinence de leur inaction sur la question mercenaire, nous suggérons à MM. Chirac, Jospin et Védrine d'interroger le peuple français par référendum : est-il pour ou contre le libre commerce des mercenaires africains en France ?].
Extraits de BAA n°81 - juin 2000 -
http://assassinatsdecooperants.ouvaton.org...?id_article=406