Saturday 16 September 2006 à 19:57

Il y a aujourd'hui tout juste vingt-neuf ans que Maria Callas est morte. Je saisis cette occasion pour lui rendre ici, l'hommage admiratif d'un fidèle adorateur.
Ánna María Kekilía Sofía Kalogeropoúlou (Άννα Μαρία Καικιλία Σοφία Καλογεροπούλου) naît à New York le 2 décembre 1923. Ses parents simplifient leur nom en Callas. Ils mènent une vie misérable, ce qui n'empêche pas sa mère de rêver à l'établissement de ses filles comme de grandes artistes.
Maria étudie le piano, puis le chant. Elle est l'élève de Maria Trivela puis de Elvira de Hidalgo, qui sera également sa confidente. Elle débute à 17 ans dans Boccace de Franz von Suppé puis sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'elle rencontre le chef d'orchestre italien Tullio Serafin, qui lui offre La Gioconda de Ponchielli aux arènes de Vérone en 1947. C'est lui qui fera de Maria, La Callas.
La même année elle épouse le patron d'une entreprise de briques et féru d'opéra, Gianbattista Meneghini. Ils divorceront avec fracas en 1960. Maria le « remplacera » par Aristote Onassis dont elle sera la maîtresse jusqu'en 1968, date à laquelle Onassis épouse Jacqueline Kennedy, ce que Maria considérera comme une trahison. Un enfant, Omerio Langrini, naîtra de leur liaison : né prématurément à Milan, il mourra quelques heures après sa naissance.

Entourée des plus remarquables artistes du siècle (Mario Del Monaco, Giuseppe Di Stefano, Boris Christoff, Georges Prêtre...), Maria Callas se produit sur les plus grandes scènes du monde (New York, Londres, Paris, Milan, Venise, Rome — où elle fait scandale par une défection à la fin du premier acte de Norma de Bellini, obligeant le président de la république Giuseppe Saragat à quitter la salle — Buenos Aires, Mexico) mais fait aussi la une des journaux tant par son caractère de tigresse que par sa rivalité mémorable avec Renata Tebaldi (qui lui vaudra d'être exclue de la Scala de Milan).

Retirée de la scène à partir de 1970, elle se consacre à l'enseignement et aux récitals, subissant de nombreux ennuis de santé. En 1970-1971, elle se consacre ainsi à la direction de Master classes de chant à New York au cours desquelles elle prend soin d'expliquer, de détailler et de raisonner tous les rôles abordés par ses étudiants.
À partir de 1974, elle s'enferme dans son appartement parisien, avenue Georges-Mandel, s'enfonçant dans la solitude et écoutant inlassablement ses enregistrements.
Elle meurt le 16 septembre 1977 dans la solitude. La cause de sa mort reste aujourd'hui un mystère : si la raison officielle est « crise cardiaque », il est vraisemblable qu'elle se soit suicidée par une absorption massive de tranquillisants. La hâte avec laquelle elle fut incinérée, le vol de l'urne funéraire (retrouvée quelques jours plus tard) puis la dispersion de ses cendres en mer Égée rendront impossible toute autopsie.

Il est à noter que la case qui a abrité ses cendres au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris, est aujourd'hui encore vénérée comme le seul lieu où peuvent se recueillir ses admirateurs qui aiment à penser, en déposant une fleur sur sa plaque, que les cendres de leur idole sont peut-être encore un peu là...
Quelques liens vidéo :
Interview Dallas 1958Rome 1958Norma 1958Tosca 1964Autre ToscaLa fin d'une voixMaria une femme...Gala de l'union 1971
Ce message a été modifié par Trégorois - Saturday 16 September 2006 à 20:25.