samedi 31 mai 2008 à 21:29
samedi 31 mai 2008 à 02:05 Le general Aoun etait un acteur de la guerre civile , qui a mene une guerre de liberation contre les forces d'occupation Syriennes mais aussi une guerre desastreuse a l interieur des regions Chretiennes dans le but d eleminer ses rivaux et avoir le controle exclusif sur la zone en question. Cependant en octobre 1990 les troupes Syriennes et leurs allies lancent une offensive generale contre Aoun , ses troupes (affaiblies par des annees de combats et une guerre intestine) sont defaites. et afin de ne pas tomber entre les mains des Syriens (reputes etre l une des armees les plus cruelles du moyen orient) Aoun se refugie a l ambassade de France et prend le chemin de l exil dore en France alors que d'autres leaders Chretiens comme Dany Shamoun ou Samir Geagea ont prefere rester mener l opposition et faire face aux consequences : Shamoun a ete assassine ainsi que sa famille , Geagea a ete emprisone accuse de crimes dont il n a pas comis. En tout cas apres le retrait des Syriens Aoun revient au Liban et comble de l'ingratitude ! il critique la France et denonce une soit disant "ingerence Francaise dans la politique et les affaires du Liban" plutot que de remercier un etat qui l a genereusement acceuilli et sauve des griffes des Syriens et leur sbyres locaux qui sont aujourd hui (va savoir pourquoi) devenus ses allies.
- Le général Aoun symbolisait à l'époque le ras-le-bol du peuple libanais qui en avait assez des querelles communautaires. Samir Geagea, chef d'une milice, qui semait la terreur au sein de sa propre communauté chrétienne, n'avait pas à imposer sa loi sur le peuple et sur l'armée libanaise. Aoun avait proposé de combattre l'ennemi syrien ensemble mais sous le commandement de l'armée libanaise (exactement comme le document d'entente le propose pour le Hezbollah aujourd'hui d'ailleurs). Chose que Geagea a refusé catégoriquement... Ce dernier a alors préféré combattre avec les Syriens contre l'armée libanaise, et cela n'est en rien excusable. Les Syriens lui avaient promis la lune, il a reçu en échange un complot qui l'a amené en prison (même s'il n'y a jamais de regret pour des criminels pareils).
- Au sujet de l'accueil de la France, j'aimerais mettre les points sur les i. Le soutien populaire qu'avait le général Aoun devait éveiller la communauté internationale, la pousser à changer de politique et user de son influence pour faire reculer la Syrie. A l'inverse, on a assisté à :
- une censure des évènements dans le monde occidental. Qui a vu les images des centaines de milliers de Libanais qui affluaient vers le palais de Baabda d'où Aoun dirigeait son armée?
- pire, une propagande. Pourquoi parlait-on d'une guerre inter-chrétienne alors que l'armée était constituée de musulmans et de chrétiens? La réponse est simple et elle reste identique même aujourd'hui : il faut pouvoir justifier les positions internationales et cela est impossible si la vérité est racontée. Il faut aussi casser l'image du général Aoun qui a toujours bénéficié d'une estime de la part de tous les Libanais, Chrétiens et Musulmans.
Bref, si la France (et tous les autres) avait appuyé le général Aoun lors de son combat contre la Syrie, elle n'aurait pas eu besoin de l'accueillir une seule minute sur son territoire. Elle aurait également épargné aux Libanais 15 années d'occupation et de soumission à l'armée et au régime syriens. Mais le complot était en marche et personne ne devait l'arrêter.... ni le général Aoun, ni même le peuple libanais.
- Enfin quand tu parles de Dany Chamoun, évite de le placer sur le même pied que Samir Geagea. Ces deux noms ne devraient se trouver dans une même phrase que pour évoquer le tué et le meurtrier. Aujourd'hui, nombreux sont les Libanais qui sont convaincus que Samir Geagea, allié des Syriens à cette période, a commandité le crime de Dany Chamoun, sa femme et ses deux enfants. Son nom semble absent de la liste des martyrs libanais à entendre certains chefs tribaux tel que Geagea ou Joumblatt.
Demain d'ailleurs, il y a aura la commémoration de l'assassinat de Rachid Karamé. L'assassin est connu, lui-même ne s'en était pas caché à l'époque, je parle bien sûr de Geagea... la justice l'a condamné, mais les politiques l'ont libéré, ça veut tout dire.