A voir sur Livenet :


Derniers Sujets

vendredi 03 septembre 2004 à 23:39
Citer +Citer
Louis XV le Bien-Aimé (1710-1774), roi de France (1715-1774), dont le caractère velléitaire, l’incapacité à promouvoir les réformes nécessaires pour moderniser le pays, et l’insuffisante prise en compte des nouvelles attentes de ses sujets, furent les manifestations les plus visibles de la crise de l’absolutisme qui devait aboutir à la Révolution française.

I- UN DÉBUT DE RÈGNE PROMETTEUR

La Régence

Né à Versailles, Louis XV était le fils du duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il se retrouva, après la série de décès qui frappa la famille royale, le dernier héritier de la couronne en ligne directe. Roi à cinq ans, Louis XV fut élevé par Mme de Ventadour, puis par un vieux gouverneur, le maréchal de Villeroi, assisté par le futur cardinal de Fleury, son précepteur, auquel il voua toujours une confiance et une affection très sincères.

Placé sous la régence de son cousin, Philippe, duc d’Orléans, il fut déclaré majeur en 1723, année de la mort du Régent, qui fut remplacé à la tête du gouvernement par Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé. En 1725, on fit épouser au roi Marie Leszczyńska, princesse pauvre et vertueuse, fille de Stanislas Ier Leszczyński, roi de Pologne ; la reine lui donna dix enfants, dont six filles et un fils survécurent.

Les premières années du règne

Le début du règne de Louis XV fut contemporain d’un accroissement de la population française, qui atteignit environ 24 millions de personnes en 1725, ce qui faisait de la France la nation la plus peuplée d’Europe après la Russie. La France, grande puissance coloniale, était présente de l’embouchure du Saint-Laurent jusqu’aux abords des Grands Lacs et en Louisiane, ainsi que dans les Antilles, en Inde et au Sénégal.

Sur le territoire national, le centralisme détesté auquel on associait Louis XIV commençait à faire sentir certains effets positifs : les intendants et des subdélégués manifestaient la présence de l’État royal, notamment en cas de disette et d’épidémie, et se souciaient de la modernisation des voies de communication et de l’activité économique.

Ces premières années du règne du « bien-aimé » coïncidèrent enfin avec une période de croissance continue. La livre fut stabilisée dès 1726, tandis que l’exploitation des mines américaines, apportant des métaux précieux, favorisait la circulation monétaire. L’augmentation de la productivité agricole, les progrès de l’industrie (encore embryonnaire) et de l’artisanat favorisèrent un optimisme général et une curiosité intellectuelle qui fut la marque distinctive des Lumières.

Élégant, doté d’une tournure agréable, d’un premier jugement souvent juste, le roi avait reçu une éducation assez complète et manifesta toujours un vif intérêt pour les techniques. Mais, habitué à cacher ses sentiments conformément à ce qu’exigeait le lourd cérémonial de la cour, il dissimulait derrière un abord impassible une certaine instabilité et surtout une grande anxiété. Son caractère n’était pas encore complètement formé lorsque, en 1726, il fit pour la première fois preuve d’autorité en congédiant Condé, qu’il remplaça par Fleury. Ce dernier gouverna sans audace mais avec sagesse jusqu’à sa mort, survenue dix-sept ans plus tard, tandis que le roi prenait l’habitude de se reposer sur lui des affaires courantes.

Dès 1734, lassé de son épouse, il prit ses premières maîtresses, Mme de Mailly, puis la sœur de cette dernière, Mme de Châteauroux, prélude à de nombreuses liaisons que favorisait l’atmosphère frivole et dissipée de la cour de Versailles.

Le tournant du règne

Si la guerre de Succession de Pologne, où la France soutenait les prétentions du beau-père du roi, Stanislas Leszczyński, ne permit pas à ce dernier de recouvrer le trône de Pologne, elle aboutit cependant, par le traité de Vienne (1738), à la reconnaissance de la souveraineté de la France sur la Lorraine, concédée à Stanislas à titre viager. Bien plus, son engagement dans la guerre de Succession d’Autriche, au côté de la Prusse, de la Bavière, de l’Espagne et de la Saxe, permit à la France, malgré le résultat finalement décevant du traité d’Aix-la-Chapelle (1748), de remporter quelques belles victoires (Fontenoy, Raucoux, Lawfeld) et conforta la popularité du roi.

Cependant, la mort du cardinal de Fleury, en 1743, marqua sans doute le tournant du règne. En 1744, malade lors du siège de Metz, et se croyant à l’article de la mort, Louis XV rédigea une confession qui, répandue par les soins du clergé, le fit apparaître aux yeux du peuple comme un être scandaleusement immoral. Un peu plus tard, le début de la liaison du roi avec Mme de Pompadour, méprisée de la cour en raison de ses origines roturières, haïe pour son implication constante dans les affaires de l’État et pour ses dépenses somptuaires, acheva de discréditer le roi ; ce dernier s’adonnait de plus, dans les petites maisons du Parc-aux-Cerfs, à des débauches qui, grossies par la légende, finirent par le faire passer pour une sorte d’ogre insatiable. Dès 1750, libelles et pamphlets commencèrent à courir à Paris contre ce roi dont la popularité était définitivement ternie.
vendredi 03 septembre 2004 à 23:40
Citer +Citer
II- LE DISCRÉDIT

La crise parlementaire

À partir des années 1750, les parlements commencèrent à pratiquer une politique d’obstruction systématique à l’encontre de toutes les mesures royales, tandis que le roi, affaibli par des difficultés financières, ne trouvait pas l’énergie pour mener les réformes qui s’imposaient. Ainsi, le projet de réforme fiscale de Machault d’Arnouville, contrôleur général des Finances, qui proposait d’instituer un impôt frappant tous les revenus, quels qu’en fussent les détenteurs, provoqua en 1754 sa mutation au ministère de la Marine.

Certes, en 1756, le roi réussit à faire enregistrer par les parlements des édits restreignant une partie de leurs pouvoirs, mais l’attentat de Damiens, perpétré l’année suivante contre la personne du roi, donna un coup d’arrêt à ses ardeurs réformatrices. Le supplice de Damiens, lentement écartelé en place de Grève, ne fit d’ailleurs que renforcer la fronde parlementaire, qui ne manqua pas de souligner le caractère disproportionné de cette peine.

Le problème des grains

Dans le domaine économique, une mesure audacieuse, inspirée des physiocrates, fut prise en 1763 ; elle visait à instaurer la libre circulation des grains, mais fut mal accueillie par la population qui soupçonna ce « pacte de famine », ainsi qu’on l’appela, d’encourager les spéculateurs et les monopoles. Les mauvaises récoltes de 1767 provoquèrent une hausse des prix qui, elle aussi, fut imputée à la liberté de circulation, supprimée d’ailleurs, de son propre chef, par le parlement de Rouen, bientôt imité par les parlements de Paris et de Dijon.

La politique de Choiseul

Après les premiers déboires de la guerre de Sept Ans, qui virent la défaite des Français devant les Britanniques à Québec et à Montréal (1759-1760), et la perte de Pondichéry en Inde (1761), la politique énergique de Choiseul, qui négocia en 1761 le pacte de Famille, permit pourtant de reprendre l’offensive, même si le traité de Paris (1763) consacrait pour la France la disparition presque totale de son empire colonial.

Le gouvernement de ce ministre, qui devait rester au pouvoir jusqu’en 1770, correspondit de plus à une relative embellie. Lié avec les philosophes, protecteur de l’Encyclopédie, assez bien considéré par les milieux parlementaires, Choiseul s’attacha à mener une série de réformes d’envergure, notamment au sein de la marine et de l’armée, et fit acheter la Corse par la France, même s’il ne sut pas empêcher le second partage de la Pologne.

Assez ambigu dans ses choix, Choiseul laissa cependant se développer la fronde contre le pouvoir royal et sa bienveillance à l’égard de parlementaires (il cautionna en 1767 le bannissement des jésuites du royaume de France) finit par accroître de façon démesurée l’arrogance de ce véritable contre-pouvoir. Lors du départ de Choiseul, congédié en 1770, en partie pour avoir déplu à la nouvelle maîtresse du roi, Mme du Barry, la crise parlementaire était plus que jamais d’actualité.

La dernière contre-attaque

Pendant les dernières années de son règne, Louis XV s’efforça de mettre un terme définitif à la crise parlementaire, tout en remettant en chantier la politique de réforme fiscale. Maupeou fut nommé chancelier, Terray contrôleur des Finances et le duc d’Aiguillon aux Affaires étrangères, formant ainsi le triumvirat.

En grève depuis 1770, le Parlement de Paris fut promptement expulsé par Maupeou, qui dès 1771 mit en œuvre une réforme conduisant à la suppression de la vénalité des offices et à l’instauration de la gratuité de la justice, tandis que des mesures étaient prises afin d’imposer les revenus de la noblesse et du clergé, jadis exempts de taxes. Ces réformes, qui devaient être annulées immédiatement après l’avènement de Louis XVI, augmentèrent encore l’impopularité du roi qui, miné par la petite vérole, s’éteignit à Versailles et fut enterré clandestinement à Saint-Denis.
vendredi 03 septembre 2004 à 23:41
Citer +Citer
Commentaires, analyses, anecdotes sur ce roi au destin singulier ?

dimanche 05 septembre 2004 à 10:16
Citer +Citer
Il a pas eu de chance il est tombé sur une période ou la France traverse des hivers froids et commence à se servir des idées des lumiere pour vivre.
dimanche 05 septembre 2004 à 12:11
Citer +Citer
QUOTE
En 1744, malade lors du siège de Metz, et se croyant à l’article de la mort, Louis XV rédigea une confession qui, répandue par les soins du clergé, le fit apparaître aux yeux du peuple comme un être scandaleusement immoral.


C'est également lors du siège de Metz que Louis XV invoque Sainte-Geneviève, protectrice de la ville de Paris, pour sa guérison et fait le voeu de construire une église en son honneur. L'église Sainte-Geneviève ne fut construite à Paris que bien des années plus tard (en raisons des difficultés financières du royaume), elle est plus connue aujourd'hui sous le nom de Panthéon.

Autre anecdote sur Louis XV : la place Stanislas à Nancy que fit aménager Stanislas Leszczyński en l'honneur de son beau-fils, à ne pas rater si un jour vous passez par cette ville.



dimanche 05 septembre 2004 à 22:42
Citer +Citer
J'avais entendu que Louis XV avait eu plus de 200 enfants non legitimé bien entendu dry.gif
lundi 06 septembre 2004 à 17:45
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 05 Sep 2004 à 22:42)
J'avais entendu que Louis XV avait eu plus de 200 enfants non legitimé bien entendu  dry.gif

avec combien de femmes?voila la question interressante mf_dribble.gif ,un morpion par fille c'est convenable tongue.gif

Ce message a été modifié par françois II - lundi 06 septembre 2004 à 17:46.
lundi 06 septembre 2004 à 17:56
Citer +Citer
Il y a l'affaire des billets de confession qui remua bien la merde dans les années 1750.
Après avoir pris différentes mesures contre le clergé, les parlementaires usèrent de leur droit de remontrance à l'égard du roi pour le contraidre à condamner la position du "goupillon en chef" de paris, à savoir son archeveque.
mercredi 08 septembre 2004 à 02:15
Citer +Citer
il voulait etre serrurier parait il sleep.gif
mercredi 08 septembre 2004 à 12:59
Citer +Citer
QUOTE (Snyperoli @ 08 Sep 2004 à 02:15)
il voulait etre serrurier parait il sleep.gif

je crois que c est Louis XVl qui voulait en devenir un.
mercredi 08 septembre 2004 à 15:52
Citer +Citer
oué tu confond c'est Louis XVI qui avait la serrurie comme passe temps favoris
jeudi 09 septembre 2004 à 12:24
Citer +Citer
ba ils avaient qu'a pas s'appeler tous pareil dry.gif
jeudi 09 septembre 2004 à 21:06
Citer +Citer
(L)oui(s) bien sûr... bon je sors
vendredi 10 septembre 2004 à 20:28
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 08 Sep 2004 à 15:52)
Louis XVI avait la serrurie comme passe temps favoris

Il était aussi féru des inventions de guillotin, une tout particulièrement.
Comme quoi l'ironie du sort original.gif
vendredi 10 septembre 2004 à 20:34
Citer +Citer
C'est bien d'avoir fait ce topic, parce que pris en sandwitch entre un roi soleil dont on ne cesse de parler et Louis XVI célébre par la révolution et la tête de veau, le numéro 15 ne reste hélas que le numéro 15.
vendredi 10 septembre 2004 à 22:09
Citer +Citer
il faut dire que je ne suis pas très informé sur cette période de l'histoire française, écrasée par le (merveilleux) Louis XIV et Louis XVI, mais j'aimerais m'en informer plus un de ces jours
dimanche 27 février 2005 à 02:10
Citer +Citer
oui c'est vrai qu'on ne connai pas grand chose de lui car il se trouve entre 2 periode importante de l'histoire de france, entre Louis XIV, le roi soleil le plus grand roi que la france est connu et Louis XVI et la revolution francaise !
Ferme   ^





A voir sur le portail Livenet.fr Actu et culture
Bien être
Arts et loisirs
High tech
Amour et sexe
Musique
Real TV
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.