samedi 17 novembre 2007 à 21:59
la France est qualifiée mille merci a l'italie

En s'imposant en Ecosse (1-2) grâce à un but à la dernière minute de Panucci, l'Italie se qualifie pour l'Euro 2008. Elle offre surtout le second billet aux Bleus avant même leur match à Kiev, mercredi. Le match en Ukraine comptera donc pour du beurre.
Grazzie mille ! Que dire d'autre sinon un grand merci à l'Italie pour avoir fait le boulot en Ecosse ? La France est à l'Euro avant l'heure et elle le doit à son bourreau en finale de la dernière Coupe du monde. Le football est ainsi fait : les rivaux d'hier étaient les alliés du jour. Pour mieux s'expliquer l'été prochain lors de la phase finale ? C'est une autre histoire et il est heureux, pour les deux camps, d'avoir un peu plus de six mois pour digresser sur cette éventualité.
L'Italie, qui aime bien chahuter Raymond Domenech, a donc donné tort au sélectionneur des Bleus. L'homme du 9 juillet avait en effet prédit que la qualification française se jouerait à Kiev. Mais on imagine que Domenech doit être le premier heureux de cet augure pour une fois manqué. "Raymond la science" voyait un nul mais l'Italie a décidemment bien choisi son jour pour sa première victoire en Ecosse. Hampden Park, lui, pleure encore cette occasion manquée. Dix ans que les Ecossais n'ont plus vu une phase finale ailleurs qu'à la télévision. Cet été encore, ce sera pizza, bière et télécommande.
Héros au Parc, maudit au Park
Un but à chaque extrémité du match, vous avez dit réalisme ? Andrei Chevtchenko, qui connaît la casa, avait dit fort justement : "L'Italie sait que gagner les matches que les autres ne gagneraient pas." Bien vu ! Dès la première minute, Luca Toni, sur une passe du très bon Di Natale, surprenait une défense britannique encore aux vestiaires. Stupeur à Hampden et sur le banc d'Alex McLeish. Toni, cauchemar des locaux après son doublé à l'aller. Les Transalpins avaient émis des doutes sur la capacité écossaise à résister à la pression. Bien vu là encore. D'ailleurs, dans la minute suivante, Camoranesi, bien servi par un Toni déchaîné, ratait le KO.
Totalement étouffés au milieu (quelle triplette Pirlo-Gattuso-Ambrosini !), les Ecossais s'en remettaient aux coups de pied arrêtés comme ce corner pour la tête de Weir sauvé sur sa ligne par Pirlo, juste avant la pause. À la reprise, l'Ecosse chargeait à son tour et à sa façon : physique, enthousiaste et désordonnée. À l'heure de jeu, la poussée portait ses fruits grâce à Ferguson (héroïque dans le jeu) sur un coup-franc mal bloqué par Buffon. Dix minutes, plus tard, McFadden ratait l'immanquable en ne cadrant pas dans le but vide sur un centre de Miller. Héros au Parc, maudit au (Hampden) Park. Le tournant du match et du groupe. Dans les arrêts de jeu, Pirlo déposait un coup-franc sur la tête victorieuse de Panucci. L'Italie est à l'Euro, la France aussi.